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Odessa: l’Unesco condamne des «frappes brutales russes»

Guerre en Ukraine: la Russie détruit toujours l’Ukraine…

Suivez en direct l’actualité de ce conflit en Europe.

18h53
Odessa: l’Unesco condamne des «frappes brutales russes»

L’Unesco a condamné dimanche «avec la plus grande fermeté» les «frappes brutales menées par les forces russes» ayant touché plusieurs sites du centre d’Odessa, dans le sud de l’Ukraine, site du patrimoine mondial de l’humanité, notamment la cathédrale de la Transfiguration, vieille de plus de 200 ans.

Audrey Azoulay, directrice générale de l’agence onusienne pour la culture, l’éducation et la science.
Audrey Azoulay, directrice générale de l’agence onusienne pour la culture, l’éducation et la science.

«Ces terribles destructions marquent une nouvelle escalade de la violence à l’encontre du patrimoine culturel de l’Ukraine», a dénoncé la directrice générale de l’agence onusienne pour la culture, l’éducation et la science, Audrey Azoulay.

«J’exhorte la Fédération de Russie à prendre des mesures tangibles pour se conformer aux obligations qui lui incombent au regard du droit international» relatives à la préservation du patrimoine, a-t-elle poursuivi.

13h11
Première rencontre Poutine-Loukachenko depuis la rébellion de Wagner

Le président russe Vladimir Poutine a rencontré dimanche son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko pour la première fois depuis que ce proche allié de Moscou a apporté son aide pour négocier la fin de la rébellion de la milice Wagner le mois dernier, selon des images diffusées par Minsk.

«Nous parlerons bien sûr de la sécurité dans notre région», a déclaré Vladimir Poutine à Alexandre Loukachenko dans des propos retransmis par la télévision.

Le président russe Vladimir Poutine a rencontré son plus proche allié, le président biélorusse Alexandre Loukachenko, pour la première fois depuis que ce dernier a aidé à négocier un accord pour mettre fin à une mutinerie de combattants Wagner à l'intérieur de la Russie le mois dernier.
Le président russe Vladimir Poutine a rencontré son plus proche allié, le président biélorusse Alexandre Loukachenko, pour la première fois depuis que ce dernier a aidé à négocier un accord pour mettre fin à une mutinerie de combattants Wagner à l’intérieur de la Russie le mois dernier.

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé dimanche à son homologue bélarusse Alexandre Loukachenko que la contre-offensive ukrainienne en cours pour repousser les forces russes d’Ukraine avait «échoué», selon les agences de presse russes.

«Il n’y a pas de contre-offensive», a d’abord déclaré Alexandre Loukachenko, selon l’agence de presse TASS, avant d’être interrompu par Vladimir Poutine qui a lancé : «Il y en a une mais elle a échoué».

Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a assuré dimanche à Vladimir Poutine qu’il «gardait» Wagner dans le centre du Bélarus, affirmant à ce sujet que Minsk «contrôlait» la situation, quelques semaines après l’arrivée des combattants de ce groupe à la suite de leur rébellion avortée en Russie.

«Ils demandent à «aller vers l’ouest» (…) à Varsovie, Rzeszów», a d’abord déclaré Alexandre Loukachenko à son homologue russe, qui a esquissé un léger sourire. «Mais, bien sûr, que je les garde dans le centre du Bélarus, comme nous en avions convenu», a-t-il ajouté, disant toutefois avoir noté «leur mauvaise humeur».

10h32
Missiles russes sur Odessa : deux morts, une cathédrale «détruite»

Une nouvelle attaque des forces russes contre le port ukrainien d’Odessa a fait deux morts et provoqué la «destruction» d’une cathédrale orthodoxe classée par l’Unesco, a annoncé dimanche l’Ukraine, parlant de «crime de guerre».

Un prêtre examine les dégâts après la destruction de la cathédrale de la Transfiguration à la suite d'un tir de missile à Odessa.
Un prêtre examine les dégâts après la destruction de la cathédrale de la Transfiguration à la suite d’un tir de missile à Odessa.

Le ministère ukrainien de l’Intérieur a donné un nouveau bilan de deux morts et de 22 blessés, dont quatre enfants, dans les tirs de missiles russes au cours de la nuit sur cette ville de la mer Noire. «La cathédrale de la Transfiguration, située dans le centre historique d’Odessa, protégée par l’Unesco, a été détruite. Un crime de guerre qui ne sera jamais oublié et pardonné», a de son côté déclaré sur Twitter celui des Affaires étrangères.

La Russie a affirmé dimanche avoir détruit toutes les cibles qu’elle avait visées dans le port ukrainien d’Odessa, assurant que les lieux frappés étaient utilisés pour préparer des «actes terroristes» contre elle.

«Cette nuit, les forces armées de la Fédération de Russie ont mené une attaque (…) sur des installations où des actes terroristes contre la Russie à l’aide de drones navals étaient en préparation», a déclaré l’armée russe.

09h19
L’Ukraine promet des «représailles» après le tir de «19 missiles» russes sur Odessa

L’Ukraine a promis dimanche des «représailles» après le tir dans la nuit par les forces russes de «19 missiles» sur le port historique d’Odessa, qui a fait un mort et une quinzaine de blessés.

Des ambulanciers se tiennent à côté d'un bâtiment endommagé par une frappe de missile à Odessa, le 23 juillet 2023.
Des ambulanciers se tiennent à côté d’un bâtiment endommagé par une frappe de missile à Odessa, le 23 juillet 2023.

«Missiles contre des villes paisibles, contre des immeubles d’habitation, une cathédrale (…)», a déclaré le président Volodymyr Zelensky. «Il y aura à coup sûr des représailles contre les terroristes russes pour Odessa », a-t-il ajouté.

02h49
Attaque nocturne russe sur Odessa, un civil tué

La Russie a mené une attaque contre la ville portuaire d’Odessa dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé le gouverneur de la région, rapportant la mort d’un civil et plus d’une quinzaine de blessés, dont des enfants.

«Malheureusement, nous avons un civil tué en conséquence de l’attaque nocturne terroriste des Russes sur Odessa», a écrit sur Telegram le gouverneur Oleg Kiper. Il avait un peu plus tôt fait état de «18 victimes (blessées), dont quatre enfants».

Hier, 15h07
Zelensky dit avoir échangé avec Stoltenberg sur le «déblocage» du couloir céréalier en mer Noire

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré samedi avoir eu un échange téléphonique avec le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, sur le «déblocage» du couloir céréalier en mer Noire, quelques jours après la fin d’un accord avec la Russie crucial sur le sujet.

Du maïs est stocké sur le quai du port d'Izmail, dans la région d'Odessa, le 22 juillet 2023.
Du maïs est stocké sur le quai du port d’Izmail, dans la région d’Odessa, le 22 juillet 2023.

«Nous avons (…) identifié avec Jens Stoltenberg les étapes prioritaires et futures nécessaires au déblocage et à l’exploitation durable du couloir céréalier en mer Noire», a indiqué Volodymyr Zelensky sur Twitter.

Hier, 14h00
Un journaliste russe tué dans le sud de l’Ukraine

Un journaliste russe de l’agence de presse Ria Novosti, Rostislav Jouravlev, a été tué samedi dans un bombardement ukrainien dans la région de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine, a annoncé l’armée russe dans un communiqué.

«Des unités des forces armées ukrainiennes ont lancé une attaque d’artillerie contre un groupe de journalistes», «blessant quatre journalistes plus ou moins gravement», selon l’armée russe.

«Lors de l’évacuation, Rostislav Jouravlev (…) est décédé des suites de ses blessures, à la suite d’une explosion de sous-munitions», a-t-elle ajouté.

L’état de santé des trois autres journalistes blessés est «stable», selon l’armée russe qui a indiqué qu’»ils avaient été rapidement évacués vers les installations médicales » du ministère russe de la Défense.

Selon l’employeur de Rostislav Jouravlev, l’agence de presse Ria Novosti, «le bombardement a eu lieu près du village de Pyatikhatky», dans la région de Zaporijjia (sud).

Le gouverneur régional installé par Moscou, Evguéni Balitsky, a également confirmé la mort du journaliste sur Telegram, exprimant «(ses) plus sincères condoléances à la famille et aux amis».

Hier, 13h22
Pékin livre des «sortes d’équipements militaires» à Moscou, selon un conseiller de Macron

Le conseiller diplomatique du président français Emmanuel Macron a déclaré que la Chine livrait des «sortes d’équipements militaires» à la Russie susceptibles d’être utilisés en Ukraine. «Il y a des indications qu’ils font des choses que nous préfèrerions qu’ils ne fassent pas», a dit Emmanuel Bonne lors d’une rare intervention publique jeudi soir au Forum sur la Sécurité d’Aspen (Colorado), retransmise sur les réseaux.

Le président français Emmanuel Macron et son conseiller diplomatique Emmanuel Bonne participent à une réunion en ligne avec les dirigeants du G7 et le président ukrainien au palais de l'Élysée à Paris, le 24 février 2023, à l'occasion du premier anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.
Le président français Emmanuel Macron et son conseiller diplomatique Emmanuel Bonne participent à une réunion en ligne avec les dirigeants du G7 et le président ukrainien au palais de l’Élysée à Paris, le 24 février 2023, à l’occasion du premier anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Interrogé sur ce à quoi il faisait allusion, il a précisé qu’il s’agissait de la livraison de «sortes d’équipements militaires». «Pour autant que nous sachions, ils ne livrent pas des capacités militaires de façon massive à la Russie», a-t-il toutefois relevé.

Selon une source diplomatique française à l’AFP, le conseiller faisait référence à de «possibles livraisons de technologies à double usage», à la fois civil et militaire.

Les Occidentaux pressent Pékin de ne pas livrer d’armes à la Russie pour sa guerre en Ukraine. S’ils disent régulièrement ne pas avoir de preuve en ce sens, ils s’inquiètent de la possibilité que des entreprises chinoises ne livrent de la technologie susceptible d’être utilisée par les Russes sur le champ de bataille en Ukraine.

Se disant neutre dans le conflit, la Chine appelle au respect de la souveraineté des États, Ukraine comprise, mais n’a jamais condamné publiquement l’opération militaire menée en Ukraine par le président russe Vladimir Poutine.

«Alors que la contre-offensive ukrainienne est en cours, que tout est compliqué… Ce dont nous avons le plus besoin de la part de la Chine c’est qu’elle s’abstienne» de livrer des armes, a insisté Emmanuel Bonne. «J’aimerais que la Chine démontre qu’elle est un partenaire crédible» dans le règlement du conflit en Ukraine, a-t-il poursuivi, tout en soulignant ne «pas en avoir la preuve».

Sur le plan diplomatique, «je ne crois pas une seconde que la Chine apportera une solution à la guerre en Ukraine», a-t-il également noté. «Pour que la guerre s’arrête, nous avons seulement besoin que Poutine se retire et que l’Ukraine l’emporte (pour cela militairement) sur les Russes», a-t-il martelé. Il faudra ensuite établir une «sorte de cadre de négociation très solide» incluant des partenaires de différents horizons, dont la Chine et l’Inde, qui peuvent «avoir une influence et garantir une paix solide», a-t-il poursuivi.

Hier, 12h01
Une attaque ukrainienne en Crimée provoque l’explosion d’un dépôt de munitions

Une attaque ukrainienne de drones a provoqué l’explosion d’un dépôt de munitions samedi en Crimée, a affirmé le gouverneur de cette péninsule annexée par Moscou en 2014, qui a ordonné l’évacuation de la population dans un rayon de cinq kilomètres et suspendu le trafic ferroviaire.

Une photo montre la détonation de munitions causée par un incendie sur un terrain d'entraînement militaire dans le district de Kirovsky en Crimée, le 19 juillet 2023.
Une photo montre la détonation de munitions causée par un incendie sur un terrain d’entraînement militaire dans le district de Kirovsky en Crimée, le 19 juillet 2023.

«A la suite d’une attaque de drones ennemis dans le district de Krasnogvardeïski, il y a eu une explosion dans un dépôt de munitions», a déclaré Sergueï Aksionov sur Telegram. «La décision a été prise d’évacuer les personnes habitant dans un rayon de cinq kilomètres. Afin de minimiser les risques, il a aussi été décidé de stopper le trafic ferroviaire», a-t-il ajouté.

Hier, 11h29
Un gouverneur russe accuse l’Ukraine d’avoir utilisé des armes à sous-munitions

Le gouverneur de la région russe de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, a accusé Kiev samedi d’avoir bombardé la veille le village de Jouravlevka avec des armes à sous-munitions.

Des femmes regardent une maison détruite par les frappes ukrainiennes dans la ville de Valuyki, près de la frontière avec l'Ukraine dans la région de Belgorod, le 5 juillet 2023.
Des femmes regardent une maison détruite par les frappes ukrainiennes dans la ville de Valuyki, près de la frontière avec l’Ukraine dans la région de Belgorod, le 5 juillet 2023.

«Dans la région de Belgorod, 21 tirs d’artillerie et trois d’armes à sous-munitions depuis un lance-roquettes multiples ont été effectués (par l’armée ukrainienne) sur le village de Jouralevka», a déclaré Viatcheslav Gladkov sur Telegram.

Hier, 11h09
Les autorités prorusses accusent l’Ukraine d’une tentative d’attaque aux drones

L’Ukraine a tenté samedi d’attaquer avec des drones des «infrastructures» du centre de la Crimée, a affirmé le chef des autorités locales prorusses de cette péninsule annexée en 2014 par Moscou.

«L’ennemi a tenté de mener un raid en utilisant des drones contre des infrastructures du district de Krasnogvardeïski de la République de Crimée», a déclaré Sergueï Aksionov.

Cette accusation a été portée cinq jours après une attaque sur le pont reliant la presqu’île de Crimée à la Russie continentale, qui avait fait deux morts.

Une photo prise le 17 juillet montre un navire de guerre russe naviguant près du pont de Kertch, qui relie la Russie continentale à la Crimée, à la suite d'une attaque de drone revendiquée par les forces ukrainiennes.
Une photo prise le 17 juillet montre un navire de guerre russe naviguant près du pont de Kertch, qui relie la Russie continentale à la Crimée, à la suite d’une attaque de drone revendiquée par les forces ukrainiennes.

M. Aksionov, le gouverneur de Crimée nommé par Moscou, a souligné que des secours avaient été envoyés sur place pour faire face «aux éventuelles conséquences» du raid de drones.

Il n’a pas précisé quelle avait été la cible de cette opération et n’a pas fait état de victimes.

La Crimée a été visée à plusieurs reprises depuis le début de l’offensive russe en Ukraine il y a 17 mois mais les attaques semblent s’être intensifiées ces dernières semaines.

21.07.2023, 21h07
Frappes russes à Odessa: l’Unesco «condamne fermement» une attaque contre le patrimoine mondial

L’Unesco a «fermement condamné» vendredi des frappes russes menées «jeudi matin tôt» contre le centre-ville d’Odessa (Sud-Ouest de l’Ukraine), qui fait depuis janvier partie du patrimoine mondial de l’humanité.

«Selon un bilan préliminaire, plusieurs musées situés au sein du site du patrimoine mondial ont subi des dommages, notamment le musée archéologique, le musée de la flotte et le musée de la littérature d’Odessa», a souligné l’organisation onusienne pour la culture, la science et l’éducation.

«Tous avaient été marqués par l’Unesco et les autorités locales du Bouclier bleu, l’emblème distinctif de la Convention de La Haye de 1954» pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, qui a donc été «violée» à Odessa, a dénoncé l’Unesco.

L’attaque russe, «perpétrée deux semaines seulement après celle qui a détruit un bâtiment» du centre historique de Lviv (Nord-Ouest), autre site du patrimoine mondial, a également «coïncidé avec la destruction du Centre culturel d’art populaire et d’éducation artistique de la ville de Mykolaïv», a regretté l’institution onusienne.

Et l’Unesco d’appeler à «cesser toute attaque à l’encontre des biens culturels protégés dans le cadre d’instruments normatifs internationaux largement ratifiés». «Cette guerre constitue une menace croissante pour la culture ukrainienne», a-t-elle insisté, ajoutant avoir recensé «des dommages sur 270 sites culturels ukrainiens» depuis le début de l’invasion russe, le 24 février 2022.

Le centre historique d’Odessa, célèbre ville des bords de la mer Noire, a été inscrit en janvier 2023 sur la liste du patrimoine mondial en péril de l’Unesco en raison des «menaces de destruction» planant du fait de la guerre sur ce site, d’autant plus à risque qu’il se trouve à proximité du port, une infrastructure stratégique pour l’Ukraine.

Les tensions se sont ravivées dans le sud-ouest ukrainien depuis le rejet cette semaine par Moscou de l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, qui permettait aux cargos chargés de produits agricoles de quitter les ports ukrainiens en empruntant des couloirs maritimes protégés.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des missiles de croisière russes Kalibr, tirés depuis la mer Noire, ont touché la région pour la quatrième nuit consécutive, a affirmé le gouverneur local, Oleg Kiper.

Si l’armée russe a assuré ne viser que des sites militaires, au moins trois personnes sont mortes et une vingtaine d’autres ont été blessées dans cette zone dans la nuit de mercredi à jeudi.

21.07.2023, 19h03
La Bulgarie envoie pour la première fois des blindés en Ukraine

La Bulgarie a décidé vendredi d’envoyer une centaine de blindés en Ukraine, une première pour ce pays des Balkans jusqu’ici réticent à aider directement Kiev du fait de liens historiques forts avec Moscou.

Le Parlement a approuvé à une large majorité (148 pour, 52 contre) cette proposition du nouveau gouvernement pro-européen, qui a initié une nouvelle stratégie après de précédents gouvernements intérimaires désireux de ne pas s’immiscer dans le conflit.

Ces chars BTR de conception soviétique, achetés dans les années 1980, n’ont jamais servi. «La Bulgarie n’a plus besoin de cet équipement qui peut apporter un précieux soutien à l’Ukraine dans sa bataille pour préserver son indépendance et son intégrité territoriale» face à la Russie, écrit le texte.

Les chars BTR sont de conception soviétique
Les chars BTR sont de conception soviétique

Les socialistes du PSB, héritier du Parti communiste qui dirigeait autrefois le pays, se sont opposés à cette décision, tout comme la jeune formation ultra-nationaliste prorusse Vazrajdane (Renaissance) qui a dénoncé «une trahison et une honte».

A plein régime

La Bulgarie, membre de l’UE et de l’Otan, dispose d’un important stock d’équipements et d’armes soviétiques et produit également des munitions. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est d’ailleurs venu début juillet à Sofia pour discuter d’une accélération des livraisons.

Depuis cette visite, le gouvernement a annoncé un paquet d’aide inédit incluant vraisemblablement des armes et obus, même s’il n’a pas voulu fournir de détails tant le sujet divise dans le pays.

Dans les faits cependant, les usines d’armement tournent à plein régime depuis l’invasion russe de l’Ukraine. Les exportations de l’industrie ont bondi, selon des données du ministère de l’Economie, les marchandises étant acheminées par des pays tiers avant de rejoindre l’Ukraine.

21.07.2023, 18h30
Céréales: Moscou dit comprendre «l’inquiétude» des pays africains

La Russie a dit vendredi comprendre les inquiétudes des pays africains après l’abandon par le Kremlin de l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes en mer Noire, en promettant de continuer à livrer les pays dans le besoin.

«Nous comprenons les inquiétudes que peuvent ressentir nos amis africains, c’est compréhensible et ce sera pris en compte», a déclaré lors d’une conférence de presse le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Verchinine.

«Les pays dans le besoin, via nos contacts avec eux et le sommet Russie-Afrique (prévu fin juillet à Saint-Pétersbourg, ndlr) recevront les céréales», a-t-il ajouté, précisant qu’un travail était en cours pour assurer des «itinéraires» de livraisons.

La Russie a décidé cette semaine de ne pas prolonger l’accord visant à permettre les exportations de céréales ukrainiennes après des mois de critiques envers ce texte. Moscou affirme que ses propres livraisons de produits agricoles et d’engrais sont entravées par les sanctions.

Conditions réitérées

Le président Vladimir Poutine a affirmé mercredi que la Russie était prête à revenir à l’accord si ses demandes sont réalisées «dans leur totalité», sans quoi sa prolongation «n’a plus de sens». «Il n’y a pas de prises de contacts actuellement pour trouver une alternative à l’accord céréalier. Nous avons clairement signifié notre position», a souligné vendredi Sergueï Verchinine.

«Il n’est pas possible de se passer de la Russie en ce qui concerne la mer Noire, et la sécurité alimentaire», a-t-il également estimé.

Après la suspension de l’accord, la Russie a affirmé mercredi qu’elle considérerait dès jeudi les navires se rendant vers l’Ukraine en mer Noire comme de «potentiels bateaux militaires».

En retour, l’Ukraine a averti jeudi qu’elle traiterait les bateaux se dirigeant vers les ports contrôlés par Moscou comme de potentiels transporteurs de matériels militaires.

Parallèlement, des frappes russes ont touché ces dernières nuits la région d’Odessa, port stratégique en mer Noire. Kiev accuse Moscou de viser spécifiquement des infrastructures agricoles et portuaires pour empêcher une reprise des exportations.

21.07.2023, 17h46
L’ONU juge «inacceptables» les menaces contre les navires civils en mer Noire

Les menaces contre les navires civils naviguant en mer Noire sont «inacceptables», a déclaré vendredi une haute responsable de l’ONU après des déclarations de Moscou et de Kiev faisant suite au retrait russe de l’accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes.

«Les menaces de prendre pour cible des navires civils en mer Noire sont inacceptables», a jugé devant le Conseil de sécurité la secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les Affaires politiques Rosemary DiCarlo. «Nous sommes également inquiets d’informations concernant des mines installées en mer Noire, menaçant la navigation civile», a-t-elle ajouté.

«Le risque que le conflit s’étende en réponse à un incident militaire en mer Noire — intentionnel ou accidentel — doit être évité à tout prix, vu qu’il pourrait conduire à des conséquences catastrophiques pour nous tous», a-t-elle plaidé, répétant d’autre part les mots du secrétaire général Antonio Guterres qui a «fermement» condamné jeudi les attaques russes contre des ports ukrainiens en mer Noire.

La Russie a annoncé lundi la fin de sa participation à l’Initiative de la mer Noire permettant l’exportation des céréales ukrainiennes, mettant de fait un terme à cet accord conclu en juillet 2022 entre Moscou, Kiev, Istanbul et l’ONU.

Rosemary A. DiCarlo
Rosemary A. DiCarlo

Les autorités russes ont ensuite annoncé qu’elles considèreraient comme une cible militaire tout navire se dirigeant vers les ports céréaliers ukrainiens de la mer Noire, ports qui ont fait d’autre part l’objet de frappes russes.

Kiev a répondu en mettant à son tour en garde les bateaux se dirigeant vers les ports contrôlés par la Russie. «Le fait que la Russie ait mis un terme à sa participation à l’Initiative de la mer Noire, couplée à ses bombardements de ports capitaux, va encore aggraver la crise», a insisté Mme DiCarlo, assurant que l’ONU allait poursuivre ses efforts pour permettre que les céréales ukrainiennes et russes arrivent sur le marché mondial.

«Cette semaine a été une semaine de tristesse et de déception», a renchéri le responsable de l’ONU pour les affaires humanitaires, Martin Griffiths.

Mais pour beaucoup des 362 millions de personnes dans le monde qui ont besoin d’aide humanitaire, «ce n’est pas une question de tristesse et de déception, c’est une menace pour leur avenir, l’avenir de leurs enfants, de leur famille», a-t-il insisté, rappelant que les prix des céréales sont déjà repartis à la hausse.

«Ils ne sont pas tristes, ils sont en colère, inquiets, certains vont avoir faim, certains vont être affamés, certains risquent de mourir».

21.07.2023, 17h07
Deux enfants d’une même famille tués dans une frappe russe

Deux enfants, un frère et sa soeur, ont été tués vendredi par des tirs d’obus russes ayant touché le village de Droujba (Amitié) dans l’est de l’Ukraine, a annoncé le gouverneur régional Pavlo Kyrylenko.

«Vers 15h00, les Russes ont bombardé le village avec de l’artillerie. L’un des obus a touché la cour où se trouvaient les enfants», a déclaré Pavlo Kyrylenko sur son compte Telegram. Le garçon avait 10 ans et sa soeur 16 ans, a-t-il précisé.

Photo d'illustration.

Plus tôt vendredi, Pavlo Kyrylenko avait annoncé la mort d’un couple tué par des tirs de roquettes Grad à Kostiantynivka.

Dans le nord de l’Ukraine enfin, le gouverneur de la région de Tcherniguiv, Viatcheslav Tchaous, a annoncé la mort d’un employé d’un centre culturel dans une frappe russe. Il a plus tard ajouté que le corps d’une femme avait également été retrouvé sous les décombres.

21.07.2023, 15h10
La banque centrale russe relève son taux directeur à 8,5%

La banque centrale de Russie (BCR) a annoncé vendredi un relèvement de son taux directeur d’un point à 8,5%, une première depuis février 2022, dans un contexte d’affaiblissement du rouble qui fait craindre une accélération de l’inflation dans le pays.

«Les tendances de la demande intérieure et la dépréciation du rouble depuis le début de 2023 amplifient considérablement le risque inflationniste», a souligné la BCR dans un communiqué. Malgré cela, la banque centrale maintient son objectif de ramener l’inflation à 4% en 2024, alors qu’elle devrait atteindre, selon ses prévisions, entre 5% et 6,5% fin 2023.

Sa décision de relever son taux directeur est conforme aux attentes des analystes, qui disaient miser depuis plusieurs jours sur une hausse comprise entre 0,25 point et 1 point de pourcentage.

A la faveur d’indicateurs macro-économiques relativement stables, le taux directeur était pourtant resté plusieurs mois au niveau annoncé en septembre dernier (7,5%), loin du pic atteint juste après le lancement de l’intervention militaire en Ukraine, fin février 2022.

Le siège de la Banque centrale russe.
Le siège de la Banque centrale russe.

Dans la foulée des premières sanctions internationales, la BCR avait drastiquement relevé son taux à 20%, avant de procéder à plusieurs baisses, rassurée par la résilience de l’économie russe. Mais ces dernières semaines, l’érosion du rouble, qui s’échangeait vendredi à 11H00 GMT à 100,3 roubles pour 1 euro, a poussé la BCR à agir pour éviter de revoir l’inflation flamber, comme l’année dernière quand la hausse des prix avaient atteint 17,8% en avril.

Selon les observateurs, l’affaiblissement du rouble s’explique notamment par un prix du pétrole qui reste relativement faible, malgré les décisions de l’Opep+ visant à limiter la production mondiale.

La première vice-présidente de la BCR, Ksenia Ioudaïeva, avait affirmé début juillet que la dynamique actuelle du taux de change était, selon elle, liée à «la baisse des recettes d’exportation». La Russie a été visée par une vague sans précédent de sanctions internationales après le déclenchement de son offensive en Ukraine.

Signe que ces sanctions pèsent sur l’économie nationale, le produit intérieur brut de la Russie s’est contracté de 1,9% au premier trimestre, selon Rosstat, et le déficit national pourrait atteindre entre 3% et 4% en fin d’année, d’après des experts, soit un niveau plus élevé que les 2% espérés.

Face à l’accélération des dépenses fédérales, en grande partie liée à l’intervention en Ukraine, le ministère des Finances a d’ores et déjà annoncé mercredi des coupures budgétaires pour 2024 à hauteur de 450 milliards de roubles (4,4 milliards d’euros).

21.07.2023, 14h36
Accord céréalier: Erdogan veut encore convaincre Poutine

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dit vendredi vouloir convaincre son homologue russe Vladimir Poutine de relancer l’accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes via la mer Noire, arrivé à expiration lundi soir.

«Je pense que nous parviendrons à assurer la poursuite (du corridor humanitaire) en parlant en détail avec M. Poutine», a déclaré M. Erdogan à des journalistes turcs lors de son vol de retour d’une tournée régionale, selon des propos rapportés par l’agence de presse officielle Anadolu.

Le chef de l’Etat turc, qui appelle les «pays occidentaux à donner suite aux attentes de M. Poutine», a indiqué qu’il s’entretiendrait par téléphone à ce sujet avec le président russe, qui s’est opposé à la prolongation de l’accord signé en juillet 2022 à Istanbul avec l’Ukraine sous l’égide de la Turquie et des Nations unies.

La Russie a assuré être prête à revenir à l’accord — qui a permis d’exporter près de 33 millions de tonnes de céréales depuis les ports ukrainiens — si ses demandes étaient réalisées «dans leur totalité».

Le président russe (gauche) et son homologue turc. (Photo d'archives)
Le président russe (gauche) et son homologue turc.

Moscou affirme notamment que ses propres livraisons de produits agricoles et d’engrais sont entravées par les sanctions occidentales.

Les deux dirigeants reparleront de l’accord céréalier en face-à-face en août en Turquie «si la visite [de M. Poutine] a lieu», a-t-il souligné, utilisant le conditionnel après avoir annoncé à deux reprises la venue du président russe le mois prochain.

La Russie a affirmé mercredi qu’elle considérait désormais les navires se rendant vers l’Ukraine en mer Noire comme de «potentiels bateaux militaires» et les pays dont ils battent le pavillon comme parties prenantes au conflit.

L’ONU a exprimé jeudi son inquiétude, dénonçant «l’effet négatif sur les prix mondiaux du blé et du maïs, ce qui fait souffrir tout le monde, en particulier les populations vulnérables dans les pays du Sud».

Le président Erdogan a par ailleurs affirmé, au sujet de l’adhésion de la Suède à l’Otan, que la Turquie «agira en fonction des mesures prises par la Suède».

Le président turc a levé début juillet son véto à l’entrée de la Suède dans l’Alliance atlantique, affirmant que le parlement turc ratifierait l’adhésion suédoise au retour des vacances des parlementaires, au plus tôt en octobre.

21.07.2023, 13h45
L’influent blogueur russe et ex-chef séparatiste Igor Guirkine est arrêté

La police russe a arrêté vendredi Igor Guirkine, connu sous le pseudonyme d’Igor Strelkov, un influent blogueur très critique du commandement militaire russe et ancien chef séparatiste dans l’est de l’Ukraine, a indiqué à l’AFP son avocat. «Il a été interpellé par les forces de l’ordre» dans la matinée, a affirmé Alexandre Molokhov, précisant qu’il était «probablement» accusé d’extrémisme.

Depuis le début de l’offensive russe en Ukraine, Igor Guirkine publiait régulièrement des messages critiques visant l’état-major russe sur son compte Telegram, suivi par plus de 875’000 abonnés.

L’un de ses derniers messages, publié mardi, semblait s’en prendre, sans le nommer, au président russe Vladimir Poutine. Igor Guirkine y affirmait qu’un «minable» était au pouvoir depuis 23 ans en Russie et que le pays ne supporterait pas «six années de plus de ce lâche au pouvoir».

Depuis la rébellion avortée d’un autre critique virulent de l’état-major russe, le chef du groupe Wagner Evguéni Prigojine, les experts évoquent régulièrement de possibles purges au sein de l’armée et la répression des dernières voix critiques, notamment des blogueurs militaires ou nationalistes devenus les rares en Russie à pouvoir s’en prendre aux autorités.

Sur Telegram, la politologue Tatiana Stanovaïa a estimé que M. Guirkine avait «depuis longtemps» franchi «toutes les lignes rouges possibles» dans sa critique du Kremlin et de l’armée russe.

«Son arrestation est bien sûr dans l’intérêt du ministère russe de la Défense. C’est l’une des conséquences de la mutinerie de Prigojine: l’armée a obtenu plus d’opportunités de réprimer ses adversaires dans l’espace public», a-t-elle estimé.

Igor Guirkine s’était fait connaître en devenant brièvement en 2014 un chef militaires des séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine. Il avait gouverné d’une main de fer le bastion séparatiste de Sloviansk, mais avait annoncé sa démission dès le mois d’août 2014 dans des conditions mystérieuses, avant de revenir en Russie où il avait perdu toute influence.

Mi-novembre 2022, la justice néerlandaise l’a condamné, par contumace, à la perpétuité pour meurtre et pour avoir joué un rôle dans la destruction, au dessus de l’est de l’Ukraine, du vol MH17 de la Malaysia Airlines en 2014 qui avait fait 298 morts.

Depuis l’offensive en l’Ukraine en février, revenu en grâce sur les réseaux sociaux, il critiquait les opération des troupes russes et notamment leur retrait, et prédisait la nécessité d’une mobilisation, Moscou niant que cela soit nécessaire.

21.07.2023, 12h53
Moscou utilisera «tous les moyens» pour protéger le Bélarus d’une attaque, prévient Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a prévenu vendredi qu’une agression contre le Bélarus équivaudrait à une agression contre la Russie et que Moscou y répondrait «par tous les moyens» possibles.

«Le déclenchement d’une agression contre le Belarus équivaudra à une agression contre la Fédération de Russie. Nous y répondrons par tous les moyens à notre disposition», a mis en garde le président Vladimir Poutine, durant une réunion de son Conseil de Sécurité diffusée à la télévision.

APPIS/ATS/SIM/EAH/Myrtille Wendling/Iñaki Dünner/Manon Becker/Laura Manent/Tamina Wicky

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