Au Kenya, un jour férié décrété pour planter des arbres
Le gouvernement kényan a appelé la population à planter massivement des arbres, lundi 13 novembre. Le président s’engage à ce que 15 milliards d’arbres soient plantés d’ici 2035.

Un jour férié pour mobiliser la population. Ce lundi, au Kenya, le gouvernement a décrété un jour férié pour inciter les habitants à planter 100 millions d’arbres dans tout le pays. À Nairobi, la capitale, des centaines de personnes ont répondu à l’appel.
Le président William Ruto s’est engagé à ce que 15 milliards d’arbres soient plantés d’ici 2032 pour renforcer la couverture forestière du Kenya après la pire sécheresse enregistrée dans la région de la Corne de l’Afrique en 40 ans. Des fonctionnaires, des étudiants et des familles se sont retrouvés lundi en divers lieux de la capitale Nairobi pour planter des arbres en dépit d’une pluie diluvienne.
« J’ai planté une cinquantaine d’arbres aujourd’hui. Je pense que c’est une initiative puissante et nécessaire pour la planète, particulièrement après avoir vécu une sécheresse dramatique pendant plusieurs saisons consécutives », a déclaré à l’Agence France-Presse un responsable du gouvernement, Joan Kirika.
« J’espère que nous allons continuer à célébrer ce jour tous les ans, pas nécessairement dans le cadre d’un jour férié, mais comme un rappel annuel qu’il faut prendre soin de l’environnement et penser à la planète », a-t-il ajouté.
Dans le même temps, l’exploitation des forêts reprend
William Ruto affirme se soucier du changement climatique mais il s’est attiré la colère d’associations de protection de l’environnement après avoir annoncé en juillet la reprise de l’exploitation des forêts, après plus de cinq ans d’interdiction.
Il avait alors affirmé que la reprise de l’exploitation visait à créer des emplois et développer les secteurs de l’économie qui dépendent des produits forestiers, et qu’elle ne concernait que les arbres arrivés à maturité dans les forêts plantées et gérées par l’État.
Le mois dernier, un tribunal kényan a suspendu cette décision de lever l’interdiction de l’exploitation forestière, mais il a autorisé l’abattage de 5 000 hectares d’arbres matures.
L’industrie forestière a contribué à hauteur de 1,6 % au PIB kényan l’an dernier, selon les statistiques officielles, qui indiquent également que les forêts couvraient 8,8 % du territoire en 2022.
L’industrie du bois emploie environ 50 000 personnes directement et 300 000 indirectement, selon les chiffres du gouvernement, dans ce pays d’Afrique de l’Est touché par le chômage et l’inflation.
Aux Philippines, les élèves devront planter des arbres pour être diplômés
Si cette loi est adoptée, le pays devrait voir sa flore repeuplée de 175 millions de nouveaux arbres plantés par an.

La lutte contre le dérèglement climatique amène chacun à vouloir trouver des solutions pour inverser la tendance. Face à ce problème, certains États ont choisi de prendre le problème à bras le corps, parfois avec des initiatives insolites.
C’est le cas des Philippines qui ont décidé d’impliquer la jeunesse dans le combat en faveur de la planète, nous apprend le magazine américain Forbes. Le gouvernement philippin a voté une « Loi sur l’héritage de la remise des diplômes pour l’environnement ». Cette loi concerne tous les élèves, du primaire au collège : s’ils souhaitent obtenir leur diplôme, ils doivent planter au moins 10 arbres chacun.
Avec ses 12 millions d’élèves en primaire, ses 5 millions de lycéens et ses 500.000 étudiants du supérieur diplômés chaque année, le pays devrait voir sa flore repeuplée de 175 millions de nouveaux arbres plantés par an.
Replantation d’espèces indigènes
Selon le Journal de la science forestière tropicale, les Philippines, qui comptent 7.641 îles, ont perdu près de 9,8 millions d’hectares de forêts (sa superficie forestière passant de 70% à 20%). Une véritable crise environnementale pour cet immense archipel d’Asie du Sud-Est.
Si aucune précision n’est apportée concernant la mise en oeuvre pratique de cette loi, le texte précise qu’il faudra évidemment planter des espèces indigènes correspondant au climat et à la topographie de la région. Des agences gouvernementales pourraient aussi servir à créer des pépinières, identifier des terrains, surveiller les plantations et procurer une assistance technique aux étudiants.
À ce jour, la loi n’a pas encore été confirmée par le Sénat. Mais si elle entre en vigueur, les Philippines inverseront considérablement leur tendance. Une façon de changer les mentalités sur le long terme, et de permettre aux plus jeunes de grandir dans un environnement sain.