Guerre en Ukraine : La Russie envahit l’Ukraine.
La guerre en Ukraine ne peut prendre fin que par des biais «diplomatiques», a assuré samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, alors que les négociations entre Moscou et Kiev sont dans l’impasse.
«La fin (du conflit) sera diplomatique», a-t-il déclaré lors d’un entretien à une chaîne télévisée ukrainienne. La guerre «sera sanglante, ce sera des combats, mais elle prendra fin définitivement via la diplomatie».
«Il y a des choses que nous ne pourrons pas atteindre qu’à la table des négociations. Nous voulons que tout revienne (comme avant)», ce que «la Russie ne veut pas », a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.
Mardi, un conseiller du président ukrainien, Mykhaïlo Podoliak, avait indiqué que les pourparlers entre Moscou et Kiev étaient «en pause», estimant que Moscou ne faisait preuve d’aucune «compréhension» de la situation.

Le lendemain, le Kremlin avait accusé l’Ukraine d’ »absence totale de volonté » de négocier avec la Russie pour mettre fin à l’invasion de l’Ukraine, lancée le 24 février.
Plusieurs rencontres entre négociateurs des deux camps ont eu lieu mais n’ont donné aucun résultat concret.
La dernière rencontre entre les chefs des délégations –Vladimir Medinski côté russe et David Arakhamia pour l’Ukraine– remonte au 22 avril, selon les agences russes.
Après avoir échoué à prendre le contrôle de Kiev et sa région, les troupes russes concentrent désormais leurs efforts dans une offensive contre l’Est de l’Ukraine, où les combats sont intenses.
«La fin (du conflit) sera diplomatique», a-t-il déclaré lors d’un entretien à une chaîne télévisée ukrainienne. La guerre «sera sanglante, ce sera des combats, mais elle prendra fin définitivement via la diplomatie».
«Tiens la corde, regarde-moi». Du haut de l’immeuble, un instructeur encourage Iryna Gorobiovska, nom de guerre «Bunny», à descendre en rappel. Pleine de bonne volonté mais inexpérimentée, la jeune Ukrainienne finit par se laisser glisser maladroitement jusqu’au sol.
Comme des milliers de ses compatriotes, cette avocate de 28 ans s’est engagée dès le début de l’invasion russe dans les unités de la «défense territoriale», une force d’appui à l’armée régulière ouverte à tous les Ukrainiens à la seule condition qu’ils aient entre 18 et 60 ans.
Une partie d’entre eux avaient déjà une expérience militaire, acquise après l’annexion de la Crimée par Moscou en 2014 et lors du conflit avec les séparatistes prorusses dans l’Est commencé la même année, et ont immédiatement participé aux combats.
Beaucoup d’autres, comme Iryna, ne savaient ni manier une arme ni poser un garrot et ont, pendant le siège de la capitale, surtout aidé à construire les barricades ou distribuer l’aide humanitaire.

Les soldats russes se sont désormais repliés sur le Sud et l’Est mais, anticipant un conflit qui s’étire, les autorités de Kiev forment à cadence accélérée ces nouvelles recrues afin qu’elles puissent, au besoin, partir affronter l’ennemi.
«On a des entraînements toutes les semaines et depuis mars, on a vu défiler entre 1000 et 1500 personnes», explique à l’AFP Mikhaïlo Chtcherbina, directeur adjoint des services de sécurité de la municipalité. «Ce serait un crime d’envoyer des gens non formés sur la ligne de front, il faut un minimum».
C’est d’autant plus important, qu’après «avoir surtout mené des opérations de défense, on commence à attaquer», poursuit-il, en référence au territoire grignoté autour de Kharkiv dans le nord-est. «On doit leur apprendre à libérer des villes.»
«Une chance»
Perdue dans la forêt, à l’écart de la capitale, une ancienne colonie de «pionniers», la version soviétique du scoutisme, abrite leur formation.
En cinq jours, des garagistes, ouvriers en bâtiment, coiffeuses… apprennent à se mouvoir dans un terrain miné, à évacuer un blessé sous les balles, à tirer à l’arme automatique ou à s’exfiltrer par la fenêtre d’un bâtiment à étages.
C’est ce dernier exercice qui a mis Iryna Gorobiovska en difficulté. «C’était effrayant, parce que je ne comprenais pas ce que je devais faire», explique après coup la jeune femme, dont les ongles sont peints en kaki comme son treillis. «Je veux bien défendre mon pays, mais j’espère que je n’aurai pas à descendre d’un haut immeuble pour le faire !»
Un autre exercices consiste à reprendre un site aux mains de l’ennemi. En file indienne, leur arme braquée sur chaque ouverture, un petit groupe pénètre dans un bâtiment à l’abandon. «Contact», «contact», crie l’un d’eux, dans le crépitement des armes, chargées de petites billes en plastique blanc.
«On doit leur enseigner comment se battre correctement en milieu urbain», commente un instructeur, qui ne souhaite pas donner son nom. «Il faut leur apprendre à nettoyer les lieux, annihiler l’ennemi. Et à rester en vie.»
Konstantin, un employé municipal de 27 ans, a bien conscience de l’enjeu. En mars, des combats ont eu lieu près de sa maison. «Je ne pouvais pas rester sans rien faire, alors j’ai rejoint la défense territoriale, pour protéger ma commune, mon pays», mais «si j’étais parti direct sur la ligne de front, je n’aurai pas survécu», reconnaît-il.
Après sa formation, il pense «avoir une chance». Le jeune homme au visage poupin se demande quand-même comment il réagira en situation réelle. «Un entraînement, c’est un entraînement, mais quand on voit du vrai sang, c’est différent. Est-ce que ça va me paralyser ou me donner une poussée d’adrénaline ?»
Demian Popov, un médecin de 53 ans, essaie de livrer «des méthodes» à ces nouvelles recrues pour surmonter «le stress de la bataille». Malgré «leur grande motivation», il reconnaît qu’»il n’y a aucun moyen de savoir si une personne saura se battre avant qu’elle soit sur le terrain».
Le journaliste Fabrice Deprez publie sur Twitter un post renvoyant à un article du journal français «La Croix» qui livre des paroles de militaires ukrainiens rencontrés dans le Donbass.
Le géant russe de l’énergie Gazprom a annoncé samedi avoir suspendu toutes ses livraisons de gaz à la Finlande, conséquence du refus d’Helsinki de le payer en roubles.
Gazprom n’ayant pas reçu de paiement en roubles de la compagnie énergétique publique finlandaise Gasum à la date butoir du 20 mai, a «complètement arrêté ses livraisons de gaz», a affirmé le groupe russe dans un communiqué.
Après le début de l’opération militaire russe en Ukraine le 24 février et l’imposition de sanctions occidentales, le président russe Vladimir Poutine avait réclamé le 31 mars aux acheteurs de gaz russe de pays «inamicaux» de payer en roubles depuis des comptes en Russie sous peine d’être privés d’approvisionnements.
La liste des «pays inamicaux», publiée début mars, comprend notamment les Etats-Unis, les membres de l’Union européenne, le Royaume-Uni, le Canada, le Japon, la Suisse, Taïwan, la Corée du Sud, la Norvège et l’Australie. Les Etats de l’UE sont les principaux consommateurs de gaz russe.

«À compter du 1er avril, les paiements pour le gaz doivent être effectués en roubles en utilisant de nouvelles coordonnées bancaires, ce dont les partenaires ont été informés en temps voulu», précise Gazprom.
Le groupe russe indique avoir fourni 1,49 milliard de mètres cube de gaz naturel à la Finlande en 2021 soit les deux tiers de la consommation du pays.
Le gaz naturel ne représente toutefois que 8% de l’énergie consommée en Finlande et le pays nordique a indiqué compter sur d’autres sources d’approvisionnement. Fin avril, Gazprom avait suspendu toutes ses livraisons de gaz à la Bulgarie et la Pologne en assurant que ces deux pays de l’UE n’avaient pas effectué de paiement en roubles.
L’approvisionnement en gaz naturel de la Finlande par la Russie a été interrompu samedi, a déclaré la compagnie énergétique publique finlandaise Gasum, après que le pays nordique a refusé de payer le fournisseur Gazprom en roubles.
«Les livraisons de gaz naturel à la Finlande dans le cadre du contrat d’approvisionnement de Gasum ont été interrompues», a confirmé la compagnie dans un communiqué, ajoutant que le gaz serait dorénavant fourni par d’autres sources via le gazoduc Balticconnector, qui relie la Finlande à l’Estonie.
Le groupe finlandais avait indiqué vendredi avoir été informé par le géant russe Gazprom de l’interruption samedi des livraisons. En avril, Gazprom avait réclamé que tous les futurs paiements pour ses livraisons de gaz à l’export soient réglés en roubles plutôt qu’en euros, mais Gasum avait rejeté cette exigence et le groupe avait annoncé mardi qu’il demandait un arbitrage en justice.
Activités «normales»
Si le gaz représente moins de 10% de l’énergie consommée en Finlande, celui utilisé par le pays nordique provient pour l’essentiel de Russie. Gasum a cependant assuré qu’il serait en mesure d’obtenir du gaz d’autres fournisseurs et qu’il allait poursuivre «normalement» ses activités.
La Finlande avait déjà dévoilé vendredi des plans pour se passer de gaz russe l’hiver prochain, en annonçant notamment la location sur 10 ans, conjointement avec l’Estonie voisine, d’un terminal flottant de regazéification du gaz naturel liquéfié (GNL).

Plusieurs pays ayant refusé de payer en roubles pour ne pas soutenir l’économie russe durant la guerre en Ukraine, comme la Pologne et la Bulgarie, se sont déjà vu couper le gaz par Gazprom.
L’annonce intervient quelques jours après la suspension des exportations russes d’électricité vers la Finlande, du fait de problèmes d’impayés.
Otan
La Finlande, et son voisin suédois, ont décidé de rejoindre l’Otan à cause de l’offensive russe contre l’Ukraine, jugeant que Moscou était une menace alors que durant des décennies, notamment durant toute la Guerre Froide, les deux pays avaient fait le choix du non-alignement. La Finlande en particulier partage quelque 1300 km de frontières avec la Russie.
Moscou a d’ores et déjà prévenu Helsinki qu’une candidature formelle d’adhésion à l’Otan serait «une grave erreur dont les conséquences auront une portée considérable». La Russie avait notamment justifié son attaque en Ukraine par le rapprochement de son voisin occidental avec l’Otan, estimant que cela posait une menace «existentielle» pour sa sécurité.

Les soldats ukrainiens du régiment d’Azov qui se rendent à Marioupol seront jugés comme des terroristes. Ils risquent les camps à vie ou la peine de mort.

L’armée russe a affirmé vendredi avoir «entièrement libéré» l’usine sidérurgique Azovstal dans la ville stratégique de Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, après la reddition des derniers soldats ukrainiens présents sur place.
«Depuis le 16 mai, 2.439 du régiment Azov et militaires ukrainiens bloqués dans l’usine se sont rendus. Aujourd’hui, 20 mai, le dernier groupe composé de 531 combattants s’est rendu», a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, lors d’un briefing.

Le régiment ukrainien Azov, encore retranché en nombre inconnu dans l’aciérie Azovstal de Marioupol, évacue ses morts après la reddition de centaines de ses hommes ordonnée par Kiev. Dans le Donbass, les militaires ukrainiens sont soumis à un feu «intense».
«Le commandement militaire supérieur a donné l’ordre de sauver les vies des militaires de notre garnison et d’arrêter de défendre la ville», a confirmé dans une vidéo sur Telegram le commandant du régiment Denys Prokopenko, un large pansement au bras droit et le gauche tuméfié, depuis ce qui semblait être un local souterrain.
Après l’évacuation de civils puis de centaines de militaires ukrainiens de facto faits prisonniers par les Russes, «le processus se poursuit» pour évacuer les corps des militaires tués, a ajouté le commandant de ce régiment d’élite fondé par des nationalistes ukrainiens, qui défendait Azovstal notamment aux côtés d’une unité de fusiliers marins.
«J’espère que bientôt les familles et toute l’Ukraine vont pouvoir enterrer leurs combattants avec les honneurs. Gloire à l’Ukraine! », a-t-il conclu.
Dernière poche de résistance ukrainienne dans cette ville, l’immense complexe métallurgique avec son dédale de galeries souterraines creusées à l’époque soviétique était la dernière poche de résistance ukrainienne dans cette ville portuaire sur la mer d’Azov, massivement bombardée par les Russes. La défense acharnée du site a fait un nombre inconnu de victimes parmi les militaires.
«Sauvetage de nos héros»
Plus tôt dans la journée, le ministère russe de la Défense, dont les forces tiennent désormais la ville, avait affirmé que 1908 soldats ukrainiens d’Azovstal, s’étaient «constitués prisonniers» depuis lundi.
Moscou a rendu publiques des images montrant des cohortes d’hommes en tenue de combat émergeant de l’aciérie, certains avec des béquilles ou des bandages, après une longue bataille qui était devenue un symbole de la résistance ukrainienne à l’invasion russe.
Selon Kiev, la ville-martyre a été à 90% détruite et au moins 20’000 personnes y ont péri. Kiev n’a pas parlé de reddition à Azovstal mais du «sauvetage de nos héros» avec des appuis internationaux, selon les mots du président Volodymyr Zelensky jeudi soir.
L’Ukraine souhaite organiser un échange de prisonniers de guerre mais la Russie a fait savoir, visant implicitement le régiment Azov, qu’elle considérait une partie d’entre eux comme des combattants «néonazis».
Dans un communiqué, le CICR a rappelé que la Convention de Genève imposait aux belligérants de lui donner «plein accès» laisser accéder aux prisonniers de guerre «où qu’ils soient détenus», y compris pour informer les familles qui sont «encore très nombreuses à manquer de réponses».
Au moins sept personnes dont un enfant ont été blessés dans une puissante frappe de missile russe sur un centre culturel fraîchement reconstruit à Lozova, dans l’Est du pays, a annoncé vendredi le président Volodymyr Zelensky.
«Un missile russe a frappé la maison de la culture qui venait d’être reconstruite. Sept victimes, dont un enfant de onze ans», a indiqué Volodymyr Zelensky sur Telegram.
Selon Viktor Zabachta, un responsable des services de secours cité par l’agence Interfax-Ukraine, les sept victimes ont été blessées, mais il n’y a pas de morts.

Le président ukrainien a accompagné son message d’une vidéo montrant une puissante explosion pulvérisant le bâtiment dans un panache de fumée, tandis que deux voitures passaient à proximité, l’une tentant ensuite de fuir la zone.
«Les occupants ont identifié la culture, l’éducation et l’humanité comme leurs ennemis. Et ils n’épargnent aucun missile pour eux», a dénoncé Volodymyr Zelensky.
Selon le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, Oleksandre Motouzianyk, la situation sur le front reste «tendue» vendredi et «montre des signes d’aggravation».
«Les forces d’occupation russes mènent des tirs intenses tout le long de la ligne de contact et tentent de frapper à l’artillerie profondément dans les défenses des troupes ukrainiennes», a-t-il dit lors d’un point-presse.
Le commandant du régiment ukrainien Azov, encore retranché avec un nombre inconnu de ses hommes dans l’aciérie Azovstal de Marioupol, a reçu l’ordre de déposer les armes. Moscou accentue pour sa part la pression dans le Donbass, transformé en «enfer», selon Kiev.
Le commandement militaire supérieur a donné l’ordre de sauver les vies des militaires de notre garnison et d’arrêter de défendre la ville», a déclaré dans une vidéo sur Telegram Denys Prokopenko, le bras droit bandé, depuis ce qui semblait être un local souterrain.

Après l’évacuation de civils puis de centaines de militaires ukrainiens de facto faits prisonniers par les Russes, «le processus se poursuit» pour évacuer les corps des militaires tués, a ajouté le commandant de ce régiment d’élite fondé par des nationalistes ukrainiens, qui défendait Azovstal notamment aux côtés d’une unité de fusiliers marins.
Dernière poche de résistance ukrainienne dans cette ville, l’immense complexe métallurgique avec son dédale de galeries souterraines creusées à l’époque soviétique était la dernière poche de résistance ukrainienne dans cette ville portuaire sur la mer d’Azov, massivement bombardée par les Russes.
L’Allemagne n’est pas favorable à un nouvel endettement européen commun sur le modèle du plan de relance post-Covid 19 pour financer la reconstruction de l’Ukraine, a affirmé vendredi le ministre des Finances Christian Lindner.

La Commission européenne a dit cette semaine envisager cette piste d’un nouvel emprunt commun au sein de l’UE au profit de Kiev. «L’Allemagne refuse un fonds supplémentaire sur le modèle du mécanisme NextGenerationEU» lancé dans le cadre de pandémie, a affirmé Christian Lindner, lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion du G7 sur l’aide à l’Ukraine.
De moins en moins de Russes approuvent la guerre en Ukraine, selon un institut de sondage indépendant. Nous en résumons les principales conclusions.

L’accueil des réfugiés d’Ukraine, quoique imparfait, a été efficace. Le Département de justice et police (DFJP) a tiré jeudi un premier bilan plutôt positif de la gestion de cette crise historique.
La guerre en Ukraine a provoqué l’exil de plus de six millions de personnes. C’est le plus grand mouvement de fuite en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, souligne vendredi le Département de justice et police (DFJP). Et il est extrêmement rapide. Près de 50’000 réfugiés sont arrivés en Suisse en moins de trois mois. C’est davantage que durant toute la crise du Kosovo en 1999.

Le pays a fait preuve d’une solidarité sans précédente pour les accueillir, pointe le DFJP. Le Conseil fédéral a activé pour la première fois le statut de protection S et accordé une contribution de 3000 francs par bénéficiaires pour encourager l’apprentissage d’une langue nationale.
Les autorités n’ont par ailleurs eu de cesse de trouver de nouvelles places d’hébergement. Elles ont aussi profité d’un élan d’entraide de la population, qui a accueilli quelque 25’000 personnes. Environ 12’000 enfants sont quant à eux en train d’être scolarisés. Globalement, la collaboration entre la Confédération, les cantons, les communes et les œuvres d’entraide se déroule bien.

Si le nombre d’arrivées baisse, le DFJP rappelle toutefois que le conflit n’est pas terminé. Plus de 10’000 personnes devraient chercher la protection de la Suisse tous les mois dans le futur. Sans oublier l’enregistrement chaque mois de 1500 nouveaux requérants d’asile, en provenance d’autres pays.
De nouvelles questions émergent régulièrement, relève encore le DFJP. Un groupe de travail a donc été chargé d’identifier les défis et les problématiques en lien avec le statut S. Il doit notamment examiner ce statut dans le contexte global du système d’asile.
Les pays du G7 ont promis vendredi de mobiliser 19,8 milliards (18,7 milliards d’euros) de dollars pour soutenir les finances de l’Ukraine, confrontée depuis février, à l’invasion de l’armée russe, selon leur déclaration, à l’issue d’une réunion des ministres des Finances en Allemagne.

«En 2022, nous mobilisons 19,8 milliards de dollars d’aide budgétaire, dont 9,5 milliards de dollars d’engagements récents (…) afin d’aider l’Ukraine à combler son déficit financier et continuer d’accorder des services de base au peuple ukrainien», selon cette déclaration conjointe.
La livraison de gaz naturel russe sera suspendue à compter de samedi matin, a annoncé le groupe énergétique finlandais Gasum, une conséquence du refus de la Finlande de payer le géant russe Gazprom en roubles.

«Il est très regrettable que la livraison contractuelle en gaz naturel soit suspendue. Nous avons cependant veillé soigneusement à nous préparer à cette situation», a annoncé le directeur général de Gasum, Mika Wiljanen, dans un communiqué. «Il n’y aura pas de coupures dans le réseau de distribution de gaz», a-t-il assuré.
Les derniers soldats ukrainiens retranchés dans l’aciérie Azovstal à Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, ont reçu l’ordre de Kiev d’»arrêter de défendre la ville », a déclaré un des commandants dans un message vidéo vendredi.
«Le commandement militaire supérieur a donné l’ordre de sauver les vies des militaires de notre garnison et d’arrêter de défendre la ville», a déclaré Denys Prokopenko, commandant du régiment Azov, une des unités ukrainiennes présentes dans l’aciérie.
Dernière poche de résistance ukrainienne dans cette ville, cet immense complexe métallurgique avec son dédale de galerie souterraines creusées à l’époque soviétique était la dernière poche de résistance ukrainienne dans cette ville portuaire sur la mer d’Azov, massivement bombardée par les Russes.

Après la récente évacuation de civils dont femmes et enfants d’Azovstal, 1.908 soldats ukrainiens retranchés dans les entrailles de l’aciérie, dont des blessés, se sont rendus depuis lundi aux forces russes, a déclaré le ministre russe de la Défense.
«On a réussi à sauver les civils, les blessés graves ont reçu de l’aide nécessaire, on a réussi à les évacuer en vue d’un échange ultérieur», a déclaré Denys Prokopenko.
«Les processus se poursuit» pour évacuer les corps des militaires tués, a-t-il, ajouté. «J’espère que bientôt les familles et toute l’Ukraine vont pouvoir enterrer leurs combattants avec les honneurs. Gloire à l’Ukraine», a-t-il conclu.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, 50’553 réfugiés de ce pays se sont enregistrés en Suisse. Ils sont 49’714 à avoir obtenu le statut de protection S, a indiqué vendredi le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM).
Par rapport à jeudi, 225 personnes supplémentaires ayant fui l’Ukraine ont été enregistrées dans les centres d’asile fédéraux. Et dans le même temps, 557 personnes de plus ont obtenu le statut S, précise le SEM sur Twitter.
Au total, près de 6,4 millions de personnes ont fui l’Ukraine depuis le début de l’offensive russe le 24 février, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Près de huit millions de personnes sont des déplacés internes en Ukraine même.
La Suisse avait franchi mercredi le cap des 50’000 réfugiés ukrainiens accueillis depuis le début de la guerre.
Ignazio Cassis rencontrera le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kuleba lors du Forum économique mondial (WEF) à Davos (GR). La guerre dans ce pays sera également abordée par d’autres membres de la délégation du Conseil fédéral, forte de six membres. Ceux-ci ont prévu une trentaine de réunions bilatérales.
Après son discours d’ouverture lundi, le président de la Confédération doit rencontrer mardi Dmytro Kuleba à quelques semaines de la conférence sur le relèvement de l’Ukraine organisée en Suisse. Il doit également voir le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, a précisé vendredi la Chancellerie fédérale.
En revanche, aucune rencontre avec des représentants de l’UE sur des questions politiques n’est prévue à Davos. La Commission européenne a récemment envoyé à la Suisse une liste de questions auxquelles répondre pour tenter de relancer le dialogue entre les deux parties.
De son côté, le vice-président du Conseil fédéral Alain Berset discutera avec les présidents colombien Ivan Duque et zimbabwéen Emmerson Mnangagwa. De même qu’avec les chefs des gouvernements tunisien Najla Bouden et kosovar Albin Kurti. Et le chef du Département fédéral de l’intérieur (DFI) participera aussi à un débat sur la santé mondiale au WEF.
La ministre de la défense Viola Amherd rencontrera le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg, dont les déclarations seront très observées à Davos en pleine guerre en Ukraine. Les deux responsables doivent notamment aborder la question des Balkans occidentaux.
Les conseillers fédéraux en charge des finances Ueli Maurer, de l’économie Guy Parmelin multiplieront aussi les réunions. Avant même le début du WEF, le second doit notamment rencontrer dès dimanche, avec sa collègue Simonetta Sommaruga, leur homologue et vice-chancelier allemand Robert Habeck pour discuter des effets de la guerre en Ukraine sur l’approvisionnement énergétique.
La Russie va créer douze nouvelles bases militaires dans l’ouest du pays en réponse au renforcement de l’Otan et son élargissement attendue à la Finlande et la Suède, a annoncé vendredi le ministre russe de la Défense.
«D’ici la fin de l’année, 12 bases militaires et unités seront déployées dans le district militaire de l’Ouest», a déclaré Sergueï Choïgou devant les cadres de son ministère et de l’armée, relevant «la croissance des menaces militaires aux frontières russes» et accusant l’Otan et les Etats-Unis.

Le ministre russe de la Défense a assuré vendredi que la conquête de la région ukrainienne de Lougansk (est) était presque achevée, et que 1908 militaires ukrainiens retranchés sur le site sidérurgique d’Azovstal de Marioupol s’étaient rendus.
«Les unités des forces armées russes, avec les divisions de la milice populaire des républiques populaires de Lougansk et Donetsk continuent d’accroître le contrôle sur les territoires du Donbass. La libération de la république populaire de Lougansk est presque achevée», a-t-il déclaré, cité par les agences russes.
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