David Cormand (Les Verts-Alliance libre européenne) dénonce le « L’ombre du retour de l’austérité, une trahison européenne »

9h-10h30 à Die : Rencontre à l’épicerie coopérative La Carline : présentation de leur ferme maraîchère
14h à Livron-sur-Drôme : Rencontre avec l’entreprise GPA, recycleur d’automobiles
16h30 – 17h30 à Saint-Sauveur-de- Montagut : Visite des ateliers du Glacier du Moulinou “Terre Adélice”
17h30 à Saint-Sauveur-de-Montagut : point presse (salle de Terre Adélice)
17h45 – 19h à Saint-Sauveur-de- Montagut : Rencontre avec le public et des entreprises et associations locales pour un partage d’expériences et échanges sur les projets du territoir (salle de Terre Adélice)
20h15 à Valence : Repas partagé avec les militants à la boutique de commerce équitable d’Artisans Du Monde
Pour plus d’infos contactez :centreardeche@eelv.fr
L’écologie est un combat
Les affluents qui mènent à l’écologie politique sont nombreux. Pour ma part, je suis un environnementaliste. C’est-à-dire que parmi les nombreuses questions qui m’animent, celle qui a déclenché mon entrée en militantisme auprès des écolos est celle du sort réservé à la nature. Je tiens la nécessité de changer notre rapport à la planète et aux espèces qui la peuplent pour déterminante : je me réjouis par exemple de voir l’intuition antispéciste bousculer les catégories traditionnelles de la pensée, comme je me félicite des combats menés pour inscrire l’écocide dans le droit international.
A celles et ceux qui s’émeuvent d’un abandon du primat de l’humain, je réponds qu’ils mesurent mal les périls qui nous guettent et que précisément, seule une vision moins anthropocentrée peut permettre à l’humanité de se sauver. Prendre conscience de notre destin commun et de notre interdépendance au cœur des écosystèmes est en effet le seul moyen de mettre un terme à la folie en cours. Le même système qui broie les femmes et les hommes par millions, est celui qui détruit les équilibres naturels et nous mène à notre perte. C’est cette intuition qui m’a conduit à m’engager au sein du mouvement écologiste. Parce que je sais que sans combat, rien ne changera.
L’ombre du retour de l’austérité, une trahison européenne
Les groupes des libéraux, conservateurs et socialistes du Parlement européen ont adopté d’une même voix un texte de renoncement budgétaire et financier qui intervient au pire moment, déplore le député européen écologiste David Cormand.
Au début de l’année 2024, consciente des limites des fameux objectifs de 3% de déficit et 60% d’endettement pour les Etats, la Commission a proposé un paquet législatif pour ouvrir le débat vers une révision profonde de ces règles.
C’était l’occasion enfin de tourner la page de politiques budgétaires qui non seulement ont déjà montré leur inefficacité mais qui peuvent, plus grave encore en période de crises, s’avérer destructrices. Las, cette opportunité a tourné au désastre dès lors que, au Parlement européen, les groupes des libéraux, conservateurs et socialistes ont adopté d’une même voix mercredi 17 janvier un texte (1) dépourvu de toute ambition qui signe la victoire du dogmatisme budgétaire et le retour au business as usual.
Ce vote rouvre grand la porte aux politiques austéritaires. Il privilégie l’objectif arbitraire d’une réduction à marche forcée de la dette. Il anéantit par conséquent toute possibilité de financement des nécessaires dépenses sociales face à l’inflation, et de la transition écologique. Il annonce de nouvelles attaques contre les services publics.
Ce pacte des trois groupes de la coalition Von der Leyen intervient au pire moment.
Mon engagement militant
Depuis 1999, j’ai occupé bien des responsabilités chez les écologistes. : simple militant, candidat à des élections locales, membre du conseil fédéral puis du collège exécutif, responsable des élections, et enfin secrétaire national. A ce poste, dans une période où notre mouvement était présenté comme moribond, j’ai refusé que notre identité politique se dissolve dans les débats sur la refondation de la gauche parce que je les tiens pour subalternes au regard de la mission qui est la nôtre.
Nous devons bien devenir les ferments d’un nouveau cycle qui fait de la question écologique la question centrale. Dire cela n’est en rien répudier les acquis sociaux du mouvement ouvrier et refuser de les défendre chaque fois qu’ils sont menacés. Au contraire il faut promouvoir des droits nouveaux pour toutes et tous. Notre ambition, en France et en Europe doit être de proposer une nouvelle voie : je défends l’idée d’une sobriété juste, seule capable de garantir la transition vers l’écologie dans la justice sociale.
Budget de l’Union européenne: nouveau rapport adopté en commission des Budgets
Mercredi 24 janvier, la commission des Budgets au Parlement européen (BUDG) a adopté à une très large majorité (26 pour, 1 contre) le rapport de David Cormand sur les activités financières de la Banque européenne d’investissement (BEI).
Depuis 2019, David Cormand est rapporteur permanent pour le Parlement des activités de la Banque européenne d’investissement, en tant que membre de la commission des Budgets. La BEI est l’institution de financement de l’Union européenne. Elle est le principal bailleur de fonds multilatéral au monde, notamment pour le financement de l’action en faveur du climat. Depuis cette année, cette institution est présidée par l’Espagnole Nadia Calviño, ancienne ministre de l’économie.
En votant le rapport de David Cormand, les députés se sont exprimés en faveur d’une augmentation du capital de la BEI, notamment « afin de pouvoir proposer davantage de soutien financier remboursable à long terme et d’instruments innovants » et ainsi « maximiser les gains d’innovation dans des domaines stratégiques clés de l’Union tels que la transition numérique et écologique ».
Entre autres priorités : le rapport félicite la BEI pour la création d’un fonds spécialisé pour l’Ukraine, et souligne l’importance du soutien aux petites et moyennes entreprises – les fameuses PME, qui représentent… 99 % des entreprises de l’UE !
Élections européennes. David Cormand, député européen écologiste, sur le terrain
Le Normand David Cormand, député européen Les Verts-Alliance libre européenne, était à Die
Les élections européennes approchent à grand pas. Mais en silence. Elles ont pourtant lieu le 9 juin 2024. David Corman, élu eurodéputé en 2019 au sein du groupe Les Verts-Alliance libre européenne, candidate de nouveau en 2024.
Second sur la liste menée par Marie Toussaint, l’ancien secrétaire national d’Europe Écologie les Verts était bien loin de Bruxelles et de Strasbourg ce week-end. L’occasion pour lui, d’aborder son travail au sein de la commission parlementaire « Marché intérieur et protection des consommateurs ».
À Die il a échangé sur l’écologie et l’agriculture. Pour l’occasion, les écologistes diois avaient invité Marie Pochon, députée « Les Verts » de la 3ème circonscription de la Drôme.
Vendre au juste prix
David Cormand a rappelé qu’agriculture et écologie n’étaient pas antinomiques, bien au contraire. « C’est un contresens historique de nous opposer », dit-il en rappelant le rôle et la figure de René Dumont, premier candidat à une élection présidentielle, en 1974, sous l’étiquette écologique. « Il est devenu écologiste car il était à la base agronome. »
Le message est clair, l’écologiste n’est pas un ennemi de l’agriculteur, au contraire c’est son allié. Surtout les petits, ceux qui prennent de plein fouet la crise, « les plus gros n’ont pas les mêmes besoins en aides, vous remarquerez que les céréaliers du centre de la France ne tirent pas la langue ». Les Verts entendent améliorer le revenu des agriculteurs, que leurs produits « soient vendus au juste prix, ce qui n’est pas le cas » dans un monde rural où les exploitations s’agrandissent en surface mais baissent en nombre.
La fameuse Pac, politique agricole commune, décriée par certains, doit être « fléchée à l’unité, c’est-à-dire par le nombre de personnes qui travaillent sur une exploitation, pas à l’hectare. » Il ajoute : « Certains s’imaginent que l’Europe est riche, ce n’est pas vrai. » Mais il apporte cette précision : une grande partie du budget est consacrée à la Pac. Il entend financer « les services rendus à la nature » comme les travaux effectués pour reconstituer haies et talus, « qui sont une source de vie pour la faune et la flore et qui ont malheureusement été rasés ».
Au cœur d’une campagne qui peine à exister dans le brouhaha général, la visite d’un député européen a eu le mérite de lancer les débats. Et de sensibiliser les futurs électeurs qui seraient tentés de se désintéresser du vote. « Nous sommes plongés dans un contexte de crises de toutes natures, termine David Cormand, tous les citoyens doivent avoir conscience de l’importance de voter aux Européennes. L’Europe a une influence colossale, le cheminement est long, mais nos décisions prises aujourd’hui auront un impact permanent, demain, sur nos vies et celles de nos enfants. »
« On subventionne très peu les services rendus à la nature », dénonce le député européen vert David Cormand, après plusieurs jours de mobilisation des agriculteurs en France et dans d’autres pays européens.
« Les subventions au niveau européen vont à l’hectare, plus vous avez une grosse exploitation en taille, plus vous touchez d’argent », explique l’eurodéputé. « Plus vous en avez une petite sur laquelle vous avez beaucoup de salariés, sur laquelle vous faites des efforts, moins vous touchez d’argent », poursuit-il.
Aider « les agriculteurs à qui on demande de changer de modèle »
« L’agriculture européenne est la plus subventionnée du monde », affirme David Cormand, précisant que « 40% du budget de l’Union européenne est pour l’agriculture. » L’élu écologiste souhaite que les subventions de la politique agricole commune (PAC) aident plutôt « les agriculteurs à qui on demande de changer de modèle », par exemple ceux qui conservent ou qui plantent des haies sur leur exploitation pour préserver la biodiversité.
Pour David Cormand, « on fait porter le chapeau à l’écologie » dans ce mouvement de colère des agriculteurs alors que « les derniers copains qu’ont les agriculteurs, ceux qui restent dans ce pays et en Europe, ce sont plutôt les écolos et les normes environnementales. » Il revendique une forme de radicalité : « Quand vous avez un suicide de paysan tous les deux jours, il faut être un peu radical dans le changement de modèle. »
« Changer de modèle, ça veut dire aller à l’envers d’excès qu’il y a eu, mais ça veut aussi dire déconstruire les modèles des géants de l’agroalimentaire pour avoir des filières plus courtes, pour aller plus vers une agriculture vivrière, d’aller plus faire le marché plutôt que d’aller en grande surface et d’aller moins vers la transformation », énumère David Cormand.
« Les paysans sont les premières victimes »
« Si depuis les années 50, l’agriculture s’effondre en France ce n’est pas à cause des normes environnementales », martèle l’eurodéputé. Il dénonce un « triangle de l’enfer » : « l’agro-industrie avec des méthodes d’agriculture extrêmement intensives qui s’appuient sur l’automatisation et sur des intrants chimiques, les géants de l’agroalimentaire qui transforment la matière première, qui ont la main sur les prix et qui font le plus gros de la marge sur l’agriculture, et la grande distribution qui fait l’autre partie de la marge. »
Le député européen affirme que le gouvernement français est « l’un de ceux qui défendent le plus de traités de libre-échange », ce qui « crée une concurrence déloyale avec d’autres zones du monde. » « On ne peut pas être à la fois du côté des dirigeants de l’agroalimentaire, des géants de la chimie et des géants de la grande distribution et verser des larmes de crocodile pour les pauvres paysans », qui sont « les premières victimes, y compris des produits chimiques », assène-t-il.
Avant les élections européennes du 9 juin, Die a reçu la visite du candidat et eurodéputé LV-ALE David Cormand, lundi 13 mai.
Ce Normand, 2e sur la liste menée par Marie Toussaint et ancien secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts, a poussé la porte de La Carline, une épicerie bio coopérative. Ici, on sait à quoi sert l’Europe