Guerre en Ukraine : La Russie envahit l’Ukraine
Guerre en Ukraine: réunion d’urgence à l’ONU après la frappe russe sur un centre commercial
Un bombardement russe sur le centre commercial de Krementchouk a fait au moins 18 morts.

La frappe russe sur un centre commercial de Krementchouk a provoqué la consternation internationale. En réponse, l’Ukraine a demandé une réunion d’urgence qui se tiendra ce mardi 2 juin à 21h00 (heure de Paris), a-t-on appris lundi auprès de la présidence albanaise de la plus haute instance onusienne.
Le tir d’un missile sur un centre commercial à Krementchouk, qui a fait au moins 18 morts et 59 blessés à 330km de la capitale ukrainienne Kiev, “sera le sujet principal” de cette session, a précisé un porte-parole de la mission diplomatique albanaise.
Un “crime de guerre”, dénonce le G7
Les pays du G7 actuellement réunis en Allemagne ont dénoncé “un crime de guerre”. C’est “l’un des actes terroristes les plus éhontés de l’histoire européenne”, a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a frappé “une ville paisible, un centre commercial ordinaire, avec à l’intérieur des femmes, des enfants, des civils ordinaires”, a-t-il souligné.
“Les attaques indiscriminées contre des civils innocents constituent un crime de guerre”, ont déclaré dans la soirée les dirigeants du G7 depuis leur sommet dans le sud de l’Allemagne, dans une déclaration qui “condamne solennellement l’attaque abominable” de Krementchouk et assure que Vladimir Poutine devra “rendre des comptes”.
Le président français Emmanuel Macron a dénoncé une “horreur absolue” et a appelé le peuple russe à “voir la vérité” en face. Cela “ne fera que renforcer la détermination” des Occidentaux à soutenir l’Ukraine, a lâché le Premier ministre britannique Boris Johnson.
À New York, le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric a rappelé que les belligérants étaient tenus par le droit international de “protéger les civils et les infrastructures civiles”, jugeant la nouvelle frappe “totalement déplorable”.
Selon l’armée de l’air ukrainienne, le centre commercial a été atteint par des missiles antinavires Kh-22 tirés par des bombardiers à long rayon d’action Tu-22, de la région russe de Koursk.
Les “tirs de missiles sur Kiev” dimanche, ayant touché un complexe résidentiel proche du centre de la capitale ukrainienne, seront aussi abordés lors de la réunion, a-t-on précisé de même source. Ces tirs ont fait un mort et plusieurs blessés selon les autorités, quelques heures avant l’ouverture du sommet du G7 où il était largement question de l’Ukraine.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé mardi aux pays de l’Otan réunis en sommet à Madrid de l’artillerie moderne et un soutien financier pour faire face à l’invasion de son pays par les forces russes.

«Pour que nous brisions la prépondérance de l’artillerie russe, un avantage significatif, il nous faut beaucoup plus de ces systèmes modernes, de cette artillerie moderne», a indiqué Volodymyr Zelensky lors de son intervention par vidéo, révélant aussi que Kiev a besoin «d’environ 5 milliards de dollars par mois» pour assurer sa défense.
La Russie est prête à «sacrifier» une partie de son budget pour intervenir sur le marché des changes et affaiblir sa monnaie, le rouble, au plus haut depuis 2015, a déclaré mercredi son ministre des Finances.
Le dollar valait plus de 80 roubles avant le début de l’intervention militaire en Ukraine fin février, il n’en vaut désormais plus que 52. Mercredi matin, le billet vert s’est même négocié à moins de 51 roubles, du jamais-vu depuis le printemps 2015.
Face à cette situation qui s’explique par des mesures prises par Moscou pour protéger son économie des sanctions mais aussi par la chute des importations, le gouvernement est sous pression pour agir car le rouble fort mine les exportateurs et les revenus du budget russe.
«Le cours (du rouble) est d’une importance capitale pour les exportateurs. Donc nous, au gouvernement, avons accepté d’étudier la semaine prochaine des propositions le concernant», a déclaré le ministre des Finances Anton Silouanov, lors d’un forum avec des représentants du monde des affaires.
Il a indiqué que le gouvernement était «prêt à sacrifier une partie» du budget en utilisant «les revenus excédentaires tirés du pétrole et du gaz pour intervenir sur le marché des changes» et brider le rouble.

Concrètement, il s’agirait d’acheter des devises de pays jugés «amicaux» –qui n’ont pas sanctionné Moscou après son offensive en Ukraine– pour affaiblir le rouble face aux monnaies étrangères, y compris le dollar et l’euro.
«Je vois cela comme la mesure ultime dans l’artillerie lourde», a ajouté M. Silouanov, soulignant qu’aucune décision finale n’avait encore été prise. Signe qu’une telle mesure ne fait pas l’unanimité, le ministre du Développement économique, Maxime Rechetnikov, a ouvertement critiqué mercredi le plan de son collègue.
«Nous ne voyons pas cette proposition comme une solution à la situation actuelle», a-t-il déclaré, estimant que les coupes budgétaires envisagées pour intervenir sur le marché des changes ne seraient pas suffisantes pour inverser la donne et risquaient même d’«aggraver la situation».
La force actuelle du rouble s’explique par des mesures de contrôle de capitaux mises en place par les autorités russes dans la foulée de l’intervention en Ukraine. Ces mesures ont été assouplies ces dernières semaines, mais le rouble a continué son inexorable ascension, car sous l’effet des sanctions la Russie importe très peu et donc les acteurs économiques russes n’achètent plus de dollars ou d’euros pour s’approvisionner à l’étranger.
L’industrie agroalimentaire pourra plus facilement indiquer le remplacement de l’huile de tournesol ukrainienne sur les étiquettes des produits dès le 15 juillet. Le Conseil fédéral a adopté mercredi un projet en ce sens.
La guerre en Ukraine provoque des difficultés d’approvisionnement. Il fait craindre, dès cet été, des ruptures de livraison d’huile et de lécithine de tournesol ukrainiennes, appelées à durer. Le remplacement est actuellement possible, mais il doit être indiqué sur la liste des ingrédients de chaque produit.
Pour éviter que des changements à court terme n’entrainent des livraisons de retard, le Conseil fédéral a décidé d’assouplir temporairement les prescriptions en matière de déclaration. Les producteurs auront trois possibilités.

Les nouveaux ingrédients pourront être mentionnés sur un autocollant rond et rouge. L’autocollant pourra renvoyer le consommateur à un site Internet sur lequel sont publiées les informations correspondantes.
Les fabricants pourront encore indiquer dans la liste des ingrédients une sélection d’huiles végétales, dont une au moins est utilisée dans le produit fini. Dans ce dernier cas, l’énumération des huiles végétales est obligatoirement suivie de la précision «en fonction de la situation de l’approvisionnement».
Les assouplissements valent uniquement pour le remplacement d’huile et de lécithine de tournesol en provenance d’Ukraine. La protection des consommateurs contre la tromperie devra rester garantie. Les dispositions sont prévues jusqu’au 31 décembre.
La Turquie va réclamer à la Finlande et à la Suède l’extradition de 33 personnes appartenant aux mouvements PKK et Fetö qu’elle considère comme terroristes, a annoncé mercredi le ministre de la Justice Bekir Bozdag. Cette requête intervient au lendemain de la signature d’un mémorandum entre les trois pays ouvrant l’accès des deux nations nordiques à l’Alliance atlantique.
«Dans le cadre du nouvel accord, nous allons demander à la Finlande l’extradition de six membres du PKK et six membres de Fetö; et à la Suède d’extrader dix membres de Fetö et onze du PKK», a déclaré le ministre dont les propos ont été rapportés par les médias locaux. La Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) est classé comme terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux.
Fetö, est l’acronyme du mouvement fondé par le prédicateur Fethullah Gülen, installé au États-Unis et considéré par le président Recep Tayyip Erdogan comme l’instigateur de la tentative de coup d’État de juillet 2016.

Tayyip Erdogan s’est réuni plusieurs heures durant mardi, avant l’ouverture du sommet de l’OTAN à Madrid, avec son homologue finlandais Sauli Niinistö et la Première ministre suédoise Magdalena Andersson. La Turquie bloquait l’adhésion de ces deux pays en les accusant d’abriter des militants des deux mouvements concernés.
Au terme de ce sommet, également en présence du secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, le mémorandum a été présenté ouvrant la voie à un futur accord formel d’élargissement de l’Alliance face aux menaces de la Russie.
«La Turquie a obtenu ce qu’elle voulait», c’est-à-dire la «pleine coopération» des pays nordiques dans la lutte contre le terrorisme, a triomphé la présidence turque dans un communiqué.
Le sommet de l’Otan à Madrid démontre l’agressivité de l’Alliance à l’égard de la Russie, a estimé mercredi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, qualifiant l’élargissement à la Finlande et à la Suède de «profondément déstabilisateur».

«Le sommet de Madrid consolide le cap d’un endiguement agressif de la Russie par le bloc» atlantique, a dit aux agences russes le vice-ministre Sergueï Riabkov.
Les États-Unis et leurs alliés ont gelé plus de 330 milliards de dollars (environ 314 milliards de francs) d’avoirs russes depuis le début du conflit en Ukraine, a affirmé mercredi le Trésor américain.
Dans le détail, les alliés occidentaux ont bloqué pour 30 milliards de dollars (environ 28 milliards de francs) d’avoirs détenus par des oligarques ou membres de l’élite russe sanctionnés, et ont «immobilisé» quelque 300 milliards de la Banque centrale russe, indique un communiqué émis par la «task force» des alliés occidentaux chargée de traquer les avoirs des élites russes (Repo), et publié par le Trésor américain.

Ont été également saisis au moins cinq yachts de luxe et des propriétés immobilières appartenant ou contrôlées par des ressortissants russes faisant l’objet de sanctions.
«Ensemble, nous nous assurerons que les sanctions continuent d’imposer des coûts à la Russie pour son agression non-provoquée et prolongée en Ukraine», précise le communiqué. La task force Repo a été formée le 17 mars, trois semaines après le début de l’invasion de l’Ukraine par Moscou, afin d’accroître la pression économique sur la Russie.
Elle est constituée de hauts responsables des ministères des Finances ou de la Justice des Etats-Unis, de l’Australie, de la France, du Canada, de l’Allemagne, du Japon, de l’Italie, du Royaume-Uni et de la Commission européenne. Elle s’est notamment donnée pour tâche de cibler les propriétés de luxe et les mégayachts des milliardaires russes proches de Vladimir Poutine.
Des lignes de train et de bus relieront à partir du 1er juillet la Crimée, annexée par la Russie, aux nouvelles régions conquises du sud de l’Ukraine, ont annoncé mercredi les autorités d’occupation prorusses.
Il s’agit d’une première depuis l’annexion de la Crimée en 2014 par Moscou et la suspension des transports entre ces régions.
Le ministère autoproclamé de l’Intérieur de la région de Kherson, occupée depuis mars par les troupes russes, a indiqué dans un communiqué que des bus feront deux fois par jour l’aller-retour entre Simféropol, la capitale de la Crimée, et la ville de Kherson.

Elle ajoute que des bus relieront aussi à partir du 1er juillet Simféropol aux villes conquises de Mélitopol et Berdiansk, dans la région ukrainienne de Zaporijjia, partiellement occupée par l’armée russe.
Selon la même source, une ligne ferroviaire fonctionnera aussi désormais entre la ville criméenne de Djankoï et celles de Kherson et Mélitopol. «La sécurité des transports sera assurée par Rosgvardia», la garde nationale russe, a précisé le communiqué.
La Suisse pourra réduire ses émissions de CO2 en Ukraine. Le Conseil fédéral a approuvé mercredi un accord bilatéral pour des projets en ce sens. Ceux-ci contribueront à une reconstruction du pays respectueuse du climat.
L’accord doit notamment permettre la mise en place, puis le renforcement, d’une infrastructure énergétique exempte d’énergies fossiles.

En ratifiant l’Accord de Paris sur le climat, Berne s’est engagé à réduire de 50%, d’ici à 2030, ses émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990. L’Accord autorise la Suisse à compenser ses émissions en menant des projets climatiques à l’étranger. La Confédération a déjà conclu des accords similaires avec le Pérou, le Ghana, le Sénégal, la Géorgie, le Vanuatu et la Dominique et la Thaïlande.
Bien loin des discours sur sa «reconstruction», l’Ukraine en guerre se débat pour échapper à la banqueroute. En dépit des aides occidentales

La cérémonie de bienvenue se déroule actuellement au sommet de l’Otan à Madrid.
Les États-Unis vont «renforcer leur positionnement militaire en Europe» afin que l’Otan puisse «répondre à des menaces venant de toutes les directions et dans tous les domaines: la terre, l’air et la mer», a dit mercredi à Madrid le président américain Joe Biden, lors du sommet de l’Alliance.

Il a annoncé une présence renforcée de militaires et de capacités américaines en Espagne, en Pologne, en Roumanie, dans les États baltes, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Italie.
Jens Stoltenberg accueille le président américain Joe Biden mercredi au sommet de l’Otan.
Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a annoncé que «le processus d’admission de la Suède et de la Finlande à l’alliance se déroule très rapidement», rapporte mercredi le média biélorusse «Nexta».
Jens Stoltenberg a ajouté que «la date d’adhésion de ces pays dépend de la ratification du protocole d’adhésion.»
Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, s’est entretenu mercredi au sommet de l’Otan avec le premier ministre canadien, Justin Trudeau.
«Je l’ai remercié pour les contributions du Canada à notre groupement tactique de l’Otan en Lettonie et son leadership sur le changement climatique et la sécurité. Nous avons également discuté de l’intensification du soutien à l’Ukraine et du renforcement de nos défenses à long terme», a annoncé Jens Stoltenberg sur Twitter.
Le sommet de Madrid est «historique» alors que l’Alliance vit «sa crise sécuritaire la plus sérieuse depuis la Seconde guerre mondiale», a-t-il insisté. Face à la menace de la Russie, les pays de l’Otan vont décider à Madrid de renforcer leurs «groupements tactiques» présents sur le flanc est de l’Alliance.
L’OTAN va également «transformer sa Force de réaction», forte de 40’000 soldats, et porter le nombre de ses forces à haut niveau de préparation «bien au-dessus» de 300’000 militaires, avait dit Jens Stoltenberg lundi. «C’est le remaniement le plus important de notre défense collective depuis la Guerre froide», a-t-il souligné mercredi.

La nouvelle feuille de route de l’OTAN, baptisée «concept stratégique» et qui doit être adoptée à Madrid, va également mentionner pour la première fois les «défis» représentés par la Chine «pour nos valeurs, nos intérêts et notre sécurité», a encore dit Jens Stoltenberg.
«La Chine n’est pas un adversaire mais nous devons prendre en compte les conséquences pour notre sécurité quand nous voyons la Chine investir lourdement dans de nouveaux équipements militaires», a-t-il poursuivi.
Signe de cette préoccupation, l’OTAN a invité cette année les dirigeants japonais et sud-coréen pour la première fois à participer à son sommet.
Arrivé pour le sommet de l’Otan à Madrid mercredi, le chancelier allemand Olaf Scholz annonce que «c’est une réunion importante à un moment très important de notre histoire».
Le président russe Vladimir Poutine n’aurait pas déclenché la guerre en Ukraine s’il avait été une femme, a estimé le Premier ministre britannique Boris Johnson, en jugeant souhaitable qu’il y ait plus de femmes au pouvoir.
«Si Poutine était une femme, ce qu’il n’est pas bien évidemment, vraiment je ne pense pas qu’il se serait embarqué dans cette guerre folle de macho» visant «à l’invasion» de l’Ukraine», a-t-il déclaré mardi soir à la chaîne de télévision allemande ZDF.
Le déclenchement de cette guerre par la Russie est «un exemple parfait de toxicité masculine», a-t-il encore dit.

Il a de manière générale appelé à une meilleure éducation des jeunes filles dans le monde et à ce qu’il y ait davantage «de femmes dans des positions de pouvoir».
Par ailleurs, le chef du gouvernement britannique a reconnu que «tout le monde veut que la guerre prenne fin», mais pour le moment «il n’y a pas d’accord possible, Poutine ne fait pas d’offre de paix».
La stratégie occidentale vise dans l’immédiat à soutenir l’Ukraine pour lui permettre d’être dans la meilleure position stratégique possible si un jour des négociations de paix peuvent débuter avec Moscou, a-t-il ajouté.
Le sommet de l’Otan à Madrid s’ouvre ce mercredi à Madrid. Trente dirigeants de l’Otan se réunissent. Ils seront rejoints par les partenaires suivants: l’Australie, la Finlande, la Géorgie, le Japon, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, l’Ukraine et l’Union européenne.
La Russie représente une «menace directe» pour la sécurité des pays de l’Otan, réunis en sommet à Madrid, a déclaré mercredi Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Alliance atlantique qui va renforcer son flanc oriental en réponse à l’invasion russe de l’Ukraine.

«Nous allons dire clairement», lors du sommet qui doit réviser la feuille de route de l’Alliance pour la première fois depuis 2010, «que la Russie représente une menace directe pour notre sécurité», a-t-il dit.
Introduction du rouble et redirection des échanges commerciaux: dans les territoires du sud de l’Ukraine occupés par les troupes russes, Moscou imprime sa marque pour rendre sa domination économique incontournable.
En apparence, rien n’a changé pour la fonderie métallurgique de Berdyansk. Alexeï Androussenko, son directeur général, est satisfait d’avoir pu conserver l’intégralité de sa cinquantaine d’employés qui continuent de se rendre chaque matin dans les hangars de tôle grise en périphérie de cette ville ukrainienne de la mer d’Azov.

Avant l’offensive russe, sa production, destinée notamment aux industries agricole et pétrolière, était livrée à de grands groupes sidérurgiques ukrainiens et internationaux. Désormais, c’est vers la Russie et le Bélarus qu’elle doit se tourner, l’armée russe ayant coupé le sud de l’Ukraine du reste du monde dès les premières semaines de son assaut.
«Nous n’avons pas d’autre chaîne logistique», explique Alexeï Androussenko, qui a pu le rencontrer à l’occasion d’un voyage de presse organisé par le ministère russe de la défense dans cette région autrement inaccessible.