Sélectionner une page

A partir de 16h48 ce vendredi, les femmes commencent à « travailler gratuitement »

.

En 2022, les femmes gagnaient en moyenne 13,9 % de moins que les hommes. Des inégalités qui tendent tout doucement à se résorber : en 2021, le chiffre était de 15,4 %.

.

8 novembre 2024

.

Ramassage des fraises

.

Les femmes commencent à « travailler gratuitement » à partir de 16h48 ce vendredi 8 novembre, et ce jusqu’à la fin de l’année, du fait des inégalités salariales, selon la lettre d’information féministe « Les Glorieuses » qui publie chaque année ce décompte symbolique.

Cette date et cette heure ont été calculées à partir de statistiques européennes sur l’écart de salaire entre les femmes et les hommes en France. Selon les dernières données disponibles portant sur 2022, les femmes gagnent en moyenne 13,9 % de moins que les hommes.

En 2021, l’écart salarial atteignait 15,4 %, ce qui avait amené l’an dernier « Les Glorieuses » à déterminer la date symbolique au 6 novembre à 11h25.

.

La Suède, l’Islande et l’Espagne données en exemple

Pour Rebecca Amsellem, fondatrice de la newsletter, « il s’agit d’une amélioration à la marge ». « Il est pourtant possible de réduire les inégalités salariales drastiquement en s’inspirant des pays champions en la matière », selon elle.

« Les solutions existent et elles ont déjà fait leurs preuves » que ce soit en Suède, en Islande ou encore en Espagne, ajoute-t-elle auprès de l’AFP à l’occasion de la sortie d’un rapport des « Glorieuses » consacré à cette question.

Ce rapport évoque notamment le « congé parental équivalent pour les deux parents » comme en Suède ou encore l’augmentation des salaires dans les secteurs à prédominance féminine comme la santé, l’éducation et les soins comme en Nouvelle Zélande.

En Islande, les entreprises « doivent prouver qu’elles respectent l’égalité salariale et doivent montrer un plan d’action pour les résorber », relève le rapport. Il appelle à « favoriser le travail flexible, comme en Espagne » ou encore à choisir une région test, comme la Californie aux Etats-Unis, « pour faire passer ces politiques publiques et mesurer les effets à court et moyen terme ».

Pour « les Glorieuses », la transparence salariale reste « une condition sine qua non pour une politique efficace en faveur de l’égalité salariale ».

.

Le Nouvel Obs

Poster le commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *