Avignon : Quand le racisme anti-blanc déborde : Un vrai lynchage…
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Que s’est-il passé au cours du très polémique spectacle de Rébecca Chaillon, Carte noire nommée désir, programmé dans le festival « In » d’Avignon ? La metteuse en scène promettait de « rendre visibles les problématiques de sexisme et de racisme ». Chiche ! Je patiente dans la file d’attente. Une hôtesse me signale qu’en tant que femme noire je suis prioritaire. Première gêne. Pas la dernière.
À l’intérieur, il y a d’un côté les Noires, confortablement assises (et nourries gratuitement) dans un carré VIP situé sur scène. Et, face à elles, et de ce fait exposées au regard du reste du public, les gradins réservés aux Blancs. Même salle, deux ambiances. Pour un spectacle dégoulinant de clichés, porté par huit comédiennes… noires et nues. Deux heures quarante-cinq interminables. On en parle, de l’image des femmes noires réduites à leur nudité ? En réalité, le spectacle instaure les injustices qu’il est censé dénoncer, quand arrive l’incident. Lors d’une scène visant à démontrer le « privilège blanc », les comédiennes noires s’avancent dans les gradins des Blancs pour « voler » leurs sacs.
Quand l’un refuse de céder le sien, il se fait siffler, huer, traiter de colon. Un vrai lynchage. Un vigile (désolé) est même réquisitionné pour l’expulser, la metteuse en scène lui ayant lancé : « Tu sors, tu es chez moi. » La foule, chauffée à blanc, crie dans un même élan : « Tu sors, tu sors ! » Il reste vingt minutes, d’un air irrespirable. Le spectacle se termine sur une rupture insurmontable. D’un côté, un public acquis à l’artiste (« on t’aime, Rébecca ») ; de l’autre, des personnes venues voir un spectacle antiraciste, qui en repartent choquées et apeurées, comme la femme du spectateur agressé.
Mina Boto sur Franc-Tireur
Commentaires avec les noms ( nous n’acceptons pas les pseudos des lâches. MCD )
Céline Pina : La pièce, Carte noire nommée désir, de Rébecca Chaillon, entend déconstruire les fantasmes autour de la femme de couleur. Lors d’une représentation de leur spectacle polémique, au Festival d’Avignon, des actrices auraient fait l’objet de ce que la presse progressiste qualifie d’ «agressions verbales et physiques». Mais, où est le racisme dans cette affaire, exactement . Des poupons blancs embrochés sur une scène de théâtre. C’est l’image choc de la pièce « Carte noire nommée désir ». La photo fait réagir sur les réseaux sociaux car elle interroge sur la dimension haineuse d’un spectacle placé sous le sceau du décolonialisme, cette idéologie qui dresse les hommes les uns contre les autres en fonction de leur couleur de peau et de leur culpabilité au regard de l’Histoire. Derrière la présentation aseptisée d’une pièce qui voudrait « joyeusement » secouer « les consciences occidentales et colonialistes », il y a la réalité d’une mise en accusation des Blancs, essentialisés en racistes qui s’ignorent. À tel point que des espaces dans la salle sont interdits aux Blancs, pour leur faire ressentir la violence de l’apartheid. Un apartheid, ou une ségrégation, qui n’a pourtant jamais existé en France. Des bébés blancs embrochés, la répartition des places faite en fonction de la couleur de peau, un discours raciste où on est coupable ou victime selon sa couleur de peau. La haine et la rancoeur faite spectacle. Imaginez juste l’inverse

Le ressentiment, la colère et la haine font leur Pub. Nous sommes loin de l’égalité, fraternité, sororité, justesse et paix les valeurs de notre démocratie ensemencées depuis 200 ans et à toujours cultiver et arroser ! Eva I. ( Le Chapelle en Vercors )
Céline Pina a tout dit : « Imaginez l’inverse » et on pourra alors prendre la mesure du racisme et de la haine colportés par cette manifestation. C’est juste consternant.
Télérama, pas un média de Droite, décrivait par exemple deux spectatrices féministes septuagénaires quittant la salle en maugréant : « Je n’en peux plus ! Quelle insulte faite aux femmes que de propager ces images dégradantes ! »
Christophe Raynaud de Lage