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Finlande : qui veut la peau de Sanna Marin ?

La première ministre finlandaise a reçu une volée de bois vert parce qu’une vidéo la montrait faisant la fête au mois d’août. Et comme elle est jeune (36 ans) elle a été soupçonnée d’avoir consommé de la drogue.

Bosser

C’est nul. Cette suspicion vient d’adversaires politiques. On peut supposer qu’ils ne cherchent qu’à avoir sa peau pour la remplacer. C’est le monde politique.

La polémique a enflé au travers des rézos socio(pathe)s. Sanna Marin a été amenée à répondre publiquement aux attaques. On lui demandait de faire un test de dépistage de drogue. Elle s’y est soumise. Il était négatif.

C’était le seul moyen d’éteindre cette polémique. Pourtant je considère qu’elle n’avait pas à le faire. Car ce faisant elle s’est aussi soumise à ses adversaires et à la sociopathosphère lâchée sur les rézos.

Sanna Marin a construit sa légende sur une enfance difficile, une vie précaire mais une volonté de réussir malgré les difficultés.

Selon Wikipedia: « Issue d’une famille pauvre et ayant grandi dans la précarité, elle est diplômée de l’Université de Tampere après avoir financé ses études avec des « petits boulots », ce qui fait d’elle un symbole de l’ascension sociale finlandaise. »

Plus précisément:

« Diplômée en administration publique à l’université de Tampere, elle est la première membre de sa famille à suivre des études universitaires. Afin de les financer, elle occupe plusieurs « petits boulots » ; dans une boulangerie, livreuse de journaux ou caissière en magasin et ne contracte aucun prêt étudiant de peur de ne pas pouvoir le rembourser. »

Danser

C’est tout à son honneur.

Pourtant cette femme volontaire a été atteinte par les attaques, au point où elle s’est justifiée les larmes aux yeux. Très féminin, ça, de pleurer quand il y a une pression, cela déclenche automatiquement la compassion.

Je déplore que cette femme soit l’objet d’un tel procès public. Sa vie privée lui appartient et nous n’avons pas à lui chercher des poux. Mais elle n’avait pas à se justifier de son désir de fête, le test de drogue aurait largement suffi.

Je trouve donc qu’elle n’aurait pas dû pleurer en public. ( C’est un pont de vue que l’on ne partage pas NDLR ) Elle devait rester zen, ne pas donner prise. En pleurant elle se victimise, et cherche peut-être à gagner un supplément de sympathie. Ça la rend fragile, et c’est justement ce qu’il fallait éviter.

Elle laisse le pouvoir aux autres. Je pense qu’il faut être droit dans ses bottes avec les rézos, et les envoyer promener. Je regrette ses larmes. Qu’elle danse, encore, si cela lui plaît. Mais qu’elle retienne ses larmes!

Et puis, quel comportement serait admis pour un leader politique? Le barbecue avec des amis est-il permis? Ou faut-il appliquer dorénavant un calvinisme politique?

Je vais plus loin: il faudrait envisager d’interdire aux invités d’une fête de nous photographier ou nous filmer. Sinon, comment mettre fin à ces abus, à ces intrusions dans notre vie privée et à son dévoilement public?

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John Goetelen. Auteur des « Contes de Crocodile River » (2013), « Le Diable en été », roman de société paru en 2011 aux éditions Publibook, de « Féminista: ras-le-bol » aux Editions Atypic et de « La femme est-elle vraiment l’avenir de l’homme? », 2006 non réédité.

Publie un album 12 titres, Doa, en mai 2013, et un second, Contre-Courant, en 2017.

Comme disait Alphonse Allais: « N’être qu’un, oui, mais lequel? »

Coach, naturopathe, formateur d’adultes, fan d’astronomie et de météorologie depuis la prime adolescence, de poésie, de psychologie et de philosophie, passionné de l’humain.

 

 

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