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« Les Rencontres de Die et de la Biovallée » auront lieu les 25, 26, 27 et 28 janvier 2024… (Acte I), …

Les 22èmes « Rencontres de Die et de la Biovallée » se coconstruisent. Déjà 6 réunions participatives et délibératives  ont calé une cinquantaine de thèmes et autant d’ intervenants.tes. Riches et engagées.  Mariant acteurs locaux et penseurs globaux… Elles seront  au cœur des alternatives, des bifurcations, des transitions et des ruptures obligées qui s’annoncent…. Elles vont être déclinées sur 2 actes. Un « acte I », en Janvier 2024, le classique des rencontre de Die sur 4 ou 5 jours. Et un « Acte II »  en mai ou juin 2024 aussi sur quelque jours. Tout est possible et envisageable… Vous pouvez  déposer une proposition : films, débats, théâtre, balades,  conférences, expositions, visites de sites ou fermes,  animations enfants, livres, ateliers,  tout est ouvert et laisse une belle place aux personnes et associations locales  qui œuvrent pour un futur désirable, juste et pacifique dans la Drôme et dans le Monde…

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9 nouveaux enjeux à la suite du COVID et de la Guerre en Ukraine

  • Faire humanité

C’est une clef décisive pour progresser vers une humanité plus humaine, plus solidaire, capable d’intelligence créatrice et non destructrice.
C’est aussi un point d’appui pour lutter contre le double enjeu du dérèglement climatique celui du réchauffement physique et ses conséquences mais
aussi celui de  » glaciation émotionnelle » qui se traduit par des replis identitaires et la peur de l’autre. Faire humanité c’est au contraire utiliser ces défis pour reconstituer nos soubassements  physiques et émotionnelles, préserver notre planète océan et nous donner les moyens de devenir pour de bon des homo Sapiens-Sapiens (Edgar Morin ) capables de conjuguer intelligence et sagesse.

2- Résilience territoriale.
Anticiper, s’adapter, s’entraider. Se préparer à l’imprévisible devient une nécessité. Par sa brutalité, son ampleur et son impact sur notre quotidien, la pandémie de Covid-19 a démontré que notre territoire n’est pas à l’abri d’évènements inattendus capables de le déstabiliser en profondeur. Alors qu’il y a fort à parier que les prochaines années seront marquées par des crises économiques, sociales, environnementales, sanitaires ou géopolitiques majeures, se préparer à l’imprévisible devient une nécessité. Les crises à venir constituent un défi pour la collectivité, qui s’y préparer afin d’éviter les ruptures de cohésion sociale ou démocratique, tout en restant en capacité de conduire les transformations structurelles nécessaires à les transitions, alternatives et bifurcations écologiques, économiques et sociales et démocratiques.

3-Ecoute bienveillante pour prendre soin de chacun.

Écoute attentive, sensible et empathique, qui accueille la parole de l’autre sans à priori ou jugement, explicitée aussi par des signaux non-verbaux (le regard, le sourire, la distance juste, la patience, …). Écouter l’autre, c’est être attentif à ce qu’il dit et lui faire une place, c’est à dire l’espace, le temps et la liberté pour le faire, et aussi la présence, l’empathie, la patience. Il s’agit d’accueillir les pensées et soucis de celui qui s’exprime, de leur offrir l’hospitalité. Être à l’écoute de l’autre, c’est aussi être attentif à ce qu’il aimerait dire et qu’il communique avec ses émotions, son expression, ses mouvements et tous autres signes. Être à l’écoute de l’autre permet de contribuer à des relations de paix. La véritable écoute est une ascèse au sens premier du terme: il faut s’y exercer pour se perfectionner. L’accueil de la parole suppose chez celui qui écoute : la capacité de se détacher durant ce moment de ses propres préoccupations pour recevoir celles de son interlocuteur (décentration) et un minimum de confiance en soi pour ne pas se sentir menacé par les paroles de l’autre. En contrepartie, cette qualité d’écoute permet à l’autre de se sentir respecté, de s’exprimer et d’approfondir sa pensée sans craindre le jugement. Le développement de ce type d’écoute dans notre société (par un apprentissage à l’école, par exemple) faciliterait l’instauration d’un climat de confiance, aiderait à désamorcer les conflits du quotidien, à la maison comme au travail, et contribuerait à pacifier les relations humaines. 

4-Apprendre des autres, apprendre l’entraide.

Comment chacun peut trouver sa place dans les grandes villes et les campagnes? Ceux qui exercent les métiers essentiels à la vie, les classes moyennes et intermédiaires, les plus vulnérables? Les œuvres utiles comme l’agriculture, l’écoconstruction, le soin aux anciens, l’éducation coopérative. Action de s’entraider, c’est-à-dire de s’apporter une aide mutuelle, de se soutenir de manière réciproque, de se faciliter les choses mutuellement. Exemple : “L’entraide est un signe positif de cohésion sociale”. L’entraide, une action, une valeur qui apporte tellement, surtout chez les enfants. Une action qui leur permet de se socialiser, de se sentir valorisé et d’être sur un pied d’égalité. Un échange qui aujourd’hui devrait devenir un besoin important pour mieux avancer dans la société et dans notre avenir. Cette société qui est dépassée par l’individualisme et le manque de temps que l’on pourrait consacrer à aider son prochain. Un échange qui apporte une solidarité, ainsi qu’un apprentissage permettant une meilleure autonomie dès l’âge adulte. « La protection mutuelle obtenue dans ce cas, la possibilité d’atteindre un âge d’or et d’accumuler de l’expérience, le plus haut développement intellectuel et l’évolution positive des habitudes sociales, assurent le maintien des espèces, leur extension et leur évolution future. Les espèces asociales, au contraire, sont condamnées à s’éteindre. », comme le disait un écrivain russe Pierre Kropotkine dans son ouvrage « L’Entraide, un facteur de l’évolution » (1902).

5-La place des femmes dans l’humanité à venir.

La condition de la femme, sa place et son rôle dans la société, ont toujours été le sujet de débats et de luttes pour plus d’égalité. Les femmes ont toujours travaillé et participé à l’évolution de nos sociétés. Pourtant, leurs actions ont longtemps été invisibilisées, leurs fonctions étant limitée à la gestion du foyer, les écartant ainsi des organes de décisions. Il faudra attendre 1946 pour que l’égalité femmes-hommes devienne un principe constitutionnel, que l’objet des lois ne soit plus de protéger les femmes mais leur garantir des droits égaux à ceux des hommes. Si la législation vise à rétablir la justice et favoriser l’émancipation des femmes, si de nombreuses lois sont encore votées aujourd’hui pour encourager plus de parité dans les gouvernements, les entreprises, les médias, etc. qu’en est-il vraiment une fois que ces lois sont instaurées ? Stéréotypes, sexisme ordinaire, injonctions sociales freinent encore leur ascension dans de nombreux domaines. Pour parvenir à plus d’égalité, il semble nécessaire que davantage de femmes participent aux prises de décisions.

6-De nouvelles règles du jeu démocratique.

Quelles logiques de paix face aux logiques de guerre ? Chine face à Taiwan, Poutine face à l’Ukraine. Nous ne voulons pas basculer dans la destruction nucléaire de l’humanité, nous voulons aller vers une citoyenneté terrienne. Comment la résistance créatrice peut surgir dans une période de déclin des puissances dominatrices? Comment l’accélération de l’autonomie énergétique et alimentaire contribue à construire la paix ? Quelles sont les nouvelles formes de résistances civiles et non violentes appuyées sur des mouvements sociaux, l’accueil de réfugiés sans discrimination, les mouvements de femmes, les manifestations de la Jeunesse. Sous un autre angle, les besoins de la société dans son ensemble font que la liberté individuelle débouche sur
une société plurielle dont les membres adhèrent à des valeurs et à des croyances différentes. Ce pluralisme peut être source de conflits. Cela nous invite à faire le point sur les valeurs qui fondent notre collectivité et notre démocratie : valorisation du compromis, non-violence ou intégration des minorités, par exemple. En règle générale, si les membres d’une société parviennent à s’accorder sur des règles de débat et de prise de décision pacifiques et non violentes, ils pourront résoudre une bonne part des divergences entre leurs intérêts et points de vue respectifs. Aidons les habitant.es à développer leur aptitude à la négociation. Familiarisons les avec le principe fondamental de la réciprocité et montrons leur que les valeurs que nous choisissons ont beaucoup à voir avec nos intérêts et notre situation sociale.

7-Le point de vue et l’intuition des jeunes générations.

En 2021, un article du Lancet révélait que, sur 10 000 jeunes de 16 à 25 ans interrogés dans dix pays, la moitié déclarait que le changement climatique les rendait tristes, anxieux, en colère, impuissants et coupables. Presque la moitié considérait que leurs sentiments à propos du changement climatique affectaient négativement leur vie quotidienne, et beaucoup ont fait état de pensées négatives en relation directe avec l’état de la planète. « Il y a chez les jeunes une volonté d’engagement qui est vraiment très importante ». Un travail en phase avec ses valeurs, un équilibre vie professionnelle – vie privée, la fierté que procure le travail et, enfin, l’utilité du travail. Utilité que les jeunes diplômés traduisent par « un travail qui serve à l’intérêt général » et « qui améliore la vie des gens ». Des choix radicaux de certains diplômés, qui vont privilégier des métiers plus ancrés dans un territoire et en lien avec le travail manuel et la matière. Des métiers concrets, qui représentent une utilité sociale visible. Bien sûr, ces phénomènes de repositionnement radical restent minoritaires et les études pointent certains paradoxes et contradictions dans les attentes des jeunes générations. Travailler dans l’Economie Sociale et Solidaire. L’humain qui crée du sens structure l’inconnu. Face à la complexité et à l’ambiguïté, l’acteur extrait des éléments auxquels il va donner un ordre, et donc du sens ». La question qui se pose légitimement est donc de savoir si les émotions, et notamment la colère, pourraient davantage favoriser l’action face au changement climatique. Les relations entre émotions et réchauffement climatique apparaissent de plus en plus évidentes et sont de plus en plus étudiées. Les scientifiques eux-mêmes sont de plus en plus incités à laisser parler leurs émotions.

8-Quels nouveaux imaginaires ? Quelles nouvelles cultures ?

Maintenant que nous connaissons les dégâts que nous sommes capables de faire sur notre petite planète Terre, comment agir individuellement, familialement, collégialement, associativement, collectivement, politiquement  à toutes les échelles de territoire ? Comment nos actions et politiques de transition nous permettent d’aller vers une Économie régénérative pour le vivant ? Dans un monde où nous avons tendance à nous replier sur soi ou sur les personnes qui nous ressemblent, comment re-entrer en communication avec des personnes différentes ? Quelle source de valeur la différence peut-elle être pour soi et pour les autres? Quelles envies d’altérités enrichissantes? Quel plaisir de partager?

9-Nous sommes le vivant parmi les vivants (Non-humains).

Nous redécouvrons notre interdépendance au vivant, nous redécouvrons que nous sommes partie prenante du vivant et ce faisant nous changeons de modèle de civilisation. Toutes les dimensions s’entrecroisent et nous avons besoin de nous réinventer en tissant de nouveaux liens entre nous et avec le vivant. Tisser de nouveaux liens au creux d’intériorité grâce aux connexions aux différents règnes du vivant qui nous apportent sérénité, discernement et rayonnement. Puis, réapprendre à comprendre nos interdépendances avec le vivant, nous émerveiller et alors protéger et surtout agir pour préserver. Il est temps de réunir en nous, autour de nous et dans nos actes, les reliances et les tissages qui créent du sens et contribuent à nourrir la Vie.

Claude Veyret

La lente prise de conscience internationale et une alerte rouge…

1972 : Publication de Halte à la croissance ? (dit aussi rapport du Club de Rome, ou plus exactement rapport d’une équipe du Massachusetts Institute of Technology dirigée par Dennis Meadows à la demande du Club de Rome), étude soulignant les dangers écologiques de la croissance économique telle qu’elle est envisagée et dont le titre en anglais The Limits to Growth, littéralement « Les limites à la croissance » est plus révélateur du contenu.

1972 : La Conférence de Stockholm fait émerger la notion d’ « éco-développement » qui intègre l’équité sociale et le respect de l’écologie dans les modèles de développement économique.

1987 : Le rapport Brundtland « Notre avenir à tous » de la Commission Mondiale sur l’environnement et le développement officialise le terme de « développement durable ».

1988 : Le GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, IPCC en anglais) est créé.

1990 Dans son premier rapport, le GIEC prévoit un réchauffement possible à 3° d’ici à 2050.

1992 Sommet de la Terre à Rio. Les politiques commencent à entendre les alertes des scientifiques et instaurent une convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) qui reconnait trois grands principes : principe de précaution, principe de responsabilités commune mais différenciée (tous les pays ne portent pas les mêmes responsabilités), et le principe du droit au développement. Les 173 États signent un programme d’actions pour le XXIe siècle, l’Agenda 21.

1995 première COP, à Berlin, durant laquelle la Convention cadre des Nations Unies est signée. Aucune décision concrète cependant, mais la prise de conscience qu’il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines.

1997 Le Protocole de Kyoto fixe l’objectif à atteindre de -5,2 % des émissions de gaz à effet de serre.

37 pays s’engagent dans ce processus. À cette époque les pays émergents, dont la Chine fait alors partie, font valoir leur droit au développement avant la question climatique, et ce d’autant plus qu’ils ne sont pas les plus pollueurs. En 2005, lors de son entrée en vigueur, 193 pays le ratifieront. En 2006, la Chine est alors devenue le 2e pays le plus pollueur avec 5,6 milliards de tonnes de CO2 émises par an.

2002 : Le Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg renouvelle l’engagement pour les principes de Rio et fait le constat d’une aggravation de la situation environnementale et humaine. « Notre maison brûle ».

2004 : Élaboration du Plan Climat National qui regroupe des actions dans tous les secteurs de l’économie et de la vie quotidienne des Français et qui ont pour but de stabiliser d’ici 2010 les émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990. Il doit également permettre à plus long terme de réduire d’un facteur quatre les émissions d’ici 2050.

2005 : Adoption de la Charte de L’Environnement, elle est intégrée au préambule de la Constitution française.

2007 : Lancement du Grenelle de l’Environnement qui a permis de réunir autour d’une même table les acteurs publics, entreprises et représentants de la société civile, afin de définir de nouvelles actions pour assurer un développement durable en France. Suite aux travaux réalisés, la loi « Grenelle I » a été adoptée le 3 août 2009, et la loi « Grenelle II » le 12 juillet 2010.

2010 : Le Sommet de Cancún confirme les engagements unilatéraux adoptés à Copenhague. Les accords ne prévoient pas de solution pour prolonger le protocole de Kyoto au-delà de 2012.

2011 : Lors du Sommet de Durban, les États se sont dotés sur une feuille de route pour le futur accord international qui doit remplacer le Protocole de Kyoto fin 2012.

Juin 2012 : Conférence des Nations Unies sur le Développement durable « Rio +20 », à l’occasion des vingt ans du premier Sommet de la Terre.

2015 COP 21, à Paris, marque un autre tournant de la reconnaissance. La communauté internationale s’engage, dans les Accords de Paris, à limiter à 1,5° le réchauffement climatique, à une neutralité́ carbone. Les pays du Nord s’engagent à verser 100 milliards de dollars par an aux pays du Sud pour les aider à accélérer le développement de leurs politiques climatiques.

2017 le 1er juin, Donald Trump retire son pays des Accords de Paris. Certains états comme la Californie ou New York disent continuer de les appliquer. La Chine est devenue le 1er investisseur mondial en énergies renouvelables.

2018 Le GIEC tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme : les objectifs des Accords de Paris non seulement ne sont pas atteints, mais l’augmentation est déjà̀ de 1 % et le seuil des 1,5 % sera franchi en 2030 si rien n’est fait.

2021 : Le premier volet du rapport 2021 du GIEC (intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) vient de paraître. Et les prévisions ne sont pas bonnes. Les experts estiment que le réchauffement de +1,5 degré sera atteint d’ici 2030 et non 2040. Un « cri d’alarme » envers les décideurs politiques qui ont d’ailleurs rendez-vous en novembre 2021 à Glasgow pour la Cop26. « L’influence humaine a réchauffé le climat à un niveau sans précédent depuis au moins 2 000 ans », alertent ses membres dans le sixième « résumé pour les décideurs ». Hausse de la température mondiale, intensification des événements extrêmes, responsabilité des activités humaines…

28 février 2022 deuxième volet du sixième rapport d’évaluation du Giec qui portait sur les effets, les vulnérabilités et les capacités d’adaptation à la crise climatique. Quant au premier volet, en date du mois d’août 2021, il concluait que le changement climatique était plus rapide que prévu

4 avril 2022, les experts du climat de l’ONU qui font partie du Giec ont publié un nouveau rapport consacré aux solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ces préconisations ont pour objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius comme cela avait été convenu avec l’Accord de Paris en 2015.

Rapport du Giec : Non, il ne nous reste pas trois ans avant la fin de ce monde !

11 mai 2023 : Trois ans pour agir : le slogan a été repris partout lors de la publication du dernier rapport du Giec, portant cette fois sur les solutions au changement climatique. Si les experts appellent en effet à une action immédiate pour assurer « un avenir vivable », il n’est pas question pour autant de se dire que tout sera fini dans trois ans et que plus rien ne pourra être entrepris.

Au contraire, au point où nous en sommes, chaque dixième de degré compte. Plus on agira vite, mieux ce sera, mais chaque action compte. « Cela me brise le cœur, en tant que militante climat ukrainienne, de vivre une guerre qui porte en son cœur l’argent des fossiles », a commenté Olha Boiko, membre du Climate Action Network Ukraine après la publication du dernier volet du rapport d’évaluation du Giec. « L’argent que nous avons supplié de ne pas investir dans l’énergie sale vole désormais au-dessus de nos têtes sous forme de bombes. »

Claude Veyret

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