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« Je vous salue salope : La misogynie au temps du numérique » au Cinéma de Die, le Pestel, dimanche 26 novembre 2023 à 20h30…

25 novembre : A ce titre, l’ONU a instauré la journée internationale du 25 novembre comme journée de lutte contre ces violences faites aux femmes. Cette lutte constitue un combat de chaque instant et nous concerne toutes et tous : un engagement collectif est indispensable pour enrayer ce fléau.
2023| 2h00min | Documentaire de Guylaine Maroist et Léa Clermont-Dion
Ce documentaire de Léa Clermont-Dion et Guylaine Maroist nous plonge dans le tourbillon de la misogynie en ligne et documente la haine envers les femmes. Cet opus sombre, proche du thriller psychologique, suit quatre femmes sur deux continents : l’ancienne présidente du parlement italien Laura Boldrini, l’ancienne représentante démocrate Kiah Morris, l’actrice et YouTubeur française Marion Séclin et Donna Zuckerberg, spécialiste des violences faites aux femmes en ligne et sœur du fondateur de Facebook.
Avec Laura Boldrini, Kiah Morris, Marion Séclin

À l’automne 2017, le hashtag MeToo a secoué la planète, entraînant une vague de dénonciations d’agressions sexuelles sans précédent dans le monde occidental. Le ressac est à la mesure de la déferlante: une misogynie plus virulente que jamais éclabousse nos écrans. Le long-métrage documentaire Je vous salue salope : La misogynie au temps du numérique suit quatre femmes et un homme particulièrement touchés.

Je vous salue salope : la misogynie au temps du numérique
Léa Clermont-Dion

Léa Clermont-Dion est autrice, cinéaste et postdoctorante en Art Education à la faculté des arts de Concordia, sa thèse portant sur les discours antiféministes en ligne au Québec. Au courant des dernières années, elle a publié plusieurs ouvrages dont les best sellers La revanche des moches, Les superbes, Lettres à un souverainiste et Crève avec moi, son premier saut dans l’univers fictionnel. On la connaît aussi comme co-scénariste de Beauté Fatale diffusé à Télé-Québec (2014). Léa a coréalisé et coscénarisé avec Gianluca Della Montagna le documentaire T’as juste à porter plainte, présenté sur Noovo. Depuis près de quinze ans, l’implication sociale pour l’émancipation des femmes de Léa Clermont-Dion a été reconnue. Elle a donné plus de deux cents conférences sur des sujets relatifs aux questions féministes, notamment au Conseil d’Europe. Elle est aussi récipiendaire de la bourse doctorale Vanier, la plus prestigieuse reconnaissance au Canada soulignant l’excellence académique et l’impact dans la communauté.

Guylaine Maroist

Après des études en Cinéma et en Musicologie à l’Université de Montréal, Guylaine Maroist devient journaliste-pigiste au Devoir au début des années 90. En 2002 elle fonde La Ruelle Films pour produire des documentaires d’auteur avec le producteur et réalisateur Eric Ruel. Elle remporte plusieurs prix au Canada et à l’étranger, dont le Prix du Gouverneur général en histoire et le Grand prix du jury au New York Independent Film Festival, le Ruban d’or (Gold Ribbon Award), et 3 Prix Gémeaux. Ses récentes réalisations comprennent les films God Save Justin Trudeau, Expo 67 mission impossible, Jukebox : Un rêve américain fait au Québec ainsi que Gentilly or Not To Be qui a contribué à la fermeture permanente de la centrale nucléaire Gentilly II. En 2015, elle est nommée membre de l’organisation non gouvernementale Pugwash. Elle devient donc la première cinéaste de l’histoire à siéger au sein de l’organisme qui, depuis 1957, exerce une influence sur l’Organisation des Nations Unies et les dirigeants d’États sur les sujets de la paix et du désarmement nucléaire. En 2021-2022, Guylaine Maroist est professeure invitée à l’École des médias de l’UQAM.

Sur deux continents, quatre femmes sont victimes de cyberviolences extrêmes : Marion Séclin, comédienne et youtubeuse française, Laura Boldrini, présidente du parlement italien, Kiah Morris, représentante démocrate américaine ainsi que Laurence Gratton, jeune enseignante québécoise. Abandonnées par les forces de l’ordre, la classe politique et les géants du web qui engrangent des milliards avec la haine, elles décident de se battre et de ne plus se taire.

À l’automne 2017, le hashtag MeToo a secoué la planète, entraînant une vague de dénonciations d’agressions sexuelles sans précédent dans le monde occidental. Le ressac est à la mesure de la déferlante: une misogynie plus virulente que jamais éclabousse nos écrans. Harcèlement, dénigrement, lynchage, sextorsion, diffusion de photographies intimes, menace de viol ou de mort… Selon l’ONU, 73% des utilisatrices d’Internet ont subi une forme de cyberviolence.

Le long-métrage documentaire Je vous salue salope : La misogynie au temps du numérique, suit quatre femmes et un homme particulièrement touchés: Laura Boldrini, la femme politique la plus harcelée d’Italie; Kiah Morris, politicienne afro-américaine de l’État du Vermont qui a été forcée de démissionner après avoir été harcelée et menacée en ligne par des membres de l’extrême droite; Marion Seclin, YouTubeuse française ayant reçu plus de 40 000 messages sexistes, incluant des menaces de viol et de mort; Laurence Gratton, jeune enseignante québécoise harcelée depuis 5 ans par un ancien collègue de classe; et Glen Canning, père de Rehtaeh Parsons, jeune fille qui s’est enlevé la vie à la suite d’un viol dont les images se sont propagées jusqu’à devenir virales sur la toile.

Comment se vit cette violence soi-disant virtuelle? C’est ce que cet opus aux airs de thriller s’attache à montrer, en suivant les victimes au plus près, dans leur quotidien. On vit en temps réel les vagues de haine qui les assaillent, la peur qui envahit l’espace intime, la perte du sentiment de sécurité dans les lieux publics. Une vie marquée, où perte de confiance et honte se côtoient.

Je vous salue salope : La misogynie au temps du numérique, montre aussi comment chacune de ces femmes et cet homme, au nom de celle qui n’est plus là, mènent par des moyens différents le même grand combat. La volonté est commune: ne plus se taire. Leurs quêtes se croisent. Il s’agit d’exiger de ceux qui permettent la diffusion de cette haine, qu’il s’agisse des agresseurs, des géants numériques ou des États, une vaste responsabilisation. Pourquoi s’en prend-on systématiquement aux femmes, d’hier à aujourd’hui? Peut-on briser le moule millénaire, traverser l’écran?

Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Bazas : Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes
Le Collectif Collectives invite à échanger autour du thème de la lutte contre les violences faites aux femmes.
Les violences à l’égard des femmes et des filles sont parmi les violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices. A ce titre, l’ONU a instauré la journée internationale du 25 novembre comme journée de lutte contre ces violences faites aux femmes.

Cette lutte constitue un combat de chaque instant et nous concerne toutes et tous : un engagement collectif est indispensable pour enrayer ce fléau. Nos actions, nos dispositifs, doivent permettre de toujours mieux repérer, mieux protéger et mieux accompagner les victimes. Il s’agit aussi de prévenir le passage à l’acte et la récidive d’acte violent.

Les services de l’Etat sont pleinement mobilisés aux côtés des associations, des collectivités, de tous les acteurs et partenaires engagés dans le combat contre les violences faites aux femmes.

Dans la Drôme, de nombreuses actions de prévention et de sensibilisation sont organisées à l’occasion de cette Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes : 25 novembre

Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes : 25 novembre
Programme des actions autour du 25 novembre 2023 dans la Drôme

Un peu d’histoire…

En 1981, lors des « Premières rencontres féministes d’Amérique latine et des Caraïbes », des militantes pour les droits des femmes ont choisi la date du 25 novembre comme journée de lutte contre les violences, en mémoire de trois sœurs dominicaines engagées contre la dictature, Patria, Minerva et María Teresa Mirabal, connues dans la clandestinité sous le nom de « Las Mariposas » (papillons). Emprisonnées à plusieurs reprises, victimes de tortures, violées, les trois militantes furent assassinées, le 25 novembre 1961, sur les ordres du chef de l’État dominicain, Rafael Trujillo. Dans une résolution du 17 décembre 1999, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Le 25 novembre est la journée internationale pour l’éradication des violences à l’égard des femmes. Les violences sexistes et sexuelles sont partout, que ce soit au travail, à la maison ou dans l’espace public.

De nombreuses actions sont menées en Drôme.

Retrouvez le programme des actions qui seront menées en Drôme à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes :

MCD

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