Guerre en Ukraine : Les autorités ukrainiennes fustigent la visite du «criminel international» Poutine
Un conseiller présidentiel ukrainien a dénoncé dimanche le «cynisme» et «l’absence de remords» de Vladimir Poutine lors de sa visite dans la ville de Marioupol, prise par Moscou en mai 2022 après des combats acharnés et de violents bombardements.
«Les criminels reviennent toujours sur les lieux de leurs crimes… Le meurtrier de milliers de familles de Marioupol est venu admirer les ruines de la ville et ses tombes. Cynisme et absence de remords», a écrit sur Twitter Mykhaïlo Podoliak.
Le président russe Vladimir Poutine a visité la ville de Marioupol, dévastée par les bombardements, de nuit «comme un voleur», a affirmé dimanche le ministère ukrainien de la Défense.
«Comme s’il était un voleur, Poutine a visité la ville ukrainienne de Marioupol, en s’abritant derrière la nuit. Premièrement, c’est plus sûr. Et aussi, la nuit lui permet de mettre l’accent sur ce qu’il veut montrer, et maintient la ville que son armée a totalement détruite et ses quelques habitants qui ont survécu à l’abri des regards indiscrets», a déclaré le ministère sur Twitter.

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Le président russe Vladimir Poutine a décidé au dernier moment de se rendre à Marioupol, ville ukrainienne dévastée par les bombardements, après avoir visité samedi la Crimée annexée, a affirmé dimanche le Kremlin en insistant sur le caractère «spontané» de son déplacement.
«Tout cela était très spontané», a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en évoquant ce premier voyage du dirigeant russe à Marioupol. «Ses déplacements en ville n’étaient pas prévus non plus», tout comme la visite d’un théâtre musical local, ni sa rencontre avec des habitants de la cité portuaire, a-t-il assuré.

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Les autorités ukrainiennes de Marioupol, cité portuaire sous contrôle russe depuis mai 2022, ont dénoncé dimanche la visite du président russe Vladimir Poutine qu’elles ont qualifié de «criminel international».
«Le criminel international Poutine a visité la ville de Marioupol occupée» de nuit «probablement pour ne pas voir à la lumière du jour la ville tuée par sa +libération+», a écrit le Conseil municipal sur son compte Telegram, faisant référence au mandat d’arrêt international visant le président russe.

Le président russe Vladimir Poutine s’est rendu à Marioupol, ville ukrainienne dévastée par les bombardements, a indiqué dimanche le service de presse du Kremlin, cité par les agences de presse russes.
Il s’agit du premier déplacement du dirigeant russe dans cette cité portuaire d’Ukraine assiégée des mois et prise par l’armée russe en mai 2022. Vladimir Poutine a déjà effectué samedi une visite surprise en Crimée, la péninsule annexée par la Russie en 2014, à l’occasion du 9e anniversaire de l’annexion.
Selon le Kremlin, Vladimir Poutine s’est rendu à Marioupol en hélicoptère et a fait un tour de la ville, lui-même au volant d’une voiture. Il a parlé avec des habitants locaux, visité des lieux d’intérêt et s’est fait présenter un rapport sur les travaux de reconstruction de cette ville dévastée, selon la même source.
Deux civils ont été tués et dix blessés par des frappes russes avec «des armes à sous-munitions» samedi après-midi à Kramatorsk, dans l’est de l’Ukraine, a annoncé Pavlo Kyrylenko, le gouverneur de la région de Donetsk. Les frappes ont touché un parc, un magasin d’articles funéraires ainsi qu’une dizaine d’immeubles résidentiels et deux voitures, a-t-il précisé sur Telegram.
«Plus d’une centaine de pays interdisent l’utilisation d’armes à sous-munitions mais la Russie continue d’utiliser ces armes qui relâchent de nombreuses bombes plus petites et blessent aveuglément les civils», a dénoncé Pavlo Kyrylenko.
Quelques heures plus tôt, le maire de Donesk, Alexander Gontcharenko, avait fait état de deux personnes tuées et 8 blessées, dont 3 grièvement, «conséquences du bombardement de Kramatorsk avec des armes à sous-munitions». «La Russie continue de faire régner la terreur», a fustigé l’édile sur sa page Facebook.
La délivrance vendredi par la Cour pénale internationale (CPI) d’un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine pour crime de guerre en Ukraine est une décision «extrêmement importante», estime la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna dans une interview à paraître dimanche.
«Cette décision est extrêmement importante car elle signifie que tout responsable de crime de guerre ou de crime contre l’humanité devra rendre des comptes, quel que soit son statut ou son rang», affirme la cheffe de la diplomatie française dans une interview au Journal du Dimanche, un hebdomadaire.
«Désormais, aucun maillon de la chaîne ne peut penser qu’il échappera à la justice et cela devrait en conduire beaucoup à réfléchir», poursuit-elle, «c’est donc une décision qui peut changer le cours des événements».
Moscou a accepté une prolongation de l’accord sur l’exportation de céréales ukrainiennes pour seulement 60 jours et non 120 comme indiqué par Kiev, a affirmé samedi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.
«Nous voyons des déclarations des différentes parties selon lesquelles +l’accord des céréales+ a été étendu de 120 jours», a déclaré Maria Zakharova, citée par l’agence russe Interfax. «Nous avons plusieurs fois répété que (…) la partie russe avait informé l’ensemble des parties prenantes que l’accord était prolongé de 60 jours».
Le ministre ukrainien des Infrastructures a remercié samedi l’ONU et la Turquie pour la prolongation de l’accord international sur l’exportation des céréales ukrainiennes.
«L’Initiative céréalière de la mer Noire est prolongée de 120 jours. Nous remercions le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, le président Recep Tayyip Erdogan et le ministre (turc de la Défense) Hulusi Akar ainsi que tous nos partenaires, d’avoir confirmé cet accord», a écrit Oleksandr Kubrakov sur Twitter.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé samedi la prolongation de l’accord international sur l’exportation des céréales ukrainiennes, lors d’un discours télévisé, sans en préciser la durée.
«A la suite des entretiens avec les deux parties (Ukraine et Russie, ndlr), nous avons assuré l’extension de l’accord qui devait prendre fin le 19 mars», a affirmé le chef de l’Etat turc. Ankara avait précédemment affirmé espérer une extension de 120 jours alors que la Russie insistait pour 60 jours.

«Cet accord a une importance vitale pour l’approvisionnement alimentaire mondial. Je remercie la Russie et l’Ukraine, qui n’ont pas épargné leurs efforts pour un nouveau prolongement de l’accord, ainsi que le secrétaire général des Nations unies», a affirmé M. Erdogan.
L’Initiative céréalière de la mer noire signée en juillet 2022 par l’Ukraine, la Russie et la Turquie, avec l’aide de l’ONU, a atténué la crise alimentaire mondiale provoquée par la guerre en Ukraine en permettant l’exportation de près de 25 millions de tonnes de maïs, de blé et autres céréales.
Selon ses termes, l’accord devait être «automatiquement prolongée pour la même période (de 120 jours, ndlr) sauf si une des parties notifie à l’autre son intention d’y mettre fin ou de la modifier». Elle avait été effectivement prolongée de 120 jours en novembre, jusqu’à ce samedi 18 mars 23h59 heure d’Istanbul (20h59 GMT).
Mais le 13 mars, la Russie, mécontente de l’application d’un deuxième accord devant faciliter ses propres exportations d’engrais, avait fait savoir qu’elle acceptait seulement une prolongation 60 jours.
Depuis, l’ONU a fait tout son possible pour sauver ce mécanisme qui a permis d’apaiser la flambée des prix depuis l’invasion de l’Ukraine le 24 février 2022.
La Turquie, où se trouve le centre de coordination conjoint de l’accord qui organise le contrôle des navires, avait indiqué vendredi espérer toujours une prolongation de 120 jours.
Vladimir Poutine était en Crimée samedi pour le 9e anniversaire de l’annexion de cette péninsule ukrainienne par la Russie, un déplacement surprise au lendemain de l’émission d’un mandat d’arrêt international à l’encontre du président russe.
Il s’agit du premier voyage du maître du Kremlin en Crimée depuis le déclenchement de l’offensive russe en Ukraine le 24 février 2022, qui a valu à la Russie une série de sévères sanctions internationales, ajoutées à celles déjà imposées suite à l’annexion de 2014.
Arrivé à Sébastopol, port d’attache de la flotte russe de la mer Noire en Crimée, M. Poutine a notamment assisté à la cérémonie d’inauguration d’une école des arts pour enfants en compagnie du gouverneur local, Mikhaïl Razvojaïev, selon les images diffusées par la chaîne de télévision publique Rossia-1.
Cette ville n’étant située qu’à environ 240 km de Kherson, une cité méridionale ukrainienne reprise par l’armée de Kiev en novembre après le retrait des forces russes, ce déplacement de M. Poutine est aussi le premier effectué dans un endroit si proche de la ligne de front.
«Notre président Vladimir Vladimirovitch Poutine sait surprendre. Dans le bon sens de ce mot», a écrit sur Telegram M. Razvojaïev.
Selon lui, une école des arts pour enfants devait être inaugurée samedi avec une participation du dirigeant russe par visioconférence.
«Journée historique»
«Mais Vladimir Vladimirovitch est venu en personne. Lui-même. Au volant. Parce que lors d’une journée historique comme aujourd’hui, il est toujours avec Sébastopol et ses habitants», a affirmé Mikhaïl Razvojaïev. «Notre pays a un dirigeant incroyable!», s’est-il enthousiasmé.
La Russie a annexé la Crimée le 18 mars 2014, à la suite d’un référendum non reconnu par Kiev et la communauté internationale.
Si le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé en janvier qu’il entendait reprendre la Crimée – «notre terre» – avec des armes, Moscou ne cesse de marteler que la «Crimée est russe», en refusant d’en faire l’objet d’éventuelles négociations de paix.
Vladimir Poutine, dont la dernière visite en Crimée remonte à novembre 2021, est visé depuis vendredi par un mandat d’arrêt émis à son encontre par la Cour pénale internationale (CPI), qui l’accuse de crime de guerre de «déportation illégale» d’enfants ukrainiens.
Le Kremlin a jugé «nul et non avenu» ce mandat, dont l’émission a été annoncée le même jour où Moscou et Pékin ont dévoilé la visite du dirigeant chinois Xi Jinping en Russie la semaine prochaine, censée ouvrir une «nouvelle ère» dans les relations entre deux alliés.
Cette visite aura lieu du 20 au 22 mars, un peu plus d’un an après le lancement de l’offensive russe en Ukraine qui a conduit le Kremlin à se réorienter vers la Chine, sur fond de tensions avec l’Occident qui soutient l’Ukraine.
Le mois dernier, la Chine a cherché à s’imposer comme médiateur dans le conflit ukrainien en publiant un document exhortant Moscou et Kiev à tenir des pourparlers de paix.
«Annulation des poursuites»
Jeudi, le ministre chinois des Affaires étrangères Qin Gang, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue ukrainien Dmytro Kouleba, a une nouvelle fois exhorté Kiev et Moscou à reprendre «au plus vite» des pourparlers de paix.
«Nous avons déclaré à plusieurs reprises que nous étions ouverts à des propositions vraiment sérieuses de l’Occident et de l’Ukraine sur un règlement de la crise par des moyens politico-diplomatiques», a déclaré samedi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.
«Mais la langue des ultimatums est inacceptable pour nous», a-t-elle souligné, réclamant notamment la «levée de toutes les sanctions illégitimes et l’annulation de toutes les poursuites visant la Russie auprès des instances judiciaire internationales».
L’Ukraine, notamment la région de Lviv à l’Ouest, a été la cible d’une attaque nocturne de drones de fabrication iranienne, a affirmé samedi l’armée de l’air ukrainienne.
La Russie, qui a lancé une invasion de l’Ukraine il y a un peu plus d’un an, pilonne régulièrement les infrasctructures du pays, privant la population d’électricité et d’eau.
«Vers 21h le 17 mars 2023, les envahisseurs russes ont attaqué l’Ukraine avec des drones d’attaque kamikaze de fabrication iranienne de type Shahed-136/131», selon un communiqué diffusé sur Telegram. Onze drones sur 16 ont été «détruits», a assuré l’armée.
Les attaques ont été lancées depuis la mer d’Azov et depuis la région russe de Bryansk, qui borde l’Ukraine au nord, a-t-elle ajouté.
La région de (ouest), a été particulièrement visée. «Vers 01H00 du matin, notre région a été attaquée par des drones kamikazes de type Shahed 136», a déclaré le gouverneur régional, Maksym Kozytski.
Trois drones ont été abattus, trois autres ont «touché des bâtiments non résidentiels» dans le quartier de Yavoriv, faisant des dégâts mais pas de victime, a-t-il ajouté.
Dans la région de Dnipro (sud-est), trois drones ont été abattus par la défense aérienne, a déclaré le chef du conseil régional, Mykola Lukashuk.

«Deux autres ont touché une infrastructure critique à Novomoskovsk», au nord de Dnipro, ce qui a provoqué un incendie et des dégâts «importants», quatre maisons détruites et six autres endommagées, mais sans faire de blessé, a-t-il ajouté.
Les drones lancés sur Kiev ont eux «tous» été «détruits» par «nos forces de défense aérienne», sans faire ni victime ni dégât, a affirmé l’administration de la ville sur les réseaux sociaux.
Le président russe est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour la déportation d’enfants ukrainiens. Son procès dépendra de la suite du conflit.
Le président chinois Xi Jinping aborde sa visite lundi en Russie fort du rapprochement qu’il vient d’orchestrer entre les rivaux iranien et saoudien, un exploit qu’il espère renouveler dans le conflit ukrainien.
Tout juste investi d’un troisième mandat, le dirigeant chinois, qui cherche à renforcer le rôle de son pays sur la scène mondiale, a vu même les Etats-Unis saluer son rôle de médiateur dans le rétablissement surprise des relations entre les deux grands rivaux au Moyen-Orient, le 10 mars.
De la même façon, l’intention de la Chine est de «jouer un rôle constructif dans la promotion des pourparlers de paix», a assuré vendredi Wang Wenbin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Le Wall Street Journal a affirmé en début de semaine que Xi Jinping prévoyait de parler bientôt à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, une hypothèse là aussi saluée comme «une très bonne chose» par la Maison Blanche.

D’ici là, les Occidentaux espèrent qu’il profitera de cette visite à Moscou pour appeler son «vieil ami» Vladimir Poutine à mettre fin au conflit.
«Arrêter la guerre est le souhait de tout le monde, étant donné que l’Europe risque d’y perdre beaucoup et que les Etats-Unis pourraient ne pas être capables de soutenir l’Ukraine aussi longtemps qu’ils le pensent», estime Wang Yiwei, directeur de l’Institut des affaires internationales à l’université du Peuple de Chine à Pékin.
Allié important de Moscou, Pékin aime à se présenter comme partie neutre dans le conflit en Ukraine.
La Chine a cependant refusé de condamner l’invasion russe et a vivement critiqué l’aide de Washington à Kiev, s’attirant en retour l’accusation de couvrir diplomatiquement la Russie pendant que celle-ci attaquait son voisin.
Manque de solutions concrètes
«Pékin a fait remarquablement peu pour favoriser la paix en Ukraine, étant donné que tout effort crédible reviendrait à mettre la pression sur la Russie ou au moins à la pointer du doigt directement», dit à l’AFP Elizabeth Wishnick, experte en politique chinoise à l’université américaine de Montclair.
La visite de Xi Jinping, qui intervient après que la Cour pénale internationale a émis vendredi un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine pour crime de guerre, vise à «montrer le soutien qu’il peut apporter à son allié stratégique, sans aller jusqu’à une aide qui déclencherait des sanctions», juge-t-elle.
La Chine a publié en février un document en douze points appelant au dialogue et au respect de la souveraineté territoriale de chaque pays dans le conflit ukrainien.
Elle a aussi mis en avant son Initiative de sécurité globale (GSI), destinée à «promouvoir une paix et un développement durables».
Dans les deux cas, les Occidentaux ont critiqué le manque de solutions concrètes.
Pour Ja Ian Chong, professeur associé à l’université nationale de Singapour, les prises de position récentes de la Chine semblent être «une tentative de mettre en valeur» la GSI et de «créer une dynamique pour sa politique extérieure et son réengagement au niveau mondial».
Mais selon lui, au final, c’est le «contenu de ses propositions au cours des rencontres avec les dirigeants ukrainiens et russes» qui permettra de dire si la Chine «intensifie effectivement ses efforts» pour la paix.
«Armistice»
Les capacités de médiation de Pékin sont apparues clairement dans le dossier irano-saoudien, dans une région où Washington s’est longtemps vu en médiateur privilégié.
Cet accord sert le récit d’un gouvernement chinois «porteur d’évolution positive» face aux «actions prétendument déstabilisatrices de Washington», estime Audrye Wong, professeure-adjointe à l’université de Californie du Sud.
Obtenir un accord sur l’Ukraine sera toutefois «autrement plus ardu» que la négociation de l’accord Arabie saoudite-Iran, prévient Wang Yiwei, mentionnant l’influence «limitée» de la Chine sur la Russie et le soutien américain à Kiev.
Mais Pékin pourrait selon lui contribuer à un «armistice similaire à celui de la guerre de Corée», qui mettrait fin aux combats mais pas aux questions de souveraineté territoriale.
Elizabeth Wishnick pense, elle, qu’il est «improbable» que l’Ukraine «accepte la médiation de la Chine car elle ne juge celle-ci ni neutre, ni impartiale».
«Xi est peut-être avide de succès diplomatiques, mais je n’en vois pas à l’horizon», affirme-t-elle, ajoutant qu’«aucun camp n’est encore prêt à abandonner ses espoirs de gains territoriaux sur le champ de bataille».
Le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale contre Vladimir Poutine pour crime de guerre est «justifié», a dit vendredi Joe Biden.

Le président américain, s’exprimant devant des journalistes à la Maison Blanche, a rappelé que l’institution n’était pas reconnue par les Etats-Unis, mais a estimé que sa décision envoyait néanmoins «un signal très fort».
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué vendredi la décision «historique» de la Cour pénale internationale d’émettre un mandat d’arrêt à l’encontre de Vladimir Poutine pour crime de guerre.

«Une décision historique, qui marque le début d’une responsabilité historique», a déclaré M. Zelensky dans une vidéo publiée sur Telegram.
Le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale à l’encontre du président russe Vladimir Poutine pour le crime de guerre de «déportation illégale» d’enfants ukrainiens est «une décision importante», a affirmé vendredi le chef de la diplomatie européenne.
Cette décision «n’est que le début du processus pour amener la Russie et son dirigeant à rendre des comptes pour les crimes et les atrocités qu’ils commettent en Ukraine. Il ne peut pas y avoir d’impunité», a soutenu Josep Borrell depuis Skopje.

Le Royaume-Uni s’est félicité vendredi de l’émission par la Cour pénale internationale (CPI) d’un mandat d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine pour le crime de guerre de «déportation illégale» d’enfants ukrainiens.
«Nous saluons la mesure prise par la CPI indépendante pour obliger ceux qui sont au sommet du régime russe, y compris Vladimir Poutine, à rendre des comptes», a déclaré sur Twitter le ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly