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Guerre en Ukraine…

La Russie envahit l’Ukraine. Suivez en direct l’actualité de ce nouveau bras de fer en Europe.

11h54
Un haut responsable du service de sécurité ukrainien retrouvé mort

Le chef d’une antenne régionale du service de sécurité ukrainien (SBU), a été retrouvé mort à son domicile dans le centre de l’Ukraine, a indiqué dimanche le parquet général.

Tard samedi soir, l’épouse d’Oleksandre Nakonetchny a entendu le son d’un tir dans leur appartement à Kropyvnytsky avant de découvrir le corps de son mari atteint par balle dans l’une des pièces, a précisé le parquet sur Telegram.

La police a ouvert une enquête pour établir la cause de son décès, a ajouté le parquet sans faire aucun commentaire sur les thèses examinées par les enquêteurs.

Un élu local Andriï Lavrous a de son côté affirmé sur Telegram que le responsable s’était tué en se tirant une balle dans la tête. M. Nakonetchny dirigeait l’antenne du SBU dans la région de Kirovograd depuis janvier 2021.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait limogé en juillet le chef du SBU Ivan Bakanov en lui reprochant des efforts insuffisants en matière de lutte contre les espions et collaborateurs de Moscou qui a lancé en février son invasion de l’Ukraine.

M. Zelensky avait alors annoncé une «révision des cadres» au sein du SBU, dont plusieurs haut responsables ont été limogés ces derniers mois.

11h46
«La Russie pourrait faire quelque chose de cruel», avertit Zelensky

La Russie pourrait «faire quelque chose de particulièrement dégoûtant» et «cruel» la semaine prochaine en Ukraine, a averti samedi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Le pays fêtera alors son Jour de l’indépendance

«La Russie pourrait s’efforcer de faire quelque chose de particulièrement dégoûtant, particulièrement cruel», a déclaré M. Zelensky dans son adresse traditionnelle.

«Un des objectifs clefs de l’ennemi est de nous humilier», de «semer l’abattement, la peur et des conflits», mais «nous devons être suffisamment forts pour résister à toute provocation» et «faire payer les occupants pour leur terreur», a-t-il ajouté.

L’Ukraine fête le 24 août son indépendance de l’URSS en 1991. Cette année, cette date marquera aussi les six mois de l’invasion russe qui a fait des dizaines de milliers de morts et causé des destructions massives dans ce pays.

Couvre-feu

Dans ce contexte, le gouverneur de la région de Kharkiv (centre-est), a d’ores et déjà annoncé samedi un long couvre-feu prévu du soir du 23 août au matin du 25 août.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

«Ne permettons aucune provocation à l’ennemi. Soyons le plus vigilants possible pendant la fête de notre indépendance», a argué le gouverneur Oleg Synegoubov sur Telegram. Après avoir échoué à prendre Kiev, les Russes ont concentré leurs efforts dans l’Est industriel et le Sud agricole de l’Ukraine.

Le gouverneur pro-Kiev de la région de Donetsk (Est) Pavlo Kyrylenko a fait état dimanche de quatre civils tués et deux autres blessés la veille par des Russes dans ce territoire.

Dans la région de Kharkiv (centre-est), deux civils ont été blessés dans des bombardements russes pendant la nuit, a de son côté indiqué le service d’Etat pour les situations d’urgence.

La région d’Odessa (Sud) a été visée par cinq missiles de croisière russes de type Kalibr lancés depuis la mer Noire, a indiqué le porte-parole de l’administration régionale Serguiï Bratchouk. Deux ont été abattus par la défense anti-aérienne et trois autres ont touché un silo sans faire de victimes, a-t-il ajouté.

«L’ennemi tente de poursuivre son offensive dans la région de Donetsk» et a réussi à occuper une partie de la localité Blagodatné dans la région de Mykolaïv (Sud), a de son côté déclaré l’armée ukrainienne dans son rapport matinal sur Facebook.

Elle a aussi mis en garde contre le risque de frappes russes depuis le Bélarus, allié de Moscou.

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Armée russe défaillante : Des mercenaires dénoncent une «mobilisation déguisée»
Contre l’Ukraine, le Kremlin emploie des mercenaires pour seconder son armée déficiente, et pas seulement ceux du groupe Wagner.
10h08
Russie: la fille d’un idéologue proche du Kremlin tuée dans l’explosion de sa voiture

La fille d’un idéologue russe proche du Kremlin, Alexandre Douguine, a été tuée samedi soir dans l’explosion de sa voiture dans la région de Moscou, a indiqué dimanche le Comité d’enquête russe dans un communiqué.

Daria Douguina, journaliste et politologue, était au volant d’une Toyota Land Cruiser au moment où celle-ci a explosé avant de prendre feu, sur une autoroute près du village de Bolchiïe Viaziomy, à une quarantaine de kilomètres de Moscou, selon le communiqué.

La jeune femme, née en 1992, «a été tuée sur les lieux», précise-t-il. Selon les enquêteurs, un engin explosif a été placé dans le véhicule. Une enquête pour «homicide» a été ouverte, ajoute le Comité, chargé des principales investigations criminelles dans le pays.

Selon des proches de la famille, cités par les agences de presse russes, c’est l’intellectuel et écrivain ultra-nationaliste Alexandre Douguine qui était visé par l’explosion, Daria ayant emprunté la voiture de son père pour ce déplacement.

Photo d'illustration

Promoteur de la doctrine «eurasiste», une sorte d’alliance entre l’Europe et l’Asie sous direction russe, Alexandre Douguine, qui influence une partie de l’extrême droite française, est visé depuis 2014 par les sanctions de l’Union européenne prises dans la foulée de l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie.Ces dernières années, l’Ukraine a interdit plusieurs de ses ouvrages, notamment «Ukraine. Ma guerre. Journal géopolitique» et «Revanche eurasiatique de la Russie». Le dirigeant de la République populaire de Donetsk (DNR), autoproclamée par les séparatistes prorusses dans l’Est de l’Ukraine, Denis Pouchiline a accusé dimanche les forces ukrainiennes d’être derrière l’assassinat de Daria Douguina.

«Les terroristes du régime ukrainien ont tenté de liquider Alexandre Douguine, mais ont fait exploser sa fille», a affirmé M. Pouchiline sur Telegram.

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Guerre en UkraineÀ Kharkiv, les bombes privent les enfants de rentrée scolaire

Les écoles du pays devraient rouvrir début septembre. Mais celles de la deuxième ville d’Ukraine resteront fermées, malgré des mois de préparatifs. Le découragement gagne les professeurs.

Nina Klimenko, la directrice d’un lycée détruit par un missile russe. «En trente-deux ans, j’en avais fait un lieu d’excellence.» Kharkiv, juillet 2022.
Nina Klimenko, la directrice d’un lycée détruit par un missile russe. «En trente-deux ans, j’en avais fait un lieu d’excellence.» Kharkiv, juillet 2022.
08h39
Deux Russes et un Ukrainien arrêtés après avoir blessé deux soldats

Deux Russes et un Ukrainien ont tenté d’entrer par la force dans une usine d’armement en Albanie. Ils ont blessé deux soldats albanais qui leur ont barré la route, a annoncé samedi soir le ministère de la Défense.

L’un des suspects a attaqué les gardes tout en essayant de prendre des photos de l’usine de Gramsh (centre), où sont démantelées des armes non utilisées, selon le communiqué du ministère.

«En tentant d’échapper au contrôle, l’un des ressortissants russes, identifié par les initiales M.Z., 24 ans, a utilisé un spray neuroparalysant sur les deux gardes» surveillant le site, selon la même source. Il a par la suite été arrêté.

Les deux autres, un Russe de 33 ans identifié comme S.T. et un Ukrainien de 25 ans identifié comme F.A., ont également été arrêtés aux abords de l’usine. Les deux soldats albanais ont été emmenés dans un hôpital de Tirana après avoir subi des blessures aux yeux, selon le communiqué.

Le Premier ministre albanais Edi Rama a déclaré que les trois personnes étaient «soupçonnées d’espionnage». La police militaire, ainsi que les services de renseignement et de lutte contre le terrorisme, ont été dépêchés sur place pour enquêter sur l’incident. L’Albanie est membre de l’OTAN depuis 2009.

Hier, 16h46
Douze blessés dans un bombardement russe, selon un nouveau bilan

Douze Ukrainiens, dont trois enfants, ont été blessés samedi dans un bombardement russe dans la ville de Voznesensk, située non loin d’une centrale nucléaire dans la région de Mykolaïv, au sud du pays, selon un nouveau bilan du parquet général ukrainien.

«Selon des informations préliminaires, douze personnes dont trois enfants ont été blessés. Deux enfants sont dans un état grave», a indiqué le parquet sur la messagerie Telegram.

Plus tôt dans la journée, le gouverneur régional Vitaly Kim a fait état, sur le même réseau, de neuf blessés, dont quatre enfants âgés de trois à 17 ans et se trouvant, selon lui, «tous dans un état grave».

Voznesensk se trouve à une vingtaine de kilomètres à vol d’oiseau de la centrale nucléaire ukrainienne de Privdennooukraïnsk, deuxième plus puis puissante en Ukraine, qui compte au total quatre centrales atomiques.

La frappe a touché un immeuble résidentiel et plusieurs maisons à Voznesensk, où vivent une trentaine de milliers de personnes, a précisé sur Facebook le service d’Etat pour les situations d’urgence publiant des images d’un bâtiment éventré.

La région de Mykolaïv qui subit régulièrement de violents bombardements russes, est voisine de celle de Kherson, presque entièrement occupée par les troupes russes depuis le lancement fin février par Moscou d’une attaque sur l’Ukraine.

«Voznesensk. Le pays terroriste appelé la Russie a frappé un immeuble résidentiel», a dénoncé sur Telegram le chef de l’administration présidentielle ukrainienne Andriï Iermak.

«Notre tâche est de faire en sorte que non seulement la génération actuelle des Russes soit tenue responsable mais aussi leurs enfants et petits-enfants. La Russie va tout payer», a-t-il renchéri.

L’armée ukrainienne a par ailleurs indiqué samedi sur Telegram avoir abattu quatre missiles de croisières russes de type Kalibr près de la ville de Dnipro (centre-est) lancés depuis la mer Noire, à l’aide d’un système de défense anti-aérienne S-300.

Le maire exilé de Melitopol, ville de la région de Kherson occupée par les Russes, Ivan Fedorov, a de son côté affirmé dans la matinée sur Telegram que les Ukrainiens avaient bombardé une base militaire russe dans cette ville occupée.

Sur le terrain, l’armée ukrainienne a fait état samedi de tentatives d’offensives russes notamment dans la région de Donetsk, près des localités de Bakhmout, Zaïtsevé et Kodema. «Les combats se poursuivent», a précisé l’état-major des forces armées ukrainiennes, dans un communiqué.

L’Europe a également les yeux rivés sur la centrale ukrainienne de Zaporijjia (sud), la plus grande du continent, et craint une catastrophe majeure alors que la centrale, occupée depuis mars par les troupes russes, est la cible de bombardements, dont s’accusent mutuellement Kiev et Moscou. Vendredi soir, les présidents français et russe ont acté «l’importance d’envoyer dans les plus brefs délais une mission de l’Agence internationale de l’énergie atomique à la centrale nucléaire, qui pourra évaluer la situation sur place», selon le Kremlin.

Hier, 16h26
Guterres appelle à lever les «entraves» à l’exportation des engrais et produits agricoles russes

Les engrais et produits agricoles russes doivent pouvoir accéder aux marchés mondiaux «sans entrave», au risque d’une crise alimentaire mondiale dès l’an prochain, a affirmé samedi à Istanbul le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

«Il est important que les gouvernements et le secteur privé coopèrent pour les faire parvenir sur le marché», a-t-il déclaré depuis le Centre de coordination conjointe (CCC), qui supervise l’application de l’accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes signé en juillet par Kiev et Moscou sous l’égide de l’ONU et de la Turquie.

Cet accord garantit également à la Russie de pouvoir exporter ses produits agricoles et ses engrais malgré les sanctions occidentales.

Antonio Guterres à Odessa, en Ukraine, le 19 août 2022.
Antonio Guterres à Odessa, en Ukraine, le 19 août 2022.

«Ce que nous voyons ici à Istanbul et à Odessa (le transport des céréales ukrainiennes, NDLR) n’est que la partie la plus visible de la solution. L’autre partie de cet accord global est l’accès sans entrave aux marchés mondiaux des produits alimentaires et des engrais russes, qui ne sont pas soumis aux sanctions», a affirmé M. Guterres, soulignant qu’en dépit de cela les exportations d’engrais et de produits agricoles russes se heurtaient encore à des «obstacles».

«Sans engrais en 2022, il n’y aura peut-être pas assez de nourriture en 2023. Faire sortir plus de nourriture et d’engrais d’Ukraine et de Russie est essentiel pour apaiser les marchés (…) et faire baisser les prix pour les consommateurs», a-t-il dit encore.

Antonio Guterres s’est rendu cette semaine en Ukraine, où il a rencontré jeudi à Lviv (ouest) les présidents ukrainien et turc Volodymyr Zelensky et Recep Tayyip Erdogan, avant de se rendre à Odessa (sud) vendredi.

Il s’est rendu plus tôt samedi aux abords du premier navire humanitaire affrété par l’ONU pour transporter des céréales ukrainiennes, sur les rives sud d’Istanbul en mer de Marmara.

Le Brave Commander, qui a pour destination finale Djibouti, avait quitté mardi le port ukrainien de Pivdenny avec 23’000 tonnes de blé, avant de franchir le Bosphore mercredi soir.

«Intensifier» les exportations de céréales

Le secrétaire général de l’ONU a promis jeudi que son organisation allait s’efforcer «d’intensifier» les exportations de céréales ukrainiennes avant l’arrivée de l’hiver, celles-ci étant cruciales pour l’approvisionnement alimentaire de nombreux pays d’Afrique.

En vertu de l’accord signé en juillet, 650’000 tonnes de céréales et de produits agricoles ukrainiens ont quitté les ports ukrainiens d’Odessa, Tchornomorsk et Pivdenny depuis le 1er août.

Les navires doivent emprunter un couloir sécurisé pour circuler en mer Noire puis être inspectés par le Centre de coordination conjointe (CCC) avant d’être autorisés à franchir le détroit du Bosphore.

Les exportations de céréales d’Ukraine, un des principaux producteurs et exportateurs au monde, ont été bloquées pendant plusieurs mois en raison de l’invasion russe, faisant craindre une crise alimentaire mondiale.

Hier, 15h39
Neuf blessés, dont quatre enfants, dans un bombardement russe

Neuf Ukrainiens dont quatre enfants ont été blessés samedi dans un bombardement russe dans la ville de Voznesensk, située non loin d’une centrale nucléaire dans la région de Mykolaïv, a indiqué le gouverneur régional Vitaly Kim.

Âgés de trois à 17 ans, «les enfants sont tous dans un état grave», a écrit Vitaly Kim sur Telegram. Et de préciser qu’une fille a perdu un oeil dans cette attaque.

Voznesensk se trouve à une vingtaine de kilomètres à vol d’oiseau de la centrale nucléaire ukrainienne de Privdennooukraïnsk et à quelque 70 kilomètres de Mykolaïv. La frappe a touché un immeuble résidentiel et plusieurs maisons à Voznesensk, qui compte une trentaine de milliers d’habitants, a précise sur Facebook le service d’État pour les situations d’urgence publiant des images d’un bâtiment éventré.

La frappe a touché un immeuble résidentiel et plusieurs maisons à Voznesensk.
La frappe a touché un immeuble résidentiel et plusieurs maisons à Voznesensk.

La région de Mykolaïv qui subit régulièrement de violents bombardements russes est voisine de celle de Kherson, presque entièrement occupée par les troupes russes depuis le lancement fin février par Moscou de son attaque de l’Ukraine.

«La Russie va tout payer»

«Voznesensk. Le pays terroriste appelé la Russie a frappé un immeuble résidentiel», a dénoncé sur Telegram le chef de l’administration présidentielle ukrainienne Andriï Iermak. «Notre tâche est de faire en sorte que non seulement la génération actuelle des Russes soit tenue responsable mais aussi leurs enfants et petits-enfants. La Russie va tout payer», a-t-il renchéri.

L’armée ukrainienne a par ailleurs indiqué dans la matinée sur Telegram avoir abattu quatre missiles de croisière russes de type Kalibr près de la ville de Dnipro (centre-est) lancés depuis la mer Noire, à l’aide d’un système de défense anti-aérienne S-300.

Le maire exilé de Melitopol, ville de la région de Kherson occupée par les Russes, Ivan Fedorov, a de son côté affirmé dans la matinée sur Telegram que les Ukrainiens avaient bombardé une base militaire russe dans cette ville occupée.

Sur le terrain, l’armée ukrainienne a fait état de tentatives d’offensives russes notamment dans la région de Donetsk, près des localités de Bakhmout, Zaïtsevé et Kodema. «Les combats se poursuivent», a précisé dans la matinée l’état-major des forces armées ukrainiennes dans un communiqué.

Hier, 10h39
Crimée: attaque au drone contre un état-major de la Flotte russe

Une attaque au drone a visé samedi l’état-major de la Flotte russe de la mer Noire à Sébastopol. Elle n’a pas fait de blessés, a indiqué le gouverneur de cette ville de la péninsule annexée de Crimée, Mikhaïl Razvojaïev.

«Le drone a été abattu juste au-dessus de l’état-major de la Flotte, il est tombé sur le toit et a pris feu», a écrit Mikhaïl Razvojaïev sur Telegram.

L’incident «n’a pas fait de graves dégâts», ni de blessés, a-t-il précisé en rejetant la responsabilité de l’attaque sur les forces ukrainiennes. Il s’agit de la deuxième attaque au drone contre l’état-major de la Flotte russe de la mer Noire à Sébastopol en moins d’un mois.

Le 31 juillet, un drone s’était posé dans la cour de l’état-major de la Flotte, faisant cinq blessés parmi ses employés et provoquant l’annulation de toutes les festivités prévues à l’occasion de la Journée de la Flotte russe célébrée ce jour-là.

Accusée par la Russie d’être derrière cette attaque, l’Ukraine avait alors démenti son implication, en qualifiant ces accusations de «provocation».

Explosions et attaques

Cette nouvelle attaque intervient alors que des explosions et des attaques visant des infrastructures militaires russes se multiplient en Crimée. Jeudi soir, les forces russes ont ainsi abattu un drone près d’un aérodrome militaire de Sébastopol.

Mardi, des explosions se sont produites sur une base militaire et un dépôt de munitions situés en Crimée, la Russie les qualifiant d’acte de «sabotage».

Début août, l’explosion de munitions destinées à l’aviation militaire près de l’aérodrome militaire de Saki, en Crimée, a fait un mort et plusieurs blessés.

Par ailleurs, le système de défense anti-aérienne a été activé samedi à Evpatoria, dans l’Ouest de la Crimée, selon le gouverneur de la péninsule, Sergueï Aksionov. L’incident «n’a fait ni dégâts, ni blessés», a-t-il assuré sur Telegram.

Dans les tous premiers jours de son offensive contre l’Ukraine, la Russie a conquis une partie du Sud ukrainien, notamment la région de Kherson, située non loin de la Crimée annexée en 2014.

Ces dernières semaines, les forces ukrainiennes sont repassées à l’offensive dans le Sud pour reprendre ces territoires perdus et ont connu certains succès.

19.08.2022, 22h47
Huit maires de villes européennes en déplacement à Kiev

Les maires des villes de Marseille, Lyon, Athènes, Florence, Helsinki, Oslo, Riga et Tirana se sont rendus vendredi à Kiev et ont ratifié un protocole d’accord «en présence» de Volodymyr Zelensky «pour une reconstruction durable des villes ukrainiennes», selon un communiqué.

Dans ce communiqué de la ville de Marseille (sud-est de la France), son maire Benoît Payan explique que ce texte «entend mettre sur pied des actions conjointes et réaffirme l’ambition de permettre, dès le rétablissement de la paix, une réhabilitation rapide, écologique» et «respectueuse de l’État de droit, ainsi que des droits civiques et sociaux des populations». Benoît Payan a participé aux côtés des autres maires à la délégation du réseau Eurocities, «qui a permis l’élaboration de cet accord».

19.08.2022, 21h46
Emmanuel Macron dénonce «l’attaque brutale» de Vladimir Poutine

Emmanuel Macron a dénoncé vendredi «l’attaque brutale» de la Russie en Ukraine et appelé les Français à «accepter de payer le prix de la liberté» face aux conséquences en Europe.

«Je pense à notre peuple auquel il faudra de la force d’âme pour regarder en face le temps qui vient, résister aux incertitudes, parfois à la facilité et à l’adversité et, unis, accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs», a lancé le chef de l’Etat lors d’une cérémonie pour le 78e anniversaire de la libération de Bormes-les-Mimosas (Var).

19.08.2022, 19h52
Le Pentagone annonce une nouvelle aide militaire à l’Ukraine

Le Pentagone a annoncé vendredi une nouvelle tranche d’aide militaire à l’Ukraine, pour un montant de 775 millions de dollars, qui comprend notamment des missiles supplémentaires pour les systèmes américains d’artillerie de précision Himars.

Cette nouvelle tranche d’aide prévoit aussi l’envoi de systèmes de canons mobiles et des obus de 105 mm compatibles avec des armements fournis par le Royaume-Uni, a indiqué à la presse une haute responsable du ministère américain de la Défense.

Douze lance-roquettes Himars – de leur vrai nom M142 High Mobility Artillery Rocket System – avait déjà été livrés en Ukraine par les États-Unis.
Douze lance-roquettes Himars – de leur vrai nom M142 High Mobility Artillery Rocket System – avait déjà été livrés en Ukraine par les États-Unis.

Washington va aussi fournir à Kiev 15 drones de reconnaissance Scan Eagle, qui ont un rayon d’action de plus de 100 km et permettent des observations sur le champ de bataille même en cas de mauvaises conditions météo, ainsi que 1000 nouveaux missiles antichars Javelin.

La nouvelle tranche d’aide militaire, la 19e depuis août 2021, comprend aussi pour la première fois des véhicules blindés anti-mines MaxxPro, destinés au transport de troupes en terrain miné.

Elle comprend également des missiles air-sol antiradar Harm que les Ukrainiens sont parvenus à adapter à leurs bombardiers Mig de fabrication russe, a révélé la haute responsable américaine, qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat.

«Nous n’avons pas constaté de reprise de territoire» par les forces ukrainiennes, a-t-elle reconnu. «Mais nous constatons un affaiblissement net des positions russes à plusieurs endroits».

Alors que les Etats-Unis ont toujours jusque-là assuré ne fournir que des armes «défensives», la responsable du Pentagone a laissé entendre que l’objectif était désormais d’aider les forces ukrainiennes dans la contre-offensive qu’ils préparent pour reprendre notamment la ville stratégique de Kherson, dans le sud du pays.

«L’équipement anti-mine est un bon exemple des besoins des Ukrainiens pour faire avancer leurs troupes et reprendre du territoire», a-t-elle noté.

19.08.2022, 18h27
Le Pentagone note un «manque total de progrès» des forces russes en Ukraine

Les forces russes démontrent un «manque total de progrès sur le champ de bataille» en Ukraine, a estimé vendredi une haute responsable du Pentagone, citant notamment l’utilisation par les forces ukrainiennes des missiles américains Himars.

«Nous n’avons pas constaté de reprise de territoire» par les forces ukrainiennes, a reconnu cette responsable ayant requis l’anonymat. «Mais nous constatons un affaiblissement net des positions russes à plusieurs endroits».

19.08.2022, 18h17
Nord Stream: les livraisons de gaz suspendues du 31 août au 2 septembre

Les livraisons de gaz russe à l’Europe par le gazoduc Nord Stream 1 seront interrompues pendant trois jours, du 31 août au 2 septembre, pour des raisons de «maintenance», a annoncé vendredi le géant gazier russe Gazprom.

«Le 31 août 2022, la seule unité de compression de gaz Trent 60 sera arrêtée pendant trois jours pour une maintenance» à laquelle participeront des techniciens de Siemens, a déclaré Gazprom dans un communiqué.

Par conséquent, «le transport du gaz par le gazoduc Nord Stream sera suspendue pendant trois jours», a-t-il poursuivi, affirmant qu’une maintenance des équipements était «nécessaire toutes les 1000 heures» de fonctionnement.

«A l’issue de ces travaux et en l’absence de dysfonctionnements techniques, les livraisons de gaz seront rétablies à un niveau de 33 millions de m3 de gaz par jour», a indiqué Gazprom.

L’annonce de cette décision risque de raviver les craintes de pénurie en Europe, où Moscou est accusé de chantage énergétique.

Depuis que les pays occidentaux ont imposé des sanctions à Moscou après le lancement de son offensive contre l’Ukraine, la Russie a plusieurs fois réduit ses livraisons de gaz à l’Europe, qui en est fortement dépendante.

La Russie représentait jusqu’à l’an dernier quelque 40% des importations gazières de l’UE.

Ces dernières semaines, la Russie a justifié ces coupes par la non-restitution d’une turbine Siemens réparée au Canada que Moscou présente comme essentielle au bon fonctionnement du gazoduc Nord Stream 1.

Les pays européens accusent Moscou de retarder le retour de cette turbine pour pouvoir prétexter une réduction de ses livraisons et ainsi faire pression sur eux.

Un arrêt des livraisons lors d’une maintenance de 10 jours en juillet avait suscité l’inquiétude des pays européens, qui s’efforcent depuis des mois de diversifier leurs approvisionnements.

19.08.2022, 17h56
Centrale de Zaporijjia: Poutine accepte la venue de la mission de l’AIEA

Vladimir Poutine a accepté qu’une mission de l’AIEA à la centrale nucléaire de Zaporijjia, sous contrôle russe dans le sud de l’Ukraine et cible de bombardements récurrents, passe par l’Ukraine et non la Russie, a annoncé l’Elysée vendredi.

Le président Poutine a accepté de «revoir l’exigence» initiale de Moscou qu’une telle mission passe par la Russie, a indiqué la présidence française à l’issue d’un entretien téléphonique d’Emmanuel Macron avec le président russe, leur premier depuis le 28 mai.

«Il a accepté qu’elle (s’y) rende dans le respect de la souveraineté ukrainienne et donc en passant par l’Ukraine sous contrôle gouvernemental», a ajouté l’Elysée, en soulignant que c’était une exigence de Kiev comme de Paris.

«C’est tout à fait nécessaire, légitime, indispensable pour des raisons de souveraineté ukrainienne», a martelé la présidence française. «Il est hors de question qu’à travers le fait accompli de l’occupation russe d’un certain nombre de territoires ukrainiens (…) la communauté internationale ou l’AIEA apportent la moindre forme de légitimité à cette occupation en passant par la Russie», a insisté un conseiller du président Macron.

Les présidents russe et français ont appelé, à l’issue de cet entretien, à organiser «dans les plus brefs délais» une inspection de la centrale de Zaporijjia par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) afin d’évaluer la situation sur place.

Occupée depuis début mars, cette centrale est la cible depuis fin juillet de bombardements dont Moscou et Kiev s’accusent mutuellement.

L’envoi d’experts de l’AIEA va nécessiter aussi un «cessez-le-feu», «au moins le temps de la mission», a relevé l’Elysée. «Il n’est pas simple de négocier un cessez-le-feu proprement dit mais il faut absolument s’assurer que la mission de l’AIEA pourra se dérouler dans des conditions de sécurité physique satisfaisantes», a relevé le conseiller présidentiel.

19.08.2022, 14h44
Le prix du gaz européen continue de s’envoler

Le prix européen du gaz poursuivait sa hausse inexorable vendredi, dopé par la difficulté de l’Union européenne à amasser des réserves suffisantes pour pouvoir se passer des exportations russes pendant l’hiver sans créer de pénurie.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du gaz naturel en Europe, s’échangeait pour 249,00 euros (239,54 francs) le mégawattheure (MWh) vers 11H50 GMT (13H50 HEC), un niveau qui n’a plus été observé en séance depuis les premières journées extrêmement volatiles de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Jeudi, il a même fini à un plus haut historique en clôture à 241 euros le mégawattheure. C’est encore loin toutefois du sommet historique en séance atteint le 7 mars à 345 euros.

Le régulateur allemand de l’énergie a signalé jeudi que le pays risque de manquer son objectif de remplissage de ses réservoirs fixé par le gouvernement d’Olaf Scholz.

Le chef du régulateur Klaus Müller a averti que des pénuries étaient à attendre dans certaines régions durant l’hiver et qu’il ne s’agissait «pas d’un hiver mais d’au moins deux, et le deuxième hiver pourrait être encore plus difficile».

L’Europe tente dans la douleur de se sevrer du gaz russe, dont l’Allemagne est particulièrement dépendante, et que Moscou utilise comme un moyen de pression dans le cadre de son invasion de l’Ukraine.

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L’électricité suit pour sa part mécaniquement l’évolution des cours du gaz, car le marché est calé sur le coût des centrales à gaz (et à charbon) appelées à la rescousse pour assurer l’équilibre du système.Les prix ont été tirés «par de faibles niveaux de vent (pour l’éolien) ainsi que des coûts élevés pour l’électricité au charbon et au gaz», ont souligné les analystes de Rystad Energy.

Dans le même temps, un été particulièrement chaud a limité la production d’électricité: la canicule affecte les systèmes de refroidissement des centrales nucléaires et la sécheresse empêche les barges d’apporter le charbon jusqu’aux centrales allemandes.

Or, la vague de chaleur stimule la consommation d’électricité pour la climatisation et la ventilation, limitant la baisse habituelle des mois estivaux.

L’électricité pour livraison l’année prochaine en Allemagne a dépassé pour la première fois les 500 euros le MWh ces derniers jours, contre un peu plus de 300 euros début juillet.

«Ceci pourrait être la plus grande crise énergétique de l’Europe depuis au moins une génération», prévient John Plassard, analyste chez Mirabaud.

19.08.2022, 14h16
Antonio Gutarres demande à Moscou de ne pas couper la centrale de Zaporijjia

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a demandé vendredi à la Russie de ne pas couper la centrale nucléaire de Zaporijjia, qu’elle contrôle, du réseau ukrainien, au moment où Kiev et Moscou s’accusent mutuellement de dangereux bombardements du site.

«Bien évidemment, l’électricité de Zaporijjia est une électricité ukrainienne (…) ce principe doit être pleinement respecté», a déclaré M. Guterres lors d’une conférence de presse en marge d’une visite dans le port d’Odessa.

Cette photo prise et publiée par le service de presse de la présidence ukrainienne montre le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à droite) accueillant le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres (à gauche) avant leurs entretiens à Lviv, le 18 août 2022.
Cette photo prise et publiée par le service de presse de la présidence ukrainienne montre le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à droite) accueillant le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres (à gauche) avant leurs entretiens à Lviv, le 18 août 2022.

L’opérateur des centrales ukrainiennes Energoatom a dit craindre vendredi que la Russie ne coupe la centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe et qu’elle contrôle depuis mars, du réseau électrique ukrainien.

«Il y a des informations selon lesquelles les occupants russes prévoient d’arrêter le fonctionnement des réacteurs et de les couper des lignes d’approvisionement du système d’énergie ukrainien», a indiqué Energoatom sur Telegram.

Selon l’opérateur ukrainien, les militaires russes sont en train de chercher des approvisionnements pour des générateurs au diesel qui seraient activés après l’arrêt des réacteurs et ont limité l’accès du personnel au site.

Moscou et Kiev se sont accusés mutuellement ces dernières semaines de bombardements qui ont ciblé cette centrale nucléaire située dans le sud de l’Ukraine, faisant resurgir le spectre d’une catastrophe majeure en Europe.

M. Guterres avait estimé jeudi que «tout dégât potentiel à Zaporijjia serait un suicide» et appelé à démilitariser le territoire de la centrale.

19.08.2022, 12h31
La justice suisse saisie après l’attaque d’un photojournaliste genevois en Ukraine

Une ONG ukrainienne veut que la Suisse ouvre une enquête sur l’attaque dont a été victime un photojournaliste genevois en Ukraine. L’organisation Truth Hounds («chasseurs de vérité») a déposé dans ce sens, mercredi 17 août, une plainte pénale auprès du Ministère public de la Confédération (MPC), indique la RTS.

Selon le média public, le MPC doit se prononcer sur l’ouverture ou non d’une enquête.

Pour rappel, les faits remontent au mois de mars dernier. Sur une route au sud de l’Ukraine, le cinquantenaire au volant de son 4×4 a essuyé des tirs attribués aux forces russes, bien que son véhicule affiche à plusieurs endroits «presse».

Le photojournaliste s’en est sorti avec des blessures au bras et à la tête mais l’ONG ukrainienne a jugé utile de porter plainte en Suisse. Selon Truth Hounds, citée par RTS, l’action intentée auprès de la justice helvétique se justifie par le fait que le procureur général ukrainien est débordé par plus de 30’000 cas nécessitant une enquête.

Les balles ont traversé le pare-brise du véhicule couvert d’inscriptions «Press».
Les balles ont traversé le pare-brise du véhicule couvert d’inscriptions «Press».

Pour mener l’action en Suisse, les juristes ukrainiens, chargés par Truth Hounds, sont aidés par le cabinet d’avocats Civitas Maxima basé à Genève. Ils fondent leur action sur le principe de la personnalité passive.

L’ONG ukrainienne affirme avoir «identifié l’unité militaire qui a probablement participé à cet incident et fait feu sur le véhicule du photojournaliste».

19.08.2022, 09h07
Poutine et Xi seront présents au prochain sommet du G20

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue chinois Xi Jinping assisteront à un sommet du G20 en novembre, a affirmé le dirigeant de l’Indonésie – qui préside actuellement ce forum des grandes économies mondiales – dans une interview publiée vendredi.

La présence des deux chefs d’Etat lors du sommet coïnciderait avec celle du président américain Joe Biden, alors que les relations de Washington avec Moscou et Pékin sont au plus bas, en raison de la guerre en Ukraine et des tensions autour de Taïwan.

Il n’était pas certain que M. Poutine et M. Xi se rendraient sur l’île indonésienne de Bali pour prendre part aux discussions. Moscou se trouve isolé depuis son invasion de l’Ukraine, tandis que le dirigeant chinois restreint ses voyages à l’étranger en raison du Covid-19.

Mais le président indonésien Joko Widodo a indiqué dans une interview à Bloomberg que les deux dirigeants assisteraient en personne au sommet. «Xi Jinping viendra. Le président Poutine m’a aussi dit qu’il viendrait», a affirmé M. Widodo, selon l’article.

Des responsables au Kremlin ont expliqué en juin que M. Poutine avait accepté l’invitation de M. Widodo, sous réserve que la situation sanitaire liée à la pandémie lui permette d’y assister en personne.

Jakarta a été soumise à des pressions occidentales pour exclure Vladimir Poutine du sommet après avoir annoncé en avril qu’il était invité. Jakarta a conservé une attitude de neutralité concernant l’Ukraine. Joko Widodo s’est rendu à la fois à Kiev et à Moscou au début de l’année.

Des responsables indonésiens ont affirmé que les déclarations de M. Widodo semblaient confirmer la présence des deux chefs d’Etat. Le porte-parole du ministère indonésien des Affaires étrangères Teuku Faizasyah a expliqué à l’AFP que la Russie et la Chine «avaient reçu l’invitation et dit qu’ils assisteraient» au sommet. C’est «quelque chose que nous espérons vivement», a-t-il ajouté.

Le chef de cabinet de M. Widodo n’a pas souhaité commenter les propos du président indonésien et son secrétaire d’Etat n’a pas répondu à une sollicitation de l’AFP. L’Indonésie a également invité le président ukrainien Volodymyr Zelensky au sommet. Le dirigeant ukrainien, dont le pays n’est pas membre du G20, a indiqué qu’il y assisterait, du moins virtuellement.

19.08.2022, 07h18
Interdire les touristes russes: les Européens en ordre dispersé

Kiev appelle les Européens à bannir les touristes russes pour punir Moscou de la guerre en Ukraine, mais cette mesure est loin de faire consensus et contredirait la ligne suivie jusqu’à présent par les Vingt-Sept en matière de sanctions.

Elle sera discutée lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE fin août à Prague.

«Les touristes russes en Russie!»

«Les Russes soutiennent massivement la guerre, applaudissent les frappes de missiles sur les villes ukrainiennes et les meurtres d’Ukrainiens. Laissons donc les touristes russes profiter de la Russie», a déclaré le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba.

Le président Volodymyr Zelensky a réclamé aux Occidentaux la fermeture de leurs frontières aux Russes qui doivent «vivre dans leur propre monde jusqu’à ce qu’ils changent de philosophie», dans un entretien le 8 août au Washington Post. Un appel jugé «irrationnel» par le Kremlin.

«Finlandais et Baltes offensifs»

Plusieurs pays ont pris les devants mais souhaitent une position unifiée de l’UE. Frontalière de la Russie, la Finlande, qui traite quelque 1.000 demandes de visas par jour, a décidé de réduire à 10% le nombre de visas délivrés aux touristes russes à compter du 1er septembre.

Depuis la fermeture de l’espace aérien européen en réaction à la guerre, les Russes sont de plus en plus nombreux à se rendre dans ce pays pour transiter vers d’autres Etats de l’UE grâce à des visas Schengen de court séjour (90 jours par période de 180 jours).

Pour la Première ministre finlandaise, Sanna Marin, il «n’est pas juste que les citoyens russes puissent entrer en Europe, dans l’espace Schengen, faire du tourisme (…) pendant que la Russie tue des gens en Ukraine».

Cette mesure qui serait inédite «a peu de chance d’être adoptée par l’UE mais elle devrait séduire une bonne partie des opinions publiques, au-delà des pays historiquement méfiants envers la Russie», estime Cyrille Bret, de l’institut Jacques-Delors.

«Visas Schengen en question»

Les 26 pays de l’espace de libre circulation Schengen (22 Etats de l’UE, plus Norvège, Islande, Suède et Liechtenstein) ont reçu 3 millions de demandes de visas en 2021, les Russes étant les plus nombreux (536.000 demandes avec environ 3% de refus).

Les refus, susceptibles de recours, doivent être motivés (menace pour la sécurité, l’ordre public ou les relations internationales de l’un des Etats).

L’Estonie a déploré ne pas pouvoir interdire l’entrée «aux personnes munies d’un visa d’un autre pays de l’espace Schengen». «Visiter l’Europe est un privilège, pas un droit humain», a lancé sa Première ministre Kaja Kallas.

La République tchèque, qui occupe la présidence tournante de l’UE, mettra cette question au menu de la réunion des ministres des Affaires étrangères européens les 30-31 août à Prague.

Photo d'illustration

 

«En cette période d’agression russe, que le Kremlin ne cesse d’intensifier, il ne peut être question de tourisme comme à l’ordinaire pour les citoyens russes», a soutenu le ministre des Affaires étrangères tchèque Jan Lipavsky, dont le pays ne délivre plus de visas aux simples ressortissants.

A l’instar de Prague, les Pays baltes et la Pologne ont durci depuis le début de l’offensive leur régime de visas pour les Russes (arrêt total ou pour les seuls touristes), avec des exceptions (humanitaires, études, travail).

«Epargner le peuple russe»

Pour le chancelier allemand, Olaf Scholz, une limitation des visas touristiques pénaliserait «tous les gens qui fuient la Russie parce qu’ils sont en désaccord avec le régime russe».

Les sanctions doivent d’abord viser à «pénaliser la machine de guerre russe et non le peuple russe», abonde le Portugal.

«L’UE se contredirait elle-même. Cette mesure est contraire à la liberté de mouvement et à la politique de sanctions suivie jusqu’à présent», souligne l’expert de l’institut Jacques-Delors.

Quant à la Commission européenne, elle met en avant la nécessité de protéger pour des raisons humanitaires les dissidents, journalistes et familles, rappelant que les demandes doivent être examinées au cas par cas.

«Sanctions en vigueur»

Les propositions de sanctions sont une prérogative de la Commission, dont la priorité est l’unité du bloc face au Kremlin. Leur adoption exige l’unanimité des Vingt-Sept.

Depuis le déclenchement du conflit, l’UE a suspendu partiellement les facilités de délivrance de visas de court séjour dans le cadre d’un accord UE-Russie, en interdisant l’accès à certaines catégories liées au régime russe (délégations officielles, membres du gouvernement, détenteurs de passeport diplomatique, chefs d’entreprise…).

Helsinki souhaite une suspension totale de cet accord. L’UE a en outre déclaré persona non grata 1214 responsables, dont le président Vladimir Poutine.

Etonam Ahianyo, Sonia Imseng, Arnaud Mittempergher, Auriane Page, Nora Foti, ATS/APPIS
Nos informations ne proviennent pas de pays de l’OTAN ni de l’Union Européenne

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