Die (Drôme)
Nous vous informons du décès de :
La cérémonie se déroulera le vendredi 02 février 2024 à 17h00 à l’adresse suivante : 650 Chemin de Clairac de Beaumont-lès-Valence (26760).
Thierry Geffray est ingénieur agronome de formation et agriculteur dans la Drôme depuis 1976. Il fait partie d’un Groupement Agricole d’Exploitation en Commun (GAEC). C’est en voyageant au Sénégal, Nicaragua, Guatemala, Mexique qu’il découvre d’autres façon de faire de l’agriculture, ce qu’il appelle avec humour « le patrimoine agronomique ». De retour en France, il décide donc de s’inspirer de ses voyages et de s’installer en tant qu’agriculteur, métier pour lequel selon lui, plus qu’ingénieur, il faut être ingénieux !
Dans cette interview, il nous raconte sa vision de l’exception agricole. Selon lui, aujourd’hui, il faut changer de paradigme : l’innovation est la bienvenue, mais il faut avant tout préserver le patrimoine agronomique. Il faut aussi changer le rapport entre la société urbaine et le monde paysan ; et se rendre compte que l’alliance entre les deux est le chemin vers la résilience.
Dans une vidéo qu’il a accepté que nous partagions, Thierry Geffray, ancien président de la communauté de communes du Diois, initiateur du projet et de l’association Biovallée, nous livre des réflexions inspirantes pour nos actions et existentielles pour lui, au sujet de la place de l’homme dans la nature.
Le conseil d’administration de Biovallée s’est récemment réuni lors d’un séminaire pour discuter des grandes orientations de notre association.
Réfléchir aux orientations, c’est prendre du recul, de la hauteur, pour mieux définir notre trajectoire, les enjeux stratégiques et prioriser nos champs d’intervention.
Pour cette prise de hauteur s’est également réuni le conseil des sages composé de Isabelle Peloux, Philippe Huyghe, Jean Serret et Thierry Geffray, tous les quatre grandes figures de l’association et du territoire.
Thierry Geffray, s’est livré à un exercice introspectif inspirant, pour poser nos lignes directrices, avec au cœur de ses réflexions, la place de l’homme dans la nature.
Une considération qui l’habite depuis toujours et qui revient à lui sous des formes inattendues quand il la laisse de côté, comme vous le découvrirez dans son témoignage vidéo.
Le symbiocène avec un S
Il faut parfois une petite gymnastique d’esprit (et c’est tant mieux !) pour s’approprier les concepts formulés par l’ancien ingénieur agronome, éleveur, poète, penseur…
C’est à Thierry Geffray que nous devons des formules telles que « du pays sage au paysage », « aménager pour ménager le territoire » et cet instinct brûlant pour demain de passer du « pacte écologique au symbiocène ».
Le symbiocène suggère l’ère succédant à l’anthropocène où l’empreinte des humains sur la Terre sera réduite au minimum, où toutes les activités humaines seront intégrées dans les systèmes vitaux et ne laisseront pas de trace.
Cette nouvelle ère où un S réinvente notre façon d’être au monde : le Symbiocène ou quand « l’homme et la nature » devient « l’homme eSt la nature ».
De la matière à penser
Ce dernier concept de symbiocène a trouvé de l’écho, jusqu’au cœur de notre association, et nourrit nombreuses de nos réflexions ; dont une question majeure : quelle place pour le vivant non-humain ?
Il nous reste un bout de chemin à parcourir, des idées à démêler, des sages à consulter avant de voir éclore un projet qui répond à cette question !
N’hésitez pas d’ici là à nous alimenter de vos idées et expériences sur le sujet en nous écrivant à : association(a)biovallee.net
Claude Veyret ( 48 ans le lutte ensemble pour la terre, la vie, le pays Diois )

Au début des années 70 je suis étudiant en agronomie tropicale à l’Istom au Havre. Un jour au restaurant universitaire je discute avec deux étudiants de la promotion précédente, Yves Vericel et Thierry Geffray. Ils cherchent à s’installer en reprenant une ferme…. Je leur parle du haut diois mon pays natal, là où mon père s’est installé en 1951 pour participer à la lutte contre la désertification des campagnes. Il dirige la petite usine de meubles J. Michalon.
Quelques temps plus tard j’apprends leur installation dans le haut diois….
Mille merci à Thierry, Yves et Camille pour leur implication dans cette formidable aventure et leur énergie à faire bouger un monde trop plein de certitudes.
Source d’inspiration et de connaissances Thierry restera pour moi comme pour d’autres.
Je peux dire que j’ai grandi et j’ai nourri ma curiosité et mon engagement dans le Diois, dès mon arrivée, grâce à des hommes et des femmes comme lui.
Sa vision transversale de l’action collective et de l’implication politique a permis d’expérimenter bien des choses localement et d’inspirer d’autres territoires.
Le développement local qu’il a promu durant des années a permis par « l’ingéniosité » d’agir, d’habiter et faire territoire par des pratiques coopératives.
Ménageons nous, ménageons le territoire.
Laurence M