Histoire genevoiseHélène Gautier-Pictet, pionnière du féminisme à Genève
Une exposition et une conférence retracent le parcours de cette militante du début du XXe siècle qui a œuvré pour l’émancipation des femmes

Elle portait les noms de vieilles familles de banquiers genevois, mais elle, c’est dans le féminisme qu’elle s’est illustrée. Hélène Gautier-Pictet a été une des pionnières des luttes pour l’émancipation des femmes et l’égalité des droits à Genève au début du XXe siècle. Une exposition et une conférence lui rendent hommage.
Fille du fondateur du journal «La Suisse», Paul Pictet, Hélène Gautier-Pictet naît à Berne en 1888. En 1909, elle épouse le banquier Charles Gautier. Elle fait la connaissance de la féministe Émilie Gourd sur les bancs de l’Université de Genève, où elle est auditrice. C’est elle qui l’amène à s’engager pour la cause des droits des femmes.
Hélène Gautier-Pictet fonde en 1937 l’Association féminine d’éducation nationale, puis le Centre de liaison des associations féminines genevoises (CLAFG) qu’elle préside pendant vingt ans, menant campagne pour l’accession des femmes au droit de vote. Malgré l’échec des votations de 1946 et 1953, celui-ci leur est finalement accordé au niveau cantonal à Genève en 1960.
Dans le pacifisme aussi
Elle s’investit ensuite dans le pacifisme. Après avoir transmis sa fibre humaniste à son fils, Jean-Jacques Gautier, fondateur de l’Association pour la prévention de la torture, Hélène Gautier-Pictet décède à Genolier en 1973.
Pour célébrer les cinquante de sa mort, le Centre de Liaison des Associations Féminines Genevoises (CLAFG) organise – en partenariat avec la Fondation des archives de la famille Pictet et la Mairie de Chêne-Bougeries – une exposition et une conférence ce lundi à Chêne-Bougeries, fief de la famille Gautier.
Date et lieu: lundi 11 septembre, à 18 h 00, salle communale Jean-Jacques Gautier, Route du Vallon 1, Chêne-Bougeries à Genève.
