Lundi 25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
.
La violence contre les femmes est une violation des droits humains. Cette date a été choisie en mémoire des trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef d’État, Rafael Trujillo. Plus d’infos ==> Lien Internet
.
Toutes les 10 minutes, une femme est tuée
.

.
La violence à l’égard des femmes et des filles demeure l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues dans le monde. À l’échelle mondiale, près d’une femme sur trois a été victime de violence physique et/ou sexuelle de la part de son partenaire intime, de violence sexuelle d’un autre partenaire, ou des deux, au moins une fois dans sa vie.
En 2023, au moins 51 100 femmes ont subi une violence de genre qui s’est achevée par leur assassinat, perpétré par leur partenaire ou des membres de leur famille. Cela signifie qu’une femme a été tuée toutes les 10 minutes.
La violence à l’égard des femmes s’est intensifiée dans différents contextes, y compris l’espace de travail et les espaces en ligne, et a été notamment exacerbée par les conflits et les changements climatiques.
Pour faire face à la violence de genre il est important de mettre en oeuvre des réponses solides, de mettre fin à l’impunité en tenant les auteurs de ces crimes responsables, et d’accélérer l’action grâce à des stratégies nationales dotées de ressources suffisantes et à un financement accru des mouvements de défense des droits des femmes.
Nous devons investir davantage dans les organisations de femmes, améliorer la législation, poursuivre les coupables, offrir davantage de services aux survivantes et former les responsables de l’application de la loi.
.
Participez aux 16 Jours d’activisme
La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes marquera le lancement de la campagne Tous UNiS (25 novembre – 10 décembre) – une initiative de 16 Jours d’activisme qui s’achèvera le jour de la commémoration de la Journée des droits de l’homme (10 décembre).
En 2024, la campagne « Toutes les 10 minutes, une femme est tuée. #PasDExcuse. Tous UNiS pour mettre fin à la violence contre les femmes » a pour objectif d’attirer l’attention sur l’augmentation exponentielle de la violence à l’égard des femmes, afin de relancer les engagements et de demander aux décideurs politiques la reddition de comptes.
.
Devenez un militant des droits des femmes
Devenez un militant des droits des femmes ! Nous devons tous faire notre part pour renforcer l’autonomie des femmes et de toutes les personnes touchées par la violence de genre. Renforcez la sensibilisation à ce sujet en utilisant les ressources multimédia de ONU-Femmes et en participant aux conversations sur les réseaux sociaux à travers le hashtag #PasDExcuse.
.
Qu’est-ce qui est considéré comme de la violence contre les femmes ?
La violence à l’égard des femmes et des filles reste le plus souvent passée sous silence en raison d’un système qui favorise l’impunité pour les auteurs, la stigmatisation sociale et la honte pour les victimes.
La violence à l’égard des femmes peut se manifester sous forme de violences physiques, sexuelles et psychologiques, telles que :
- la violence d’un partenaire intime (coups, violences psychologiques, viol conjugal, féminicide) ;
- la violence sexuelle et le harcèlement (viol, actes sexuels forcés, avances sexuelles non désirées, abus sexuels sur enfants, mariage forcé, harcèlement dans la rue, harcèlement criminel, cyber-harcèlement) ;
- le trafic d’êtres humains (esclavage, exploitation sexuelle) ;
- la mutilation génitale féminine ;
- le mariage précoce.
La Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, définit la violence à l’égard des femmes comme « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ».
Cette violence affecte les femmes à tous les stades de leur vie, y compris l’éducation, l’emploi et l’accès à différentes opportunités.
De plus, les femmes et les filles qui se trouvent dans des situations vulnérables ou des crises humanitaires, comme les migrants, les LGTBI, les populations autochtones ou les personnes handicapées, sont exposées à des risques encore plus importants.
La violence à l’égard des femmes continue d’être un obstacle à la réalisation de l’égalité, au développement, à la paix et à la réalisation des droits fondamentaux des femmes et des filles. Au total, la promesse des objectifs de développement durable (ODD) – ne laisser personne de côté – ne peut être remplie sans mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles.
.
Événement 2024
En 2024, à l’occasion du 25e anniversaire de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, l’Assemblée générale des Nations Unies organise un événement pour discuter des progrès et des réalisations en matière d’élimination de la violence de genre. Suivez l’événement en direct sur UN Web TV.
.
Le saviez-vous ?
- À l’échelle mondiale, on estime que 736 millions de femmes, soit près d’une sur trois, ont subi des violences physiques et/ou sexuelles. Les jeunes filles sont particulièrement touchées, avec 1 adolescente sur 4 qui est maltraitée par son partenaire.
- 16 % à 58 % des femmes dans le monde subissent des violences de genre facilitées par la technologie. Les générations « Z » et « Millennials » sont les plus touchées.
- 70 % des femmes en situation de conflit, de guerre et de crise humanitaire subissent des violences fondées sur le genre.
- Dans le monde, plus de 230 millions de filles et de femmes ont subi des mutilations génitales féminines. Cela représente une augmentation de 15 % par rapport aux données d’il y a huit ans.
- .
Source : ONU-Femmes
.
Ressources
1 ONU Femmes (2023) Cinq faits essentiels à connaître sur le féminicide
2 ONU Femmes, Faits et chiffres : mettre fin à la violence à l’égard des femmes
3 Organisation mondiale de la Santé (OMS) (2024) Proportion de femmes et de filles âgées de 15 ans et plus victimes de violences
sexuelles de la part d’un partenaire intime au cours des 12 mois précédents, selon l’âge et le lieu de l’événement
4 Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Filles, pas épouses (2023) Malgré des progrès significatifs, il faut être 20 fois
plus rapide pour mettre fin aux mariages d’enfants d’ici à 2030, selon de nouvelles données
6 UNICEF (2024) Female Genital Mutilation: A global concern (Les mutilations génitales féminines : un problème mondial)
7 Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et ONU Femmes (2023). « Gender-related killings of women and girls:
Global estimates of female intimate partner/family-related homicides in 2022 » (Les meurtres de femmes et de filles liés au
genre : estimations mondiales des féminicides commis par un partenaire intime/liés à la famille en 2022). Disponible sur le site :
Gender-related killings of women and girls (femicide/feminicide): Global estimates of female intimate partner/family-related
homicides in 2022 | Publications | ONU Femmes – siège
8 Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) (2020). « Global Trends in Forced Displacement » (Les tendances
mondiales des déplacements forcés). Disponible sur le site : https://www.unhcr.org/media/global-trends-forced-displacement-
2020?deliveryName=DM113247
9 Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) (2016), World Humanitarian Data and Trends 2016 (Les données
et les tendances 2016 sur l’aide humanitaire mondiale). Disponible à l’adresse :
https://www.unocha.org/publications/report/world/world-humanitarian-data-and-trends-2016
10 ONU Femmes, (2022) Accelerating efforts to tackle online and technology facilitated violence against women and girls
(Accélération des efforts dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles en ligne et facilitée par la
technologie)
11 Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), Recommandation générale numéro 35 sur la
violence basée sur le genre
12 Groupe de la Banque mondiale (2024). Les femmes, l’entreprise et le droit 2024
13 Ce pourcentage repose sur des données qui ont été validées et soumises par 120 pays dans le cadre de l’examen de
l’indicateur d’Objectif de développement durable (ODD) 5.1.1. Behind the numbers: good practices in promoting gender
equality through legal frameworks | UN Women Data Hub (Derrière les chiffres : bonnes pratiques dans la promotion de
l’égalité des genres par le biais de cadres juridiques | Centre de données d’ONU Femmes)
14 En 2022, les données administratives des États membres sur le nombre de personnes arrêtées, poursuivies et condamnées
pour viol montrent qu’entre 0,10 et 32,52 personnes sur 100 000 ont été condamnées pour viol. Données de l’Office des
Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) sur les crimes violents et sexuels. Disponibles sur le site :
https://dataunodc.un.org/fr/dp-crime-violent-offences
15 Le RESPECT Women Framework (Cadre RESPECT des femmes) est un cadre complet de stratégies fondées sur des données
probantes qui ont abouti à des résultats positifs en matière de prévention de la violence à l’égard des femmes et de réponse à
cette violence.
Voir les ressources clés supplémentaires recommandées et les orientations en termes de programmation figurant en annexe
16 Malgré une hausse globale des fonds de l’aide publique au développement (APD) au cours des cinq dernières années, une
analyse de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) montre que les financements destinés à
éliminer la violence à l’égard des femmes ont baissé de 13 % entre 2018-2019 et 2020-2021. De plus, selon l’analyse de l’OECD,
99 % de l’APD liée au genre n’ont pas bénéficié à des organisations de défense des droits des femmes et à des mouvements
féministes.
En soutien à ces activités de plaidoyer, les ressources clés suivantes peuvent être consultées et
fournir des orientations adaptées par secteur ou domaine thématique, notamment sur les
aspects suivants :
-RESPECT des femmes : prévenir la violence à l’égard des femmes et manuel de mise en œuvre
– Handbook on multisectoral national action plans to prevent violence against women and girls
(Manuel sur les plans d’action nationaux multisectoriels visant à prévenir la violence à l’égard
des femmes et des filles)
– Innovation and prevention of violence against women (Innovation et prévention de la
violence à l’égard des femmes)
-Tackling violence against women and girls in sport (Lutter contre la violence à l’égard des
femmes et des filles dans le sport)
-Peer-to-peer learning to prevent and eliminate sexual harassment in the UN system and
beyond (L’apprentissage par les pairs pour prévenir et éliminer le harcèlement sexuel dans le
système des Nations Unies et au-delà)
– Safe consultations with survivors of violence against women and girls (Conduite de
consultations en toute sécurité avec les personnes ayant survécu à la violence à l’égard des
femmes et des filles)
– Tackling violence against women and girls in the context of climate change (Lutter contre la
violence à l’égard des femmes et des filles dans le contexte du changement climatique)
– Le manuel sur les services de police sensibles au genre pour les femmes et les filles victimes
de violence
– Work with men and boys for gender equality (Travailler avec les hommes et les garçons en
faveur de l’égalité des genres)
– Handbook to address violence against women in and through the media (Manuel sur le
traitement de la violence à l’égard des femmes dans les médias et au travers de ces derniers)
– Addressing violence and harassment against women in the world of work (La lutte contre la
violence et le harcèlement à l’égard des femmes dans le monde du travail)
-Paquet de services essentiels pour les femmes et les filles victimes de violence
-Manuel de législation sur la violence à l’égard des femmes