Je suis très en colère
Vous ne vouliez pas Mélenchon, vous avez Le Pen
Et le pire est peut-être à venir !
Oui, j’ai de quoi être en colère. Je suis monté au créneau ces derniers jours pour dire très posément pourquoi il fallait voter Mélenchon. Car ce n’est pas quand il y le feu à la maison qu’on en refait les plans.
Mais non, je faisais de la politique !
J’ai pris des coups. Encore une fois je suis passé pour un pessimiste, un inquiet, un extrémiste, un donneur de leçons… Vous ne vous demandez pas pourquoi un « nanti » comme moi met en question sa façon de vivre, votre façon de vivre, confortable ? Vous ne vous demandez pas pourquoi j’en suis venu à voter comme un certain nombre d’écorchés vifs ? Vous ne vous demandez pas pourquoi je sors de ma zone de confort ?
Vous préférez rester dans la vôtre ? Jusqu’à quand ?
Certes, Mélenchon-ci, Mélenchon-ça… je suis d’accord. Ya des trucs qui vous dérangent, que vous détestez, qui vous agacent… ? Je suis d’accord. Moi aussi. Mais bon, ce n’est pas l’épiderme qui doit nous guider. J’y veille… hormis l’expression de ma colère présente… au risque de prendre les coups qui exonèrent leurs auteurs des vraies questions.
Et d’ailleurs, pour ce second tour, je vais devoir me résigner à voter pour un dangereux pro nucléaire, pour une moitié d’écolo, pour un poisson pilote du libéralisme et des lobbys… puisqu’il y a le feu à la maison.
Mais bon, vous, vous les enfants sages, vous les bien-pensants, vous les pas très engagés, vous les gentils, vous les bien élevés, vous qui ne voulez pas de vague, vous n’avez pas de problème, vous acceptez semble-t-il en toute bonne conscience la fatalité présente.
Comme vos ainés en 1938 à Munich.
Comme vos ainés en 1940 avec Pétain…
Certes, vous êtes cohérents. Vous vous « satisfaites » de cette situation comme vous vous satisfaites de vos petits gestes pour le climat et de votre complaisance avec l’inaction de l’Etat.
Certes, il y a pire. Je veux dire ici combien je suis encore plus en colère avec les Hidalgo et les Jadot invectiveurs et irresponsables. Leur responsabilité risque d’être très lourde.
Certes, la gauche, qui a vocation à prendre soin du plus grand nombre, est dans un état pitoyable. Minable. Faut-il aller jusqu’à faire table rase ? Peut-être.
Comment ? Je ne sais pas !
Il va pourtant bien falloir chercher ensemble la solution au lieu de rester tétanisés par les problèmes.
Jean-Louis Virat
26150 Die
Rappel : Die (26150) : résultat 1er tour de l’élection présidentielle 2022
Premier tour













Oui, Jean-Louis, je suis moi aussi en colère. Je me suis éloigné récemment des tenants de l’écologie car je pense que leur action, aussi louable soit-elle ne débouche que sur une sorte d’auto satisfaction démobilisatrice. Avec Mélanchon, nous avions une chance de voir nos idées défendues au moins jusqu’au deuxième tour des élections présidentielles, et il y avait l’espoir ! Au lieu de cela, Jadot a fait le jeu de Le Pen et Macron. Il s’est d’ailleurs empressé de prôner le vote Macron au deuxième tour. Ces « écolos » là ne veulent pas de changement de société, alors que la remise en question de la société capitaliste est un passage obligatoire pour atténuer au moins sinon supprimer les effets néfastes de ces gens là sur le climat, la biodiversité, la santé, et. Il faut remplacer la puissance du profit par la force de l’entr’aide.