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Au 1er juin, 66 % du niveau des nappes sont sous les normales mensuelles

 Au 1er juin, 66 % du niveau des nappes sont sous les normales mensuelles

Malgré les pluies printanières, la recharge des nappes reste insatisfaisante pour une majorité du territoire, selon le dernier bulletin du BRGM. En effet, 66 % du niveau des nappes sont sous les normales mensuelles en mai (pour 68 % en avril 2023). « L’étiage 2022 a été sévère sur une majorité des nappes et la recharge est restée peu active durant l’automne et l’hiver 2022-2023, rappelle le BRGM. En fin d’hiver, la situation des nappes était donc peu satisfaisante. Les pluies du début du printemps ont permis d’améliorer l’état des nappes les plus réactives situées dans les deux tiers nord du territoire. » À noter parmi ces zones privilégiées, les nappes du socle du Massif armoricain, de la Bretagne à la Vendée, les nappe de la craie marneuse cénomanienne du littoral d’Artois-Picardie ou encore les nappes des calcaires carbonifères de l’Avesnois et des calcaires jurassiques du Boulonnais.

   
La situation des nappes souterraines au 1er juin 2023. © BRGM

  

À l’inverse, certains secteurs connaissent des situations tendues, avec des niveaux historiquement bas, comme les nappes alluviales côtières et des calcaires karstifiés de Provence et de Côte d’Azur et les nappes de l’aquifère multicouche du Roussillon. Du fait de plusieurs recharges hivernales successives peu intenses, les nappes inertielles du Dijonnais au Bas-Dauphiné affichent également des niveaux bas à très bas. « Les prévisions saisonnières de Météo-France sur les mois de juin, juillet et août ne privilégient aucun scénario pour les pluies, mais des températures plus élevées que la normale sur l’ensemble du territoire, projette le BRGM. Des températures élevées pourraient contribuer à augmenter les besoins en eau de la végétation et les prélèvements en eau. La vidange devrait donc théoriquement se poursuivre et les niveaux rester orientés à la baisse durant les prochaines semaines. »

2 réactions à cet article

Le problème, c’est que la FNSEA et les tenants de l’agrobusiness continuent à vouloir faire de l’agriculture intensive, à savoir intrants, pesticides, irrigation massive et engins surdimensionnés, et qu’ils y sont aidés par tout un système basé sur le fait que le chiffre d’affaire de ce machinisme est bien supérieur à celui de l’agriculture elle-même. Ils avancent qu’il faut « nourrir la planète », mais il s »agit seulement de celle des animaux enfermés de l’élevage hors-sol. En clair, leur credo c’est qu’ils voudraient adapter le changement climatique à leurs pratiques. C’est une impasse, mais tant que cela leur rapporte… D’où les bassines et le lobbying auprès d’élus en mal de reconduction. Et vis-à-vis des opposants à ce système, c’est « cause toujours ». Ou alors on envoie les CRS.

petite bête | Aujourd’hui à 09h34

En effet, il y a l’agriculture intensive (entre autres) mais surtout la culture libérale qui fait supporter à tous la vicissitude de quelques uns. On ne nourrit pas la planète en exportant les céréales dans nos nombreux ports « de commerce », mais on la saccage ; les colloques, forums et congrès divers ne font qu’émettre quelques éléments de langage nous faisant croire « on s’occupe de tout » alors qu’il n’y a aucune politique nationale (voire universelle) digne de ce nom. Les aléas du réchauffement climatique on été dénoncés dès le 19éme siècle, mais dans le vide et même depuis (rappelez vous le débat TAZIEFF-COUSTEAU en 1979 ou regardez le) ; il n’y a que la science dure qui soit imparable mais elle est rarement mise à contribution. Il a fallu des dizaines d’années pour admettre timidement que les néonicotinoïdes tuaient les abeilles (plus d’abeille, plus d’homme..) – il y a 50 ans ne prétendait-on pas que l’on pouvait boire du round-up sans souci ; c’était aussi l’époque où j’ai moi même entendu de la part d’un ami agriculteur : « mais nous, on a l’eau.. » rapport aux pays du sud où je travaillais >> on voit le résultat !!

amapes | Aujourd’hui à 09h58

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