Plus de la moitié des réacteurs atomiques de France à l’arrêt pour cause de corrosion intempestive et de divers rafistolages
Sur les 56 réacteurs nucléaires en exploitation par EDF en France, 29 étaient à l’arrêt ce lundi 16 mai 2022. Des problèmes inattendus de corrosion sur des tuyauteries illustrent l’état de délabrement des installations, l’augmentation des menaces sur la sécurité et l’impossibilité du nucléaire à répondre aux besoins du pays.
Détecté d’abord en décembre 2021 sur une unité de 1 450 MW de la centrale nucléaire de Civaux (Vienne) ce sont les trois autres réacteurs de même technologie (les plus récents et plus puissants du parc) qui ont du être mis à l’arrêt par « mesure de précaution ». Depuis, ce même phénomène de corrosion a été détecté sur des réacteurs de moindre puissance de1 300 MW et de 900 MW (tels ceux du Tricastin en Vaucluse/Drôme). Plusieurs unités ont du être arrêtées pour effectuer des contrôles. L’ASN qui a reçu de EDF le 13 mai dernier une proposition de stratégie de contrôles priorisés sur l’ensemble du parc a d’ors et déjà annoncé que « le traitement de ces anomalies prendrait plusieurs années« .Déjà l’actuelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui prévoyait la mise à l’arrêt de 12 réacteurs d’ici à 2035 en ramenant la part du nucléaire à 50 % a été balayée autoritairement en février 2022 par le président Macron (discours de Belfort) affirmant que seraient entretenus pour durer « tous les réacteurs qui peuvent l’être ». A la louche, ça fait toujours plaisirs aux amis.

Commentaires
Or la température de l’eau rejetée par les centrales atomiques dans les fleuves et estuaires met en péril la faune et la flore locale et est contraire, au delà de 1°5, à l’augmentation réglementaire autorisée…
Lorsque les fleuves ne s’écoulent plus de la manière dont ont été évalués les besoins en eau de refroidissement des réacteurs, lorsque le débit d’eau est affaiblit voir inexistant le nucléaire devient explosif.
Pouvait-on imaginer, il y a seulement quelques années, que la ville de Liège (Belgique) serait partiellement évacuée en plein été (juillet 2021) pour cause d’inondations dantesques, à l’origine de près de 300 morts ?
Aurait-on jugé possible que 18 % de la forêt australienne brûle en une seule saison (2019-2020) à cause des incendies ?
Que les 8 millions d’habitants de Madras (Inde) soient ravitaillés en eau (juillet 2019) par camions et trains spéciaux ?
https://www.franceinter.fr/emission….
Notre région Sud-Est est la région la plus nucléarisée de France : nucléaire civil et nucléaire militaire sont intimement liés sur des sites de production, de recherche, de traitement, d’exploitation qui mettent en péril au quotidien la santé des populations riveraines et des salariés de cette industrie mortifère, portent atteinte à l’environnement et aux activités agricoles, polluent et contaminent les cours d’eau et l’air, menacent en permanence la vie et le vivant, exercent une pression anti-démocratique sur les choix de société, sont source de conflit et de guerre .
La Coordination Anti-nucléaire Sud-Est regroupe les associations, organisations, particuliers qui luttent sans concession contre cette énergie sale et dangereuse et agissent sur le terrain et par d’autre moyens (soutien, pétition, dons, analyse, contrôle,…) pour l’arrêt immédiat et sans condition du nucléaire.
La Coordination Anti-nucléaire du Sud-Est est un outil démocratique souple, léger, sans enjeu de pouvoir et d’égo, qui est l’émanation des citoyens et regroupements locaux anti-nucléaires de base et à leur service.