« Vers une sobriété heureuse…»
En Drôme dans la Biovallée. 2023-2027
Tirer les leçons du chaos que nous traversons doit nous permettre de rebâtir une société plus juste et plus vivable. Et surtout de mieux appréhender un autre grand danger : le dérèglement climatique.
Scientifiques et acteurs de la Société Civile appellent à faire de cette pause, un moment de réflexion collective sur ce que sera l’après-coronavirus. Tirer les leçons de cette crise peut aussi nous aider à préparer l’après, à construire une société plus juste, plus résiliente, plus soutenable. Particulièrement en anticipant un autre danger : le dérèglement climatique couplé à la sixième extinction de masse des espèces.
Car le chaos que nous vivons n’est sans doute rien en comparaison de ce que nous pourrions traverser, livrés aux conséquences du péril climatique…Et au retour de la guerre au cœur de l’Europe.
Nous le constatons, avec dépit, nos sociétés ultramondialisées, spécialisées, sont fragilisées lorsqu’elles sont entravées dans leur mécanique d’échanges effrénés. Nos sociétés dépendent dangereusement de la croissance, du cycle ininterrompu de production-consommation et des approvisionnements qui viennent du monde entier.
Face aux menaces climatiques, de nombreux collectifs appellent depuis des années à préparer nos territoires aux chocs qu’ils pourraient subir. Comment ?
D’abord en relocalisant une partie de notre alimentation. Chaque territoire devrait pouvoir assurer une part essentielle de la production de nourriture de ses habitants, tout en continuant à échanger une autre part.
Ensuite en renforçant l’indépendance énergétique des pays et des territoires avec des énergies renouvelables. Nous sommes aujourd’hui dépendants d’un approvisionnement de pétrole, de gaz, de charbon, d’uranium et de métaux rares (pour le numérique, le solaire et l’éolien…) permettant le bon fonctionnement énergétique de nos sociétés. Etre capable d’assurer un minimum de l’énergie que nous consommons localement sera sans doute vital à l’avenir en cas de défaillance des réseaux.
En sécurisant nos approvisionnements en eau. Ce qui signifie à la fois économiser (notamment dans l’agriculture), plus intelligemment récupérer les eaux de pluie dans les bâtiments, adjoindre aux centrales industrielles d’épuration des systèmes locaux de phytoépuration, protéger les nappes phréatiques des contaminations aux pesticides…
En préparant nos territoires à des circonstances extrêmes : végétaliser pour climatiser les villes soumises à des étés caniculaires, cesser d’artificialiser et laisser de larges parts de nos territoires absorber les précipitations, abriter la vie sauvage et les pollinisateurs dont l’agriculture a besoin…
Enfin, relocaliser une part de notre économie. Il est imprudent d’abandonner des pans entiers de nos économies, indispensables à nos vies quotidiennes, à des logiques de marché et à des entreprises multinationales dont nous ne pouvons maîtriser les choix.
Nous avons besoin d’une multitude d’entrepreneurs locaux et indépendants, d’agriculteurs, d’artisans, de PME qui répondent aux besoins essentiels de chaque territoire. Et, bonne nouvelle, plusieurs études américaines montrent que ce type d’économie locale diversifiée crée plus d’emplois et répartit plus équitablement les richesses.
Nous redécouvrons avec fracas que nous faisons intégralement partie d’un écosystème plus vaste, sur lequel l’économie, la technologie n’ont pas toujours de prise. Et c’est sans doute sur cette base que nous avons besoin de construire. Comment limiter notre prélèvement de ressources naturelles à leur capacité de renouvellement ? Comment construire des sociétés qui intègrent le reste des êtres vivants sur la planète comme des sujets? Comment répartir les richesses de façon à permettre à chacun une vie digne et épanouissante ?
Depuis des années, des milliers de personnes expérimentent des idées qu’il nous appartiendra d’examiner : permaculture, revenu universel, villes zéro déchet, économie symbiotique, inscription de droits pour la nature, biomimétisme, réensauvagement de territoires, nouveaux indicateurs qui remplaceraient le PIB par la santé des enfants, démocratie délibérative, entreprises libérées…
Ces expériences sont non seulement passionnantes mais elles ont bien souvent fait la preuve de leur efficacité, tout en rendant ceux qui les portent plus heureux. Car il ne s’agit pas seulement de nous protéger d’une sorte d’apocalypse, mais, pour une fois, d’imaginer le monde dans lequel nous voudrions vraiment vivre. Et de s’y mettre.
Voilà la question la plus importante : comment y parvenir ? Engager une rupture collective avec notre modèle de société suppose un consensus sur les causes et un autre sur les remèdes.
Pour cela, nous avons plus que jamais besoin d’espaces démocratiques dans lesquels délibérer.
9 nouveaux enjeux à la suite du COVID et de la Guerre en Ukraine
1- Faire humanité
C’est une clef décisive pour progresser vers une humanité plus humaine, plus solidaire, capable d’intelligence créatrice et non destructrice.
C’est aussi un point d’appui pour lutter contre le double enjeu du dérèglement climatique celui du réchauffement physique et ses conséquences mais
aussi celui de » glaciation émotionnelle » qui se traduit par des replis identitaires et la peur de l’autre. Faire humanité c’est au contraire utiliser ces défis pour reconstituer nos soubassements physiques et émotionnelles, préserver notre planète océan et nous donner les moyens de devenir pour de bon des homo Sapiens-Sapiens (Edgar Morin ) capables de conjuguer intelligence et sagesse.
2- Résilience territoriale.
Anticiper, s’adapter, s’entraider. Se préparer à l’imprévisible devient une nécessité. Par sa brutalité, son ampleur et son impact sur notre quotidien, la pandémie de Covid-19 a démontré que notre territoire n’est pas à l’abri d’évènements inattendus capables de le déstabiliser en profondeur. Alors qu’il y a fort à parier que les prochaines années seront marquées par des crises économiques, sociales, environnementales, sanitaires ou géopolitiques majeures, se préparer à l’imprévisible devient une nécessité. Les crises à venir constituent un défi pour la collectivité, qui s’y préparer afin d’éviter les ruptures de cohésion sociale ou démocratique, tout en restant en capacité de conduire les transformations structurelles nécessaires à les transitions, alternatives et bifurcations écologiques, économiques et sociales et démocratiques.
3- Écoute bienveillante pour prendre soin de chacun.
Écoute attentive, sensible et empathique, qui accueille la parole de l’autre sans à priori ou jugement, explicitée aussi par des signaux non-verbaux (le regard, le sourire, la distance juste, la patience, …). Écouter l’autre, c’est être attentif à ce qu’il dit et lui faire une place, c’est à dire l’espace, le temps et la liberté pour le faire, et aussi la présence, l’empathie, la patience. Il s’agit d’accueillir les pensées et soucis de celui qui s’exprime, de leur offrir l’hospitalité. Être à l’écoute de l’autre, c’est aussi être attentif à ce qu’il aimerait dire et qu’il communique avec ses émotions, son expression, ses mouvements et tous autres signes. Être à l’écoute de l’autre permet de contribuer à des relations de paix. La véritable écoute est une ascèse au sens premier du terme: il faut s’y exercer pour se perfectionner. L’accueil de la parole suppose chez celui qui écoute : la capacité de se détacher durant ce moment de ses propres préoccupations pour recevoir celles de son interlocuteur (décentration) et un minimum de confiance en soi pour ne pas se sentir menacé par les paroles de l’autre. En contrepartie, cette qualité d’écoute permet à l’autre de se sentir respecté, de s’exprimer et d’approfondir sa pensée sans craindre le jugement. Le développement de ce type d’écoute dans notre société (par un apprentissage à l’école, par exemple) faciliterait l’instauration d’un climat de confiance, aiderait à désamorcer les conflits du quotidien, à la maison comme au travail, et contribuerait à pacifier les relations humaines.
4- Apprendre des autres, apprendre l’entraide.
Comment chacun peut trouver sa place dans les grandes villes et les campagnes? Ceux qui exercent les métiers essentiels à la vie, les classes moyennes et intermédiaires, les plus vulnérables? Les œuvres utiles comme l’agriculture, l’écoconstruction, le soin aux anciens, l’éducation coopérative. Action de s’entraider, c’est-à-dire de s’apporter une aide mutuelle, de se soutenir de manière réciproque, de se faciliter les choses mutuellement. Exemple : “L’entraide est un signe positif de cohésion sociale”. L’entraide, une action, une valeur qui apporte tellement, surtout chez les enfants. Une action qui leur permet de se socialiser, de se sentir valorisé et d’être sur un pied d’égalité. Un échange qui aujourd’hui devrait devenir un besoin important pour mieux avancer dans la société et dans notre avenir. Cette société qui est dépassée par l’individualisme et le manque de temps que l’on pourrait consacrer à aider son prochain. Un échange qui apporte une solidarité, ainsi qu’un apprentissage permettant une meilleure autonomie dès l’âge adulte. « La protection mutuelle obtenue dans ce cas, la possibilité d’atteindre un âge d’or et d’accumuler de l’expérience, le plus haut développement intellectuel et l’évolution positive des habitudes sociales, assurent le maintien des espèces, leur extension et leur évolution future. Les espèces asociales, au contraire, sont condamnées à s’éteindre. », comme le disait un écrivain russe Pierre Kropotkine dans son ouvrage L’Entraide, un facteur de l’évolution (1902).
5- L’apport des femmes et de l’égalité dans l’humanité à venir.
La condition de la femme, sa place et son rôle dans la société, ont toujours été le sujet de débats et de luttes pour plus d’égalité. Les femmes ont toujours travaillé et participé à l’évolution de nos sociétés. Pourtant, leurs actions ont longtemps été invisibilisées, leurs fonctions étant limitées à la gestion du foyer, les écartant ainsi des organes de décisions. Il faudra attendre 1946 pour que l’égalité femmes-hommes devienne un principe constitutionnel, que l’objet des lois ne soit plus de protéger les femmes mais leur garantir des droits égaux à ceux des hommes. Si la législation vise à rétablir la justice et favoriser l’émancipation des femmes, si de nombreuses lois sont encore votées aujourd’hui pour encourager plus de parité dans les gouvernements, les entreprises, les médias, etc. qu’en est-il vraiment une fois que ces lois sont instaurées ? Stéréotypes, sexisme ordinaire, injonctions sociales freinent encore leur ascension dans de nombreux domaines. Pour parvenir à plus d’égalité, il semble nécessaire que davantage de femmes participent aux prises de décisions.
6- De nouvelles règles du jeu démocratique.
Quelles logiques de paix face aux logiques de guerre ? Chine face à Taiwan, Poutine face à l’Ukraine. Nous ne voulons pas basculer dans la destruction nucléaire de l’humanité, nous voulons aller vers une citoyenneté terrienne. Comment la résistance créatrice peut surgir dans une période de déclin des puissances dominatrices? Comment l’accélération de l’autonomie énergétique et alimentaire contribue à construire la paix ? Quelles sont les nouvelles formes de résistances civiles et non violentes appuyées sur des mouvements sociaux, l’accueil de réfugiés sans discrimination, les mouvements de femmes, les manifestations de la Jeunesse. Sous un autre angle, les besoins de la société dans son ensemble font que la liberté individuelle débouche sur
une société plurielle dont les membres adhèrent à des valeurs et à des croyances différentes. Ce pluralisme peut être source de conflits. Cela nous invite à faire le point sur les valeurs qui fondent notre collectivité et notre démocratie : valorisation du compromis, non-violence ou intégration des minorités, par exemple. En règle générale, si les membres d’une société parviennent à s’accorder sur des règles de débat et de prise de décision pacifiques et non violentes, ils pourront résoudre une bonne part des divergences entre leurs intérêts et points de vue respectifs. Aidons les habitant.es à développer leur aptitude à la négociation. Familiarisons les avec le principe fondamental de la réciprocité et montrons leur que les valeurs que nous choisissons ont beaucoup à voir avec nos intérêts et notre situation sociale.
7- Le point de vue et l’intuition des jeunes générations.
En 2021, un article du Lancet révélait que, sur 10 000 jeunes de 16 à 25 ans interrogés dans dix pays, la moitié déclarait que le changement climatique les rendait tristes, anxieux, en colère, impuissants et coupables. Presque la moitié considérait que leurs sentiments à propos du changement climatique affectaient négativement leur vie quotidienne, et beaucoup ont fait état de pensées négatives en relation directe avec l’état de la planète. « Il y a chez les jeunes une volonté d’engagement qui est vraiment très importante ». Un travail en phase avec ses valeurs, un équilibre vie professionnelle – vie privée, la fierté que procure le travail et, enfin, l’utilité du travail. Utilité que les jeunes diplômés traduisent par « un travail qui serve à l’intérêt général » et « qui améliore la vie des gens ». Des choix radicaux de certains diplômés, qui vont privilégier des métiers plus ancrés dans un territoire et en lien avec le travail manuel et la matière. Des métiers concrets, qui représentent une utilité sociale visible. Bien sûr, ces phénomènes de repositionnement radical restent minoritaires et les études pointent certains paradoxes et contradictions dans les attentes des jeunes générations. Travailler dans l’Economie Sociale et Solidaire. L’humain qui crée du sens structure l’inconnu. Face à la complexité et à l’ambiguïté, l’acteur extrait des éléments auxquels il va donner un ordre, et donc du sens ». La question qui se pose légitimement est donc de savoir si les émotions, et notamment la colère, pourraient davantage favoriser l’action face au changement climatique. Les relations entre émotions et réchauffement climatique apparaissent de plus en plus évidentes et sont de plus en plus étudiées. Les scientifiques eux-mêmes sont de plus en plus incités à laisser parler leurs émotions.
8- Quels nouveaux imaginaires ? Quelles nouvelles cultures ?
Maintenant que nous connaissons les dégâts que nous sommes capables de faire sur notre petite planète Terre, comment agir individuellement, familialement, collégialement, associativement, collectivement, politiquement à toutes les échelles de territoire ? Comment nos actions et politiques de transition nous permettent d’aller vers une Économie régénérative pour le vivant ? Dans un monde où nous avons tendance à nous replier sur soi ou sur les personnes qui nous ressemblent, comment re-entrer en communication avec des personnes différentes ? Quelle source de valeur la différence peut-elle être pour soi et pour les autres? Quelles envies d’altérités enrichissantes? Quel plaisir de partager?
9- Nous sommes le vivant parmi les vivants.
Nous redécouvrons notre interdépendance au vivant, nous redécouvrons que nous sommes partie prenante du vivant et ce faisant nous changeons de modèle de civilisation. Toutes les dimensions s’entrecroisent et nous avons besoin de nous réinventer en tissant de nouveaux liens entre nous et avec le vivant. Tisser de nouveaux liens au creux d’intériorité grâce aux connexions aux différents règnes du vivant qui nous apportent sérénité, discernement et rayonnement. Puis, réapprendre à comprendre nos interdépendances avec le vivant, nous émerveiller et alors protéger et surtout agir pour préserver. Il est temps de réunir en nous, autour de nous et dans nos actes les reliances et les tissages qui créent du sens et contribuent à nourrir la Vie.
Des pratiques citoyennes et des valeurs partagées.
1-Extension géographique des activités de l’association sur la Drôme dont la Biovallée :
Territoire de référence en matière de Développement Durable sur 100 communes et 3 Communautés de Communes, ce territoire école, de par son histoire, sa géographie, son bassin de vie, sa rivière a une cohérence. Aujourd’hui, le monde associatif, Ecologie au Quotidien et le Laboratoire de la Transition aimeraient lui donner une cohésion en matière de responsabilisation des habitants. Die, Livron-sur-Drôme et Aoust-sur-Sye sont dans cette dynamique.
2- Elargissement du réseau partenarial sur toute la Drôme et Rhône Alpes
Beaucoup d’associations et d’organismes qui ont des compétences spécifiques (Agence de l’Eau, SMRD, INRA, ADEME, Agir pour l’Environnement, Réseau Action Climat, ONF, FRAPNA, Agence Locale de l’Energie, Biovallée…) participeront à ces projets partagés, dont les « Rencontres de l’Ecologie », les 4 Saisons d’Ecologie au Quotidien et il est nécessaire aujourd’hui de mutualiser des moyens afin d’impacter plus fortement notre territoire. Les forums jeunes, l’agora « pour un futur désirable »
3- Augmentation des réunions avec les partenaires pour la co-construction des actions.
Déplacement sur la Région Rhône Alpes afin de co-construire des actions sur le territoire. Avec le Monastère de Sainte Croix, le Martouret, les éco-hébergeurs, la Biovallée, le CFPPA, le GRETA Viva5, les jardins partagés, les jardins nourriciers, AIRE-Archer, Le Laboratoire de la Transition, Diois-jumelage, les biodistricts européens et Ecorégions, mediascitoyensdiois, Livron-sur-Drôme jumelage, etc…
4- User de la bibliothèque et vidéothèque de l’association au Cfppa de Die : Depuis 15 ans, l’association stockait de la documentation et des ouvrages accessibles aux adhérents. La création d’une bibliothèque et vidéothèque permet d’ouvrir au public ce fonds documentaire. Pour cela, il était nécessaire de trouver un local, d’organiser des permanences avec des bénévoles …La bibliothèque et vidéothèque d’Ecologie au Quotidien est ouverte maintenant au CFPPA et une convention avec le CFPPA est signée. L’inauguration s’est faite en juin 2016.
5- Participation à la création d’un Média Citoyen Local professionnalisé.
L’association a tourné 5 films sur des acteurs locaux et des actions locales et a envie de participer à la création d’un média citoyen local. Un projet Collectif est susceptible d’être créé en partenariat avec Médias Citoyens Diois (Association 1901 : Journal Quotidien Internet). Il est en phase de mutualisation avec les différentes structures intéressées par ce projet. . L’Association mettra ses moyens à disposition pour valoriser toutes les actions partagées dans le cadre du projet Européens « Citoyens, égalité, Droits et Valeurs ».
6- Création de plusieurs réseaux européens
Le réseau des Biodistricts Européens est né en 2016 et est toujours en lien (Accueil de Serra de Montana-Espagne et Sao-Pedro do Sol-Portugal en 2022). Le travail avec l’Université Catholique de Louvain la Neuve a enfanté avec Ecologie au Quotidien d’un « Laboratoire de la Transition » …Après le démarrage des projets CENTRE et INNER qui court encore en 2016-2024.
7- Organisation de formations : Communication et gestion des conflits
L’association développe des formations pour répondre aux besoins des adhérents et des habitants : Intelligence Collective, Lectures de Paysages sur différents sites (géographique, géologique, historique, écologique), Décryptage des Médias (analyse critique d’un même évènement à travers différents médias), Gestion du Stress, le Compostage… Vingt formations « autour des arbres fruitiers » avec une vingtaine de participants sont reconduites. Deux formations à la gestion des conflits et la Communication Non-Violente ont aboutie… « Le Travail qui relie » de Joanna Macy à Luc-en-Diois avec Charlotte Ogier en 2019… Ecofeminisme avec Aline Wauters, reconduite en 2022. Et « territoire en résilience » en 2022 avec Alain Dangoisse de La maison du Développement Durable de Louvain la Neuve.
8- Actions de sensibilisation au Développement Durable auprès des jeunes
En constatant que les jeunes sont peu mobilisés sur les actions collectives, l’association va créer des temps de sensibilisation au Développement Durable avec le Laboratoire de la Transition au sein des établissements scolaires (Saint Louis de Crest, CFA de Livron, MFR, Cfppa, Cité scolaire du Diois, Université de Valence, etc) et a rencontré la direction du Collège/Lycée de Die…Pour des interventions en milieu scolaire. Travail sur les déchets en particulier…avec le lycée saint Louis de Crest et le Forum Biovallée de Eurre. Travail régulier avec la Cité Scolaire du Diois : Récolte de paroles, Climat, Tri, compostage, arbres …
9- Augmentation des actions impliquant les associations, les élus, les entreprises, les institutions, écoles et les citoyens.
Beaucoup de changement de nos modes de vie (tri des déchets, compostages, déplacement doux, agriculture biologique, énergies renouvelables …) sont le fruit de coopération entre le monde associatif, le monde de l’entreprise et les élus : il s’agit de faciliter et organiser cette coopération à travers des rencontres afin d’être plus efficace dans ces transitions. Démarrage du travail sur l’Ecomobilité avec la région et son « Challenge 2019-23 ». Et convention avec Entreprises (La Manivelle, etc…) et association ( Biovallée, Diois-jumelage, Laboratoire de la Transition, mediascitoyensdiois, etc…) et collectivité locale ( Ville de Livron, etc…)
10- Valorisation des savoirs faire locaux !
Organiser des rencontres avec des acteurs locaux afin qu’ils transmettent leurs savoirs faire : Ateliers sur : les plantes sauvages comestibles, les conserves naturelles, la création de haies, l’éco-construction (murs en pierres sèches…), création de mares pédagogiques, la fabrication de produits d’entretien naturels, sur des produits cosmétiques naturels, Banque de Graines locales…
11- Participation à des actions organisées par des partenaires
De nombreux partenaires ( Ecole Pratique de la Nature et des Savoirs, les Amanins, Solidarité Paysanne, les Colibris, la Maison pour Tous de Loriol, Centre Social de Livron, Graine, Scouts de France, Genepy de Gap, Vallée du Gapaud, Maison du Développement Durable de Louvai, la neuve, Labo de l’ESS, Université de Evry, Les Dialogues en Humanité de Lyon, formations au CFPPA, etc…) sollicitent notre association afin de participer à leurs actions d’information et sensibilisation et de formation. Salon Tatou-juste de Saint Etienne, Journée de mobilisation à Châtel-en-Trièves. De nombreuses rencontres auront lieu afin de créer les Rencontres Citoyennes et conviviales.
12- Création d’un Espace de Rencontre en montagne (séminaire d’approfondissement)
L’association va créer un lieu de rencontre pour les habitantes et habitants. A la fois café citoyen, agora, lieu de débats, plateforme d’informations (entraide, covoiturages, dons, trocs, échanges…).
13- Organisation d’une Rencontre des BIodistricts Européens et des Eco-Régions internationales
Des réunions ont eu lieu afin d’organiser ces Rencontres en janvier 2023 (avec 1 première rencontre en Italie à San Léo en Août et Diois-jumelage) afin de préparer le Projet des Rencontres 2024 dans le cadre d’un projet-programme européen «Citoyens, égalité, droits et valeurs » dont 8 pays font partie : Italie (3 territoires), Lettonie, Slovénie, Chypre, Macédoine, Slovaquie, Slovénie, et la France avec l’association Ecologie au Quotidien. Les Rencontres 2023 vont accueillir 4 pays, qui vont accueillir l’association à leur tour afin de créer un réseau qui permette « une vraie renaissance des territoires », thème du projet européen. Et désormais en 2024. Rencontre Européenne des Citoyens des BioDistricts, Biovallée, Eco-territoires et Villes en Transition dans un programme européen «Citoyens, égalité, droits et valeurs ».
14- Diagnostique de la transition : Ecologie au Quotidien a travaillé avec la recherche…
L’Université de Louvain la Neuve-Belgique participe aux Rencontres de Die et la Biovallée : entre immersion et impression… Accueil de chercheurs qui viennent découvrir la Biovallée de la Drôme : Tom Dedeurwaerdere, Sixtine Van Outryve et Olivier de Schutter, Projet « Europe for Citizens », Etienne Verhaegen, Benoit Galand, Marthe Nyssens Isabelle Cassiers, Hervé Jeanmart et Sibylle Bui de l’INRA d’Avignon. L’Institut des Sciences et Industries du Vivant et de l’Environnement (AgroParisTech) pour une approche territoriale des transitions écologiques. Analyse de la transition vers l’agroécologie dans la Biovallée (1970-2015). Directrices de thèse : Claire Lamine et Marianne Cerf.
15- Une “Fabrique Drômoise de la transition” sur le bassin Diois-Biovallée
Catalyser une transition écologique et solidaire, à la jonction entre citoyens, associations du territoire et collectivités. Expérience ALIMENTATION, CONCERTATION, RURAL, SOLIDARITE Le projet se déploie sur le bassin de vie de la Biovallé (26), territoire disposant d’un potentiel particulièrement favorable pour mettre en place une dynamique globale de transition écologique et solidaire. Il dispose en effet d’une richesse agricole, se situe à la jonction de plusieurs territoires d’intérêt (PNR du Vercors et des Baronnies, vallée du Rhône, Biovallée, Vallée de Quint), bénéficie de pratiques collectives historiques dans les villes comme dans les campagnes et d’un bassin de vie en pleine renaissance, ouvert à ce type de démarche. Toutefois, les structures porteuses de ce projet, déjà engagées dans des démarches d’alimentation et de production d’énergie locale, ont identifié un manque de coopération et d’accompagnement entre les nombreuses initiatives présentes, afin de permettre la réalisation d’un projet global. Il s’agit donc de développer et mutualiser les moyens sous la forme d’une structure coopérative en gouvernance partagée mobilisant l’ensemble des acteurs concernés, en vue d’être beaucoup plus efficaces et impactant en termes de transition écologique et solidaire sur le territoire. Diffusion et conservation de semences paysannes ; Du bois local à utiliser dans des ateliers collectifs pour fabriquer des objets désignés par étudiants ; Un outil de production d’énergie renouvelable monté et financé par des citoyens ; Programme Alimentaire Territorial et Sécurité Sociale Alimentaire. Communiquer sur les initiatives européennes : Les différents canaux de diffusion mis en place (site internet, lettre d’info, évènements, émission de radio) permettront de recenser et communiquer sur les initiatives collectives et individuelles pour aller plus loin dans la transition, et faire connaitre les acteurs qui les portent.
16- « Sous les arbres …rejoignons-nous… ! »
Au-delà des arbres : Une mise en réseau « Sous les arbres … rejoignons-nous » repose sur une question ouverte : Pourquoi, où, comment et avec qui planter des arbres dans la vallée de la Drôme ? Y répondre permet à des centaines de personnes et d’acteurs (entreprises, fondations, écoles, associations, collectivités) de toute la vallée de se rencontrer, de dialoguer d’apprendre, d’agir et de fêter ensemble la plantation de leurs arbres. Des moments à penser, débattre, réfléchir et rire ensemble, à rêver leur quartier, leurs activités, leurs projets, leur vie. Des moments d’entraide et de solidarité indispensable après deux années d’isolement et d’incertitudes. L’expérience de trois hivers : Entre mars 2020 et mars 2022, 110 collectifs porteurs de « projets nature » se sont constitués dans toute la vallée à notre initiative. Ces projets ont permis la mobilisation de 1 500 personnes et 68 structures locales, pour replanter 3500 arbres fruitiers offerts par les pépiniéristes Pepin’hier, Graines vagabondes et la pépinière Veauvy, sur des terrains « communs ». Plantations et chantiers collectifs sur terrains « communs ». Les terrains sont de la vallée de la Drôme, publics ou sous conventions d’intérêt général. Plantations sur terrains « privés ». Afin de permettre aux précédents et nouveaux porteurs de projets de diversifier leurs plantations, mais aussi aux particuliers, aux entreprises, agriculteurs de participer à l’opération. Du 5 octobre au 17 décembre 2022 et en 2023 des formations, ateliers et chantiers pédagogiques, vous sont proposés dans toute la vallée afin de vous accompagner dans la définition de votre projet et plan d’action. Les inscriptions sont ouvertes sur l’agenda partagé. De décembre 2022 à mars 2023 nous mettrons l’accent sur vos chantiers collectifs, pour préparer les sols, réaliser les commandes et achats groupés, mobiliser les dons de matériels et planter les arbres et végétaux. D’avril à mai 2023 nous vous inviterons à ouvrir vos lieux de plantations pour des rencontres festives et culturelles, à organiser l’entretien de vos espaces pour la période estivale. De juin à juillet 2023 nous ferons le point de cette année pour penser la prochaine édition ! Beaucoup de projets sont en préparation au sein de nos associations Biovallée et Ecologie au Quotidien, qui ont fêté respectivement leurs 10 ans et 20 ans en 2022 mais également chez nos partenaires et membres. Ces projets parlent de culture et d’agriculture, d’eau et de biodiversité, de sols et de forêts, de pédagogie et de coopération, de santé pour les hommes et les animaux, de démocratie et de participation mais aussi de mobilités, d’énergies, de déchets et de bâtiments, de mémoires et de climat. Recueillir les connaissances techniques (arbres, biodiversité, eau, plantations etc.) Obtenir les autorisations pour utiliser le ou les terrains, Créer des liens avec d’autres projets et structures locales, Communiquer et mobiliser autour de vous, Rechercher du matériel, des financements, Rendre visibles vos projets, vous soutenir dans la mobilisation et la mise en relation (via notamment une cartographie). Attribuer les dons d’arbres, de cuves de récupération d’eau de pluie, de matériel de protection des arbres, dédiés aux « communs » Appuyer votre recherche de soutiens et de partenaires
Programme «Citoyens, égalité, droits et valeurs»
Le programme «Citoyens, égalité, droits et valeurs» vise à protéger et à promouvoir les valeurs et les droits inscrits dans les traités de l’UE et dans la charte des droits fondamentaux, notamment en soutenant les organisations de la société civile actives aux niveaux local, régional, national et transnational.
Il vise à soutenir et à développer des sociétés ouvertes, démocratiques, égalitaires, inclusives et fondées sur les droits et l’état de droit. Cela inclut de favoriser l’enthousiasme et l’autonomie de la société civile, d’encourager la participation démocratique, civique et sociale des citoyens et de cultiver la richesse de la diversité de la société européenne, sur la base de nos valeurs, de notre histoire et de notre mémoire communes.
Engagement et participation des citoyens: promouvoir l’engagement et la participation des citoyens à la vie démocratique de l’Union ainsi que les échanges entre les citoyens des différents États membres, et sensibiliser à l’histoire européenne commune.
rationnelle et financière à accomplir les tâches figurant dans la proposition de projet.
A Die, le 22 juin 2022
Pour Ecologie au Quotidien
Claude Veyret, administrateur
Premiers partenaires :
1-Laboratoire de la Transition
2-MediasCitoyensDiois.info
3-Villes Jumelées avec Die
Die est jumelée avec quatre villes5-
- Frankenau (De)
- Wirksworth (GB)
- Kiskunfelegyhaza ( Ho)
- Varallo (It )
4- Villes Jumelées avec Livron sur Drôme
Livron est jumelée avec deux villes.
- Schwalmstdt (De)
- Tradate ( It)
5- Les Biodistricts Européens et Ecorégions Européennes
Ecologie au Quotidien Rhône-Alpes (2000)
26150 DIE, France
Tel : +33.(0)4.75.21.00.56
Courriel : ecologieauquotidien.die@gmail.com
Sites : www.ecologieauquotidien.fr
Face book : https://www.facebook.com/profile.php?id=100015091231306
Membre du réseau CENTRE : European Network of Bio-Districts (adhésion 2016)
https://fr-fr.facebook.com/Centre-European-Network-of-Bio-Districts-571648259650277/
Membre de « Biovallée »
Association des acteurs de Biovallée (2010)
Ecosite – Hôtel d’entreprises- Place Michel PAULUS – 26400 EURRE
Tél : 04.26.52.11.22 Port : 06.78.86.23.28
Membre de IN.N.E.R. International Network of Eco Regions. (2014)
Registered Office: Largo Dino Frisullo snc – CAE – Città dell’Altra Economia – 00153 Rome – Italy.
Head Office – Presidency: 169 Tasso street – 80127 Naples – Italy Phone: +39 0817613830 – Fax: +39 0817612734
E-mail: info@ecoregions.eu
web IT: www.biodistretto.net
web EN: www.ecoregion.info
Président: Salvatore BASILE, presidente@ecoregions.eu
Membre de la Fabrique des Transitions (2020)
http://fabriquedestransitions.net/
la-fabrique-dromoise-des-transitions@mailo.com
Nous alimentons avec une centaine d’associations, depuis le 1er mai 2006, quotidiennement, un site citoyen et participatif : Les Medias Citoyens du Diois
MediasCitoyensDiois ( 2006)
Site : http://mediascitoyens-diois.info/
E.mail: mediascitoyensdiois@gmail.com