Die : Soirée Ciné-Débat : « Le Potager de Mon Grand-Père » de Martin Esposito, Vendredi 6 Octobre 2023, à la Salle de l’Avant-Poste (3 rue Notre-Dame à Die), à 19h30….
Vendredi 6 Octobre 2023 Comme tous les premiers vendredis du mois l’association Ecologie au Quotidien vous propose un Film-Dialogue, ouvert à toutes et tous.Avec la Conférence des financeurs de la Drôme.
Soirée Ciné-Débat A la Salle de l’Avant-Poste (3 rue Notre-Dame à Die)Participation Libre
A 19h :Échanges sur l’Agriculture dans le Diois (Projet Alimentaire Territorial de la CCD, Maraîchage de la Carline, achat de la colonie PTT de Luc en Diois, transition agricole et foncière, etc..) A 19h30 : Film (Durée : 1h16) : la salle de l’Avant-Poste ouvre à 19h30
Film à l’affiche : « Le Potager de Mon Grand-Père » de Martin Esposito
Chez son grand-père, Martin est venu se ressourcer, aider et partager des moments de vie. L’aïeul lui transmettra son savoir, un peu de ses racines et les secrets de ce potager cultivé par amour pour sa femme disparue. Issu de cette génération fast-food, Martin prendra conscience de la valeur de ce précieux héritage. C’est un hymne à la vie et à cette nature que nous devons protéger.
L’affiche du Film de Martin Esposito: « Le potager de mon grand-père ».
C’est peu dire que l’on n’attendait pas cela de lui. Et pourtant. Après avoir eu le culot de passer deux ans dans une décharge publique pour montrer dans un doc-choc, Super Trash, les dérives d’une société qui fait rimer consommation avec pollution, le documentariste Martin Esposito revient aux sources. Celles de la vie, de l’enfance, des souvenirs, de la nature, de l’émotion. Comme pour se laver de toute cette noirceur accumulée.
Explosant sur les écrans comme un bourgeon au printemps, Le potager de mon grand-père, son nouveau film, fera sans doute hoqueter de mépris les accros à l’actu, à l’adrénaline, au suspense, au béton et aux trépidations de la ville. Il ravira en revanche les amoureux de lenteur, de nature, d’authenticité. Et de nouvelles positives, puisque c’est une belle histoire qu’Esposito a cette fois décidé de raconter, sans mièvrerie. Celle de la résurrection d’un vieil homme à travers… son potager.
Lorsqu’il y a deux ans, « Papy », comme l’appelle Martin Esposito – qui se met lui-même en scène dans le film au côté de son aïeul – perd son épouse, ce vieillard de 83 ans perd aussi le goût de la vie, l’envie de continuer. Jusqu’à ce que Martin, qui sort lui-même de l’aventure de Super Trash, vienne le voir et lui demande de lui transmettre sa passion et son talent pour le potager. Mais aussi l’autorisation de filmer cette aventure. Un besoin quasi physique, pour le petit fils comme pour le grand père, de recommencer quelque chose, de se reconnecter à la vie. De pousser et de grandir. D’échanger et d’apprendre. Un printemps pour oublier l’hiver.
Rougir à sa première tomate
Résultat, un beau film tourné dans un vallon d’Antibes, qui tient sur rien ou presque. Quelques mots de tous les jours. Quelques gestes anodins: ceux d’un vieillard qui trie des graines et égrène ses souvenirs et dont on ne sait jamais vraiment, lorsqu’il pleure, si ce sont les oignons qu’il épluche, la nostalgie ou le bonheur qui en sont la cause. Les gestes aussi d’un gaillard qui pioche, qui plante, qui bêche, qui bine, qui transpire, qui écoute. Et crie enfin victoire comme un gosse lorsque rougit sa première tomate.
Oui, en apparence rien, ou si peu, et en même temps l’essentiel: la simplicité encore possible de la vie dans un univers chaque jour plus complexe, la nature consolatrice et rédemptrice, l’émotion, la transmission, la solidarité, l’esprit de famille, qui sont au fond les véritables héros de ce film.
Marc Esposito et son grand-père dans leur potager d’Antibes.
Après le succès de Demain, le formidable long métrage de Mélanie Laurent et Cyril Dion qui a rencontré un succès aussi mérité qu’inattendu, Martin Esposito montre qu’au moment où tant de gens désespèrent, la solution – ou en tout cas une voie vers une solution possible – existe.
Pas forcément un retour à la terre, bien sûr, mais en tout cas l’envie de revenir à une certaine forme d’authenticité, de vérité qui passe aussi par un respect de la terre et un amour de la nature. Une manière pudique de rappeler que la vie au sens large est entre nos mains. Et que le respect de cette vie dépend de chacun d’entre nous, puisque le papy de d’Esposito n’a pas attendu que l’agro-écologie ou la permaculture soient à la mode pour faire de la résistance face aux OGM et à l’industrialisation de l’agriculture.
Il faut croire que ce discours, qui a encore du mal à passer, est une graine qui grandit, puisque Martin Esposito a déjà 150 projections-débat prévues dans toute la France. Un succès annoncé qui confirme la fameuse phrase de Gandhi: « Un arbre qui tombe fait beaucoup de bruit. La forêt, elle, pousse en silence ».
« Le potager de mon grand-père », au-delà de l’hommage touchant qu’il exhale, a cela de magique qu’il réveille les consciences
Un film 100% bio qui vous permettra de ne plus jamais regarder vos tomates avec le même œil. Goûteux et réjouissant.
L’argument : Chez son grand-père, Martin est venu se ressourcer, aider et partager des moments de vie. L’aïeul lui transmettra son savoir, un peu de ses racines et les secrets de ce potager cultivé avec amour pour sa femme disparue. Issu de cette génération fast-food, Martin prendra conscience de la valeur de ce précieux héritage. C’est un hymne à la vie et à cette nature que nous devons protéger.
Notre avis : La protection de la planète et le retour à des habitudes de vie plus saines sont devenues de véritables enjeux politiques qui semblent désormais inspirer le cinéma. Après le Demain de Mélanie Laurent et Cyril Dion qui nous avait fait voyager à travers le monde à la recherche de solutions durables, ce documentaire signé Martin Esposito nous promène sous le ciel de Provence dans un jardin familial, celui de Vincent Esposito. Après avoir réalisé en 2008 Super Trash, un documentaire choc dénonçant le problème du traitement des déchets et de la surconsommation, ce jeune réalisateur a ressenti la nécessité de nous faire partager les valeurs et le savoir-faire d’un monde oublié à qui il souhaite redonner toutes ses lettres de noblesse.
Estelle Gilliot et Claude Veyret
Pour Écologie au Quotidien
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