Drame israélo-palestinien : Plus de 4300 Palestiniens ont péri depuis le début de la guerre…
Tsahal intensifie ses frappes sur Gaza avant son offensive imminente…
L’armée israélienne prépare sa prochaine offensive sur la bande de Gaza. Le gouvernement du Hamas a déploré 55 victimes dans la nuit.
Déjà des dizaines de victimes. L’armée israélienne a annoncé ce samedi 21 octobre au soir qu’elle comptait dès à présent « augmenter » ses bombardements sur Gaza, en vue des préparations de la prochaine phase de son offensive sur le territoire palestinien contrôlé par le Hamas.
« Dès aujourd’hui nous allons augmenter les frappes (…) », a indiqué le général Daniel Hagari, porte-parole de l’armée israélienne. « Nous allons entrer dans les prochaines phases de la guerre dans les conditions qui seront optimales pour nous », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse retransmise en direct à la télévision.
L’essentiel en bref:
- Plus de 4300 Palestiniens ont péri depuis le début de la guerre
- Israël a confirmé avoir repris la distribution d’eau dans le sud de la bande de Gaza dimanche
- Plus de 1300 bâtiments ont été détruits à Gaza, selon l’ONU ( 25% des édifices et logements )
- Le Hamas détiendrait 199 otages, qu’il menace d’exécuter
- Environ 1 million de personnes ont été déplacées à Gaza suite à la riposte israélienne
Situation humanitaire catastrophique
Selon l’ONU, au moins 1,4 million de Palestiniens ont été déplacés depuis le début du conflit, et la situation humanitaire dans le territoire est « catastrophique ». « Le temps est compté avant que les taux de mortalité ne montent en flèche en raison de l’apparition de maladies et du manque de capacités en matière de soins de santé », ont averti samedi cinq agences de l’ONU.
Soumise à un blocus israélien terrestre, aérien et maritime depuis que le Hamas y a pris le pouvoir en 2007, la bande de Gaza est placée depuis le 9 octobre en état de « siège complet » par Israël qui y a coupé l’eau, l’électricité et l’approvisionnement en nourriture.
Les États-Unis ont exhorté samedi toutes les parties prenantes au conflit israélo-palestinien et à la guerre entre l’Etat hébreu et le Hamas à laisser ouvert le poste-frontière de Rafah, après l’entrée du premier convoi humanitaire dans la bande de Gaza en provenance d’Egypte.

«Nous pressons toutes les parties de laisser le point de passage de Rafah ouvert pour que soit acheminée de manière continue une aide indispensable au bien-être de la population de Gaza», a déclaré dans un communiqué le secrétaire d’Etat Antony Blinken qui est revenu d’une tournée régionale au Proche-Orient et alors que le président Joe Biden était à Tel-Aviv mercredi.
Quatre personnes ont été arrêtées après l’explosion d’un engin explosif artisanal près de l’ambassade d’Israël tôt samedi à Nicosie, qui a occasionné des dégâts mineurs, a annoncé la police chypriote.
La déflagration s’est produite dans la capitale chypriote à 01H37 locales (00H37 en Suisse), à environ 30 à 40 mètres de l’ambassade, alors que la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza est entrée dans sa troisième semaine.
Selon la police, l’engin contenait un matériau explosif similaire à celui utilisé dans la confection de feux d’artifice.
La police a annoncé l’arrestation de quatre suspects âgés de 17 à 21 ans, dont deux à proximité des lieux à pied, les deux autres dans une voiture stationnée dans une rue résidentielle voisine. Aucune information n’a été donnée au sujet de l’identité et la nationalité des mis en cause, qui doivent comparaître devant un tribunal dans la journée. L’un d’entre eux avait deux couteaux et un marteau dans sa voiture, selon la police.
Vols militaires et navires de croisière
Le conflit a été déclenché par l’attaque sanglante lancée de Gaza le 7 octobre par des combattants du Hamas sur le sol israélien.
Plus de 1400 personnes ont été tuées côté israélien, en majorité des civils le jour de l’attaque, selon l’armée israélienne. Dans la bande de Gaza plus de 4300 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées dans les bombardements incessants de l’armée israélienne, selon le dernier bilan du ministère de la Santé du Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007.
A Chypre, qui compte une importante communauté juive, les mesures de sécurité ont été renforcées depuis le début du conflit autour de l’ambassade d’Israël et d’autres sites, dont la synagogue de la ville de Larnaca.
Peu d’incidents à caractère antisémite ont été signalés sur l’île méditerranéenne, destination prisée des touristes israéliens, qui forment le deuxième contingent de touristes étrangers après les Britanniques.
Située à 250 kilomètres de la côte israélienne, Chypre a accueilli des personnes fuyant la guerre arrivées à bord de vols militaires et de navires de croisière.
L’armée israélienne a effectué samedi à l’aube une descente en Cisjordanie occupée dans le village du numéro deux du mouvement islamiste Hamas, où elle a arrêté une vingtaine de personnes et interrogé des dizaines d’autres, selon un édile et des témoins.
Ce raid dans le village d’Aroura, à 20 km au nord de Ramallah, est survenu alors qu’une guerre fait rage dans la bande de Gaza entre le Hamas, au pouvoir dans ce territoire, et Israël, après une sanglante attaque menée par le mouvement islamiste en territoire israélien le 7 octobre.Aroura est le village dont est originaire le numéro deux du Hamas Saleh al-Arouri, qui vit en exil au Liban.
Des dizaines d’habitants du village ont été interrogés par l’armée israélienne et plus de vingt d’entre eux ont été arrêtés, dont un frère de Saleh al-Arouri et neuf de ses neveux, selon le maire du village Ali Al-Khasib et des témoins.
L’armée israélienne a confirmé dans un communiqué avoir mené, conjointement avec le service de sécurité intérieure, le Shin Beth, une opération à Aroura au cours de laquelle elle a «interrogé et arrêté des dizaines de membres du Hamas dont des proches du dirigeant de l’organisation terroriste Hamas Saleh Arouri».

L’armée israélienne s’est emparée de la maison de M. Arouri et y a conduit pour interrogatoire des dizaines d’habitants du village, a indiqué à l’AFP M. Khasib. Elle a déployé par ailleurs sur la façade de la maison une banderole avec une photo de Saleh al-Arouri sur fond de drapeau israélien, selon des témoins et des images diffusées sur les réseaux sociaux.
Comme pour envoyer un message au Hamas, la banderole portait l’inscription en arabe «Ici c’était la maison de Saleh Arouri et c’est devenu le QG d’Abou Al-Nimer – renseignement israélien».
Selon les habitants du village, Abou al-Nimer est l’alias de l’officier du renseignement israélien en charge du secteur comprenant Aroura. «Pour la durée de l’opération, la maison de Saleh Arouri a été utilisée par le Shin Beth et l’armée comme QG pour la détention et l’interrogatoire des activistes», a précisé l’armée israélienne.
Saleh Arouri, accusé par Israël d’être le cerveau de nombreux attentats, a été élu en 2017 comme adjoint au chef du bureau politique du Hamas Ismaïl Haniyeh, devenant ainsi officiellement le numéro 2 du mouvement islamiste. Après avoir passé près de vingt ans au total dans les prisons israéliennes, Saleh al-Arouri a été libéré en 2010 à la condition qu’il s’exile. Il est aujourd’hui basé au Liban.
Le château de Versailles a été évacué samedi à la mi-journée pour la sixième fois en une semaine, à la suite d’une alerte à la bombe, a-t-on appris de sources policière et proche du dossier.
«Pour des raisons de sécurité, le château de Versailles évacue les visiteurs et procèdera à la réouverture dès que les vérifications auront été menées», a confirmé l’établissement vers 12h15 sur son compte X (ex-Twitter).
L’évacuation a été décidée après qu’un message relatif à une alerte à la bombe a été émis sur la plateforme moncommissariat.fr, comme cela a été le cas plusieurs fois ces derniers jours, a-t-on précisé de sources policière et proche du dossier.
Les fausses alertes à la bombe se multiplient en France depuis l’attaque jihadiste qui a coûté la vie à l’enseignant Dominique Bernard à Arras le 13 octobre. Au moins 11 aéroports ont procédé jeudi à des évacuations. Dix ont été évacués vendredi, parmi 18 visés par des alertes à la bombe.
La Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) a mentionné un seul aéroport évacué samedi, celui de Tours-Val-de-Loire, avec une fermeture du contrôle aérien sur cette installation.
De son côté, l’organisme paneuropéen de surveillance du trafic aérien Eurocontrol a de nouveau évoqué des «problèmes de sécurité dans plusieurs terminaux d’aéroports français» samedi, sans plus de détails. Le tableau de bord en ligne de la DGAC n’a laissé apparaître aucune perturbation d’envergure dans les aéroports français en début d’après-midi.
Le patron de l’ONU a réclamé samedi un «cessez-le-feu humanitaire» dans le conflit entre Israël et le mouvement palestinien Hamas au pouvoir à Gaza, à l’ouverture d’un «Sommet pour la paix» au Caire. «Il faut agir maintenant pour mettre fin au cauchemar», a déclaré Antonio Guterres.
«Les Gazaouis ont besoin de beaucoup plus, un acheminement massif d’aide est nécessaire» a ajouté le secrétaire général des Nations-Unies, alors que seuls 20 camions sont passés samedi matin de l’Egypte vers la bande de Gaza assiégée et pilonnée par Israël depuis l’attaque sanglante du Hamas contre Israël.

M. Guterres participe au sommet aux côtés notamment des dirigeants européens Charles Michel et Josep Borrell, du roi de Jordanie Abdallah II, du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et de nombreux chefs de diplomatie, mais sans dirigeant américain.
Appel à un «cessez-le-feu»
Avant M. Guterres, les dirigeants palestinien, jordanien et égyptien ont plaidé pour un «cessez-le-feu» entre Israël et le Hamas et une «solution» à 75 ans de conflit israélo-palestinien.
Abdallah II de Jordanie a réclamé «un cessez-le-feu immédiat», tandis que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a, lui, affirmé que «l’unique solution à la question palestinienne est la justice», affirmant le «droit» des Palestiniens «à établir leur Etat».

Il faut, a ajouté le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, «la fin de l’occupation des Territoires palestiniens par Israël et la solution à deux Etats» israélien et palestinien – avec, pour les Palestiniens, Jérusalem-Est actuellement occupée et annexée par Israël comme «capitale». «Nous ne partirons pas», a-t-il répété trois fois.
Le président américain Joe Biden, qui ne participe pas à ce sommet, tout comme Israël, avait indiqué lors d’une visite-éclair mercredi à Tel Aviv, que la guerre entre Israël et le Hamas renforçait sa «détermination» pour une solution à deux Etats.
Depuis plusieurs jours Le Caire et Amman sont vent debout contre l’ordre israélien d’évacuer les Palestiniens du nord de la bande de Gaza vers le sud frontalier de l’Egypte.
Ils y voient un premier pas vers «un déplacement forcé» des Palestiniens vers le Sinaï égyptien qui équivaudrait selon M. Abbas à «une deuxième Nakba» (la catastrophe en arabe), en référence à l’expulsion d’environ 760’000 Palestiniens à la création d’Israël en 1948.
Au moins 4385 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas le 7 octobre, a annoncé samedi le ministère de la Santé du territoire.

Selon ce nouveau bilan communiqué par le mouvement islamiste palestinien, 1756 enfants et 967 femmes figurent parmi ces décès. Au moins 13’561 personnes ont été blessées dans le petit territoire palestinien, bombardé sans relâche en représailles à l’attaque du Hamas sur le sol israélien.
Le Ministère public de la Confédération a ouvert une enquête suite à des soupçons de versements d’argent de Suisse vers le Hamas. La procédure est délicate, le Hamas n’étant actuellement pas interdit en Suisse.
«L’enquête pénale a été ouverte il y a quelques semaines, peu avant l’attaque du Hamas en Israël», a indiqué le procureur général de la Confédération Stefan Blättler samedi lors de l’émission «Samstagsrundschau» de la SRF.

Il s’agit d’évaluer si l’accusation de soutien à une organisation terroriste peut s’appliquer, en lien à de possibles versements de Suisse vers le Hamas. Le procureur, dans l’intérêt de l’enquête, n’a pas fourni de détails.
M. Blättler estime qu’une condamnation est possible, mais la procédure s’annonce difficile. Contrairement à l’UE, la Suisse n’a pas interdit le Hamas à ce jour. Récemment cependant, le Conseil fédéral s’est dit favorable à une classification de cette organisation comme terroriste. Une task force évalue les voies juridiques à disposition.
«Il faut agir maintenant pour mettre fin au cauchemar», a plaidé samedi le patron de l’ONU Antonio Guterres au «Sommet pour la paix» du Caire, réclamant un «cessez-le-feu humanitaire» au 15e jour de la guerre entre Israël et le Hamas au pouvoir à Gaza.

«Les Gazaouis ont besoin de beaucoup plus, un acheminement massif d’aide est nécessaire» a ajouté le secrétaire général des Nations-Unies, alors que seuls 20 camions sont passés de l’Egypte vers Gaza assiégée et pilonnée par Israël samedi matin, un chiffre totalement insuffisant pour l’ONU qui veut 100 camions par jour pour les 2,4 millions de Gazaouis privés de tout.
«Le premier convoi ne doit pas être le dernier», a prévenu samedi le patron de l’humanitaire de l’ONU Martin Griffiths, présent au Caire pour un «Sommet pour la paix», après le passage de 20 camions de l’Egypte vers Gaza assiégée et pilonnée par Israël.

«Je suis confiant que ce chargement sera le début d’un effort durable pour fournir des biens essentiels –notamment de la nourriture, de l’eau, des médicaments et du carburant– aux Gazaouis de façon sécurisée, inconditionnelle et sans obstacle», a-t-il ajouté, alors que les cargaisons de samedi ne contiennent, selon les médias égyptiens, que de l’aide alimentaire et médicale et non du carburant, vital dans la bande de Gaza dont l’unique centrale électrique est à l’arrêt.
Le chancelier allemand Olaf Scholz a qualifié samedi d’étape «bonne et importante» l’arrivée dans la bande de Gaza de premiers camions transportant de l’aide humanitaire, au quinzième jour de la guerre entre Israël et le Hamas.

«Il est bon et important qu’une première aide humanitaire arrive maintenant pour les habitants de Gaza. Ils ont besoin d’eau, de nourriture et de médicaments – nous ne les laissons pas seuls», a écrit le dirigeant allemand sur X (ex-Twitter), ajoutant que l’Allemagne «continue à s’engager par tous les moyens pour atténuer les souffrances dans ce conflit».
Les premiers camions transportant de l’aide humanitaire sont entrés samedi dans la bande de Gaza depuis l’Egypte, au quinzième jour de la guerre entre Israël et le Hamas au pouvoir dans le territoire palestinien, a constaté un correspondant de l’AFP.

Cinq premiers camions chargés d’aide ont franchi le terminal de Rafah frontalier de l’Egypte, ouvert exceptionnellement pour cette opération humanitaire, et ont pénétré en territoire palestinien, selon un correspondant de l’AFP sur place.
Michal Dorset est arrivée de Tel-Aviv vendredi à Genève pour défendre l’urgence de libérer Romi, sa nièce, retenue par le Hamas depuis le 7 octobre. Lire notre article.

Des camions d’aide humanitaire ont commencé samedi à traverser le terminal de Rafah côté égyptien, vers l’enclave palestinienne de Gaza, rapportent une source de sécurité et un responsable du Croissant-Rouge égyptien.

La télévision d’Etat égyptienne a montré plusieurs camions traverser l’immense porte du poste-frontière au 15e jour de guerre entre Israël et le Hamas, au pouvoir à Gaza, alors que des tonnes d’aide s’entassent depuis des jours dans l’attente d’un passage vers les 2,4 millions de Gazaouis, pour moitié des enfants, sans eau ni électricité ni carburant.
Au moins 17 employés de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) ont été tués dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, a indiqué samedi son patron, Philippe Lazzarini.
«Jusqu’à présent, la mort dans cette guerre brutale de 17 de nos collègues a été confirmée. Malheureusement, le véritable chiffre sera probablement plus important», écrit le commissaire-général de l’UNRWA dans un communiqué. Certains «ont été tués chez eux pendant leur sommeil avec leur famille», précise le responsable.
«J’insiste sur le fait que depuis le déclenchement de la guerre le 7 octobre, l’UNRWA a régulièrement fourni à toutes les parties concernées la géolocalisation de toutes ses infrastructures dans la bande de Gaza. Néanmoins, au moins 35 bâtiments ont été touchés jusqu’à présent, certains par des frappes directes», regrette Philippe Lazzarini.

«Dans la bande de Gaza, les frappes aériennes et les bombardements incessants, doublés des ordres d’évacuation par les forces israéliennes, ont conduit au déplacement d’un million de personnes et causé la mort de beaucoup trop de civils», dit Philippe Lazzarini qui appelle à «un cessez-le-feu humanitaire urgent».
Le responsable relève que les installations de son agence «sont désormais surpeuplées», avec 500’000 personnes qui y ont trouvé refuge.
«Une fois de plus, je rappelle à toutes les parties leur obligation légale et non négociable de protéger les vies des civils, où qu’ils soient, à tout instant, et de s’abstenir de mener des attaques contre des infrastructures civiles, dont les écoles, les hôpitaux, les lieux de culte et les habitations civiles, y compris celles des employés de l’UNRWA, a-t-il exhorté.
Israël a appelé samedi ses citoyens se trouvant en Egypte et en Jordanie à les quitter «le plus rapidement possible» en raison d’une «aggravation des manifestations contre Israël».
Une alerte similaire, de niveau 4, le plus élevé, avait déjà été émise pour la Turquie et les recommandations ont été relevées au niveau 3 pour le Maroc, conseillant aux Israéliens de ne pas s’y rendre.
Plus d’un millier de personnes ont manifesté vendredi à Montevideo en solidarité avec le peuple palestinien, tandis qu’Israël poursuit ses bombardements sur la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, en réponse aux attaques sans précédent menées par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre.

Les manifestants, au nombre de 1500 à 2000 selon les estimations des organisateurs, se sont rassemblés dans le centre de la capitale uruguayenne sous le slogan «Cessez-le-feu! Arrêtez le génocide!» Ils ont demandé que l’aide humanitaire soit autorisée à entrer dans la bande de Gaza et que la population de l’enclave bénéficie d’une protection de l’ONU.
Une ambassade de Palestine a été inaugurée en Uruguay le 30 septembre 2015, le jour même où le drapeau palestinien a été hissé pour la première fois au siège des Nations unies à New York. Sous le président de gauche José Mujica (2010-2015), l’Uruguay a reconnu l’État palestinien en 2011, selon les frontières définies internationalement jusqu’à la guerre des Six Jours de 1967, et a ouvert une ambassade à Ramallah en 2014.
Le mouvement islamiste palestinien Hamas a attaqué Israël afin, entre autres, de saper des pourparlers visant à la normalisation des relations entre l’État hébreu et l’Arabie saoudite, a déclaré vendredi le président américain Joe Biden.
«L’une des raisons pour lesquelles ils ont agi de la sorte (…) pour laquelle ils s’en sont pris à Israël (…) est que j’étais sur le point de m’asseoir avec les Saoudiens», a déclaré Joe Biden, lors d’un événement pour une levée de fonds, précisant que Ryad songeait dans ces discussions à reconnaître officiellement l’État hébreu. L’Arabie saoudite a décidé de suspendre les négociations sur une possible normalisation avec Israël parrainées par les États-Unis, une semaine après l’attaque du Hamas sur Israël qui pilonne depuis la bande de Gaza.

Le royaume du Golfe n’a jamais reconnu Israël et n’a pas adhéré aux accords d’Abraham de 2020, négociés par les États-Unis, qui ont permis à ses voisins, Bahreïn et les Émirats arabes unis, ainsi qu’au Maroc, d’établir des liens officiels avec Israël. Il était pressé ces derniers mois par l’administration américaine de faire de même, Ryad exigeant en échange des garanties de sécurité de Washington et une aide au développement d’un programme nucléaire civil.
Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a dit aux employés de son ministère reconnaître l’impact qu’avait sur eux la guerre entre Israël et le Hamas, alors que des informations de presse font état d’une grogne chez certains d’entre eux sur le soutien sans faille des États-Unis à l’État hébreu.

Un responsable du ministère a même démissionné pour signifier son opposition au transfert «précipité» de davantage d’armes à Israël. «Je sais que, pour beaucoup d’entre vous, cette période n’est pas seulement difficile sur le plan professionnel, mais aussi sur le plan personnel», écrit le secrétaire d’État dans cette missive. Les États-Unis, a-t-il affirmé, pleurent la perte de «chaque vie innocente dans ce conflit».
«C’est pourquoi le président Biden a dit clairement (…) que même si nous appuyons pleinement le droit d’Israël à se défendre, la manière dont il le fait est importante», a-t-il ajouté, évoquant le «respect de l’État de droit et les règles humanitaires internationales». «Veillons également à maintenir et à élargir l’espace de débat et de différences d’opinion qui améliore nos politiques et notre institution», a-t-il exhorté. «Une période difficile nous attend. Le risque de davantage de troubles et de conflits est réel».
La France fait passer «très directement» des messages de modération et de désescalade au Hezbollah libanais afin de le dissuader d’entrer dans le conflit entre Israël et le Hamas palestinien, a déclaré vendredi à quelques journalistes le président français Emmanuel Macron.
«Nous avons passé très directement par le biais de notre ambassadeur et de nos services des messages au Hezbollah. Nous les avons aussi passés aux autorités libanaises», a-t-il dit. «Il y a eu des tirs de roquettes mais il n’y a pas eu une escalade aujourd’hui en la matière. Mais nous restons très prudents. Nous passons quotidiennement ces messages de modération», a-t-il ajouté.

«Il y a une situation de tension qui de toutes façons est extrêmement préoccupante et fait courir un grand risque à toute la région. On avertit chacun, on fait tout pour éviter l’escalade mais la situation sécuritaire demeure par définition instable car elle est à un niveau de tension et de pression très élevée», a estimé Emmanuel Macron.
Une Française a été emmenée «avec certitude» par le Hamas à Gaza et six autres Français sont présumés otages, «sans certitude», a déclaré vendredi soir Emmanuel Macron. «Nous avons au total sept disparus. La jeune Mia Shem est la seule dont le statut d’otage est confirmé», a relevé le président lors d’un briefing téléphonique avec des journalistes, en référence à la Franco-israélienne dont une vidéo a été diffusée lundi par l’organisation islamiste palestinienne du Hamas.
«Pour les six autres il y a une présomption de prise en otage mais sans certitude», a-t-il ajouté, en évoquant des «éléments recoupés avec les services et les autorités israéliennes». Il s’est dit néanmoins «inquiet pour plusieurs d’entre eux car le bilan des victimes françaises n’a cessé de croître ces derniers jours». Le bilan des victimes françaises tuées s’est encore alourdi de deux personnes vendredi avec un total de 30 morts, outre les sept disparus.
Emmanuel Macron a fait état de «discussions avec les services, et avec les autorités israéliennes, et à travers divers contacts par le truchement du Qatar notamment» pour obtenir leur libération. «Nous sommes confiants : les canaux que nous avons sont les bons et sont utiles», a-t-il assuré en soulignant le «rôle très important» joué par le Qatar dans la libération de deux otages américaines.
APPIS et TDG