Centrale nucléaire visée: Washington appelle Moscou à cesser son activité militaire
Guerre en Ukraine (direct)Centrale nucléaire visée: Washington appelle Moscou à cesser son activité militaire
La Russie envahit l’Ukraine. Suivez en direct l’actualité de ce nouveau bras de fer en Europe
La Russie a annoncé lundi suspendre les inspections américaines prévues sur ses sites militaires dans le cadre du traité New Start, un accord clé du désarmement nucléaire entre les deux puissances. Elle affirme agir en réponse aux entraves américaines aux inspections russes similaires aux Etats-Unis.
Moscou «a officiellement informé» lundi Wasington que tous ses sites soumis aux inspections dans le cadre du traité New Start en seront «temporairement exemptés», a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué. Il s’agit notamment des bases de lancement de missiles, ainsi que des bases aériennes et navales où sont déployés des missiles nucléaires.
Cette annonce intervient en pleine offensive russe en Ukraine et alors que le président russe Vladimir Poutine ne cesse de vanter les nouvelles armes «invincibles» développées par son pays.
Selon le communiqué, la Russie «est obligée de recourir à cette mesure (…) en raison des réalités existantes qui créent des avantages unilatéraux pour les Etats-Unis et privent la Russie de son droit d’effectuer des inspections sur le territoire américain».
Les services de sécurité ukrainiens ont affirmé lundi avoir déjoué une tentative d’assassinat du ministre de la Défense et du chef du renseignement militaire ukrainiens et avoir neutralisé plusieurs de ses organisateurs présumés.
Le SBU (services de sécurité de l’Ukraine) a annoncé sur son compte Telegram avoir «arrêté des tueurs des services secrets russes qui prévoyaient les assassinats» du ministre de la Défense Oleksiï Reznikov et du chef du renseignement militaire Kyrylo Boudanov». Il a diffusé une vidéo de ces arrestations sur laquelle on voit un groupe armé mettre à terre et menotter deux hommes en civil qui sont en train de se diriger vers une voiture.
L’interpellation de ces deux hommes, dont l’un est arrivé de Russie en Ukraine via le Bélarus, s’est déroulée à Kovel, dans le nord-ouest du territoire ukrainien.
Selon le SBU, les personnes arrêtées préparaient «la liquidation physique» de ces deux hauts responsables de la défense ukrainienne ainsi que d’un «militant ukrainien connu» dont il ne cite pas le nom.
Chacun de ces meurtres devait être récompensé d’une somme allant de 100’000 à 150’000 dollars, a affirmé le SBU.
Le Pentagone a annoncé lundi une nouvelle tranche d’aide militaire à l’Ukraine, pour un montant d’un milliard de dollars. Elle comprend notamment des missiles supplémentaires pour les systèmes américains d’artillerie de précision Himars.
Cette nouvelle tranche d’aide prévoit aussi l’envoi de missiles supplémentaires de courte et moyenne portée pour les systèmes de défense anti-aérienne NASAMS, ainsi que de missiles anti-chars Javelin, a précisé le ministère américain de la Défense dans un communiqué.
Kiev va également recevoir 75’000 obus de 155 mm, destinés aux systèmes d’artillerie occidentaux dont les forces ukrainiennes sont désormais équipées et une cinquantaine de véhicules blindés médicalisés.
Cette nouvelle aide porte à 9,8 milliards de dollars le montant total de l’assistance militaire des Etats-Unis à l’Ukraine depuis l’arrivée au pouvoir de Joe Biden, a précisé le Pentagone.
La Banque mondiale a, elle aussi, annoncé lundi une aide supplémentaire de 4,5 milliards de dollars pour l’Ukraine, grâce à des fonds apportés par les États-Unis, afin d’aider le gouvernement à faire face aux «besoins urgents engendrés par la guerre».
Cette aide supplémentaire doit notamment permettre au gouvernement et aux autorités locales d’assurer les dépenses sociales, de retraite ou de santé, précise la Banque mondiale dans un communiqué. Cela porte à près de 13 milliards de dollars le montant total de l’aide financière d’urgence apportée à l’Ukraine par l’institution.
Les Etats-Unis ont appelé lundi la Russie à cesser toute activité militaire dans et autour des centrales nucléaires en Ukraine dont celle de Zaporijjia, la plus grande d’Europe et tenue par l’armée russe.
«Nous continuons à appeler la Russie à cesser toutes ses opérations militaires dans et autour des centrales nucléaires ukrainiennes et à en redonner le contrôle à l’Ukraine», a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean Pierre, lors d’un point presse à bord d’Air Force One.
«Combattre autour d’une centrale nucléaire est dangereux», a-t-elle dit tout en soulignant que, selon les données recueillies, «heureusement, nous n’avons aucune indication d’une augmentation anormale des niveaux de radioactivité».

La Russie et l’Ukraine s’accusent mutuellement depuis vendredi de bombarder la centrale de Zaporijjia, située dans le sud de l’Ukraine et tombée début mars aux mains des soldats russes, sans qu’aucune source indépendante ne puisse le confirmer.
La Russie a affirmé que la dernière frappe, dans la nuit de samedi à dimanche, avait endommagé une ligne à haute tension fournissant de l’électricité à deux régions ukrainiennes.
Ce bombardement «par les forces armées ukrainiennes» est «potentiellement extrêmement dangereux» et «pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour une vaste zone, y compris pour le territoire européen», a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait jugé samedi «de plus en plus alarmantes» les informations en provenance de Zaporijjia, dont l’un des réacteurs a dû être arrêté.
La journaliste russe Marina Ovsiannikova, célèbre pour avoir interrompu le journal d’une chaîne d’Etat russe avec une affiche contre l’offensive en Ukraine, a été condamnée lundi à une nouvelle amende pour avoir dénoncé le conflit.
Reconnue coupable par un tribunal administratif de Moscou d’avoir «discrédité» l’armée russe, Marina Ovsiannikova devra payer une amende de 40’000 roubles (environ 620 francs au taux de change actuel), a-t-elle indiqué sur son compte Telegram.
Son avocat, Dmitri Zakhvatov, a indiqué à l’AFP que la journaliste avait été condamnée sur la base d’un message qu’elle avait publié sur Facebook.
Elle avait déjà été condamnée fin juillet à payer une amende pour le même motif. Deux condamnations à moins de six mois d’intervalle ouvrent la voie à une affaire au pénal, avec de potentielles conséquences judiciaires beaucoup plus lourdes.

Marina Ovsiannikova, qui continue de critiquer vivement l’offensive en Ukraine malgré les menaces judiciaires, a également partagé le texte de sa défense, tout en ironie, qu’elle a lu devant le juge lundi.
«J’admets que c’est bien (…) l’Amérique et l’Europe qui ont conduit au fait qu’en Russie il n’existe plus de liberté d’expression, de tribunal indépendant ou d’élection libre. Ou que des gens sont emprisonnés pour avoir appelé à la paix», a-t-elle notamment dit.
Marina Ovsiannikova est devenue célèbre mi-mars après avoir surgi, en plein journal, sur le plateau d’une chaîne de télévision pro-Kremlin pour laquelle elle travaillait. Lors de son intervention, elle portait une pancarte dénonçant l’offensive en Ukraine et la «propagande» des médias contrôlés par le pouvoir.
Les images de son geste ont fait le tour du monde. De nombreuses personnes ont salué son courage, dans un contexte de répression de toute voix critique en Russie.
Un tribunal ukrainien a condamné à 10 ans de prison un tankiste russe accusé d’avoir tiré sur un immeuble résidentiel, ont annoncé lundi les services ukrainiens de sécurité (SBU).
Le sergent Mikhaïl Koulikov, fait prisonnier au début de l’invasion russe de l’Ukraine, a été reconnu coupables de «violation des lois et coutumes de la guerre» par un tribunal de Tcherniguiv, dans le nord de l’Ukraine.
Selon le SBU, «il a été établi que le tankiste russe avait franchi le 24 février la frontière de l’Ukraine depuis le Bélarus» puis, avançant en direction de cette capitale régionale durement touchée par les combats, «bombardé des localités».
«Le 26 février, suivant l’ordre de son commandant, il a notamment tiré sur un immeuble résidentiel de 11 étages abritant des civils. Plusieurs appartements ont été détruits», poursuit le SBU, selon qui son char avait été intercepté peu après et le sergent Koulikov capturé.

En mai, la justice ukrainienne avait déjà condamné à la prison à vie un sous-officier russe de 21 ans, Vadim Chichimarine, pour le meurtre d’un civil, une peine abaissée en appel à 15 ans de prison. Il s’agissait du premier militaire russe à être jugé pour crime de guerre depuis le début de l’invasion de l’Ukraine le 24 février.
Deux soldats accusés d’avoir bombardé au lance-missile multiple deux villages dans la région de Kharkiv, dans l’est de l’Ukraine, le premier jour de la guerre ont eux été condamnés à 11 ans de prison et plusieurs autres cas sont actuellement en train d’être jugés.
Un premier navire transportant des céréales exportées par l’Ukraine a accosté lundi à sa destination finale, la Turquie, a annoncé Kiev. L’arrivée d’un autre navire qui devait accoster dimanche au Liban a été retardée.
Le cargo turc Polarnet qui a quitté vendredi le port ukrainien de Tchornomorsk avec 12’000 tonnes de maïs, est arrivé comme prévu à destination après son inspection par le Centre de coordination conjointe (CCC) établi à Istanbul aux termes de l’accord international signé en juillet, a annoncé dans un communiqué le ministère ukrainien de l’Infrastructure.
«Cette première expérience réussie (…) nous permet d’être optimistes quant aux perspectives futures», a commenté le ministre ukrainien Oleksandre Koubrakov, cité dans le communiqué. Il a remercié l’équipage du Polarnet pour avoir été un des premiers à tester ce mécanisme.
Cargaison du Razoni refusée
La Russie et l’Ukraine ont signé le 22 juillet deux accords séparés, validés par la Turquie et l’ONU, qui permettent les exportations de céréales ukrainiennes bloquées par la guerre depuis le 24 février et celles de produits agricoles russes malgré les sanctions occidentales.

Le Razoni, un cargo battant pavillon sierra-léonais qui avait quitté dès lundi 1er août le port ukrainien d’Odessa avec 26’000 tonnes de maïs et qui aurait dû accoster dimanche à Tripoli (Liban) n’est toujours pas arrivé à destination.
Selon l’ambassade ukrainienne au Liban, «l’acheteur final au Liban a refusé d’accepter la cargaison en raison du retard des conditions de livraison (cinq mois)». «L’expéditeur est donc à la recherche d’un autre destinataire. Cela peut être au Liban ou dans un autre pays », a ajouté sur Twitter l’ambassade ukrainienne.
Huit navires au total ont pris la mer depuis la signature de l’accord, ont indiqué lundi matin les autorités ukrainiennes, qui espèrent que trois à cinq navires pourront partir quotidiennement d’ici à deux semaines.
La région ukrainienne de Zaporijjia, en partie occupée par l’armée russe, va voter sur son rattachement à la Russie. Les autorités nommées par Moscou ont officiellement lancé les préparatifs à un référendum en ce sens.
«J’ai signé un ordre pour que la Commission électorale centrale commence à travailler à l’organisation d’un référendum sur le rattachement de la région de Zaporijjia à la Russie», a déclaré lundi Evguéni Balitski, chef de l’administration civile et militaire mise en place dans les territoires de cette région du sud contrôlée par les Russes.
Il a tenu ces propos lors d’un forum d’un mouvement pro-russe local baptisé «Nous sommes ensemble avec la Russie» à Melitopol, selon une vidéo publiée sur le compte officiel de M. Balitski sur Telegram. L’annonce a été ovationnée par plus de 700 participants au forum. A la mi-juillet, M. Balitski avait annoncé vouloir organiser un tel référendum dès le début de l’automne.

Le lancement des préparatifs officiels au référendum intervient alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a averti que les négociations de paix avec la Russie seraient impossibles en cas d’organisation de tels référendums dans les régions ukrainiennes contrôlées par les Russes.
Politique de russification
«Ce ne sont pas nous qui organisons le référendum, ce sont les habitants de ces régions qui ont de tels projets», a rétorqué lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. «Il faut qu’il (Zelensky, ndlr) demande à ses citoyens pourquoi beaucoup d’entre eux ne veulent pas vivre dans son pays», a-t-il estimé.
Dès le début de l’offensive le 24 février contre l’Ukraine, l’armée russe a conquis une large partie de deux régions du sud, celles de Kherson et Zaporijjia. Depuis, les autorités contrôlées par Moscou disent vouloir organiser leur rattachement à la Russie, même si officiellement le Kremlin n’a pas publiquement affiché cet objectif.
Les autorités d’occupation mènent aussi une politique de russification intense, introduisant le rouble, prenant le contrôle des systèmes de protection sociale, d’entreprises, des écoles, et poussant les habitants à prendre des passeports russes.
Le Kremlin a » accusé » lundi les forces de Kiev d’être responsables du bombardement de la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Ukraine et d’Europe. Il a mis en garde contre des «conséquences catastrophiques» pour l’Europe.
La Russie «attend des pays qui ont une influence sur les dirigeants ukrainiens d’user de leur influence pour empêcher que de tels bombardements se poursuivent», a-t-il jouté.
La centrale de Zaporijjia, située dans le sud de l’Ukraine et contrôlée par les forces russes, a été la cible de deux bombardements ces derniers jours qui ont touché certaines de ses installations.

Kiev et Moscou s’accusent mutuellement de ces frappes. Le ministère russe de la Défense a affirmé lundi que la dernière frappe, dans la nuit de samedi à dimanche, avait endommagé une ligne à haute tension fournissant de l’électricité à deux régions ukrainiennes.
Il a aussi fait état d’une «surtension» dans la centrale qui a provoqué une émanation de fumée dans un appareillage de commutation, une installation visant à protéger et contrôler les équipements électriques. «Les pompiers qui sont arrivés sur place ont réussi à éliminer la fumée», a ajouté le ministère russe.
Selon la même source, «la puissance des réacteurs 5 et 6 de la centrale nucléaire a été réduite à 500 MW afin d’empêcher l’interruption des opérations».
Ce n’est pas la première fois que la situation dans la centrale de Zaporijjia suscite des inquiétudes. En mars, lors de leur assaut ayant conduit à la prise de la centrale de Zaporijjia, les militaires russes avaient ouvert le feu sur des bâtiments administratifs du site, suscitant la crainte d’un accident nucléaire majeur.
Et le mois dernier, la Russie avait accusé les forces ukrainiennes d’avoir frappé au drone sur le territoire de cette centrale nucléaire.
Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a souligné lundi que «toute attaque contre des centrales nucléaires est une chose suicidaire».
Les forces ukrainiennes ont de nouveau frappé dans la nuit de dimanche à lundi un important pont de Kherson, ville du sud du pays occupée par les troupes russes, ont annoncé les autorités de Kiev.
«Quelle nuit pour les occupants dans la région de Kherson. Des frappes dans la zone du pont Antonovski», a affirmé sur Facebook un député régional, Serguiï Khlan. Ces frappes ont été confirmées par la porte-parole du commandement sud des forces armées ukrainiennes, Natalia Goumeniouk.
«La conduite de tir que nous avons mise au point depuis plusieurs jours a des résultats. Les impacts sont considérables aussi bien pour le pont Antonovski que Kakhovski», un autre pont, a-t-elle déclaré à la télévision ukrainienne.
Le pont Antonovski, en banlieue de Kherson, est stratégique et vital pour le ravitaillement car il est le seul reliant la ville à la rive sud du Dniepr et au reste de la région de Kherson.

Il avait déjà été visé et partiellement détruit le 27 juillet, forçant l’armée russe à repenser ses chaînes logistiques. Des pontons mobiles auraient notamment été installés.
Kherson, capitale de la région éponyme, est située à quelques kilomètres à peine du front où les forces ukrainiennes annoncent depuis plusieurs semaines une contre-offensive afin de reconquérir ces territoires perdus dans les tous premiers jours de l’offensive russe contre l’Ukraine.
Essentielle pour l’agriculture ukrainienne, la région est aussi stratégique car limitrophe de la péninsule de Crimée, annexée par Moscou en 2014. En l’occupant, la Russie a pu constituer un pont terrestre pour relier la Crimée au territoire russe et aux autres régions ukrainiennes qu’elle occupe.
Les autorités d’occupation prévoient d’ailleurs un référendum d’annexion de Kherson et de la région voisine de Zaporijjia.
Le secrétaire général de l’ONU a qualifié lundi de «suicidaire» toute attaque contre des centrales nucléaires et a appelé à l’arrêt des opérations militaires autour de celle de Zaporijjia, en Ukraine, afin que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) puisse y accéder.

«Toute attaque contre des centrales nucléaires est une chose suicidaire», a dit Antonio Guterres lors d’une conférence de presse à Tokyo. «J’espère que ces attaques prendront fin. En même temps, j’espère que l’AIEA pourra accéder à la centrale» de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, théâtre depuis vendredi de bombardements dont les belligérants russes et ukrainiens se sont mutuellement accusés, a-t-il ajouté.
Depuis une semaine, le secrétaire général de l’ONU ne cesse de s’inquiéter des risques nucléaires sur l’humanité qui n’est qu’à «un malentendu» ou «une erreur de jugement» de l’«anéantissement nucléaire», avait-il mis en garde le 1er août dans un discours à New York.
La plus grande centrale nucléaire d’Europe a été pour la deuxième fois en un peu plus de 24 heures la cible de frappes ce week-end, tandis que quatre nouveaux cargos chargés de céréales ont quitté des ports ukrainiens.
Comme à la suite des précédents bombardements de vendredi sur ces installations situées dans le sud de l’Ukraine et tombées début mars aux mains des soldats russes, les deux belligérants se sont mutuellement accusés dimanche de les avoir attaquées.
Les autorités d’occupation de la ville d’Energodar, où se trouve la centrale de Zaporijjia, ont ainsi affirmé que l’armée ukrainienne avait tiré dans la nuit de samedi à dimanche un engin à sous-munitions avec un «lance-roquettes multiple Ouragan».
Zone de stockage touchée
«Les éclats et le moteur de la roquette sont tombés à 400 mètres d’un réacteur en marche», ont-elles poursuivi, ajoutant que cette frappe avait «endommagé» des bâtiments administratifs et touché «une zone de stockage de combustible nucléaire usagé».
Parallèlement, la compagnie d’Etat ukrainienne Energoatom a annoncé qu’un des employés sur place avait dû être hospitalisé pour des «blessures causées par l’explosion» d’une des roquettes tirées «samedi soir» par les Russes.
«Trois détecteurs de surveillance des radiations autour du site de la centrale ont été endommagés (…). Par conséquent, il est actuellement impossible de détecter» une éventuelle hausse de la radioactivité et donc d’»intervenir en temps utile », a-t-elle ajouté.
«De plus en plus alarmant»
«Le terrorisme nucléaire russe exige une réponse plus forte de la communauté internationale – des sanctions contre l’industrie nucléaire russe et son combustible nucléaire», a réagi le chef de l’Etat ukrainien Volodymyr Zelensky, après avoir évoqué ces derniers événements avec le président du Conseil européen Charles Michel.
L’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) avait quant à elle jugé samedi «de plus en plus alarmantes» les informations en provenance de la centrale de Zaporijjia, dont l’un des réacteurs a dû être arrêté après l’attaque de la veille.
Les autorités ukrainiennes avaient accusé les Russes d’avoir effectué trois frappes vendredi sur ce site. Moscou avait de son côté assuré que des obus ukrainiens l’avaient touché.
«Tout bombardement de ce site est un crime éhonté, un acte de terreur», avait martelé vendredi soir le président Zelensky.Au moment de la prise de la centrale, les militaires russes y avaient ouvert le feu sur des bâtiments, au risque d’un accident nucléaire majeur.
Amnesty international a dit regretter dimanche la «colère» déclenchée par un rapport de l’ONG reprochant aux forces armées ukrainiennes de mettre en danger des civils, maintenant à nouveau ses conclusions qui ont provoqué la colère de Kiev.
La publication du rapport avait en outre entraîné la démission de la responsable d’Amnesty International en Ukraine, Oksana Pokaltchouk, reprochant au rapport publié le 4 août d’avoir sans le vouloir servi «la propagande russe».
Le président Volodymyr Zelensky était allé jusqu’à accuser l’ONG de «tenter d’amnistier l’Etat terroriste» russe, en mettant «la victime et l’agresseur d’une certaine manière sur un pied d’égalité».
«Amnesty international regrette profondément le désarroi et la colère que notre communiqué de presse sur les tactiques de combat dans l’armée ukrainienne a provoqués», a déclaré dimanche l’ONG.
Elle rappelle que sa priorité «dans ce conflit comme dans tout autre, est de veiller à ce que les civils soient protégés». «C’était notre seul objectif lorsque nous avons publié ce dernier rapport de recherche», poursuit Amnesty, «si nous maintenons pleinement nos conclusions, nous regrettons la douleur causée».
Dans son rapport publié au terme d’une enquête de quatre mois, Amnesty a accusé l’armée ukrainienne d’établir des bases militaires dans des écoles et des hôpitaux et de lancer des attaques depuis des zones peuplées, une tactique qui viole selon elle le droit humanitaire international.
«Les lois de la guerre existent en partie pour protéger les civils, et c’est pour cette raison qu’Amnesty International exhorte les gouvernements à les respecter», a poursuivi l’ONG.
«Cela ne signifie pas qu’Amnesty International tient les forces ukrainiennes pour responsables des violations commises par les forces russes, ni que l’armée ukrainienne ne prend pas les précautions nécessaires ailleurs dans le pays», poursuit l’ONG, «rien de ce que nous avons documenté sur les agissements des forces ukrainiennes ne justifie en aucune façon les violations commises par les Russes».
«La Russie est seule responsable des violations qu’elle a commises contre les civils ukrainiens», insiste Amnesty, affirmant que sa priorité «sera toujours de veiller à ce que la vie et les droits fondamentaux des civils soient protégés pendant les conflits».
Quatre navires chargés de céréales ont quitté dimanche les ports ukrainiens d’Odessa et de Tchornomorsk sur la mer Noire, ont annoncé les autorités, précisant qu’ils transportaient environ 170’000 tonnes de marchandises.
«Le deuxième convoi avec des livraisons ukrainiennes vient de partir des ports d’Odessa et de Tchornomorsk: trois navires à partir de Tchornomorsk et un autre à partir d’Odessa», a indiqué le ministère de l’Infrastructure sur Telegram.
Selon lui, les quatre navires en question sont le Mustafa Necati, le Star Helena, le Glory et le Riva Wind avec à leur bord «environ 170’000 tonnes de marchandises liées à l’agriculture». Le Centre de coordination conjointe (CCC) qui supervise les opérations depuis Istanbul avait annoncé samedi que cinq navires seraient au départ des ports ukrainiens dimanche, mais Kiev n’en a annoncé que quatre.

Samedi, un cargo était arrivé au port de Tchernomorsk, pour y charger des céréales pour la première fois depuis l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février.
Le blocage de millions de tonnes de céréales du fait de la guerre en Ukraine, l’un des principaux producteurs mondiaux tout comme la Russie, a provoqué une flambée des prix alimentaires dans les pays les plus pauvres et suscité la crainte d’une crise alimentaire mondiale.
La Russie et l’Ukraine ont signé deux accords séparés, parrainés par la Turquie et les Nations unies, qui permettent l’exportation des céréales ukrainiennes malgré la guerre et de produits agricoles russes malgré les sanctions occidentales. Plusieurs navires ont déjà quitté l’Ukraine cette semaine.
Le pape François a salué dimanche comme «un signe d’espoir» la reprise des exportations maritimes des céréales ukrainiennes, y voyant la preuve qu’un «dialogue est possible» pour mettre fin à la guerre.
«Je désire saluer avec satisfaction le départ de ports d’Ukraine de cargaisons de céréales. Cette étape démontre qu’il est possible de dialoguer et d’atteindre des résultats concrets qui profitent à tous», a déclaré le souverain pontife devant les fidèles réunis sur la place Saint-Pierre à Rome, à la fin de la traditionnelle prière de l’Angelus.
«Cet événement se présente aussi comme un signe d’espoir, et j’espère de tout coeur que suivant cette voie, il sera possible de mettre fin aux combats et d’arriver à une paix juste et durable», a-t-il ajouté.
Samedi, un cargo est arrivé au port ukrainien de Tchernomorsk (sud) sur la mer Noire, pour y charger des céréales pour la première fois depuis l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février. Et plusieurs cargos chargés de céréales devaient prendre la mer dimanche pour transporter 161’000 tonnes de maïs et de produits alimentaires vers la Turquie, la Chine et l’Italie.

Le blocage d’immenses quantités de céréales dans les ports ukrainiens depuis le début du conflit a provoqué une flambée des prix alimentaires dans les pays les plus pauvres et une crise alimentaire mondiale.
Fin juillet, François, qui n’a eu de cesse de condamner les combats tout en maintenant une ouverture diplomatique avec Moscou, répété son «désir» de se rendre en Ukraine, sans plus de précisions sur la date d’une éventuelle visite.
Le pape de 85 ans doit se rendre mi-septembre au Kazakhstan pour participer à un congrès de responsables religieux. Il pourrait y rencontrer le patriarche orthodoxe russe Kirill, proche allié de Vladimir Poutine qui soutient l’offensive de Moscou.
La réélection de l’ancien vice-Premier ministre russe Arkadi Dvorkovitch à la tête de la Fédération internationale des échecs (FIDE) est une «victoire», s’est félicité dimanche le Kremlin, après un scrutin dans le contexte du conflit en Ukraine.
«Evidemment, c’est une très bonne nouvelle et une victoire très significative», a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, cité par l’agence de presse publique TASS.
«C’est très chouette, c’est une organisation importante, avec beaucoup de travail en vue, et nous espérons que Dvorkovitch réussira ce travail», a ajouté M. Peskov. Il a également assuré qu’avec ce scrutin la direction de la FIDE avait «confirmé son efficacité».
Réunies en Inde, un total de 157 fédérations nationales d’échecs sur 179 ont voté en faveur de M. Dvorkovitch. Le Russe faisait face au grand maître ukrainien Andrii Baryshpolets, qui n’a recueilli que 16 voix.

Ce dernier, peu avant le vote, a accusé M. Dvorkovitch d’avoir «d’énormes liens avec le gouvernement russe» et d’avoir une responsabilité dans le conflit en cours en Ukraine. En mars, Arkadi Dvorkovitch avait semblé critiquer l’offensive russe, affirmant que ses «pensées (allaient) aux civils ukrainiens».
Ces commentaires ont suscité des critiques en Russie, et M. Dvorkovitch a ensuite fait marche arrière en déclarant qu’il n’y avait «aucune place pour le nazisme ou la domination de certains pays sur d’autres».
Historiquement, la Russie exerce une importante influence dans le monde des échecs depuis la période soviétique, quand ce jeu était l’un des multiples terrains d’affrontement entre l’Occident et le bloc communiste.
Un fonctionnaire de l’administration d’occupation russe dans la région méridionale ukrainienne de Kherson a succombé à ses blessures après un attentat, ont annoncé les autorités locales nommées par Moscou.
«Vitali Goura, chef-adjoint de l’administration de Nova Kakhovka, en charge des services communaux, est décédé des suites de ses blessures», a indiqué samedi soir une responsable locale, Katerina Goubareva, relayée sur Telegram par cette administration.
Ce cadre avait été grièvement blessé samedi matin après «un attentat» à son domicile et souffrait de multiples blessures par balles, avait indiqué une source anonyme de cette administration, citée par l’agence TASS.

La localité de Nova Kakhovka, sur le Dniepr et sous contrôle russe, est située à environ 80 km à l’est de la ville de Kherson. Ces derniers mois, plusieurs fonctionnaires nommés par les Russes dans les territoires ukrainiens qu’ils ont conquis ont été la cible d’attentats.
Depuis qu’une grande partie de la région de Kherson et qu’une partie de celle de Zaporijjia ont été prises, le Kremlin y mène une politique de russification en vue d’une possible annexion. Moscou y a introduit le rouble et encourage leurs habitants à recevoir des passeports russes.
Parallèlement, l’armée ukrainienne mène depuis plusieurs semaines des contre-offensives sur le front de Kherson. Elle est parvenue à regagner du terrain et à se rapprocher de cette ville de 290’000 habitants, mais ne parvient pas pour l’heure à percer profondément les défenses russes
Cinq cargos chargés de céréales prendront la mer dimanche au départ des ports ukrainiens de Tchernomorsk et Odessa afin de poursuivre l’exportation des céréales, a annoncé samedi soir le Centre de coordination conjointe (CCC) qui supervise les opérations.
Au total, ces bateaux transportent plus de 161’000 tonnes de maïs et de produits alimentaires vers la Turquie, la Chine et l’Italie, selon le CCC qui suivra leur progression jusqu’à Istanbul, où ils seront inspectés au large avant d’emprunter le Bosphore. Avec ces nouveaux départs, les exportations de céréales ukrainiennes trouvent progressivement un rythme régulier.

Parallèlement le centre a autorisé le cargo MV Osprey à appareiller, à vide, pour Tchernomorsk dès qu’il aura été inspecté dimanche, au large d’Istanbul. Le CCC est établi à Istanbul aux termes de l’accord international signé le 22 juillet entre la Russie l’Ukraine, la Turquie et l’Onu. Cet accord libère les exportations de céréales ukrainiennes bloquées par la guerre depuis le 24 février et celles de produits agricoles russes, malgré les sanctions occidentales.
Un cargo est arrivé samedi au port ukrainien de Tchernomorsk (sud) sur la mer Noire, pour y charger des céréales pour la première fois depuis l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février, ont annoncé les autorités ukrainiennes.
«Aujourd’hui, pour la première fois depuis l’invasion russe, le vraquier Fulmar S, battant pavillon de la Barbade, est arrivé au port de Tchernomorsk pour chargement», a déclaré le ministre ukrainien des Infrastructures Oleksandr Kubrakov sur Facebook, remerciant les Nations Unies et la Turquie pour leur aide pour ce «couloir des céréales» en mer Noire «devenu opérationnel à l’entrée et à la sortie des ports ukrainiens».
Le blocage d’immenses quantités de céréales dans les ports ukrainiens depuis l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février a provoqué une flambée des prix alimentaires dans les pays les plus pauvres et une crise alimentaire mondiale.
L’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) a jugé samedi «de plus en plus alarmantes» les informations venant de la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, au lendemain de frappes à proximité dont la Russie et l’Ukraine se rejettent mutuellement la faute.
Le directeur général de l’AIEA Rafael Grossi a estimé que ces attaques démontrent un «vrai risque réel de catastrophe nucléaire pouvant menacer la santé et l’environnement en Ukraine et au-delà», selon un communiqué.
Samedi, la compagnie ukrainienne de l’énergie atomique Energoatom a indiqué que les bombardements avaient «gravement endommagé» une station renfermant de l’azote et de l’oxygène et un «bâtiment auxiliaire». «Il existe toujours des risques de fuite d’hydrogène et de substances radioactives, et le risque d’incendie est également élevé», a-t-elle dit.
Etonam Ahianyo, Sonia Imseng, Arnaud Mittempergher, Auriane Page, Nora Foti, ATS/APPIS
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