« Seule la coopération… » par Claude Veyret… ( 3/3 )
A la demande de lectrices et lecteurs nous republions ce texte qui a plus d’un an ( mars 2021 )… MCD
Ce jour et demain, la coopération et l’entraide… Ici et ailleurs, toujours !
« La seule voie qui offre quelque espoir d’un avenir meilleur pour toute l’humanité est celle de la coopération et du partenariat ». Kofi Annan, Diplomate, économiste, Homme d’état, Homme politique, Humaniste, Scientifique (1938 – 2018)
« Se développer individuellement et vouloir s’épanouir ensemble est un plan mortifère. Le contraire s’appelle la coopération ». Claude-May Waia Némia, Retraitée, Maître Reiki Kanak, Femme au Foyer, Méditation, Lecture, Jeux, Nouvelle-Calédonie, Nouméa, 1961
« Chaque intelligence individuelle nait de la coopération collective de milliards de neurone, chaque intelligence collective nait de la coopération de nombreux individus ». Edgar Morin, Philosophe, Scientifique, Sociologue (1921 – )
« Si vous voulez la coopération des humains autour de vous, vous devez leur faire sentir qu’ils sont importants – et vous le faites en étant authentique et humble ». Nelson Mandela, Homme d’état, Président (1918 – 2013)
L’apparition du Coronavirus a brutalement dévoilé à toutes et tous les fragilités d’un modèle économique et social inégalitaire, arbitraire et injuste. Des changements profonds sont désormais justifiables et légitimes, nos sociétés et associations doivent évoluer. Mais à quoi ressemblera « le glissement vers le monde d’après » ?
D’abord évacuons immédiatement le mot de « collaboration » utilisé par les personnes qui ne se sont pas approprié ce pays. Collaboration pour les habitantes et habitants du Diois, du Vercors mais aussi d’ailleurs est lourdement chargé d’histoire et renvoie aux heures sombres de notre vécu entre 1939 et 1945. Ceci posé.
Personne ne le sait précisément mais des tendances se dessinent : les progrès technologiques s’accélèrent déjà, la santé devrait être plus que jamais au cœur des stratégies politiques et industrielles, l’environnement local sera privilégié mais les échanges internationaux dévastateurs ne vont pas s’interrompre pour autant. Nous devrions assister également à une multiplication de comportements guidés par la recherche du progrès social, écologique et démocratique. Quelles seront les motivations des centaines de millions de personnes qui vont s’engager dans ce nouvel élan de solidarité : un gain maximal, la gloire personnelle, le pouvoir solitaire comme hier ? Non, car ces objectifs relèvent tous d’une compétition et concurrence qui seront stériles face aux enjeux qui nous attendent.
Nous imaginons et nous engageons pour que la coopération prenne le pas sur la compétition. Dans un monde où tout semblait accessible à un certain nombre, la compétition régnait. Le vainqueur était celui qui vendait le plus de voitures, le plus de téléphones, le plus de viande, le plus de pétrole ; celui qui nourrissait le plus grand nombre de personnes déjà repus, qui instruisait les meilleurs élèves des classes bourgeoises, qui attirait le plus grand nombre de talents en sa Valley. Nous sommes aujourd’hui projetés voir expulser dans un monde nouveau où les défis et enjeux sont immenses, insoupçonnés. Nos civilisations du Sud au Nord, aussi éloignées soient-elles, se retrouvent toutes confrontées aux mêmes dangereux écueils : réchauffement climatique, disparition de la biodiversité, accroissement des inégalités sociales, pandémies, récession économique, fragmentation géopolitique, disparition des forets et terres vivrières, feux cataclysmiques et pénurie d’eau.
Demain
Nous disposons de nombreux moyens utiles pour surmonter les épreuves à venir : des connaissances scientifiques, des technologies de pointe, des associations nombreuses, efficaces et solidaires, des entrepreneurs talentueux et engagés, des travailleurs engagés et compétents, des élus vertueux et des institutions rodées. Parviendrons-nous à rassembler tous ces atouts pour faire émerger les solutions vivantes, vitales et vivables dont le monde a plus que besoin ? Est-ce que les pays les plus vertueux en matière d’émission de CO2 parviendront à décarboner l’atmosphère si leurs voisins ne participent pas à l’effort ? Est-ce que l’on trouvera un accord pour dé-plastifier nos océans, si l’industrie chimique continue d’en fabriquer ? Est-ce qu’une association, aussi engagée soit-elle, permettra d’effacer les inégalités sociales et sanitaires dont souffrent des milliards d’individus ? Est-ce qu’un gouvernement aura suffisamment de poids et de courage pour maintenir les nombreux mais fragiles équilibres géopolitiques ? Sans coopération, la réponse sera à chaque fois non. Ces problèmes mondiaux seront nécessairement solutionnés dans un élan coopératif.
Qui va prendre à bras le corps ce défi ?
Bien sûr, le monde est doté d’institutions qui œuvrent à une meilleure coopération internationale : la Conférence sur les changements climatiques (COP), la FAO ou encore l’UNESCO. Mais elles ne suffiront pas. Il est de notre responsabilité de rediriger nos comportements individuels vers la coopération : adopter les gestes sanitaires barrières, veiller à notre empreinte carbone, consommer de manière responsable et consciente, privilégier le local, favoriser l’économie circulaire, faire preuve de solidarité et entraide envers les plus faibles, ajuster et relocaliser les outils de production, soutenir le développement humain par l’emploi, la santé, l’éducation. Dans une sympathie avec la vie du non-humain : animaux, végétaux, minéraux, mythes, paysages et planète, eau et calottes glaciaires… En coopération symbiotique. Les associations par leurs capacités d’innovation et leur liberté d’esprit sont aux avant-postes de ces engagements.
Si… les associations accompagnent avec bienveillance et donne du sens…
L’association « Ecologie au Quotidien » va fêter ses 20 ans de Festival en janvier 2022, vingt ans de pratiques sociales, culturelles et démocratiques. Au cœur de ses pratiques, l’entraide et la coopération. Comme un ADN. Offrir aux volontaires, bénévoles, militants et coopérateurs ludiques (Patrick Viveret) de s’exercer dans les apprentissages à l’échange, l’entraide, la confrontation des stratégies et l’interdépendance est impératif pour sortir des logiques de compétition/concurrence des uns et des autres. C’est pourquoi il est essentiel que l’on soit en priorité attentifs aux autres afin que celui-ci puisse se doter d’une sérénité et d’une cohérence intérieure. Ainsi sa présence au monde et à la société se dessine selon ses propres aspirations (bene vole : bon vouloir). « Quand un homme est volontaire et passionné, les dieux se joignent à lui. » Eschyle. Le volontaire doit lui-même être à un certain degré d’unité intérieur et l’apprentissage se décline que dans une relation de respect, d’écoute et de partage. Pour cela, une prise de conscience de ses conditionnements personnels afin de trouver une paix intime est indispensable afin que le volontaire soit un exemple. Gandhi disait : « Montrer l’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre : c’est le seul ! ». Le volontaire coopérateur doit expliquer comment « apprendre à apprendre ». Pour cela le volontaire doit multiplier les méthodes d’apprentissage et outils de coopération.
Communication Non-Violente et Résolution pacifiste des conflits:
L’éducation à la non-violence est une priorité. Elle découle de la nécessité d’éduquer au « mieux vivre ensemble ». Apprendre aux militants-mutants à s’écouter, se parler, à se respecter, à réguler positivement leurs conflits par la parole et la médiation va de pair avec l’apprentissage d’aptitudes telles que l’autonomie, l’esprit critique, la responsabilité, la coopération et la créativité. Cette éducation relationnelle permet aux citoyens d’apprendre le « débat démocratique », à s’affirmer sans agresser l’autre, à apprendre à user de sa liberté sans se détruire ni détruire celle de ses camarades et adversaires. Le « Bien Commun » et le dialogue doivent prévaloir, dans le respect des particularités/qualités et des faiblesses/épuisements de chacun, surtout pendant les 22 jours de mobilisation annuelle de chaque mois de janvier-février qui rythment la vie dioise depuis 20 ans en ces « Rencontres citoyennes de Die ».
Stimuler le travail d’équipe vers une pédagogie coopérative…
– Échange de stratégies mentales : « l’échange coopératif » entre bénévoles c’est la mise en commun des anciens savoirs pour rechercher et intégrer les nouveaux. Ainsi il éclaircit sa pensée pour pouvoir la retransmettre, ce qui favorise l’apprentissage réel et partagé.
– Débats pour apprendre à formuler clairement sa pensée et à écouter l’autre. la CNV peut être un recours.
– Développer des activités de partage, de solidarité, de dialogues. On ne peut gagner qu’ensemble, stimuler le travail d’équipe, de s’entraîner à l’éthique du débat/dialogue.
– Allier savoirs, savoir-faire et savoir-être, pour aider dans la construction de leurs vie.
Cette « association du futur », est l’école du respect. Par la mise en place de véritables coopérations avec les associations et les entreprises, les élus et les écoles. Le « bien-être et bien devenir » est une clé de la réussite.
Combien vont en réunion nécessaire et obligée…sans enthousiasme…
L’éducation à la non-violence et à la coopération est déjà inscrite dans les résolutions de l’ONU afin de stimuler une société tournant le dos à l’individualisme, à l’égoïsme, à la compétition, à la loi du plus fort, participent à la genèse même des maux de la terre nourricière et des relations entre les femmes et hommes et tout le vivant de notre planète.
Instaurer une gouvernance écologique
Rapport de force, pulsions de l’ego, quête de pouvoir, autocratie : voici ce qui domine dans la majorité des groupes (entreprises, associations, collectivité, administrations) de notre société. Pourtant, des modes de gouvernance existent proposant une alternative à cette façon d’être et de faire.
Qu’est-ce que la Symbiocratie ?
La symbiocratie qui provient des mots grecs « symbiose (du grec sýn : ensemble et bíos : vie » désignant « une entité qui est à la fois un tout et une partie d’un tout » et de « kratos » signifiant « pouvoir ». Il s’agit donc de donner le pouvoir de gouvernance à l’organisation elle-même plutôt qu’aux egos de ses membres. En effet, la symbiocratie est un système de gouvernance qui s’appuie sur des principes innovants et opérationnels pour permettre de faire émerger l’essence, la capacité d’innovation et le potentiel collectif de l’organisation en la libérant des peurs et des ambitions individuelles. Et dans la sensibilité de tout le vivant. Elles constituent des pratiques pour les organisations en recherche de fluidité et d’agilité dans leurs structures de base : ordre du jour, organisation, processus de décision, réunions, dialogues, compte-rendu.
Elle s’appuie sur un système de pilotage dynamique. Avec ce système de prise de décision, l’association s’ouvre à la créativité de ses membres : les individus travaillent en intelligences collectives, créant un champ de conscience supérieur à la somme de ses participants. Une organisation se fait en cercles. L’entreprise est structurée en cercles interdépendants et auto-organisés à la manière d’un éco-organisme. Chaque cercle transcende et inclut les cercles inférieurs. Il poursuit les objectifs, mesure ses résultats, s’adapte et évolue. Un système de réunion en intelligence collective s’oblige pour que la conscience collective de l’association puisse émerger, chaque cercle doit tenir régulièrement plusieurs types de réunions : les réunions stratégiques, de gouvernance, communication et opérationnelles qui répondent respectivement aux questions de la vision, de l’organisation et de l’action. Et d’aller-retour sur la fidélité aux méthodes démocratiques. Avec toujours en coopération ce ministère de la vie. Les transformations/transitions sont liées à la connaissance/reconnaissance par certains responsables du monde politique, social, associatif et de l’entreprise de l’impossibilité d’opérer seuls et à la compréhension que nous avons besoin les uns des autres pour trouver des solutions aux problèmes qui se présentent.
Asso apprenante… « Nous aurons besoin de tout le monde »
Une organisation est un système vivant. Pour qu’elle accède à son intelligence collective dans la décision et l’action, il s’agit donc de transformer non seulement des structures et des processus mais un ensemble complexe d’identités, de représentations, d’illusions et de relations. L’accompagnement vise à créer des conditions permettant au système de se réorganiser autour de visions transformatrices et émancipatrices et de finalités inspirantes afin d’atteindre un niveau supérieur d’énergie et de bien être durable.
Ecologie personnelle ou mentale (Felix Guattari)
Pour Guattari l’écologie est avant tout plurielle. Les pratiques écologiques ne sont pas qu’environnementales ; dans les Trois Ecologies, Félix Guattari repense les trois types de pratiques écologiques. Le premier est connu: il s’agit des pratiques environnementales de l’homme, son rapport à la nature et à l’environnement, au monde dans lequel il évolue. Mais ces pratiques environnementales ne prennent du sens que si elles sont liées à deux autres types de pratiques. C’est ainsi qu’il associe à
– l’écologie environnementale, deux autres types d’écologie :
– l’écologie sociale pour les rapports au « socius », c’est-à-dire aux réalités économique et sociale. Il s’agit des liens entre les hommes au sein de chaque société qu’ils créent et dont ils participent : de la famille à la planète en passant par la ville ou la communauté.
– l’écologie mentale pour les rapports à la psyché, la question de la production de la subjectivité humaine.
Changement de contexte, nouvelle municipalité, nouvel arrivant, défi collectif, aspiration profonde qui taraude, des retours qui alertent… l’inadéquation entre nos habitudes et le challenge d’une situation nouvelle nous met en question. Le plus souvent, changer nos relations “à l’extérieur” demande de modifier quelque chose “à l’intérieur”. Paradoxalement, se transformer demande avant tout de faire toute sa place à soi et sa réalité subjective. Lorsque le moment est venu, l’accompagnement aide la personne en partant de là où elle est, à réduire ce qui la limite, à explorer des dimensions sous utilisées, à découvrir d’autres options et à redonner ainsi de l’espace à son potentiel de vie et de créativité. « Un grand voyage débute toujours par un premier pas » pointait Lao-Tseu.
Coopération géographique sur la Drôme dont la Biovallée : territoire de référence en matière de Développement Durable sur 100 communes et 3 Communautés de Communes. Ce territoire école, de par son histoire, sa géographie, son bassin de vie, sa rivière a une cohérence. Aujourd’hui, le monde associatif et Écologie au Quotidien aimeraient lui donner une cohésion en matière de responsabilisation des habitants. La coopération sur le Programme « Sous les arbres rejoignons-nous » qui mobilisent depuis 2 ans, 85 porteurs de projets (3 communauté de Communes, 30 communes, 16 écoles, 4 centres de formation, 30 associations, maison de migrants, fondations, etc…) et le parfait exemple d’une synergie réussie et enthousiasmante (développé plus bas ).
Coopération avec certaines institutions
Beaucoup d’associations et d’organismes qui ont des compétences spécifiques (Agence de l’Eau, INRAE, ADEME, Agir pour l’Environnement, Réseau Action Climat, ONF, FRAPNA, Agence Locale de l’Energie, CNRS…) participent à des projets partagés, dont les Rencontres de l’Écologie, les 4 Saisons d’Écologie au Quotidien et il est nécessaire aujourd’hui de mutualiser des moyens afin d’impacter plus fortement notre territoire.
Co-construction des actions. Déplacements actifs et doux sur la Région Rhône Alpes afin de co-construire des actions sur le territoire (20 communes concernées). Avec le Monastère de Sainte Croix, le Martouret, les éco-hébergeurs, la Biovallée, le CFPPA, le GRETA Viva5, les jardins partagés, AIRE-Trampoline-Archer, Le Laboratoire de la Transition, etc…
Coopération pour une bibliothèque et vidéothèque de l’association au CFPPA Depuis 15 ans, l’association stockait de la documentation et des ouvrages accessibles aux adhérents. La création d’une bibliothèque et vidéothèque permet d’ouvrir au public ce fond documentaire. Pour cela, il était nécessaire de trouver un local, d’organiser des permanences avec des bénévoles …La bibliothèque et vidéothèque d’Ecologie au Quotidien se situent maintenant au CFPPA et une convention avec le CFPPA est signée. L’inauguration s’est faite en juin 2016.
Coopération avec Média Citoyen Local
L’association a tourné 5 films sur des acteurs locaux et des actions locales et a envie de participer à la création d’un média citoyen local. Un projet Collectif est susceptible d’être créé en partenariat avec Médias Citoyens Diois (Association Journal Quotidien Participatif Internet). 7300 articles ont été publiés depuis 11 ans. Ecologie au quotidien a mis à disposition gratuitement des centaines de Photos et interviews de conférenciers qui intervenaient aux Rencontres de Die. Cette coopération est en phase de conventionnement avec les différentes structures intéressées par ce projet.
Coopération Européenne et Création de plusieurs réseaux locaux et Coopération entre BIodistricts Européens et des Eco-Régions internationales
Le réseau des Biodistricts Europpéens est né. Le travail avec l’Université Catholique de Louvain la Neuve va enfanter avec Ecologie au Quotidien d’une « Académie de la Transition » …Après le démarrage de projet CENTRE qui court encore en 2016. Et I.N.N.E.R. actuellement. (https://biodistretto.net/francais/) Un Bio-district est une zone géographique où agriculteurs, citoyens, opérateurs touristiques, associations et services administratifs publics établissent un accord pour la gestion durable des ressources locales, à partir du modèle biologique de production et de consommation (filières courtes, groupements d’achat, cantines publiques bio). Dans le Bio-district, la promotion des produits biologiques est étroitement liée à la promotion du territoire et de ses spécificités, pour atteindre le plein développement du potentiel économique, social et culturel.
Des réunions ont eu lieu afin d’organiser ces Rencontres depuis janvier 2015 (avec 1 première rencontre en Italie à San Léo en Août 2015) afin de préparer les Rencontres 2016 dans le cadre d’un projet européen « Europe for Citizens » dont 8 pays font partie : Italie (3 territoires), Lettonie, Slovénie, Chypre, Macédoine, Slovaquie, Slovénie, et la France avec l’association Ecologie au Quotidien. Les Rencontres 2016 ont accueilli ces pays qui ont accueilli l’association à leur tour afin de créer un réseau qui permette « une vraie renaissance des territoires », thème du projet européen. Et désormais en 2018-2021 : Rencontre Européenne des Citoyens des BioDistricts, Biovallée, Eco-territoires et Villes en Transition.
Projets, objectifs, méthodes en Europe 2014-2022
1 – San Léo, Italie : du 21 au 23 août 2015.
2 – Die et Biovallée de la Drôme, France du 22 au 24 janvier 2016.
3 – Bérovo, Macédoine, Ethno-sqarr : 22 au 24 avril 2016
4 – Platres, Chypre, Festival Rose : 26 au 28 mai 2016.
5 – Hranie, république Tchèque : 7 au 9 octobre 2016.
6 – Pétrossino, Sicile, Italie : 6 au 8 avril 2017. CLOTURE DU PROGRAMME
7 – Lettonie : pas de programme
8 – Bosnie-Herzegovine : pas de programme
9 – Turin : Slow Food
10 – Fribourg en Brisgau (Allemagne)
11- Vorarlberg (Autriche)
12- Territoire du Méné : https://www.mene.fr/un-territoire-pionnier/
13- Parc national du Cilento (Italie)
14- Bio-Regiao Idanha-a-Nova (Portugal) ( 2020)
15- Québec ( 2021)
Coopération et Partenariat avec le département de Tcheriba au Burkina-Faso.
Accompagner des projets du village de Tcheriba, chef-lieu d’un département qui compte 28 villages, situé dans la boucle du Mouhoun communément appelée le « grenier du Burkina-Faso». Cet échange, commencé en 2014, porte essentiellement sur la valorisation d’une culture vivrière diversifiée et l’abandon progressif d’une monoculture dominante (coton) et des pesticides se poursuit en 2020-21 avec des rencontres de paysans et la création d’un Centre de Formation à l’agroécologie au Burkina Faso. La reforestation reste notre principal objectif. Don annuel de 500 arbres.
Coopération et gestion des conflits
L’association développe des formations pour répondre aux besoins des adhérents et des habitantEs : Intelligence Collective, Lectures de Paysages sur différents sites (géographique, géologique, historique, écologique), Décryptage des Médias (analyse critique d’un même évènement à travers différents médias), Gestion du Stress, le Compostage… Une formation « taille des arbres fruitiers » a été réalisée avec une vingtaine de participants. Deux formations à la gestion des conflits et la Communication Non-Violente ont aboutie en Janvier 2016… « Le Travail qui relie » de Joanna Macy à Luc-en-Diois avec Charlotte Ogier en 2019… Eco féminisme avec Aline Wauters en mars 2020. Formation à la plantation d’arbres en 2020 et 2021.
Coopération avec les jeunes
En constatant que les jeunes sont peu mobilisés sur les actions collectives, l’association a créé des temps de sensibilisation au Développement Durable et CNV au sein des établissements scolaires (Saint-Louis de Crest) et avec la direction du Collège/Lycée de Die…Pour des interventions en milieu scolaire. Travail sur les déchets en particulier…avec le lycée Saint-Louis de Crest et le Forum Biovallée de Eurre. Travail régulier avec la Cité Scolaire du Diois : Climat, Tri, compostage, arbres …
Coopération impliquant les associations, les élus, les entreprises, les institutions et les citoyens.
Beaucoup de changement de nos modes de vie (tri des déchets, compostages, déplacement doux, agriculture biologique, énergies renouvelables …) sont le fruit de coopération entre le monde associatif, le monde de l’entreprise et les élus : il s’agit de faciliter et organiser cette coopération à travers des rencontres afin d’être plus efficace dans ces transitions. Démarrage du travail sur l’Ecomobilité avec la région et son « Challenge 2021 ». De nombreux partenaires ( Ecole de la Nature et des Savoirs, les Amanins, Solidarité Paysanne, Arrêt Public, les Colibris, Association Ensemble de Livron, la Maison pour Tous de Loriol, l’Ex-Centre Social de Livron, Graine, Scouts de France, Genepy de Gap, Vallée du Gapaud, Maison du Développement Durable de Louvain la neuve, Labo de l’ESS, Université de Evry, CCFD, Cielopolis, Tatou Juste, Festiwild, Journées Hydrogène de Quint, Laboratoire de l’Économie Sociale et Solidaire, UNADEL, etc…), sollicitent notre association afin de participer à leurs actions d’information, de sensibilisation et de formation et animation. De nombreuses rencontres ont eu lieu afin de créer les Rencontres d’Ecologie au Quotidien 2020 et 2021.
Coopération et Valorisation des savoirs faire locaux
Organiser des rencontres avec des acteurs locaux afin qu’ils transmettent leurs savoirs faire : Ateliers sur : les plantes sauvages comestibles, les conserves naturelles, la création de haies, l’éco-construction (murs en pierres sèches…), la fabrication de produits d’entretien naturels, sur des produits cosmétiques naturels, produit naturel d’entretien des arbres fruitiers…
Coopération à des actions organisées par des partenaires
De nombreux partenaires ( Ecole de la Nature et des Savoirs, les Amanins, Solidarité Paysanne, Arrêt Public, les Colibris, Association Ensemble de Livron, la Maison pour Tous de Loriol, Centre Social de Livron, Graine, Scouts de France, Genepy de Gap, Vallée du Gapaud, Maison du Développement Durable de Louvai, la neuve, Labo de l’ESS, Université de Evry, Tatou-Juste, etc…), sollicitent notre association afin de participer à leurs actions d’information, de sensibilisation et de formation. De nombreuses rencontres ont eu lieu afin de créer les Rencontres d’Ecologie au Quotidien 2020 et 2021.
Coopération avec la recherche…
L’Université de Louvain la Neuve-Belgique participe aux Rencontres de Die et la Biovallée : entre immersion et impression… Accueil de chercheurs qui viennent découvrir la Biovallée de la Drôme : Tom Dedeurwaerdere, Sixtine Van Outryve et Olivier de Schutter, Projet « Europe for Citizens », Etienne Verhaegen, Benoit Galand, Marthe Nyssens Isabelle Cassiers, Hervé Jeanmart et Sibylle Bui de l’INRA d’Avignon. L’Institut des Sciences et Industries du Vivant et de l’Environnement (AgroParisTech) pour une approche territoriale des transitions écologiques. Analyse de la transition vers l’agroécologie dans la Biovallée (1970-2015). Directrices de thèse : Claire LAMINE et Marianne CERF.
Coopération avec la “Fabrique Drômoise de la transition” sur le bassin Diois et Drômois
Catalyser une transition écologique et solidaire, à la jonction entre citoyens, associations du territoire et collectivités.
Expérience ALIMENTATION, CONCERTATION, RURAL, SOLIDARITE : Le projet se déploie sur le bassin de vie de la Biovallé (26), territoire disposant d’un potentiel particulièrement favorable pour mettre en place une dynamique globale de transition écologique et solidaire. Il dispose en effet d’une richesse agricole, se situe à la jonction de plusieurs territoires d’interêt (PNR du Vercors et des Baronnies, vallée du rhône, Biovallée, vallée de Quint), bénéficie de pratiques collectives historiques dans les villes comme dans les campagnes et d’un bassin de vie en pleine renaissance, ouvert à ce type de démarche. Toutefois, les structures porteuses de ce projet, déjà engagées dans des démarches d’alimentation et de production d’énergie locale, ont identifié un manque de coopération et d’accompagnement entre les nombreuses initiatives présentes, afin de permettre la réalisation d’un projet global.
Il s’agit donc de développer et mutualiser les moyens sous la forme d’une structure coopérative en gouvernance partagée mobilisant l’ensemble des acteurs concernés, en vue d’être beaucoup plus efficaces et impactant en termes de transition écologique et solidaire sur le territoire.
Il s’agira de renforcer les compétences du collectif porteur sur la gouvernance partagée, de rechercher des financements pour la conduite du projet, et d’amorcer la mobilisation des citoyens par un évènement phare sur la transition.
Cette étape sera consacrée à la détection et l’accompagnement de nouveaux projets par la « Fabrique Drômoise de la transition ». Quelques exemples de projets interstructures qui pourront être portés pour aller plus loin dans la transition écologique du territoire : Compensation carbone civile et territoriale pour de l’agroforesterie dans les fermes ; Diffusion et conservation de semences paysannes ; Du bois local à utiliser dans des ateliers collectifs pour fabriquer des objets désignés par étudiants et des Fablabs; Un outil de production d’énergie renouvelable monté et financé par des citoyens.
Les différents canaux de diffusion mis en place (site internet, lettre d’info, évènements, émission de radio) permettront de recenser et communiquer sur les initiatives collectives et individuelles pour aller plus loin dans la transition écologique, et faire connaitre les acteurs qui les portent.
Création d’une coopérative territoriale co-gérée par les citoyens, les structures porteuses et émergentes et les collectivités et faire vivre la coopérative
Mise en place de groupes de travail autogérés par cercles thématiques (agriculture, énergie, habitat, etc). Sortir de l’entre soi.
Le but premier du projet est de mutualiser les publics d’une cinquantaine de structures à but non lucratif (On doit les avoir sans difficulté) pour sortir de l’entre soi et informer / inciter différentes personnes à s’engager dans une transition écologique plus profonde et globale. L’un des enjeux principaux, est donc, dès le démarrage, de permettre à un large type de personne de pouvoir s’exprimer et se sentir parties prenantes de ce projet de transition écologique. Il sera ainsi nécessaire de créer des espaces de discussion et de réflexion collective, d’amender le projet de nombreuses fois pour que les habitants se l’approprient.
Les associations porteuses du projet sont conscientes que, pour pouvoir rassembler, leur proposition doit s’inscrire dans la vie des habitants et dans le faire ensemble, pour déployer une énergie qui les poussent à reprendre leur destin en main, et ce avec une gouvernance et des pratiques collectives qui empêchent les affrontements stériles. La gouvernance partagée sera ainsi le fil rouge de ce projet de transformation, d’interrogation de la souveraineté collective et individuelle, qui invite chacun à faire confiance et à alimenter l’intelligence collective.
Coopération avec Entreprises, élus, écoles, centres de formations, institutions, associations
Chaque année après les périodes traditionnelles de plantations, les pépiniéristes jettent quelques centaine d’arbres invendus, surplus ou trop vieux. L’association Ecologie au Quotidien a proposé cette année à Jérôme Munoz de Pépin’hier, pépiniériste à Die, d’arracher et distribuer ces arbres surnuméraires afin d’en faire profiter la collectivité. « Cette dynamique d’actions d’habitant.e.s va être étendu à la Biovallée d’où un partenariat avec l’association du même nom » explique Mme Tesson administratrice de Ecologie au Quotidien lors de la présentation du projet au CFPPA de Die où une vingtaine de structures associatives et collectivités se sont regroupés pour gérer cette action pratique, utile et urgente. L’objectif est simple: sauver quelques 714 fruitiers (en 2020 ) en les replantant dans des espaces communaux du Diois. Cerisiers, pruniers, poiriers, pommiers, sorbiers des oiseaux et mûriers sont des variétés anciennes, rustiques en culture biologique d’environ 3 ans. Il est à prévoir des pertes lors du déracinement (10%) et lors de la replantation (10%). « Nous recréons une habitude d’action collective d’ampleur avec les habitants sur la Biovallée au travers un processus de travail coopératif renouvelé chaque année autour d’une nouvelle action »explique Mme Soudé responsable de l’association : « c’est un partenariat et une coopération entre Écologie au Quotidien et Biovallée pour organiser cette opération et son financement. Sachant que ce projet n’a pas de subventions dédiée et se fait grâce à la mobilisation de bénévoles, volontaires et militants ». « Privilégier les arbres sains, les déterrer avec attention pour limiter les pertes, les étiqueter par type de fruit, ajuster le nombre de branches et de racines restantes après le déracinement, creuser les trous de réception, praliner, hydrater, fumer et étayer les arbres sont un travail important sur un laps de temps court, prévoir un arrosage hebdomadaire, particulièrement l’été, mais l’enjeu est fort tant pour le arbres que pour les volontaires » expose un responsable… Déjà ces lundis et mardi 150 arbres ont été prélevés et sont partis pour la transplantation. Les mairies de Chatillon en Diois, Boulc, d’Aouste sur Sye, Die (Chabestan, Chanqueyras, Ecoles, Lycée-Collège, hôpital, espaces sportifs, Plat, Pluviane, etc. ainsi que des associations (Fondation Armorin, ESAT de Recoubeau, EPI de Quint, etc…) ont déjà planté. Toutes les collectivités territoriales et associations d’intérêt général peuvent proposer un espace public. « Sur 2 terrains qui ont vocation à devenir des vergers citoyens gérés par les habitants avec l’aide de Valdequint, à Sainte-Croix et Saint-Julien ; dans les jardins des 2 écoles de la vallée (5 arbres/école), et éventuellement au sein de quelques espaces publics dans les villages (10 arbres environ) » explique l’association ValdeQuint. « Vous avez été nombreux à répondre pour participer aux plantations d’arbres organisées par Ecologie au Quotidien et Biovallée grâce au don de Pepin’hier de Die ! Une première action collective au service de l’intérêt général duplicable et reproductible sur toute la vallée ! « Déjà l’idée fait son chemin est cette année 2021, ce sont 1355 arbres de chez Mr Jérôme Munoz et quelques 1000 qui ont été replantés de chez Mr Jérôme Veauvy » conclut Tao Carpentier pour Biovallée. (Nous reviedrons sur cette action enthousiasmante et coopérative de janvier, février et mars 2021 et 2022 dans un prochain article).
Coopération et Coresponsabilité/partenariat –3– avec la nouvelle municipalité de Die
Replantation d’arbres en Ville, fruitiers et décoratifs.
Renaturation des Zones Artisanales, commerciales et pavillonnaires appartenant là la mairie
Parcours de santé de Plat.
Partenariat serré avec jumelage de Die pour les communes en lien.
Dialogue sur le foncier et son artificialisation des terres agricoles
Les Habitats légers : Expériences ? Où ? Pourquoi ? Comment ? Avec qui ?
Planter des arbres en ville, dans les lieux municipaux : écoles, Chanqueras, hôpital, Théâtre, Plas, Cimetière, etc
Cela est à notre portée et produira un impact puissant et rapide sur l’avenir de nos sociétés.
Cette fois-ci, nous gagnerons tous ensemble ou nous perdrons tous ensemble. Face aux enjeux planétaires, les compétiteurs solitaires n’en sortiront pas vainqueurs. Alors soyons déterminés et coopérons pour un monde meilleur!-1–
« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots ». Martin Luther-King.
| Modèle actuel traditionnel | Références « Ecologie au Quotidien » |
| Compétition | Coopération |
| Angoisse, peur individuelle, repli sur soi, stress. Sclérose administrative. | Interrelation, compétences relationnelles |
| Terreur de l’échec. Pointer les difficultés | Enthousiasme d’apprendre et comprendre |
| Décrochage (segmentation du temps, succession des évaluations et bilans) | Donner un sens à l’apprentissage (collaboration au sein d’équipes de travail) |
| Éducation déversant sa connaissance | Éducation de la conscience: Accompagner dans la connaissance de soi-même Élever la conscience humaine par l’éducation de tous.tes par tous.tes. |
| Intelligence rationnelle | Intelligence universelle symbiotique |
| Peur de l’autre, rejet de la différence, égocentrisme, besoin de reconnaissance | Respect des différences individuelles et collectives |
| Apathie et relever toujours les problèmes | Volonté citoyenne de participation, enthousiasme. Ne laisser personne au bord du chemin. |
| Retranchement sur ses compétences | Vision positive du Futur |
| comportement hautin et arrogant | Courage et audace |
| Centrer sur ses prérogatives | Plaisir du partage |
| Institutionnalisation | Souplesse et bienveillance |
| Dépendance financière aux institutions | Fort degré d’autonomie financière |
| Posture normative | Humour |
| Besoin de résultats | Dynamiques vivantes |
| Besoin d’identification | Gratitude |
| Ne pas empiéter sur ses plates-bandes | Fraternité et sororité. Ouverture et générosité |
| Direction verticale ( Un directeur très important ) | Autogestion horizontale |
| Dissociation Salariés-Adhérant | Égalité de toutes et tous. |
| C’est la faute des autres | On assume ses contradictions |
| Je fais pour… | Réciprocité indirect |
| Certitude d’avoir raison | Intelligences collectives |
| Addiction aux croyances | Doute et lucidité |
| Besoin de rendre les autres inconfortables | Valoriser les autres |
| Conservatisme grégaire | Innovation |
| Pouvoir sur les autres | Pouvoir de faire des choses |
| L’autre source d’inconvenant | Enrichissement mutuel |
| Suspicion | Apprécier les coopérateurs |
| Certitudes | Doutes et lucidité |
| Peur des incertitudes | Dépassement de soi et encouragements |
| Garder son pré carré | Savoir Transmettre |
| Critique | Motivation d’innovation |
| Dubitatif et se cantonne au connu | Explorer et s’émerveiller |
| Émotions comme sources d’inconvénients | S’étonner des interférences émotionnelles |
| Confort de la routine | Sortir de la sécurité |
| Méfiance | Alimenter la confiance |
| Frustration | Aimer les différences |
| Intégrer au prévisionnel | Faire gratuitement |
| Approximations | Factuel |
| Ruminations et ressassement | Ne pas faire de supposition |
| Amertume et la rancœur | Rencontrer et accepter |
| Dépendance | Réalisation de soi |
| Ressentiment | Lâcher prise |
| Système de pensée | Ouverture d’esprit |
| Préjugés | Ne pas faire de supposition |
| Veut être au centre de la dynamique | Savoir déléguer, partager |
| Conduites répétitives | Changer de représentation |
| Produire des illusions | Justesse qui qu’il en coute |
| Juger | Comprendre |
| J’ai raison de penser ce que je pense | Reconnaitre ses erreurs |
| Vocabulaire educpop ou professionnel | A la portée de toute et tous |
| On sait faire ( Autoritarisme ) | On innove avec chaque nouveau partenaire |
Quel impact sur le territoire ?
| Modèle actuel traditionnel | Références Écologie au Quotidien |
| Autocratie | Implication de toutes les personnes concernées |
| Tensions qui empêchent toute dynamique | Environnement favorable au changement et à la transition |
| Rivalité | Coopération |
| Rapport de forces | Relations simples et sincères |
| Bilan comptable | Plaisir des acteurs impliqués |
| Résistances oppositionnelles | Résistances créatrices |
| Fermeté idéologique | Expérimentations sociales |
| Contestations immatures | Visions transformatrices |
| De passage | Ancré dans le territoire |
| Poison du ressentiment | Rire |
Conclusion
Les Chemins de la coopération
Comment faire de l’association un lieu d’action collective tout en permettant à chacun de s’investir individuellement ? Comment analyser le monde et s’y engager de façon critique ?
Née de la rencontre de la pédagogie Freinet, du marxisme, de l’autogestion, de la psychanalyse, des sciences humaines, des recherches en biologie ( Arbres) et de l’entraide des anarchistes dont Elisée Reclus, la coopération cherche des outils théoriques et pratiques pour penser le rapport aux contenus, aux pratiques, au monde en s’inscrivant clairement dans une démarche d’émancipation. Elle fait vivre au quotidien une constellation de lieux, de moments et d’outils pour travailler et vivre ensemble.
S’ouvrent alors de nombreux chemins possibles pour élaborer la vie en société non sans bousculer les habitudes et les évidences. Critiquer l’institution historique sclérosante, c’est construire du collectif tout en donnant à chacun la possibilité de s’inscrire en tant que sujet et acteur. Le champs complexe de l’organisation collective permet à chacun·e de mieux se connaître et de se positionner.
Les Chemins de la coopération se veulent une entrée et vision, une mise en perspective avec le vécu de l’auteur, en partant des pratiques sociales et culturelles associatives… Le terme de « coopération », dérivé du latin « co-operare » (signifiant œuvrer, travailler ensemble), recouvre différentes significations en fonction de notre histoire personnelle. Slogan et discours pour les uns, pratiques, fonctionnements et progression pour les autres. Selon l’anthropologue américaine Margaret Mead, il s’agit du fait d’œuvrer ensemble dans un but commun. Et là se trouve une des intentions « le but commun », autrement dit l’intérêt général et « les communs » qui sur un projet demande d’abandonné ses blocages intellectuels pour ce projet partagé.
Coopérer pour la survie
Le défi écologique pourrait d’ailleurs se résumer à cette question de l’attention puisque l’homme est toujours dans un rapport singulier au temps, oscillant entre action et contemplation. L’attention que nous donnons aux autres, à soi, à l’instant. Non pas que les individus manquent d’attention, mais surtout qu’elle est perpétuellement stimulée et captée par les images-objets que nous avons créés dans cette société de la performance ou de résultats voire de projets.
Cette attention dans le processus de régulation, consiste à faire coopérer des idées, des concepts, et bien entendu des femmes et des hommes que tout semble opposer en apparence. Mais là où les coopérateurs de convictions de tous poils sont vraiment forts, c’est qu’ils sont capables de se remettre perpétuellement en question.
Paraphrasons ici le mahatma Gandhi -2-: « la coopération n’est pas le meilleur moyen de s’émanciper, c’est le seul ! »
Claude Veyret, Die 14 mars 2021
-1– nous devons beaucoup dans cette analyse aux interventions de Daniel Favre aux Rencontres de Die (à Eurre en l’occurrence) précisées dans son livre : « L’addiction aux certitudes », nov 2013, Editions Yves Michel.
-2-« l’exemple n’est pas la meilleure façon de convaincre c’est la seule ! » Gandhi
-3 –Nous ne mélangeons pas « Coopération » avec des mots ne recouvrant souvent que des prêts, financements ou opportunités : comme aides, concours, participation, contribution, assistance, soutien, appui, apports, occasions qui ne relèvent pas d’une co-construction issue d’un travail commun et in fine d’une codécision.