Mona Chollet, vivre sans culpabiliser : « On ne se sent jamais à la hauteur, et notamment les femmes qui sont poussées à s’excuser pour tout »
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Dans un nouvel essai, l’autrice connue pour « Beauté fatale » et « Sorcières » s’attaque au sentiment de culpabilité, cette petite voix intérieure qui nous pousse à nous dénigrer et nous empêche d’exister pleinement. Une tyrannie que l’on croit intime, mais qui est en fait largement partagée, façonnée par des siècles de religion et d’injonctions sociales. Elle appelle à en prendre conscience, pour mieux s’en délivrer.
Il est 15h03. Mona Chollet a trois minutes de retard. Que se passe-t-il ? Qu’est-il arrivé de grave à cette essayiste méticuleuse ? A 15h04, elle trottine au loin. A 15h05, elle s’excuse pour son retard, mais nous nous attendions à plus de contrition de sa part. Fille d’un père « scrupuleux, hésitant, timide » avec « un fort ethos protestant », grandie à Genève, « où il ne fallait pas profiter de la vie », Mona Chollet connaît par cœur les chemins de l’autoflagellation. Vous aussi.
Car qui n’a jamais entendu résonner dans son esprit cette voix malveillante qui nous convainc que nous ne valons rien ? Que nous ne méritons rien de bon ? Que nous sommes toujours trop… ou pas assez ? Chaque jour, comme un réflexe, nous passons nos actions, nos décisions, au crible de cette petite voix intransigeante. Jusqu’à se demander : sommes-nous vraiment dignes de ce bonheur que nous ressentons, de cette liberté que nous nous accordons, de cet amour que nous recevons ?
Dans un nouvel essai, l’autrice connue pour « Beauté fatale » et « Sorcières » s’attaque au sentiment de culpabilité, cette petite voix intérieure qui nous pousse à nous dénigrer et nous empêche d’exister pleinement. Une tyrannie que l’on croit intime, mais qui est en fait largement partagée, façonnée par des siècles de religion et d’injonctions sociales. Elle appelle à en prendre conscience, pour mieux s’en délivrer.
Culpabilité mal placée, sous-estimation, auto-dénigrement… Ce petit diable qui pèse lourd, en particulier sur l’épaule des femmes, nous inhibe et nous retient de réclamer ce qui nous revient − une promotion, un arrêt de travail ou, simplement, du respect. Sommes-nous ainsi notre pire ennemi ?
A 51 ans, Mona Chollet ose poser la question. Et s’excuse, enfin, dans les bonnes proportions. Devenue une icône du féminisme à force de best-sellers érudits et inspirants (« Beauté fatale », « Sorcières », « Réinventer l’amour »), elle se déploie dans un nouvel essai, plaidoyer universel pour plus de plaisir et moins d’« empêchements d’exister ».
Dans « Résister à la culpabilisation. Sur quelques empêchements d’exister », qu’elle publie le 19 septembre aux éditions La Découverte, celle qui s’est longtemps rêvée en hédoniste fouille son expérience, divers livres et archives pour remonter aux sources de cette « voix intérieure » qui nous persécute, nous rabaisse et nous inflige des « malheurs non nécessaires ». Avec le but légitime de la faire taire.
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Comment définir cette voix réprobatrice que l’on entend tous dans nos têtes ?
Mona Chollet Cette voix intérieure nous condamne quoi qu’on fasse. Elle est à distinguer de la voix de la conscience, qui porte en elle le scrupule réel et valable. La voix réprobatrice, elle, distille la haine de soi. Elle se déchaîne à chaque maladresse, persifle à la moindre réussite, s’impatiente quand on essaie de se reposer, nous houspille quand on a été trop émotif ou qu’on ne l’a pas été suffisamment, rit de nous, nous juge méchamment. C’est une addition que l’on règle, et on s’en veut de creuser son découvert, ou que l’on laisse à l’autre, et on s’en veut de le mettre sur la paille, de se laisser inviter comme un pingre.
Pour tenir cette voix en respect, l’écrivaine américaine Elizabeth Gilbert s’écrit des lettres à elle-même « de la part de l’amour »… Une démarche intéressante, mais moi, ce qui m’aide, c’est de comprendre. L’idée du livre n’était pas de tomber dans un nouveau reproche, du type « vous vous autosabotez », mais de montrer que cette voix, qui nous paraît très intime, très personnelle, est en réalité la somme d’attentes sociales intériorisées.
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C’est paradoxalement quand vous avez touché du doigt votre rêve d’être autrice à temps complet que cette voix s’est mise à tonner plus fort…
J’ai toujours rêvé d’une vie sans contraintes, sans horaires, à ne faire que les choses que j’aimais. Mais cela a été une grosse désillusion quand c’est arrivé. Au bout de quelques mois à vivre dans la culpabilité de ne plus mettre de réveil, de ne jamais travailler assez, j’ai compris que je devais évoquer cette puissante injonction à la productivité qui me faisait souffrir. Je n’ai jamais eu de chef tyrannique, j’ai été ma propre cheffe tyrannique. Je me suis prise comme sujet d’observation et à force d’écrire, de réfléchir, de lire, j’ai réussi à m’apaiser. Désormais, quand j’entends la voix dans ma tête, je la repère et je la désamorce. Je me dis : « Tu te reproches ça, mais si tu faisais l’inverse, tu te le reprocherais aussi pour d’autres raisons. » Je sais alors que ce n’est pas raisonnable, que c’est de la toxicité envers soi-même.
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Votre prologue porte sur la religion, qui est selon vous à l’origine de la haine de soi…
Le christianisme aurait pu partir dans une direction tout à fait différente, n’eût été saint Augustin, l’un des pères de l’Eglise, qui estimait que toute la descendance d’Adam et Eve était fautive de naissance. Il est parvenu à faire du péché originel un dogme officiel de l’Eglise, après cinq siècles où il n’avait pas été aussi central, ni interprété de cette manière-là. L’un de ses adversaires les plus coriaces fut Julien d’Eclane, disciple de Pélage, qui réfutait notamment l’idée que les douleurs de l’accouchement étaient une punition infligée aux femmes, puisque, chez les animaux aussi, les femelles souffrent en mettant bas. Même s’il n’utilise pas le terme, il considère l’humain comme une espèce parmi les autres. C’est une vision beaucoup plus sereine, bienveillante et clémente de l’humanité.
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Mais la vision de saint Augustin a triomphé…
C’est pour des motifs politiques que cette vision très noire de l’humanité se perpétue. Elle permet au christianisme, devenu à ce moment-là la religion officielle de l’Empire romain, de légitimer une gouvernance extérieure. Cela a abouti à des siècles d’obsession autour de l’examen de conscience, de la confession obligatoire. Il faut se rappeler que pour nos ancêtres, l’enfer était un lieu réel. Beaucoup ont dû croire que pour une mauvaise pensée fugitive, ils pouvaient être condamnés à une éternité de souffrance. Cela doit laisser des traces, y compris aujourd’hui chez des gens qui se définissent comme athées et pensent avoir tourné le dos à cet héritage.
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Vous réhabilitez les « pensées impures » avec l’histoire d’August Strindberg qui, au chevet de sa mère mourante, se dit qu’il va bientôt récupérer la bague qu’elle porte au doigt…
L’écrivain raconte cette scène dans son roman autobiographique « le Fils de la servante » et explique qu’il a mis des années à arrêter de se reprocher cette pensée parasite et humaine… On est ici dans un contexte nordique et protestant. C’est un point commun entre religion et militantisme : on finit par conclure qu’on ne devrait avoir que des pensées pures, parfaites et généreuses, ce qui n’est pas possible. La psychanalyste suisse Alice Miller disait qu’elle et ses confrères avaient parfois affaire à des patients « élevés dans l’idée qu’ils ne pouvaient jamais avoir une seule mauvaise pensée ». Elle leur répondait : « Oui, c’est possible, mais vous courez le risque de devenir fou. »
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Ce sentiment de culpabilité se développe dès le plus jeune âge. Alice Miller nous apprend que les enfants sont toujours coupables parce qu’à leurs yeux, les parents sont toujours innocents…
Un enfant est à la merci de ses parents sur tous les plans, affectifs, matériels. Il est inexpérimenté, n’a aucun pouvoir sur sa propre vie. Pour lui, il est impensable que ses parents ne lui fassent pas du bien, voire beaucoup de mal dans certains cas. Alice Miller montre comment ce refoulement, nécessaire à la survie pendant l’enfance, perdure à l’âge adulte parce qu’il y a un verrouillage ainsi qu’une injonction sociale très forte à être loyal envers ses parents. On les défend quoi qu’ils nous aient faits. La seule façon de se libérer de ce poids de « répression subie », c’est de l’infliger à ses propres enfants, y compris de manière complètement inconsciente. C’est terrible, rarement délibéré et il peut y avoir en même temps beaucoup d’amour, mais c’est un mécanisme très fort et difficile à défaire. Les enfants n’ont pas de porte-parole réel dans la société. Personne n’est là pour adopter leur point de vue. Prendre leur défense. Par définition, ils sont inaudibles.
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La religion et la psychanalyse leur ont fait une mauvaise réputation…
La théorie des pulsions de Freud a alimenté la méfiance vis-à-vis d’eux. Cela a été un choc de retrouver cette vision diabolique de l’enfant chez des spécialistes de l’éducation actuels. Dans plusieurs livres, l’enfant apparaît comme une menace. Alors que c’est l’inverse : dans la structure de la société, il n’a aucun pouvoir. Vous avez tout pouvoir sur lui. Comment peut-on perdre ça de vue ? Cela rappelle les discours qui ont été tenus sur les femmes, faisant croire que si elles n’avaient aucun pouvoir à l’extérieur, elles régnaient en maître dans leur foyer. C’est présenter le dominé comme le dominant, pour le contenir et saper sa confiance.
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Les femmes tiennent une grande place dans votre livre. Sont-elles particulièrement sujettes à la culpabilité ?
Oui, ce qui est logique parce que quand on appartient à un groupe dominé, quel qu’il soit, on intériorise beaucoup plus une image de soi négative, celle qui alimente la « voix intérieure ». Je ne l’avais jamais vu aussi clairement avant cet essai : l’ordre social fabrique la présomption que les femmes sont fourbes, menteuses, arrivistes, carriéristes. Elles sont contraintes de se faufiler entre ces stéréotypes négatifs afin d’atteindre un idéal impossible.
J’ai été sidérée de lire dans un sondage réalisé au Royaume-Uni en 2015 que 65 % des femmes citaient « la pression pour être une mère parfaite » comme cause de la dépression post-partum. Devenir mère, c’est se confronter à la double contrainte. On est soit étouffante, mère poule, soit maltraitante, trop froide et détachée, mère corbeau. Il n’y a pas de bonne solution.
« Il faut qu’on soit des créatures insignifiantes au grand cœur », a écrit Tracy Moore, une journaliste américaine que vous citez. Et vous revenez sur l’histoire de l’infériorisation des femmes…
J’ai voulu remonter à la source de la misogynie. Evidemment, ce n’est pas rien de baigner dans une culture bercée par Eve ou Pandore, où la femme est censée avoir provoqué le malheur de l’humanité entière. Mais il y a un autre élément. L’historienne Eliane Viennot s’est intéressée à la querelle des femmes, cette longue polémique sur leur infériorité supposée, qui a couru durant des siècles en Europe, sur tous les supports imaginables : caricatures, pamphlets, romans, poèmes… Elle relie la naissance de cette logorrhée haineuse au XIIIe siècle à la naissance des universités et à la nécessité d’exclure, pour les hommes chrétiens, les catégories sociales qui pouvaient leur faire concurrence, c’est-à-dire les femmes et les juifs. Bizarrement, cela m’a confortée de penser que nous avons été diffamées pour nos capacités intellectuelles.
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Vous vous livrez parfois à un exercice d’autocritique de vos ouvrages précédents. Certains passages, à la relecture, vous paraissent relever de nouvelles injonctions faites aux femmes…
J’ai l’impression que le fait d’écrire sur la culpabilisation injustifiée, erronée, m’a libérée pour être plus sereine à propos de mes erreurs réelles. Quand vous êtes tout le temps culpabilisée pour tout et n’importe quoi, vous êtes sur la défensive parce que vous avez l’impression que si vous reconnaissez la moindre faute, c’est toute votre personne qui va s’écrouler… Finalement, faire ce tri m’a permis de partager des regrets réels. Je ne renie pas en bloc mes livres précédents. A chaque fois, il s’agit de points de détail. Par exemple, j’espère que ce que j’ai écrit sur les cheveux blancs dans « Sorcières » n’a pas été interprété comme une injonction à ne pas se teindre les cheveux.
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Et vous voilà, culpabilisant sur votre travail…
Le travail est une source de culpabilité massive. J’ai dû me rendre à l’évidence, j’y suis sensible, je ne m’arrête jamais, je suis une sorte de « lapin Duracell ». Et je ne suis pas la seule. En travaillant sur ce chapitre du livre, j’ai réalisé que ce mode était le plus adapté à la logique du salariat. Au sein de l’entreprise, la productivité, l’efficacité optimale sont érigées en norme. La conviction selon laquelle il n’y a pas de salut en dehors du travail est omniprésente dans nos sociétés. A titre personnel, j’ai longtemps cru que mon devoir était d’être productive et non vivante. Or le biologiste Olivier Hamant le souligne, « le vivant n’est pas performant ». Il gaspille de l’énergie, du temps, des ressources, etc. Cela fait qu’on ne se sent jamais à la hauteur, et notamment les femmes qui sont poussées à s’excuser pour tout et pour rien.
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Récemment, des personnalités comme le chanteur Stromae ou la gymnaste Simone Biles ont fait passer leur santé mentale avant les intérêts économiques. C’est une révolution ?
C’est quelque chose que l’on a vu apparaître à travers tous les articles sur la « grande démission », un effet du Covid, qui a modifié la place du travail… C’est peut-être aussi un effet inattendu de la casse de la protection sociale : le travail est devenu tellement ingrat qu’il n’y a plus aucun sentiment de loyauté vis-à-vis d’un employeur. Il y a enfin l’inquiétude climatique. Les jeunes générations réalisent que produire détruit la planète. Par ailleurs, cela m’a intéressée de comparer les parcours des gymnastes Simone Biles, qui a refusé de poursuivre la compétition aux Jeux de Tokyo 2021 pour préserver sa santé mentale, et Kerri Strug, qui avait été poussée à concourir en dépit d’une cheville cassée aux Jeux d’Atlanta, en 1996. Elle y a laissé sa carrière et sa santé. A l’époque, on a parlé de miracle, de sacrifice magnifique. Mais de nos jours, on est saisi par la maltraitance évidente, révoltante.
Pensez-vous que ce sont des ondes de choc de #MeToo ? Ce que vous dites, finalement, c’est « Balance ta voix intérieure persécutrice » ?
Oui, on pourrait le résumer ainsi [rires]. C’est bien possible qu’il y ait des ondes. Depuis le mouvement #MeToo, c’est comme si on avait un immense cerveau commun, qui traite un problème après l’autre et qui, peu à peu, se dit : « Si je me révolte contre ci, il faut aussi que je remette ça en cause. » Et ainsi, de proche en proche, à la fois par des prises de position de personnalités, des livres, des discours publics, on éclaire de plus en plus de zones d’ombre. Et d’impensés. On questionne des logiques sociales terriblement destructrices et qui avaient probablement un pouvoir d’intimidation qu’elles sont en train de perdre.
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Dans votre essai, vous livrez également le secret du succès des chats sur internet ! Nous les envions follement, dites-vous.
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Mais les chats sont des psychopathes, non ? Tout ceci pourrait mal finir.
Les gens ont souvent cette réaction. Mais n’est-ce pas révélateur de la peur qu’on a de se dire que si on est un peu plus indulgents avec nous-mêmes, ce serait l’anarchie ? La fin de la vie en société ? On a un peu de marge, non ? Je ne suis pas du tout en train de prôner de se foutre de tout, comme le font les chats. Mais je pense que si on traquait davantage les fausses culpabilités, on serait disponibles pour les vraies. Peut-être même que ça nous libérerait de l’énergie pour avoir plus d’égards les uns envers les autres. Cette ambiance de culpabilisation tous azimuts fabrique des gens hyperfrustrés, qui finissent par se défouler de manière moche.
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Par exemple ?
Je pense au consommateur jamais content, qui saque la note du livreur parce qu’il a eu cinq minutes de retard. C’est le seul domaine, sans doute offert et promu par le capitalisme, où les gens sont autorisés à se comporter comme de vrais tyrans. Peut-être que s’il y avait plus de satisfaction dans les autres sphères de nos vies, on aurait moins besoin de cet exutoire.
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Vous parlez enfin de culpabilisation dans le domaine du militantisme. Est-ce lourd à porter d’avoir été érigée en icône du féminisme ?
Cela met une pression supplémentaire. Si je suis surprise à dire quelque chose d’incorrect d’un point de vue féministe, je risque d’être disqualifiée, non seulement en tant que militante féministe, mais aussi en tant qu’autrice féministe. Je crois qu’à un moment, je n’en pouvais plus. J’ai réalisé que c’est intenable d’être parfaite tout le temps. Essayons d’inventer une culture où les reproches ne valent pas disqualification. L’ignorance, le fait de répéter un préjugé, cela nous arrive à toutes et à tous.
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Est-ce tolérable d’être heureux dans un monde qui va si mal ?
Beaucoup de mes amis, lorsqu’ils confient un problème, ajoutent : « Evidemment par rapport à tout ce qui se passe aujourd’hui, c’est complètement dérisoire. » Alors qu’il me paraît légitime de vouloir régler les problèmes qu’on rencontre dans sa vie quels qu’ils soient. Et puis, il y a le cas inverse. Quand ça va bien, on se sent mal parce qu’on se dit : « C’est indécent d’aller bien alors qu’il y a tant de souffrance autour de moi. » C’était important pour moi d’insister sur le fait qu’on a besoin de cultiver des choses joyeuses dans sa vie et sa vitalité, et qu’on a aussi des devoirs de soin envers soi et son entourage immédiat.
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Selon vous, seuls les livres de développement personnel ont osé s’emparer de ce discours-là…
Les problèmes individuels peuvent être traités, sans pour autant nier les problèmes structurels et sociaux. Il existe des livres extrêmement pertinents et justes, comme « Vaincre la codépendance » de Melody Beattie, qui pousse à prendre soin de son entourage sans le prendre en charge. La distinction est salvatrice. On peut se soucier du monde sans penser que c’est à nous de tout résoudre.
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Mona Chollet
Née à Genève en 1973, ancienne journaliste au « Monde diplomatique », Mona Chollet est essayiste. Elle a notamment signé aux éditions La Découverte « Beauté fatale » (2012), « Chez soi » (2015), « Sorcières » (2018) et « Réinventer l’amour » (2021). Elle publie chez le même éditeur « Résister à la culpabilisation. Sur quelques empêchements d’exister », 272 p., 20 euros.
Propos recueillis par Nolwenn Le Blevennec et Amandine Schmitt
Propos recueillis par Nolwenn Le Blevennec et Amandine Schmitt
Publié le 11 septembre 2024 à 17h45