Accueil des réfugiés Ukrainiens : «Les réfugiés risquent d’être victime d’actes criminels»
Les journalistes commencent à poser leur question aux représentants sur place
Au tour de Florian Düblin, secrétaire général de la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP), de prendre la parole. Il va s’exprimer sur la sécurité des réfugiés, qui risquent toujours d’être victimes d’actes criminels.
«Par exemple, la traite des êtres humains, l’exploitation sexuelle et l’exploitation du travail», explique-t-il.
Les autorités y sont sensibilisées et la police a renforcé sa présence dans les lieux d’arrivée comme les gares. La police observe intensivement la situation.

Gaby Szöllösy précise encore que l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés ne pourra pas faire face aussi rapidement à la demande d’hébergement privé.
C’est pourquoi les personnes seraient d’abord placées dans les cantons et hébergées chez des particuliers seulement plus tard, lorsqu’une solution à plus long terme – au moins trois mois – se présenterait.
Chaque canton devrait en outre décider s’il peut se charger lui-même de l’accompagnement des familles d’accueil et de l’encadrement des personnes en fuite ou s’il doit collaborer avec une œuvre d’entraide, une enquête étant en cours.
Les personnes vulnérables et les mineurs non accompagnés représentent un défi particulier pour les cantons.
Gaby Szöllösy, secrétaire générale de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS) prend la parole. Elle affirme que «les cantons mettent tout en œuvre pour créer suffisamment de logements». Selon elles les cantons «sont très créatifs» pour assurer un hébergement.

Les cantons ont mis en service de nouvelles installations, loué des appartements, libéré des salles de sport ou hébergé des personnes dans des hôtels. Les installations de protection civile sont désormais également à l’étude, la priorité étant donnée aux installations en surface.
«Il est important que ce ne soit pas les cantons avec de grandes villes qui doivent supporter la charge. Cela devrait être réparti de manière aussi équilibrée que possible», précise-t-elle.
Cela signifierait que les réfugiés ne pourraient pas forcément habiter dans le canton de leur choix. Mais au vu de la situation, cela serait acceptable.
David Keller ajoute également que les appartements ou les chambres privées ne seraient que peu utiles dans un premier temps.
«Des bus de 200 personnes arrivent. Nous avons besoin de grands logements», détaille-t-il. Heureusement, l’armée a mis des places à disposition.
David Keller, responsable de l’état-major de crise sur la migration, du Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) prend à son tour la parole.
Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) n’a cessé d’augmenter ses capacités dans les centres fédéraux d’asile depuis l’entrée en vigueur du statut de protection S par le Conseil fédéral. «Actuellement, plus de 1000 personnes peuvent être enregistrées par jour – et ce sept jours sur sept», explique David Keller. Selon lui, il est très important pour le SEM de réduire considérablement les temps d’attente sur place.

Désormais, les personnes en quête de protection peuvent déposer une demande d’octroi du statut de protection au moyen d’un simple formulaire et reçoivent ensuite du SEM une proposition de rendez-vous pour l’enregistrement dans un centre fédéral d’asile. Le SEM travaille également sur un outil en ligne qui permet de remplir et de déposer le formulaire directement sur son téléphone portable.
Pour l’hébergement des personnes en quête de protection, la capacité en lits a pu être augmentée de 4000 à près de 9000 places. Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) met déjà à disposition du SEM 1800 places temporaires dans les casernes de Bülach (ZH) et Bure (JU).
Dans quelques jours, environ 300 places d’hébergement viendront s’y ajouter dans le camp de la troupe sur le Glaubenberg (OW). Le SEM recherche activement d’autres lieux d’hébergement pour les personnes en fuite.
Christoph Curchod affirme qu’en 2015, 1,5 million de réfugiés sont arrivés en Europe – «en une année entière».
«Mais, après trois semaines, trois millions d’Ukrainiens ont fui», précise-t-il. La guerre en Ukraine déclenche en Europe une vague de réfugiés «d’une toute nouvelle dimension», que l’on n’avait plus vue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Actuellement, environ 100’000 Ukrainiens quittent le pays chaque jour. Et les pays voisins comme la Moldavie et la Roumanie seraient de plus en plus surchargés.
En Suisse, la diaspora ukrainienne représente jusqu’à présent entre 11’000 et 15’000 personnes, ce qui est très peu en comparaison avec l’Europe. Actuellement, 500 à 1000 personnes arrivent chaque jour en Suisse.
Une carte montre les détails du nombre de réfugiés Ukrainiens dans les différents pays d’Europe.

Christoph Curchod, le responsable des analyses de migration (SEM) prend la parole pour débuter la conférence de presse

La conférence de presse du Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) commence.
Voici les intervenants:
- Gaby Szöllösy, secrétaire générale de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS)
- Florian Düblin, secrétaire général de la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP)
- David Keller, responsable de l’état-major de crise sur la migration, Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM)
- Christoph Curchod, responsable des analyses de migration (SEM)

A 14 heures, le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) informera, en collaboration avec les cantons, sur l’accueil, l’hébergement et l’encadrement des réfugiés en provenance d’Ukraine.
Suivez la conférence de presse sur ce live.
L’Unesco va fournir un premier lot de 125 casques et gilets pare-balles siglés «presse» pour que le «maximum possible de journalistes opérant en Ukraine ait cet équipement vital», a annoncé jeudi l’organisation onusienne dans le cadre de mesures d’urgence pour protéger les journalistes couvrant ce conflit.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, cinq journalistes – trois Ukrainiens, un Franco-Irlandais, un Américain – ont été tués.
«Chaque jour, les journalistes et l’ensemble des professionnels des médias risquent leur vie en Ukraine pour informer la population locale et le monde entier de la réalité de cette guerre», souligne Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, dans un communiqué.

Des «milliers de journalistes travaillent sur le terrain en Ukraine, souvent sans l’équipement de protection ou la formation nécessaires. C’est en particulier le cas de journalistes ukrainiens autrefois dédiés à des sujets locaux et qui se retrouvent propulsés en tant que correspondants de guerre sans toujours être préparés aux risques qu’ils encourent», relève l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).
L’Unesco annonce qu’elle va «fournir un premier lot de 125 kits d’équipement de protection individuelle (EPI), composés de gilets pare-balles siglés «presse» et de casques». «Les précédentes expériences de journalisme en zone de guerre l’ont prouvé: disposer d’un EPI de qualité peut sauver des vies. C’est pourquoi l’Unesco va oeuvrer avec ses partenaires pour que le maximum possible de journalistes opérant en Ukraine ait cet équipement vital», explique Audrey Azoulay.
Ils seront distribués aux journalistes par l’intermédiaire de Reporters sans frontières (RSF), via leur centre pour la liberté de la presse à Lviv, et de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), à «partir de la semaine prochaine».
La Grande-Bretagne déploiera prochainement en Pologne son système anti-missiles à moyenne portée Sky Sabre, a annoncé jeudi à Varsovie le ministre britannique de la Défense Ben Wallace.
Il s’agit d’aider la Pologne a protéger son espace aérien d’une éventuelle agression russe, dans le contexte de la guerre en Ukraine, a-t-il indiqué en substance.
«Je peux annoncer que nous décidons de déployer en Pologne le Sky Sabre, système de missiles anti-aériens à moyenne portée, avec une centaine de personnes», a dit Ben Wallace devant les caméras à l’issue d’une rencontre avec son homologue polonais Mariusz Blaszczak.

Après avoir souligné que «la Pologne porte une grande partie du fardeau des conséquences de cette guerre», il a déclaré que la Grande-Bretagne protègerait ainsi l’espace aérien polonais «de toute nouvelle agression de la Russie». Il n’a pas précisé la date ou la durée de ce déploiement.
Sky Sabre, a-t-il affirmé, est le système le plus moderne qui «a la capacité de toucher une balle de tennis à la vitesse du son». La Pologne a choisi de développer le même système en collaboration avec la Grande-Bretagne, a-t-il ajouté.
Le Conseil de l’Europe a alerté jeudi contre le risque pour les réfugiés ukrainiens fuyant l’invasion de leur pays par la Russie de tomber dans des réseaux de trafic d’êtres humains, exhortant ses Etats membres à les protéger «de toute urgence».
Le Groupe d’experts sur la lutte contre la traite des êtres humains du Conseil (Greta) met en garde «contre le risque» qu’ils «soient victimes de traite des êtres humains et d’exploitation», alors que «le flux de réfugiés en Europe connaît sa plus importante augmentation depuis la Seconde Guerre Mondiale», indique dans un communiqué l’organisation de défense des droits de l’homme.

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février, «environ trois millions de personnes ont été contraintes de fuir l’Ukraine, pour se réfugier dans les pays voisins puis à travers l’Europe», rappelle le Greta, selon lequel «90% d’entre eux seraient des femmes et des enfants».
En dépit du soutien «considérable» proposé par les États et la société civile en Europe, «le flux sans précédent de personnes pose d’importants problèmes logistiques à la fois pour les institutions publiques et pour les organisations humanitaires», souligne le communiqué.
Les «enfants fuyant l’Ukraine sans parents», notamment, seraient ciblés par des trafiquants, «et beaucoup d’entre eux sont actuellement introuvables», s’émeuvent les experts du Greta.
Les six centres fédéraux d’asile octroient 1200 permis S pour des réfugiés ukrainiens par jour, soit 200 par unité. À Boudry (NE), l’établissement a augmenté sa capacité d’hébergement de 460 à 700 places, même si les réfugiés y restent au maximum 48h.
«La décision d’attribution à un canton ou à une famille d’accueil est rendue dans la journée ou au pire le lendemain», a déclaré Pierre-Alain Ruffieux, responsable pour la Suisse romande au Secrétariat d’État aux migrations (SEM). Pour éviter des goulets d’engorgement à Boudry et dans les autres centres, les Ukrainiens, qui ont un toit, sont invités à s’inscrire en ligne, via une nouvelle plateforme mise en place dès ce jeudi.

En temps normal, les centres fédéraux enregistrent 1000 demandes par mois, alors qu’elles se montent à 1000 par jour actuellement. Plus de 8000 demandes d’Ukrainiens ont déjà été enregistrées. «On a mis en place une task force spéciale qui occupe les deux tiers du personnel qui travaille à Boudry», a expliqué Pierre-Alain Ruffieux.

La moitié des Ukrainiens, qui vient s’enregistrer, est déjà logée dans une famille. Pour les autres, le centre les nourrit et les héberge une nuit ou quelques jours, le temps qu’ils puissent atteindre le canton ou la famille d’accueil qui leur a été attribué.
«Nous pouvons loger tout le monde et personne ne dort dehors», a expliqué le responsable du SEM. De même, si une personne n’est pas encore enregistrée en ligne ou n’a pas encore de permis S, elle peut bénéficier de soins médicaux, si elle en a besoin. À Boudry, des réfugiés diabétiques, avec besoin d’une dialyse, ou en chaise roulante, ont été traités avec une attention particulière.

«Nous sommes particulièrement vigilants au risque de traite de femmes et aux mineurs non accompagnés. Des courts entretiens sont menés avec les jeunes filles», a ajouté Pierre-Alain Ruffieux.
Tout comme les autres centres, Boudry, qui a une capacité d’enregistrement de 200 demandes par jour, peut légèrement augmenter la cadence mais pas la doubler. «La difficulté est de s’assurer du contrôle de l’identité. On est en discussion avec les douanes et les polices pour obtenir davantage de spécialistes de l’identité».

La vérification est une étape importante pour l’obtention du permis S. «Des personnes avec de faux titres de séjours ukrainiens» ont déjà essayé de se faire enregistrer, a expliqué Pierre-Alain Ruffieux.
Le président américain Joe Biden va s’entretenir par téléphone vendredi avec son homologue chinois Xi Jinping, notamment de l’invasion russe en Ukraine, a annoncé jeudi la Maison-Blanche.

Il s’agit de «garder les canaux de communication ouverts entre les États-Unis et la République populaire de Chine», a affirmé dans un communiqué la porte-parole de l’exécutif américain Jen Psaki.
Les deux dirigeants discuteront de la «concurrence» entre Washington et Pékin «ainsi que de la guerre de la Russie contre l’Ukraine et d’autres questions d’intérêt commun», a-t-elle précisé.

Les États-Unis ont récemment jugé «profondément préoccupante» la position «d’alignement de la Chine avec la Russie» face à la guerre en Ukraine, après une rencontre à Rome entre le conseiller à la sécurité nationale américain, Jake Sullivan, et Yang Jiechi, plus haut responsable de la diplomatie du Parti communiste chinois.
Depuis le début de l’invasion russe le 24 février, le régime communiste chinois, privilégiant sa relation avec Moscou et partageant avec la Russie une profonde hostilité envers les États-Unis, s’est abstenu d’appeler le président russe Vladimir Poutine à retirer ses troupes d’Ukraine.
Mais l’«amitié sans limite» professée par Pékin est mise à l’épreuve par la guerre en Ukraine, le régime du président Xi Jinping semblant avoir été surpris par la résistance ukrainienne à l’offensive russe et par la vigueur des sanctions occidentales.
L’ONG Human Rights Watch demande à l’Ukraine de cesser de mettre en scène les prisonniers de guerre russe car cela viole les conventions de Genève, selon un communiqué.
«Les autorités ukrainiennes devraient cesser de poster sur les réseaux sociaux et messageries des vidéos de soldats russes prisonniers pour les exposer en public, notamment ceux qui sont humiliés ou menacés», selon un communiqué. «De tels traitement infligés aux prisonniers de guerre violent les protections prévues par les conventions de Genève» sur le droit international humanitaire, ajoute l’ONG.

L’Ukraine a diffusé des vidéos de prisonniers russes et en a fait parader devant la presse, forcés de livrer un repentir, une instrumentalisation qui a été par ailleurs dénoncée par le CICR, le Comité international de la Croix-Rouge, lequel a rappelé que les ennemis capturés devaient être traité avec «dignité».
«L’obligation de protéger les prisonniers de guerre de la curiosité du public, ainsi que de les préserver des intimidations ou humiliations fait partie des choses requises pour leur assurer un traitement humain et protéger leurs familles», déclare Aisling Reidy, conseillère juridique de l’ONG, dans le communiqué.
L’organisation ajoute avoir aussi documenté de nombreuses violations des règles de la guerre et de possibles crimes de guerre imputables aux Russes. «Les violations par les forces Russes sont nombreuses et répandues, provoquant des dégâts chez les civils», a déclaré Aisling Reidy. «En même temps, l’Ukraine a clairement des obligations à respecter, dont le traitement légal des prisonniers de guerre».
Medgate, le leader suisse de la télémédecine, effectue désormais des consultations gratuites par téléphone pour les réfugiés ukrainiens. Le conseil médical est actuellement proposé en allemand et en anglais.

Afin de pouvoir conseiller les réfugiés dans leur langue maternelle, Medgate cherche des médecins agréés en Suisse ou en Europe parlant l’ukrainien ou le russe, indique l’entreprise dans un communiqué, en précisant que le télétravail depuis la maison est possible.
Plus de 100’000 réfugiés sont venus s’ajouter en 24 heures aux trois millions de personnes qui ont déjà fui l’Ukraine et les combats déclenchés par l’invasion de l’armée russe le 24 février, selon le décompte de l’ONU publié jeudi. L’ONU a également recensé environ deux millions de déplacés à l’intérieur du pays. La moitié des réfugiés sont des enfants.
Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) recensait exactement 3’169’897 réfugiés sur son site internet dédié vers 10h30 GMT (11h30 en Suisse). Ce sont 106’802 de plus que lors du précédent pointage mercredi.

L’Europe n’avait pas connu de flot aussi rapide de réfugiés depuis la Deuxième guerre mondiale. Quatre millions de personnes pourraient vouloir quitter le pays pour échapper à la guerre, selon les premières prévisions de l’ONU.
Avant ce conflit, l’Ukraine était peuplée de plus de 37 millions de personnes dans les territoires contrôlés par Kiev – qui n’incluent donc pas la Crimée (sud) annexée par la Russie, ni les zones de l’Est sous contrôle des séparatistes pro-russes.
La Pologne accueille à elle seule plus de la moitié de tous les réfugiés qui ont fui depuis le début de l’invasion russe – environ six réfugiés sur 10.
Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a accusé jeudi la Russie de «faire semblant de négocier» un cessez-le-feu en Ukraine tout en continuant à «faire parler les armes».
Comme à Alep (Syrie) ou Grozny (Tchétchénie), la «logique russe (..) repose sur le triptyque habituel: des bombardements indiscriminés, des soi-disant «corridors» humanitaires conçus pour accuser ensuite l’adversaire de ne pas les respecter et des pourparlers sans autre objectif que de faire semblant de négocier», dit-il dans une interview au quotidien «Le Parisien».

«La Russie fait le choix de continuer à faire parler les armes», elle «refuse pour le moment» le cessez-le-feu, affirme Jean-Yves Le Drian, pointant le «maximalisme de ses exigences», sa «volonté d’une capitulation ukrainienne» et «l’aggravation de la guerre des sièges».
«C’est un processus dramatique de brutalité de longue durée», prédit-il, estimant que l’Ukraine s’engage pour sa part «avec responsabilité et ouverture dans les pourparlers».
De leur côté, les Occidentaux sont dans une logique d’«aggravation déterminée des sanctions jusqu’à ce qu’il apparaisse au président Poutine que le prix à payer pour la poursuite du conflit est tellement élevé qu’il est préférable d’engager un cessez-le-feu et d’engager une vraie négociation», souligne Jean-Yves Le Drian.
Si la Russie venait à employer des «moyens chimiques ou bactériologiques» en Ukraine, cela «constituerait une escalade intolérable et entraînerait en réponse des sanctions économiques absolument massives et radicales, sans tabou», a également averti le ministre français des Affaires étrangères.
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