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Guerre en Ukraine  : Les Russes ont commencé à se retirer du site de Tchernobyl

La guerre fait rage en Ukraine.

17h28
La Russie sanctionne les dirigeants de l’UE et la plupart des députés européens

La Russie a annoncé jeudi interdire l’entrée sur son territoire aux dirigeants européens et à la majorité des eurodéputés, en réaction aux mesures punitives visant Moscou pour son intervention militaire en Ukraine.

«Les restrictions s’appliquent aux plus hauts dirigeants de l’Union européenne, y compris un certain nombre de commissaires européens et de chefs d’organes militaires européens, ainsi qu’à la vaste majorité des députés du Parlement européen, qui font la promotion de politiques antirusses», a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

16h37
Les Russes ont commencé à se retirer du site de Tchernobyl

Les forces russes ont commencé à se retirer du site nucléaire de Tchernobyl, dont elles avaient pris le contrôle dès le premier jour de l’invasion de l’Ukraine le 24 février, a annoncé jeudi l’agence nucléaire ukrainienne.

Les troupes qui occupaient le site sont parties «en deux colonnes vers la frontière» entre l’Ukraine et le Bélarus, a indiqué Energoatom sur Telegram, ajoutant qu’il ne reste plus qu’un «petit nombre» de soldats russes sur place.

16h34
Washington sanctionne le secteur technologique russe

Washington a annoncé jeudi de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie, visant cette fois le secteur technologique, dont le plus important fabricant russe de semi-conducteurs, afin, entre autres, d’empêcher le contournement des sanctions occidentales.

Le département américain au Trésor a indiqué qu’il ciblait «21 entités et 13 individus dans le cadre de sa répression contre les réseaux de contournement des sanctions (imposées au) Kremlin et des entreprises technologiques, qui jouent un rôle déterminant dans la machine de guerre de la Fédération de Russie».

16h08
L’Europe continuera à payer le gaz russe en euros ou dollars, assure Scholz

Les pays européens continueront de payer le gaz russe en euros et dollars comme cela est «écrit dans les contrats», a répondu jeudi Olaf Scholz à Vladimir Poutine, qui exige des paiements en roubles.

Olaf Scholz
Olaf Scholz

«Il est écrit dans les contrats que les paiements se font en euros et parfois en dollars», a expliqué le chancelier allemand lors d’une conférence de presse avec son homologue autrichien, Karl Nehammer. «J’ai dit clairement au président russe que cela resterait ainsi» et «les entreprises veulent pouvoir payer en euros et le feront», a-t-il ajouté.

15h56
La France et l’Allemagne se «préparent» à un arrêt potentiel des livraisons de gaz russe

L’Allemagne et la France se «préparent» à un potentiel arrêt des importations de gaz russe, alors que Moscou exige, à partir du 1er avril, un paiement en roubles des livraisons, ce que les Européens refusent, a déclaré jeudi le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire, à Berlin.

«Il peut y avoir une situation dans laquelle demain, dans des circonstances très particulières, il n’y aura plus de gaz russe (…) c’est à nous de préparer ces scénarios là, et nous les préparons», a-t-il détaillé, lors d’une conférence de presse avec le ministre allemand de l’Economie, Robert Habeck.

15h31
L’Otan s’attend à des «offensives supplémentaires» russes

Les forces russes «ne se retirent pas mais se repositionnent» en Ukraine et l’Otan s’attend à des «offensives supplémentaires» de la part de Moscou, a déclaré jeudi le secrétaire général de l’Alliance Jens Stoltenberg.

«Selon nos informations», la Russie «essaie de regrouper (ses forces) et de renforcer son offensive sur la région du Donbass et dans le même temps elle maintient la pression sur Kiev et d’autres villes», a estimé Jens Stoltenberg lors d’une conférence de presse. «C’est pourquoi nous nous attendons à des actions offensives supplémentaires qui se traduiront par encore davantage de souffrances», a-t-il expliqué.

Jens Stoltenberg
Jens Stoltenberg

Moscou avait dit mardi réduire «radicalement» son activité en direction de Kiev et Tcherniguiv (Nord) à la suite de pourparlers russo-ukrainiens à Istanbul avant de sembler revenir sur ces annonces.

«La Russie a constamment menti sur ses intentions. Nous ne la jugeons que sur ses actes et pas sur ses paroles», a lancé le chef de l’Otan à l’occasion de la présentation du rapport de l’Alliance sur les dépenses de défense de ses pays membres en 2021.

«Il est évident que nous avons vu très peu de volonté de la part de la Russie de trouver une issue politique» au conflit, a-t-il souligné, estimant que le soutien militaire fourni à l’Ukraine lui «permettait de renforcer sa position à la table des négociations».

15h02
Fin de la conférence de presse

La conférence de presse est maintenant terminée. Merci de l’avoir suivie avec nous. Voici les principaux points à retenir:

  • En moyenne, la Suisse reçoit chaque jour 1000 nouvelles demandes de statut de protection S.
  • Au total, environ 22000 personnes sont désormais enregistrées auprès du Secrétariat d’État aux migrations.
  • Des places ont été trouvées dans les cantons et les communes pour 18’000 personnes.
  • La Confédération doit créer davantage de places pour les réfugiés avant qu’ils ne soient attribués aux cantons.
  • L’hébergement des réfugiés, la scolarisation des enfants et la communication officielle sont les trois principaux défis pour la Confédération, les cantons et les communes.
  • Environ 5000 enfants ukrainiens en âge scolaire ont fui vers la Suisse jusqu’à présent. Environ 3100 enfants auraient reçu le statut de protection S.
14h51
Inscription des enfants ukrainiens à l’école

Andreas Walter, coprésident de la Conférence suisse des écoles primaires (SVAK), répond à la question de l’inscription des enfants ukrainiens à l’école: «En gros, les enfants sont traités comme tous les nouveaux arrivants. Vous regardez quelle classe a de la place et où les enfants s’intègrent en fonction de leur âge et de leurs capacités ».

Il existe des communautés avec des classes spéciales pour les réfugiés – parce qu’il n’y a plus de place dans leurs classes régulières.

14h47
Capacité des logements

Afin de pouvoir accueillir tous les réfugiés, le gouvernement fédéral ouvre deux autres gymnases militaires à Thoune et Chamblon. Un journaliste demande comment procéder lorsque ces logements sont pleins:

«Nous avons environ 9000 places et sommes en train de trouver d’autres gymnases militaires. Nous donnerons certainement des informations sur d’autres emplacements la semaine prochaine et mettrons d’autres salles en stand-by», répond David Keller.

Au 9000 places actuelles s’ajouteront au moins mille qui sont déjà ouvertes et 2000 qui seront ouvrables dans quelques jours, précise David Keller.

Il ajoute que si la guerre en Ukraine continue à cette intensité, avec 1000 entrées par jour, il faudra prendre d’autres mesures.

14h41
Situation des réfugiés sans statut de protection

David Keller répond à la question de la situation des réfugiés sans statut de protection: «Toute personne qui a besoin d’une aide immédiate en Suisse et qui n’a pas le statut de protection S peut s’adresser à un centre d’asile fédéral. Nous avons actuellement 5000 inscriptions ».

14h40
Les écoles sont prêtes pour les enfants ukrainiens

Les écoles suisses font le nécessaire pour intégrer les enfants ukrainiens. Grâce aux expériences rassemblées lors des dernières crises migratoires, comme en 2015 avec la Syrie, le système scolaire est prêt.

Environ 3100 enfants avec le statut S sont arrivés en Suisse, a indiqué jeudi devant les médias Andreas Walter, co-président de la conférence de l’enseignement obligatoire. Ils sont tous accueillis dans une école, soit dans une classe normale, soit dans une classe spéciale.

Malgré les barrières linguistiques et le manque de personnel enseignant, «nous savons ce qui fonctionne, nous savons quelles structures sont nécessaires et nous savons ce que nous devons faire.» L’expérience accumulée permet de réagir rapidement aux nouvelles situations, a rappelé Andreas Walter.

14h27
La Suisse a enregistré plus de 5000 enfants réfugiés

Andreas Walter explique que 3100 enfants ukrainiens d’âge scolaire ont déjà reçu le statut de protection S. Au total, ce sont un peu plus de 5000 enfants d’âge scolaire qui ont fui l’Ukraine et se trouvent en Suisse.

14h21
Les cantons sont responsables de la scolarisation des enfants réfugiés

Andreas Walter, coprésident de la Conférence suisse des écoles élémentaires (SVAK) et responsable de l’Office des écoles élémentaires du canton de Soleure, parle des enfants et des jeunes d’Ukraine. En principe, les autorités cantonales des écoles élémentaires sont responsables de l’intégration des jeunes réfugiés dans les structures scolaires.

«Dans de nombreux endroits, la scolarisation des enfants réfugiés a commencé tôt. C’est un grand avantage des structures fortes et décentralisées sur place, comme on ne les connaît que dans le fédéralisme. Cela permet aux écoles d’agir rapidement. Le but n’est pas de faire la même chose partout, mais de faire ce qu’il faut », explique Walter.

14h17
«La coopération entre la Confédération, les cantons et les communes fonctionne bien» selon Niederberger

Christoph Niederberger, directeur de l’Association suisse des communes, prend la parole: «Ce que nous devons actuellement gérer ici avec la crise ukrainienne en Suisse est une tâche qui incombe à la Confédération, aux cantons et aux communes. La coopération institutionnelle fonctionne très bien depuis le début de la crise.»

14h08
En moyenne, la Suisse accueille 1000 réfugiés ukrainiens par jour

Le responsable de l’état-major de crise sur la migration, du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) annonce les principaux chiffres: «Pendant 20 jours, le statut de protection S a été accordé aux réfugiés d’Ukraine. En moyenne, nous avons environ 1000 entrées par jour. Au total, nous avons maintenant environ 22’000 personnes qui nous ont contactés », explique David Keller.

David Keller
David Keller

Environ 18’000 personnes parmi les 22’000 ont terminé la procédure d’asile et ont été réparties dans les cantons. Environ 4000 personnes sont actuellement dans les centres d’asile fédéraux.

Ce sont environ 2000 personnes qui sont actuellement hébergées au centre fédéral pour demandeurs d’asile de Zurich: «Comme nous n’avons pas assez de places à Zurich, nous sommes obligés de faire des transferts vers d’autres cantons.» ajoute David Keller.

13h53
Les experts de la Confédération s’exprimeront sur la situation en Ukraine à 14h

Les experts de la Confédération suivants s’exprimeront sur la situation en Ukraine:

  • David Keller, responsable de l’état-major de crise sur la migration, du Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM)
  • Gaby Szöllösy, secrétaire générale de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS)
  • Andreas Walter, coprésident de la Conférence suisse des écoles élémentaires (SVAK) et responsable de l’Office des écoles élémentaires du canton de Soleure
  • Christoph Niederberger, directeur de l’Association suisse des communes
13h50
Cassis n’exclut pas la disparition de l’Ukraine comme État

La Suisse condamne «avec la plus grande fermeté possible» l’attaque contre un entrepôt du CICR à Marioupol. Jeudi à Genève, le président de la Confédération Ignazio Cassis a promis d’aider l’Ukraine ces prochaines années si elle «reste un pays indépendant».

L’attaque contre le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) constitue «une grave violation du droit international humanitaire (DIH)», a-t-il affirmé à la presse avant le début du premier Forum international sur la coopération à Genève. «C’est juste inacceptable», tout comme les attaques indiscriminées contre les civils, a-t-il ajouté.

Un entrepôt du CICR a été visé ces derniers jours par des bombardements russes à Marioupol, mais l’organisation n’a plus de collaborateur ni d’aide dans la ville assiégée. Comme la Suisse, elle a dû faire face à des incompréhensions sur son rôle neutre dans cette crise. Berne a été ciblée par Moscou pour avoir repris les sanctions et l’organisation a été confrontée à une campagne de désinformation après la visite de son président Peter Maurer en Russie.

Le président de la Confédération Ignazio Cassis condamne fermement l’attaque contre un entrepôt du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Ukraine.
Le président de la Confédération Ignazio Cassis condamne fermement l’attaque contre un entrepôt du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en Ukraine.

En ouvrant le Forum qui aura lieu chaque année, Ignazio Cassis a à nouveau justifié les sanctions, rappelant la différence entre le droit et la politique. Et le président de la Confédération de demander si le pays serait resté neutre «en ne faisant rien». Une situation qui aurait aidé «l’agresseur», a-t-il affirmé.

Plus largement, le président de la Confédération promet que la Suisse continuera à aider Kiev dans les prochaines années. «Si l’Ukraine reste un pays indépendant», ajoute-t-il toutefois. Selon lui, le conflit pourrait avoir un impact «pendant des décennies» et entièrement changer l’approche sur la sécurité européenne.

Mais «nous ne sommes qu’au début», insiste-t-il. Pour le moment, la Suisse œuvre sur l’assistance humanitaire et la recherche d’un cessez-le-feu. Ignazio Cassis a promis d’œuvrer «activement» pour garantir que le monde «sorte de cette guerre horrible» en Ukraine. Il a mis en avant la disponibilité des bons offices suisses.

13h30
L’Otan s’exprime sur l’Ukraine, lors de son rapport annuel

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg a réalisé une conférence de presse sur le rapport annuel de l’Alliance. Il y fait également allusion à la guerre en Ukraine.

12h57
Ouverture d’hébergements collectifs en Valais

L’Office cantonal de l’asile (OASI) a ouvert de nouveaux centres d’hébergement à Ovronnaz, Sion et Fiesch (VS). 480 réfugiés ukrainiens ont été enregistrés à ce jour en Valais.

Depuis le 15 mars dernier, le canton enregistre chaque jour en moyenne l’arrivée de 32 ukrainiens. D’autres centres devraient voir le jour prochainement à Anzère et Saint-Gingolph.

12h42
Zelensky rappelle les ambassadeurs au Maroc et en Géorgie, «pas efficaces»

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rappelé les ambassadeurs d’Ukraine au Maroc et en Géorgie, jugeant qu’ils n’étaient pas assez «efficaces» pour obtenir des armes ou des sanctions contre la Russie dans ces deux pays.

«Ils y a ceux qui travaillent pour que l’Ukraine puisse se défendre et se battre pour son avenir et il y a ceux qui perdent leur temps en s’accrochant à leurs postes. J’ai signé un premier décret pour rappeler une telle personne, l’ambassadrice au Maroc» Oksana Vassilieva, a-t-il déclaré dans un message vidéo mercredi.

Volodymyr Zelensky
Volodymyr Zelensky

«Nous avons aussi rappelé l’ambassadeur en Géorgie» Igor Dolgov, a ajouté le président ukrainien. L’ambassadeur ukrainien en Géorgie avait été rappelé début mars pour consultations suite au refus du gouvernement géorgien d’approuver des sanctions contre la Russie. Tbilissi empêchait par ailleurs l’arrivée de combattants volontaires depuis la Géorgie en Ukraine.

«Avec tout le respect, s’il n’y a pas d’armes, pas de sanctions, pas de restrictions contre le business russe, cherchez s’il vous plaît un autre travail», a-t-il martelé.

 

Etonam Ahianyo, Sonia Imseng, Arnaud Mittempergher, Auriane Page, ATS/APPIS
Ces Infos ne viennent pas de pays de l’OTAN, ni de l’U.E.

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