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Diplomatie
19/11/24

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G20 leaders pose for a group photo at the G20 Summit in Rio de Janeiro, Brazil, on November 18, 2024. (Photo by ERIC LEE / POOL / AFP)
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Les dirigeants des plus grandes économies mondiales n’ont pas engrangé d’avancée majeure pour débloquer les négociations climat, lundi lors d’un sommet du G20 à Rio de Janeiro qui a été percuté par les guerres en Ukraine et au Proche-Orient.

Le président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva préside le forum cette année, alors que le multilatéralisme, déjà mal en point, menace de s’abîmer davantage avec le retour prochain de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Lula peut se targuer d’avoir pu lancer une Alliance globale contre la faim et la pauvreté, coalition de 82 pays, et d’un succès avec un engagement commun à coopérer pour imposer «effectivement» les plus fortunés.

Mais, alors que la conférence sur le climat COP29 de Bakou n’a pas permis, en plus d’une semaine, de dessiner un accord entre pays riches et pays émergents sur qui doit financer l’adaptation au changement climatique, une grande attente était placée dans les dirigeants du G20.

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80% des émissions de gaz à effet de serre

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, les avait exhortés dimanche à assumer leur «leadership» et à faire «des compromis» pour débloquer les négociations. Aucune fumée blanche n’est cependant sortie du Musée d’art moderne, au bord de la sublime baie de Rio, où se tenait le sommet.

«Les dirigeants renvoient la balle à Bakou, mais le problème c’est que les personnes qui prennent les décisions sont en fait à Rio», a réagi auprès de l’AFP Mick Sheldrick, cofondateur de l’ONG Global Citizen. «Ils ne se sont pas montrés à la hauteur de l’enjeu», a-t-il ajouté, regrettant qu’il n’y ait pas «même une référence à ce qui a été obtenu à la COP28» l’an dernier à Dubaï.

Les leaders du G20 n’ont en effet pas repris dans leur déclaration l’engagement à «opérer une transition juste, ordonnée et équitable vers une sortie des combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques», qui avait été arraché à Dubai. Les membres du G20 (19 pays, ainsi que l’Union européenne et l’Union africaine) représentent 85% du PIB mondial et 80% des émissions de gaz à effet de serre.

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Missiles longue portée

Au-delà des tensions liées aux enjeux climatiques, les grands conflits de l’heure ont bousculé le sommet. Dès la première séance plénière, le président américain Joe Biden a appelé les pays du G20 à soutenir la «souveraineté» de l’Ukraine contre l’invasion russe.

Son homologue russe Vladimir Poutine, qui avait déjà manqué les derniers sommets, est le grand absent à Rio, où il est représenté par son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. L’appel de Joe Biden prend une résonance particulière à un moment stratégique: les États-Unis ont donné dimanche à Kiev un feu vert pour l’utilisation de leurs missiles de longue portée contre la Russie.

Le président français Emmanuel Macron a jugé lundi «tout à fait bonne» la décision de Washington. Mais il a estimé que la déclaration conjointe publiée lundi soir «aurait gagné à être plus explicite».

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Appel à un «cessez-le-feu»

Sans condamner Moscou, le G20 a réprouvé «la menace ou l’usage de la force pour chercher des gains territoriaux». Et il a salué «toutes les initiatives pertinentes et constructives en faveur d’une paix juste» et «durable» en Ukraine.

Le G20 a aussi appelé à un «cessez-le-feu» dans la bande de Gaza et au Liban, alors que l’armée israélienne y poursuit ses offensives. Le président américain participe à l’une de ses dernières grandes réunions internationales avant de rendre les clefs de la Maison-Blanche à Donald Trump, isolationniste assumé.

Le président chinois Xi Jinping, qui a fait figure d’homme fort du sommet à Rio, a averti que «le monde entre actuellement dans une nouvelle période de turbulences et de changement», lors d’un entretien avec le premier ministre britannique Keir Starmer.

Les dirigeants du G20 ont par ailleurs endossé lundi l’idée de coopérer pour taxer «effectivement» les personnes très fortunées, une initiative que poussait le président brésilien Lula. «Dans le plein respect de la souveraineté fiscale, nous chercherons à nous engager de manière coopérative afin d’assurer que les personnes très fortunées soient effectivement taxées», indiquent les dirigeants du G20 dans une déclaration publiée lundi lors de leur sommet à Rio de Janeiro.

Tribune de Genève

Membre du  G20 ( Wikipédia )

Group 1 Group 2 Group 3 (Latin America) Group 4 (Western Europe) Group 5 (East/Southeast Asia)
  •  Australia (2014)
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  •  United States (2008, 2009-2)
  •  India (2023)
  •  Russia (2013)
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  •  United Kingdom (2009-1)
  •  China (2016)
  •  Indonesia (2022)
  •  Japan (2019)
  •  South Korea (2010-2)

 

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