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2022, la pire année depuis 2007 pour les plantations forestières

Cette année 2022, Ecologie au Quotidien et Biovallée ont planté 2000 arbres fruitiers et non fruitiers. Bilan 10% de mortalité.

Planter, qu’ils disaient !

« L’année 2022 est la pire depuis 2007 pour la reprise des plantations forestières, selon un bilan du département de la Santé des forêts (DSF) ». Plus de 90 % de la mortalité est d’origine environnementale (gel, sécheresse, chaleur, etc.).

Comme chaque année, le DSF effectue un suivi sur un échantillon de plantations forestières. Sur 1033 plantations étudiées (mises en terre pendant l’hiver 2021-2022), près de 38 % sont en échec. Sur 103.300 plants suivis, 24 600 sont « malades » (24 %), près de 19.600 sont morts (19 %) et 2.900 sont absents (3%).

Les essences les plus touchées sont le sapin de Bornmüller, le mélèze hybride, le douglas et les chênes sessile et pédonculé.

  • Crédit photo. Forêt.Nature
  • Carroy C. (2023). 2022, la pire année depuis 2007 pour les plantations forestières. Forestopic, le 13/03/2023.

Mais le département de la Santé des forêts (DSF) alerte sur la proportion des plantations forestières en échec en France.

L’année 2022 est la pire depuis 2007 pour la reprise des plantations forestières, selon un bilan du département de la Santé des forêts (DSF) qui a étudié 1 033 plantations de l’hiver 2021-2022. Quasi 38 % des plantations sont en échec, c’est-à-dire avec un taux de reprise des plants en-deçà de 80 %. Sur 103 300 plants observés, près de 24 600 pâtissent d’une atteinte sanitaire (sans mortalité), près de 19 600 sont morts et plus de 2 900 sont « absents ».

Près de 92 % de la mortalité des plants est attribuée à une origine abiotique (gel, chaleur, sécheresse…) ou complexe ou indéterminée. À ce titre, le DSF rappelle « les conditions climatiques très défavorables » de 2022, l’année la plus chaude jamais enregistrée par Météo-France, également marquée par une faible pluviométrie. Les autres raisons avancées pour expliquer la mortalité sont liées à la présence d’ongulés (cervidés, sangliers) et autres rongeurs ou oiseaux (5 %) et à des insectes, notamment défoliateurs (3 %), contre moins de 1 % pour les pathogènes.

Or, environ la moitié des plantations observées, soit 499 d’entre elles, comporte des protections contre les dégâts de la faune sauvage, dont 137 par engrillagement, 186 par des protections individuelles et 176 à l’aide de répulsifs.

Parmi les essences les plus touchées par les dégâts, figurent le sapin de Bornmüller, le mélèze hybride, le douglas et les chênes sessile et pédonculé. À l’inverse, celles qui ont le mieux réussi comprennent le pin maritime, le pin taeda (pin à l’encens) et les peupliers (16 clones).

Par ailleurs, le DSF fait part d’une diversification des essences, susceptible de résulter du plan de relance gouvernemental. Ainsi, 35 % des plantations présentent un caractère mélangé, c’est-à-dire qu’aucune essence n’y représente plus de 80 % des plants.

C. C./Forestopic

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