Guerre en Ukraine : La Russie a envahi l’Ukraine.
Un ancien député ukrainien pro-Zelensky, Alexeï Kovalev, passé du côté des forces d’occupation russes dans la région de Kherson, a été tué par balles, ont indiqué lundi les enquêteurs russes.
«Le chef adjoint de l’administration militaire et civile de la région de Kherson, en charge des questions agricoles, Alexeï Kovalev, est mort après avoir été blessé par balles», a indiqué le Comité d’enquête russe sur son compte Telegram.
Ces derniers mois, plusieurs fonctionnaires nommés par les Russes dans les territoires ukrainiens qu’ils ont conquis ont été blessés ou tués lors d’attentats. Alexeï Kovalev, 33 ans, avait été élu en 2019 député dans la région de Kherson et avait rejoint le groupe du président Volodymyr Zelensky au Parlement ukrainien.
L’armée russe a affirmé lundi avoir repoussé des «tentatives d’offensive» ukrainiennes dans les régions de Kherson et Mykolaïv, dans le sud de l’Ukraine, tout en assurant avoir infligé «de lourdes pertes» aux forces de Kiev.
«Pendant la journée, sur ordre direct du (président ukrainien) Volodymyr Zelensky, les troupes ukrainiennes ont mené une tentative d’offensive dans trois directions, dans les régions de Mykolaïv et Kherson», a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué.
«Cette nouvelle tentative d’opérations offensives de l’ennemi a lamentablement échoué», a-t-il assuré. Selon le ministère, «les unités de l’armée ukrainienne ont subi de lourdes pertes du fait d’une défense active des troupes russes».
Dans ce communiqué, l’armée russe dit avoir détruit 26 chars, 32 véhicules blindés et deux avions d’assaut Su-25 de l’armée ukrainienne. «L’ennemi a perdu plus de 560 militaires», a assuré le ministère russe de la Défense.
L’AFP n’a pas été en mesure de confirmer ces déclarations de source indépendante. Plus tôt dans la journée, les autorités locales ukrainiennes ont affirmé que les forces de Kiev avaient lancé une contre-offensive dans le Sud, destinée à repousser les troupes russes de l’autre côté du fleuve Dniepr et à reprendre la ville occupée de Kherson.
Les Pays-Bas ont annoncé lundi l’envoi prochain de trois équipes d’enquêteurs supplémentaires en Ukraine pour aider la Cour pénale internationale (CPI) dans son enquête sur des crimes de guerre présumés commis depuis l’invasion russe.
Les missions, prévues pour fin 2022 et pour l’année prochaine, font suite à l’envoi en Ukraine en mai de plusieurs enquêteurs néerlandais dans le cadre du plus grand déploiement de ce type de la CPI de son histoire.
«Nous restons pleinement déterminés à ce que justice soit rendue pour les crimes de guerre en Ukraine», a déclaré sur Twitter le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Wopke Hoekstra.
«C’est pourquoi les Pays-Bas enverront prochainement trois nouvelles équipes médico-légales pour soutenir les Ukrainiens et la Cour pénale internationale dans leur enquête», a poursuivi Wopke Hoekstra.
Les enquêteurs travailleront «sous le drapeau de la CPI», qui siège à La Haye, aux Pays-Bas, ont indiqué les ministères néerlandais des Affaires étrangères, de la Défense et de la Justice dans une lettre conjointe au Parlement.
Les équipes de la police militaire néerlandaise seront déployées «à l’automne 2022 et, si la situation le permet, au printemps 2023 et à nouveau à l’automne 2023», ont-ils précisé.
La CPI a annoncé l’ouverture d’une enquête en Ukraine sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés quelques jours seulement après l’invasion russe du 24 février.
La juridiction a ensuite déployé une équipe de 42 membres en Ukraine en mai, comprenant un nombre important d’experts néerlandais.

La CPI a jusqu’à présent refusé de dire quand elle comptait procéder aux premières poursuites contre des auteurs de crimes en Ukraine.
En juin, les autorités néerlandaises ont déclaré avoir empêché un agent du renseignement militaire russe, qui se faisait passer pour un stagiaire brésilien, d’infiltrer la CPI.
Le secrétaire américain à la Défense accueillera le 8 septembre en Allemagne ses homologues des pays alliés pour organiser le soutien des capacités militaires ukrainiennes face à la Russie, a annoncé lundi le commandement des forces aériennes américaines en Europe.
Lloyd Austin «a de nouveau invité les ministres de la Défense et les hauts responsables militaires du monde entier à discuter de la crise actuelle en Ukraine et de divers problèmes de sécurité auxquels sont confrontés les alliés et partenaires des États-Unis», indique un communiqué de la Défense américaine.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réclamé lundi des sanctions contre le groupe russe Rosatom pour son «chantage aux radiations» à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, occupée par l’armée russe.

«Ce n’est pas normal qu’il n’y ait toujours pas de sanctions contre Rosatom pour ce chantage aux radiations à la centrale nucléaire de Zaporijjia», a déclaré Volodymyr Zelensky lors d’une intervention vidéo dans le cadre d’une conférence sur l’énergie à Stavanger (sud-ouest de la Norvège).
Volodymyr Zelensky, qui s’exprimait par la voix d’un interprète, n’a pas fourni plus de précisions.
Occupée depuis mars par les forces russes, la centrale nucléaire de Zaporijjia (sud), la plus grande d’Europe, a été brièvement déconnectée du réseau électrique ukrainien la semaine dernière avant d’être rebranchée vendredi.

Comptant six réacteurs d’une capacité de 1000 mégawatts chacun, la centrale a été plusieurs fois bombardée ces dernières semaines, Kiev et Moscou se rejetant mutuellement la faute.
Ces bombardements faisant craindre le risque d’un accident majeur, la centrale doit faire l’objet cette semaine d’une mission de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
«Profondément préoccupés» par les risques d’accident nucléaire, les pays du G7 ont demandé lundi la garantie de l’accès au site «en toute liberté» pour le personnel de l’AIEA.
Les forces ukrainiennes ont lancé une contre-offensive dans le sud, destinée à reprendre à repousser les troupes russes de l’autre côté du fleuve Dniepr et à reprendre la ville occupée de Kherson, ont annoncé lundi les autorités locales.
«Aujourd’hui, il y a eu de puissantes attaques d’artillerie sur les positions ennemies (…) sur l’ensemble du territoire de la région occupée de Kherson. C’est l’annonce de ce que nous attendions depuis le printemps: c’est le début de la fin de l’occupation de la région de Kherson», a annoncé à la télévision ukrainienne Serguiï Khlan, député local et conseiller du gouverneur régional.
Il a assuré que les forces ukrainiennes avaient «l’avantage» sur le front sud après plusieurs frappes ces dernières semaines ayant visé des ponts dans la région de Kherson et destinées à gêner la logistique de l’armée russe.

Des médias ukrainiens avaient plus tôt cité la porte-parole du commandement «sud» de l’armée ukrainienne, Natalia Goumeniouk, affirmant que les forces de Kiev attaquaient «dans de nombreuses directions» sur ce front.
Le groupement militaire ukrainien «Kakhovka» a lui assuré sur Facebook observer la retraite d’une unité de combattants séparatistes prorusses de leurs positions dans la région.
Ces affirmations étaient invérifiables de source indépendantes.
Région stratégique
Les troupes russes s’étaient emparées dès le début de l’invasion de l’Ukraine de Kherson, ville de 280’000 habitants située sur le fleuve Dniepr.
Essentielle pour l’agriculture ukrainienne, cette région est aussi stratégique car limitrophe de la péninsule de Crimée, annexée par Moscou en mars 2014.
Depuis plusieurs semaines, les forces ukrainiennes disaient préparer une contre-offensive pour reprendre Kherson, mais n’avaient jusqu’à présent rapporté que la conquête de plusieurs dizaines de villages.
L’UE étudie une suspension totale de son accord de 2007 avec Moscou prévoyant des facilités de délivrance de visas de court séjour pour certaines catégories de ressortissants russes, a indiqué lundi un diplomate européen, soulignant le caractère «symbolique» de la mesure.
Les ministres européens des Affaires étrangères, qui doivent se réunir mardi et mercredi à Prague, pourraient s’entendre pour mettre en oeuvre d’ici octobre cette suspension que réclamait la Finlande, selon la même source, à défaut d’un accord sur des restrictions concernant les visas Schengen accordés à des Russes, sujet de divisions entre les Etats membres.

A la suite du déclenchement du conflit en Ukraine, les Vingt-Sept avaient déjà suspendu l’application de ces facilités pour certaines catégories liées au régime (délégations officielles, détenteurs de passeport diplomatique, chefs d’entreprise…). L’accord passé entre la Russie et l’UE prévoit aussi des procédures allégées pour obtenir des visas de 90 jours maximum pour d’autres catégories (journalistes, sportifs, employés du secteur des transports, visites familiales…).
«Nous ne pouvons pas continuer la politique des visas comme elle a été conduite jusqu’à présent. Je suis convaincu que l’accord de facilitation sera la première étape» d’une politique plus stricte des Européens, a précisé cette source diplomatique, qualifiant cette suspension de «symbolique».
Par la suite, «une interdiction des visas touristiques pourrait être ajoutée au prochain ensemble de sanctions, avec des exceptions pour la société civile, les cas humanitaires et les étudiants», a-t-il estimé, disant attendre un débat «vigoureux» à Prague cette semaine.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé les Occidentaux à fermer complètement leurs frontières aux Russes qui doivent «vivre dans leur propre monde jusqu’à ce qu’ils changent de philosophie».

Une telle interdiction des visas délivrés aux touristes russes pour l’espace Schengen, qui serait une mesure inédite, est notamment réclamée par les Pays baltes, mais l’Allemagne s’y oppose, et la Commission européenne n’y est pas favorable.
Frontalière de la Russie, la Finlande, qui traite quelque 1000 demandes de visas par jour, a décidé de réduire à 10% de ce volume le nombre de visas délivrés aux touristes russes dès le 1er septembre. La République tchèque, les Pays baltes et la Pologne ont également durci leur régime de visas pour les Russes à des degrés divers (arrêt total ou pour les seuls touristes), avec des exceptions (études, raisons familiales, humanitaires, médias d’opposition…).
Les 26 pays de l’espace Schengen (22 Etats de l’UE, plus Norvège, Islande, Suisse et Liechtenstein) ont reçu en 2021 trois millions de demandes de visas de court séjour (90 jours par période de 180 jours) toutes catégories confondues (tourisme, études, voyages d’affaires…), les Russes étant les plus nombreux (536’000).
Olaf Scholz a déclaré lundi souhaiter que l’Allemagne assume une «responsabilité particulière» pour aider l’Ukraine à renforcer ses systèmes d’artillerie et de défense aérienne, promettant que Berlin maintiendrait son soutien à Kiev «aussi longtemps qu’il le faudra».
L’idée du chancelier allemand, développée lors d’un discours à Prague, est que les Occidentaux établissent une «division du travail fiable et à long terme» concernant le soutien militaire à l’Ukraine.
Dans ce cadre, Olaf Scholz a dit pouvoir «s’imaginer que l’Allemagne assume une responsabilité particulière en termes de renforcement des capacités d’artillerie et de défense aérienne de l’Ukraine».
«Notre objectif est de disposer de forces armées ukrainiennes modernes, capables de défendre durablement leur pays», a-t-il insisté, appelant à davantage de «planification et de coordination» entre les alliés.

Le chancelier allemand, qui est régulièrement la cible de critiques sur la timidité supposée des livraisons d’armes de son pays à l’Ukraine, a récemment indiqué que Berlin allait livrer pour environ 500 millions d’euros de nouveaux armements à Kiev, dont des systèmes de défense antiaérienne Iris-T.
«Nous maintiendrons ce soutien, de manière fiable et surtout, aussi longtemps qu’il le faudra», a déclaré M. Scholz, assurant que cela valait aussi pour la reconstruction de l’Ukraine «qui sera un effort de plusieurs générations».
Une conférence d’experts sur la reconstruction de l’Ukraine, à laquelle doit participer notamment la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, se tiendra le 25 octobre à Berlin
Le Kremlin a appelé lundi la communauté internationale à faire «pression» sur les forces ukrainiennes pour réduire la tension autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia, que Moscou et Kiev s’accusent mutuellement de bombarder.
«Tous les pays ont l’obligation de faire pression sur la partie ukrainienne pour qu’elle cesse de mettre en danger le continent européen en bombardant la centrale nucléaire de Zaporijjia et les zones adjacentes», a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.
Ces déclarations interviennent alors que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé lundi qu’une mission était en route pour inspecter cette semaine la centrale de Zaporijjia, contrôlée par les forces russes dans le sud de l’Ukraine.

«Nous attendions cette mission depuis longtemps. Nous considérons qu’elle est nécessaire», a déclaré M. Peskov.
La centrale de Zaporijjia, la plus grande d’Ukraine et d’Europe, est la cible depuis plusieurs semaines de bombardements qui suscitent la crainte d’une catastrophe nucléaire majeure. Moscou et Kiev se rejettent la faute.
M. Peskov a assuré lundi que les forces russes assureraient la sécurité de la mission de l’AIEA dans les zones contrôlées par Moscou, tout en soulignant «les risques qui règnent là-bas et qui sont liés aux bombardements incessants des Ukrainiens».
Des militaires de plusieurs pays étrangers ont commencé à arriver en Russie pour des exercices avec la participation de la Chine, dans un contexte de tensions entre les pays occidentaux, Moscou et Pékin, a annoncé lundi l’armée russe.
Ces manoeuvres, baptisées Vostok-2022, se dérouleront du 1er au 7 septembre dans l’Extrême-Orient russe, en présence de militaires de plusieurs pays frontaliers ou alliés de la Russie, comme le Bélarus, la Syrie, l’Inde, mais surtout la Chine.
Ces exercices s’inscrivent dans un contexte de vives tensions entre d’une part la Russie et les pays occidentaux, à cause du conflit en Ukraine, et d’autre part entre la Chine et les États-Unis, en raison des tensions autour de Taïwan.

Washington s’inquiète régulièrement du rapprochement entre la Chine et la Russie, qui entretiennent des liens étroits en matière de défense, estimant que cela met en danger la sécurité mondiale.
«Des contingents militaires étrangers participant aux exercices Vostok-2022 sont arrivés au terrain d’entraînement Sergueïevsky dans le kraï du Primorié (dans l’Extrême-Orient russe) et ont commencé à se préparer et à recevoir leurs équipements et leurs armes», a déclaré le ministère russe de la Défense.
Au total, «plus de 50’000 militaires, plus de 5000 pièces d’armement et d’équipement militaires, dont 140 aéronefs et 60 navires de guerre et de soutien» seront mobilisés, a-t-il ajouté dans un communiqué. Le ministère russe n’a toutefois pas précisé le nombre de participants par pays.
Les exercices, sous le commandement de l’état-major russe, consisteront en «un entraînement à des actions défensives et offensives» sur terre, dans les airs mais aussi en mer du Japon et en mer d’Okhotsk, a souligné le ministère.
Navires russes et chinois
En mer du Japon, des navires russes et chinois vont notamment s’entraîner à «défendre les communications maritimes» et à «appuyer des forces terrestres» dans les zones côtières, selon la même source.
Mi-août, la Chine avait confirmé l’envoi de troupes en Russie pour participer à ces exercices militaires, affirmant toutefois que sa présence était «sans aucun rapport avec la situation actuelle au niveau régional et international».
La mission que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) entame vers la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia sera «la plus dure de l’histoire» de l’organisation en raison des combats à proximité, a affirmé lundi le chef de la diplomatie ukrainienne. La Russie essaie de légitimiser sa présence sur place.
Le directeur général de l’agence onusienne, Rafael Grossi, a annoncé lundi matin être en route vers la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, cible ces dernières semaines de frappes faisant craindre le risque d’un accident majeur.
«Nous attendons de la mission des déclarations claires sur des faits de violation de tous les protocoles de sûreté nucléaire», a affirmé le ministre des Affaires étrangères Dmytro Kouleba lors d’un déplacement à Stockholm.
Il a répété l’appel de Kiev à ce que l’armée russe quitte le secteur, accusant Moscou de «mettre l’Ukraine et le monde entier en danger d’un accident nucléaire». «La Russie doit partir. Et l’AIEA et d’autres pays doivent les faire partir», a affirmé Dmytro Kouleba.

La mission de l’AIEA doit arriver à la centrale plus tard dans la semaine, selon Rafael Grossi. Les pays du G7, «profondément préoccupés» par les risques d’accident nucléaire dans la centrale ukrainienne de Zaporijjia, ont demandé lundi la garantie de l’accès «en toute liberté» du personnel de l’AIEA à la centrale.
Les pays du G7, «profondément préoccupés» par les risques d’accident nucléaire dans la centrale ukrainienne de Zaporijjia, ont demandé lundi la garantie de l’accès «en toute liberté» du personnel de l’AIEA à cette centrale.
«Nous soulignons que toute tentative de la Russie de déconnecter la centrale du réseau électrique ukrainien serait inacceptable», prévient en outre dans une déclaration le groupe des directeurs du G7 sur la non-prolifération, soulignant que la centrale nucléaire ne devait «pas être utilisée pour des activités militaires ou le stockage de matériel militaire».
Les visiteurs russes, privés de vacances à l’étranger, affluent vers la petite république, l’une des plus belles et plus pauvres régions de Russie. Vivier de volontaires pour la guerre en Ukraine. Lire notre article.

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé lundi matin être en route vers la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, cible ces dernières semaines de frappes.
«Le jour est venu, la mission de l’AIEA vers Zaporijjia est désormais en route. Nous devons protéger la sécurité de l’Ukraine et de la plus grande centrale d’Europe», a écrit Rafael Grossi sur Twitter, précisant que la mission arriverait sur place «plus tard cette semaine».
Sur une photographie accompagnant son message, le chef de l’AIEA pose avec une équipe d’une dizaine de personnes, arborant casquettes et gilets au logo de l’instance onusienne. Rafael Grossi réclamait depuis plusieurs mois de pouvoir se rendre sur les lieux, avertissant du «risque réel de catastrophe nucléaire».
La centrale de Zaporijjia, où sont situés six des quinze réacteurs ukrainiens, a été prise par les troupes russes au début mars, peu après le lancement de l’invasion le 24 février. Elle se trouve près de la ligne de front dans le sud.
Accusations mutuelles
Kiev et Moscou s’accusent mutuellement de procéder à des bombardements à proximité du complexe, près de la ville d’Energodar, sur le fleuve Dniepr, et de mettre ainsi le site en péril. L’opérateur ukrainien Energoatom a mis en garde samedi contre des risques de fuites radioactives et d’incendie après de nouvelles frappes.

Ces dernières semaines, Zaporijjia cristallise les inquiétudes des Occidentaux. L’ONU a appelé à cesser toute activité militaire aux alentours.
Entre jeudi et vendredi, la centrale et ses six réacteurs de 1000 mégawatts chacun ont été «totalement déconnectés» du réseau national à cause de dommages sur les lignes électriques, selon Kiev, avant d’être reconnectés et remis en route.
Les réserves de gaz se remplissent «plus vite que prévu» en Allemagne, malgré les baisses drastiques des livraisons russes, s’est félicité dimanche le gouvernement, qui s’attend à remplir son objectif d’octobre dès septembre.
«Malgré les circonstances difficiles (…) les réservoirs se remplissent plus vite que prévu», a déclaré le ministre de l’Économie et du Climat Robert Habeck, dans un communiqué.

L’objectif de stockage fixé par le gouvernement pour octobre, à 85%, «devrait être atteint dès le début du mois de septembre», a détaillé son ministère. Les réserves de gaz se situent actuellement à 82% de leurs capacité, a-t-il ajouté.
Mi-août, encore, l’Agence des réseaux, le régulateur de l’énergie, se montrait sceptique sur la capacité du pays à atteindre ces objectifs.
Mais «les mesures de précaution» – notamment d’économies d’énergie – prises par Berlin ces dernières semaines, et «l’achat massif de gaz» auprès d’autres fournisseurs, ont permis des «avancées significatives», selon le gouvernement.
L’Allemagne est fortement dépendante du gaz russe et a vu ses livraisons chuter fortement depuis le début de la guerre en Ukraine. Les flux de gaz sont tombés à 20% de la capacité du principal gazoduc Nord Stream, l’Union européenne accusant Moscou d’utiliser l’énergie comme une «arme» dans le conflit.
95 % d’ci le 1er novembre
Face aux risques de pénurie, Berlin a fixé en juillet une série d’objectifs pour que les stocks de gaz atteignent 95% d’ici le 1er novembre, avant le début de l’hiver.
Pour ce faire, le gouvernement a adopté une série de mesures d’économie de la ressource, entre recours accru au charbon, diminution de la consommation des bâtiments publics et incitations aux entreprises.
Berlin a également débloqué une enveloppe exceptionnelle de 1,5 milliard d’euros pour acheter du gaz naturel liquéfié (GNL) afin d’assurer son approvisionnement, auprès du Qatar et des États-Unis, notamment. Une stratégie gagnante: «nous parvenons à remplacer une très grande partie du gaz russe», a déclaré Robert Habeck.
À moyen terme, cinq projets de terminaux GNL, sont prévus pour que le pays importe directement la ressource depuis la mer. Le premier devrait être opérationnel dès cet hiver dans le port de Wilhelmshaven sur la mer du Nord.
Le chancelier autrichien Karl Nehammer a appelé dimanche l’Union européenne (UE) à «découpler le prix de l’électricité de celui du gaz» pour le faire baisser, et affirme que ce sujet est sur la table d’une prochaine réunion d’urgence.
«Le prix de l’électricité doit baisser» et «il ne faut pas laisser chaque jour Poutine» décider à la place des Européens, a indiqué le chef conservateur du gouvernement dans un communiqué.
«Nous devons arrêter cette folie qui sévit actuellement sur les marchés de l’énergie», a ajouté M. Nehammer, affirmant que cela n’était possible que dans un cadre européen et non uniquement national.
Toute l’Europe est frappée par une flambée des prix de l’énergie et le Premier ministre tchèque, Petr Fiala, dont le pays assure la présidence de l’UE, a annoncé vendredi que son pays convoquerait une réunion d’urgence des ministres de l’Énergie.
«Le sujet [du découplage] sera à l’ordre du jour», a assuré le chancelier, qui dit l’avoir évoqué en amont avec son homologue allemand Olaf Scholz et avec M. Fiala.
Après six mois de guerre en Ukraine, les prix de l’énergie en Europe ont vécu une semaine folle avec de nouveaux records vendredi, présageant une explosion du coût de la vie l’hiver prochain.
Plusieurs causes sont à l’origine de cette explosion, à commencer par le tarissement du gaz russe vers les pays d’Europe qui soutiennent l’Ukraine. Or 20% de l’électricité européenne est générée par des centrales thermiques au gaz.
La crise prend de court toute l’Europe, qui comptait sur les plans de relance post-Covid pour amorcer une transition énergétique, afin de sortir des énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre, en développant les renouvelables ou l’hydrogène.
Plus facile à dire qu’à faire: en Allemagne, la crise du gaz russe a contraint le gouvernement à faire le choix d’un recours accru au charbon avant l’hiver. Mais des obstacles freinent le rallumage des centrales.
Depuis plus d’un an, plus aucune fumée ne sort de l’imposante cheminée qui coiffe les cubes en béton composant l’usine de Moorburg, un quartier excentré de la ville de Hambourg.
Cette centrale thermique -l’une des plus modernes du pays- a été précocement fermée à l’été 2021, seulement six ans après sa mise en service, en échange de subventions publiques destinées à réduire le charbon dans le mix énergétique allemand.
Lorsque le gouvernement s’est résolu, face au risque d’une crise énergétique majeure cet hiver, à relancer certaines centrales pour compenser la baisse drastique des livraisons de gaz russe, tous les regards se sont tournés vers les turbines de Moorburg.

Mais l’entreprise Vattenfall, son propriétaire suédois, a rapidement douché les espoirs: «Il n’est pas envisageable que la centrale rouvre», a-t-elle affirmé cette semaine. «On ne redémarre pas comme ça une usine», résume Gudrun Bode, porte-parole de Vattenfall, qui pointe du doigt la «rouille» des installations, après un an d’inactivité.
27 centrales à charbon
La coalition du chancelier social-démocrate Olaf Scholz a autorisé 27 centrales à charbon à reprendre leur production pour une période limitée, jusqu’en mars 2024. Depuis l’annonce, fin juin, de ces redémarrages possibles, seule une centrale a rouvert en pleine capacité: celle de Mehrum, début août, près de Hanovre d’une capacité de 690 MWh.
Le secteur, à l’image de toute l’industrie allemande, manque cruellement de main d’oeuvre. A Moorburg, «la plupart de ceux qui sont partis ont trouvé un emploi ailleurs, ou sont à la retraite», estime Robert Wacker, directeur de la centrale.
«Le besoin de main d’oeuvre représente plusieurs centaines de postes», confirme à l’AFP le groupe énergétique RWE, qui prépare la réouverture de trois blocs de 300 MWh chacun. Début juillet, la centrale de Jänschwalde, à 150 kilomètres de Berlin, disait chercher à recruter cent salariés.
En cours de démantèlement
Certaines centrales ont par ailleurs déjà été partiellement démontées. C’est le cas à Moorburg, qui doit se reconvertir dans le secteur de l’hydrogène, une priorité pour l’avenir énergétique de l’Allemagne.
Dans la salle des turbines, des milliers de petites pièces détachées sont entreposées dans des boîtes. Un rotateur, l’élément permettant à la turbine de tourner, est emballé dans de l’aluminum, prêt à être expédié. Le transformateur, vaste rectangle entreposé devant le bâtiment, permettant d’envoyer l’électricité dans le réseau, ne dispose plus, lui non plus, de toutes ses pièces.
Approvisionnement difficile
L’approvisionnement en charbon est tout aussi délicat. Le faible niveau de l’eau dans les fleuves du pays, soumis à une forte sécheresse, freine considérablement le transport fluvial de marchandises, et notamment de matières premières. Les réseaux de transports routiers et ferroviaires se retrouvent surchargés.
Résultat : la centrale à charbon de l’énergéticien Uniper, Heyden 4, à l’ouest du pays, va redémarrer lundi mais pas à plein régime. Son exploitation sera «limitée en raison de la capacité insuffisante de transport ferroviaire de charbon vers le site», a indiqué le groupe allemand à propos de cette unité, la plus importante des 27 autorisées par le gouvernement.
Le fournisseur d’énergie STEAG prévoit également de sortir deux centrales de sa réserve, fixant le mois de novembre comme date possible de redémarrage. Mais il prévient qu’il sera difficile de se conformer à la règle imposant de disposer de réserves de houille pour 30 jours de fonctionnement à pleine charge «étant donné la situation logistique tendue du transport ferroviaire».
Objectif maintenu
Pour faire face, Berlin vient d’adopter un décret donnant la priorité aux convois ferroviaires livrant du charbon sur les trains de passagers, une mesure inédite.
Ce recours accru au charbon est un désaveu pour la coalition allemande, à laquelle participent les Verts qui détiennent le portefeuille de l’Economie. La part du charbon dans la production d’électricité en Allemagne était de 27,4% en 2021, en baisse constante ces dernières années.
Le chancelier allemand Olaf Scholz assure ne pas renoncer à son objectif d’abandonner cette énergie polluante en 2030, et exclut «une renaissance des énergies fossiles».
La Russie accuse l’Ukraine d’être derrière l’assassinat près de Moscou d’une journaliste russe, fille d’un intellectuel dit proche du président russe Vladimir Poutine. Cette hypothèse est jugée à la fois possible et improbable par les spécialistes occidentaux du renseignement.
Daria Douguina, 29 ans, tuée samedi dans l’explosion d’une voiture piégée, était la fille de l’ultranationaliste Alexandre Douguine, ardent défenseur de l’invasion de l’Ukraine par les forces russes. Kiev a rejeté les accusations russes selon lesquelles une Ukrainienne aurait traqué puis éliminé Douguina avant de fuir en Estonie, tout en revendiquant en être capable.
«Pourrait-on acheminer 400 grammes de TNT en Russie? En théorie, oui. Pourrait-on fabriquer une bombe? Oui», a affirmé à l’AFP un haut responsable des services ukrainiens sous couvert de l’anonymat. Mais «pour quel profit? Personne en Ukraine ne sait vraiment qui est Douguine. Qui pourrait en vouloir à sa fille? La tuer n’a aucun sens».
Réseaux ukrainiens en Russie
Depuis la saisie de la péninsule de Crimée par les Russes en 2014, l’Ukraine a eu le temps de développer des réseaux clandestins chez son voisin. «Je pense depuis le mois de mars qu’il y a une structure ukrainienne installée en Russie, une structure logistique et […] opérationnelle», affirme Gérald Arboit, expert en renseignement au conservatoire national des arts et métiers (CNAM).
Kiev bénéficie aussi de «conseillers américains et britanniques». Mais sur un tel projet, «il a fallu faire une reconnaissance, suivre [la cible, ndlr] et faire venir l’équipe qui va se livrer à l’acte. Une personne seule ne peut pas être à l’origine de la reconnaissance et de la partie opérationnelle», ajoute-t-il, évoquant la possibilité du soutien de groupes d’opposition russes.
Une telle opération est d’autant plus complexe dans un contexte de guerre ouverte. «L’assassinat de Douguina a eu lieu à Moscou, qui serait incroyablement difficile à pénétrer pour les services ukrainiens», estime Colin Clarke, directeur de recherche au Soufan Center, un centre de réflexion basé à New York.
Acte favorable à Poutine
Il juge l’hypothèse improbable, tout en considérant que «les forces spéciales ou les agents de renseignements ukrainiens sont probablement capables d’une telle attaque».

Les experts relèvent aussi que l’assassinat de la fille d’un homme, certes, au soutien du président russe Vladimir Poutine, mais pas forcément très influent, sert la cause de l’homme fort du Kremlin. Il peut en effet provoquer un fort sentiment de rejet, qui nourrirait le cas échéant les justifications d’une mobilisation générale russe.
«Je n’exclus pas que Douguina ait été tuée par les Russes pour développer la guerre en Ukraine de manière non conventionnelle», relève de son côté, sous couvert de l’anonymat, un membre de la communauté française du renseignement.
Un assassinat ciblé, en l’espèce celui d’une jeune femme, serait en outre contre-productif pour l’image du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui table sur son capital de sympathie afin d’obtenir l’aide militaire occidentale dont il a besoin face aux forces de Moscou.
«Manipulation»
«Je ne vois pas la rationalité pour les Ukrainiens d’une telle opération, qui est très compliquée à mettre en place. Et je ne vois pas les Américains et les Britanniques les laisser faire», assure Alexander Grinberg, analyste à l’institut pour la sécurité et la stratégie de Jérusalem (JISS). «Tout cela ressemble à une manipulation du FSB pour fragiliser Kiev. D’autant que Douguine n’a pas d’influence réelle au Kremlin», ajoute-t-il.
Colin Clarke confirme qu’un assassinat symbolique mené par Kiev ne viserait sans doute pas ce type de cible et soupçonne une opération «menée par une autre entité», y compris depuis l’intérieur de la Russie.
Dans tous les cas, les accusations russes manquent de substance, avance Alexandre Papaemmanuel, professeur à l’institut des études politiques à Paris et expert du renseignement. «On peut être surpris par un narratif délivré très rapidement par les services russes. Généralement, pour un assassinat politique, les enquêtes mettent beaucoup plus de temps à aboutir», constate-t-il, en observant une propagande russe et prorusse très active sur le sujet depuis samedi.
Nathan Sales, conseiller du Soufan Group pour le renseignement, s’abstient de débattre du cas précis, mais avoue son «scepticisme» sur la version russe. «Nous savons que le régime de Poutine a par le passé assassiné des citoyens russes au profit de ses agendas politiques domestiques et extérieurs tordus», affirme-t-il à l’AFP.
L’opérateur des centrales nucléaires ukrainiennes Energoatom a annoncé que la centrale de Zaporijjia fonctionnait depuis samedi midi avec des risques de fuites et d’incendie, à la suite de bombardements dont Ukrainiens et Russes s’accusent mutuellement depuis plusieurs semaines.
Les troupes russes ont bombardé le site «à plusieurs reprises au cours de la dernière journée», a affirmé samedi sur Telegram la compagnie nationale ukrainienne. «Conséquence des bombardements périodiques, l’infrastructure de la centrale a été endommagée et il existe des risques de fuite d’hydrogène et de pulvérisation de substances radioactives», a-t-elle dit, en faisant état d’»un risque d’incendie élevé».
Selon l’opérateur, depuis samedi midi (11h en Suisse), la centrale «fonctionne avec le risque de violer les normes de sécurité en matière de radiations et d’incendie».
La Russie a de son côté accusé l’Ukraine d’avoir tiré 17 obus sur l’enceinte de la centrale, la plus grande d’Europe, au cours des dernières 24 heures.
«Quatre sont tombés sur le toit du bâtiment (…) où se trouvent 168 assemblages de combustible nucléaire américain de la firme WestingHouse», a précisé le ministère russe de la Défense dans un communiqué, ajoutant que des obus s’étaient aussi écrasés à 30 mètres d’un dépôt de combustible usagé et près d’un autre contenant du «combustible frais».
Selon l’armée russe, l’armée ukrainienne procède à ces tirs depuis les alentours de la ville de Marhanet, qui fait face à la centrale, sur la rive opposée du fleuve Dniepr toujours contrôlée par Kiev. L’AFP n’a pas pu vérifier ces déclarations de source indépendante.
La centrale de Zaporijjia, où sont situés six des 15 réacteurs ukrainiens, a été prise par les troupes russes début mars, peu après le lancement de l’invasion le 24 février, et se trouve près de la ligne de front dans le Sud.
Kiev et Moscou s’accusent mutuellement de procéder à des bombardements à proximité du complexe, près de la ville d’Energodar, sur le fleuve Dniepr, et de mettre ainsi la centrale en péril.
Des institutions gouvernementales du Monténégro étaient visées par une importante attaque informatique. Le petit pays des Balkans, membre de l’Otan, a demandé de l’aide à ses alliés pour essayer d’en limiter les dégâts, a annoncé le Premier ministre Dritan Abazovic.
Il s’agit de la deuxième cyberattaque, après une première vague ayant frappé des institutions de ce pays de 620’000 habitants dans la foulée d’une motion de censure qui a renversé le 19 août son gouvernement.
Après avoir réuni tard vendredi le Conseil de sécurité nationale pour décider des mesures à prendre, le chef du gouvernement, qui gère les affaires courantes, ne s’est pas exprimé sur les origines de cette attaque, mais son ministre de la Défense a désigné la Russie.

Russie désignée
La Russie a ajouté en mars le Monténégro sur sa liste de «pays ennemis», après son alignement sur des sanctions de l’Union européenne contre Moscou en raison de son invasion de l’Ukraine en février.
«Nous n’avons pas pu faire confirmer, au conseil, par des gens compétents dans ce domaine, si un individu, un groupe ou un État serait derrière (cette attaque), mais nous n’avons pas pu exclure cela non plus», a déclaré Dritan Abazovic en conférence de presse.
Les systèmes informatiques de plusieurs institutions ont été «infectés», dont celui du ministère des Finances, a-t-il ajouté.
«Le Monténégro adressera une demande aux partenaires internationaux pour recevoir une aide d’experts afin de recouvrer éventuellement des données récupérées dans cette attaque et pour prévenir des attaques à l’avenir», a dit le Premier ministre.

«Les comptes des citoyens et des entreprises, tout comme leurs données, ne sont pas menacés», a assuré le ministre de la Fonction publique, Maras Dukaj.
Attaques très sophistiquées
Pour le ministre de la Défense, Rasko Konjevic, il s’agit d’«attaques très sophistiquées qui ne peuvent pas être menées par des individus».
«Qui pourrait avoir une sorte d’intérêt politique pour infliger de tels dégâts au Monténégro? Je trouve qu’il y a suffisamment (d’éléments) de douter sur le fait que la Russie est derrière l’attaque», a déclaré Rasko Konjevic à la télévision nationale.
Plusieurs médias, citant un «briefing informel» pour la presse locale à l’Agence de sécurité nationale (ANB), affirment samedi que l’attaque est dirigée par «plusieurs services russes».
Toutes les infrastructures essentielles en danger
Selon la même source, «toutes les infrastructures essentielles» sont en danger, notamment les systèmes d’électricité et d’approvisionnement en eau. Les centrales électriques ont basculé sur le mode manuel de fonctionnement.
L’ambassade des États-Unis a émis un avertissement aux ressortissants américains dans le pays, précisant que ces cyberattaques «persistantes» pourraient causer des «perturbations dans les secteurs des services publics, des transports, y compris sur des passages frontaliers et dans les aéroports, ainsi que dans le domaine des télécommunications».