Je commence ce journal de bord en vous donnant rendez-vous en toute fin de newsletter pour deux annonces importantes
Mais je voudrais commencer en vous raconter la semaine dernière, une semaine bien particulière, puisque c’était le Congrès des Maires à Paris ! En cette occasion, j’avais l’honneur d’accueillir dans la maison du peuple, l’Assemblée nationale, des maires et élu-es de la 3e circonscription de la Drôme.
L’honneur, parce qu’ils et elles sont en première ligne, sur tous les fronts, pour régler les soucis du quotidien, assurer le vivre-ensemble et la protection de chacune et chacun dans les coups durs. L’honneur, parce que quand on est élu rural, on n’est souvent peu remercié pour le travail qu’on fait au service de l’intérêt général, et que ce petit moment de gratitude que je pouvais leur offrir à l’Assemblée c’était bien le peu que je puisse faire pour saluer leur détermination et leur travail au service de nos concitoyen-nes. Cette maison, gardienne de la République, est la vôtre, vous qui vous en faites les relais, partout sur les territoires
Jeudi, j’avais donc le plaisir de me rendre au Congrès des Maires de France ! Pendant que des « grands de ce monde » jouaient à chamboule-tout avec les protections environnementales, j’ai utilisé cette occasion pour rencontrer les représentant-es de l’association des Maires Ruraux de France – sans stand, tout un symbole sur la considération des dizaines de milliers de petites communes rurales -, les communes forestières, l’ONF, l’OFB, les SDIS, France Tiers-Lieux, la gendarmerie nationale, l’Agence Bio avec l’adjoint au maire de Mouans-Sartoux Gilles Perole et le président de la FNAB.
Que de belles rencontres qui dessinent beaucoup d’espoirs et d’initiatives de terrain pour bâtir l’avenir de nos campagnes, loin, bien loin, de l’horizon des coupes budgétaires austéritaires dont sont responsables le gouvernement et ses soutiens (pour rappel les élus de la droite, notamment au sénat, ont soutenu tous les budgets depuis 2017 ). Je serai, pour ma part, résolument et en cohérence aux côtés de nos élus ruraux !
Le combat de la semaine : pour un moratoire sur les projets routiers !
En commission mercredi dernier, je saluais la proposition de loi pour un moratoire sur les projets routiers, préalable à une vraie politique écologique et sociale et de services publics de transports, à l’opposé de la privatisation rampante du routier, fait de routes payantes, de voitures individuelles, de crédits et d’assurances hors de prix et de la destruction écologique
Peu importent pour le gouvernement que les alertes écologiques et climatiques, qui commandent pourtant de cesser les méga-projets routiers dans l’un des pays, avec 16,3 kilomètres pour 1000 habitants, le plus dense en routes et autoroutes du monde ; peu importe les terres naturelles et riches en biodiversité artificialisées au rythme le plus soutenu au niveau européen ; peu importe les terres agricoles volées à l’impératif de souveraineté alimentaire et agricole : c’est vrai, on pourra demain importer du Brésil ce dont on a besoin, après tout…
Peu importent aussi, pour eux, les chiffres glaçants de la fracture qui se noue, des 2 millions de voitures qui circulent aujourd’hui sur les routes de France sans contrôle technique parce que les gens n’en n’ont pas les moyens ; des 40% des Français qui renoncent régulièrement à des rendez-vous parce qu’ils n’ont aucun moyen pour s’y rendre ; des jeunes, de nos aînés, qui ne peuvent conduire ; du prix des carburants qui flambe, des réparations et de l’assurance qui coûtent cher. Peu importe, que chez nous, à la campagne, on soit assigné au tout-voiture, qu’on puisse faire un plein ou pas, c’est plus votre problème, quand vous avez décidé, sciemment, d’augmenter le réseau routier de 15% au cours des 20 dernières années, pendant que vous démanteliez de 15% le réseau ferroviaire dans le même temps ; que les transports en commun, les trains, les bus, les navettes, c’était moins prioritaire que vos petits deals bien mal ficelés avec Vinci ou Eiffage.
Cette proposition n’a pas été adoptée. Pour autant, nous avançons ! La semaine dernière, le rapporteur public a préconisé l’annulation de l’autorisation environnementale pour l’A69 , un projet digne du XXe siècle, à rebours de tous nos objectifs climatiques et de justice dans nos choix de mobilités. Nous espérons maintenant que la décision du tribunal administratif reprendra les conclusions du rapporteur !
Nous marchions pour ces millions de femmes, jeunes et moins jeunes, aides-soignantes, infirmières, aides à domicile, cheffes d’entreprises, agricultrices, sapeurs pompiers, bénévoles dans les associations, élues, salariées, gendarmes, quand leur genre est sans nul doute, sans nul doute, plus que les distances qui nous éloignent des services, plus que les médecins qui manquent, plus que le manque d’emplois ou les logements hors de prix, le plus grand frein qu’elles connaissent et connaîtront.
Nous marchions pour alerter face au manque de moyens des associations, des défenseurs des droits, pour les places d’hébergement d’urgence et des moyens de la gendarmerie.
Dans nos territoires ruraux, un tiers de la population y vit, un quart des appels au 3919 en provient, la moitié des féminicides y ont lieu. Nous marchions parce que dans nos villages, on en parle peu de ces violences, souvent parce qu’on les normalise, parce qu’on en a honte, parce qu’on ne sait pas trop à qui en parler, et que si on en parlait, on aurait bientôt fait d’avoir peur que cela se retourne contre nous. On ne nait pas femme, mais on en meurt. Tout comme pour nombre d’entre nous, on ne naît pas libre, on le devient. Et c’est ce que nous faisons ici. Merci à la maire et aux élu-es de Saint-Restitut, en lien avec l’association Remaid 26, pour l’organisation de ce moment. Qu’il dure chaque jour, que les budgets soient adoptés, que le silence fasse place à un vacarme sans limite, que la justice soit faite, que cette violence cesse. On continue.
L’émission de la semaine : l’oeil du 20h de France 2
Prix planchers : encore une promesse non tenue par Emmanuel Macron !
J’étais mardi soir au Journal Télévisé de France 2 pour expliquer comment, 2 mois après le début des mobilisations agricoles, le Gouvernement, aidé par le RN et la droite républicaine, avait tenté de rejeter ma proposition de loi pour des prix rémunérateurs pour les produits agricoles ! Nous l’avons faite adopter !
Et, plus que jamais, alors que les tracteurs sont ressortis sur les ronds points de France, alors que redeviennent centraux les sujets liés à la concurrence déloyale, que la crise climatique s’accentue : l’urgence est à un revenu digne, à des prix rémunérateurs. Et cette bataille, nous, nous ne l’avons pas oubliée ! On continue !
Une semaine à Paris
Mardi, après une journée de séminaire d’équipe à Paris, en conférence de presse de mon groupe, je prenais la parole sur l’accord UE-Mercosur et sur le modèle agricole que nous défendons .
L’occasion de rappeler que cet accord est le symbole d’une mondialisation à bas coût et sans entrave face à laquelle nous ne serons jamais compétitifs (il faut se rendre compte qu’au Brésil existent des fermes de 100 000 hectares avec plus de 70 000 têtes de bétail !) à moins de rogner sur la biodiversité, le climat, notre santé, la vitalité de nos villages, et les droits sociaux et du travail en agriculture ; auquel il nous faut donc privilégier le projet politique d’une Souveraineté durable, faite de prix rémunérateurs, de la qualité et de l’excellence, celles qui nous démarqueront à l’international, qui protégeront les sols et les eaux, notre santé, la vitalité de notre agriculture et de nos territoires.
Je rencontrais ensuite avec Gérard Leseul, député socialiste, les représentants de l’association des maires ruraux de France l’occasion d’évoquer notre travail sur les licences IV mais aussi les grandes difficultés pour le budget des collectivités causées par la politique du gouvernement, le Fonds Vert menacé, le plan Printemps des Ruralités pour l’accès à la culture, et le statut de l’élu.
Beaucoup de dossiers sur lesquels, avec mes collègues député-es, nous serons en première ligne, aux côtés de nos maires ruraux, qui font des pieds et des mains pour assurer la République partout sur nos territoires
Le soir, après les QAG, j’assistais à la remise du prix de la Fondation Danielle Miterrand à Paris à l’association A4 (Association d’Accueil en Agriculture et Artisanat) qui œuvre à l’accueil, la formation, l’accès au travail et l’accompagnement administratif de personnes avec ou sans papiers, urbaines ou rurales, dans les domaines de l’Agriculture et de l’Artisanat.
« Changer de monde, changer le monde, est un immense défi. Ce prix est remis à ceux qui n’acceptent pas l’inacceptable. »
Bravo et merci à elles et eux de développer les solidarités paysannes autour de notre commune humanité et de l’amour de l’agriculture !
Une semaine dans la Drôme
Vendredi, j’ai passé la journée dans les Baronnies à l’occasion de la tenue de ma permanence parlementaire à Buis-les-Baronnies Merci pour tous ces échanges, pour vous qui me partagez des bouts de vos vies, de vos problèmes, de vos projets, qui me faites confiance pour que je puisse vous aider. Je fais, avec mon équipe, tout mon possible pour cela
Je visitais aussi le Pôle Santé et Médico-social (PSMS) de Curnier, avec la directrice et le maire des Pilles ! Merci à eux pour leur accueil et l’état des lieux du pôle médical à gouvernance associative, couvrant 22 communes et 11 000 habitants que nous avons pu faire ensemble. Ici, on coordonne la présence d’aides à domicile, de soins infirmiers à domicile, de deux centres de santé, un ici à Curnier et l’autre à Nyons.
Le COVID, ici aussi, a créé beaucoup d’inquiétudes : il y a 3 ans, le couple de médecins de Sainte-Jalle est parti à la retraite, rejoignant également les départs en retraite de certains infirmiers : on a risqué la fermeture. Si le centre a bien rebondi, avec l’arrivée d’une médecin généraliste présente 3 jours par semaine, la difficulté de recrutement d’infirmiers reste bien présente.
Les infirmiers, sur ce territoire rural et montagneux, font 90km/jour et jusqu’à 200 km/j les week-ends pour les visites à la maison. On parle de 10 à 12h de travail par jour, pas rémunéré à la hauteur de la prime ségur, faute d’aides et du fait d’un déficit systémique et structurel au niveau du projet de loi de financement de la sécurité sociale, malgré un sens concret donné au travail. Le PSMS est un des plus gros employeurs du secteur. Pourtant, « si on ferme personne ne nous remplacera« . À leurs côtés, résolument !
Ensuite, après un déjeuner à la Maison Familiale Rurale de Buis-les-Baronnies, j’ai pu rencontrer le Directeur de l’Hôpital du Buis, suis rapidement passée au festival contes et rencontres Aubres (pour parler de l’histoire des langues françaises : passionnant!) avant la cérémonie de prise de commandement du centre de commandement de Saint-Nazaire-le-Désert : notre engagement au service des sapeurs-pompiers doit être déterminé et sans faille !
Enfin, ce samedi, et avant de me rendre à la marche contre les violences faites aux femmes à Saint-Restitut, je participais à Félines sur Rimandoule, à l’inauguration de la stèle en hommage à Michèle Rivasi, un an après son décès brutal. C’est une fierté que de voir notre territoire, son territoire, lui rendre hommage, elle qui a si bien incarné l’écologie dans nos vallées, sur nos plateaux et dans nos plaines, avec combativité et sa pugnacité.
A noter dans vos agendas : notre colloque sur les doléances du Grand Débat National
Retenez la date !
Le 12 décembre prochain, j’aurai l’honneur d’accueillir, aux côtés d’Hélène Desplanques et de Fabrice Dalongeville, un grand colloque consacré aux doléances des Gilets Jaunes et du Grand Débat National.
Savoir où elles sont passées, ce qu’elles contiennent, et comment ces centaines de milliers de témoignages qui ont noirci les cahiers de milliers de mairies rurales et péri-urbaines il y a 6 ans peuvent être enfin restituées aux françaises et aux français. Déterminer comment elles peuvent venir nourrir l’action publique. Tenir la promesse présidentielle à sa place.
Nous ferons tout cela, le 12 décembre prochain, à l’Assemblée Nationale, et vous – comme Monsieur Barnier – y êtes les bienvenu-es !
Rejoignez mon équipe dans la Drôme Communication politique, relations presse, organisation des permanences parlementaires et du soutien à la population, animation militante, relations aux élu-es, organisations syndicales et associations, suivi des dossiers politiques à l’échelle locale, et bien évidemment en lien avec l’échelon parlementaire… tout cela vous intéresse ?
Vous souhaitez travailler à nos côtés à accompagner les drômoises et les drômois, à faire vivre nos idées, à porter les enjeux de notre circonscription rurale au cœur des débats parlementaires ce poste est pour vous ! Voici ici l’offre de poste.
Voilà le calendrier de mes prochaines permanences parlementaires décentralisées, notez les dates et n’hésitez pas à prendre rendez-vous (créneau de 20 minutes) pour que nous nous rencontrions et que je puisse vous accompagner au mieux :
Le vendredi 29 novembre, à Dieulefit, de 10h30 à 12h30, salle Jeanne Barnier, La Halle
Le vendredi 6 décembre, à Saint-Paul-Trois-Châteaux, de 10h30 à 12h30, bureau de l’evêché, rue de l’évêché
Le vendredi 13 décembre, à Crest, de 10h à 12h30, Salle 1 Dumont, 17 rue Dumont
Le vendredi 20 décembre, à Rémuzat, de 10h30 à 12h30, Mairie de Rémuzat
Pour prendre rendez-vous, veuillez nous écrire à marie.pochon@assemblee-nationale.fr ou nous appeler au 06 65 82 25 99. J’ai hâte de vous rencontrer ! (d’autres dates à suivre ! )
Le programme de la semaine
Lundi, après un rassemblement à Valence pour soutenir l’initiative Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée de la communauté de communes Dieulefit-Bourdeaux à Valence, je me rendais aux rencontres annuelles de la mobilités en Drôme et aux 10 ans de Drômolib à Aouste-sur-Sye.
Mardi, à Paris, je rencontrais Jérôme Bayle, figure du mouvement des agriculteurs avant le débat et le vote en hémicycle sur l’accord de libre-échange UE-Mercosur. Mercredi, après une conférence de presse sur une proposition de loi constitutionnelle transpartisane sur le droit à l’eau dont je suis l’une des premières signataires, je me rendais à Guingamp avec le groupe de travail sur les déserts médicaux pour alerter sur la nécessité d’agir. Jeudi, je serai toute la journée en hémicycle pour la journée d’initiative parlementaire de la France Insoumise. Vendredi, de retour dans la Drôme, je tiendrai une permanence parlementaire délocalisée à Dieulefit, puis je visiterai le Centre de Réadaptation Dieulefit Santé avec Monsieur le Préfet. Samedi, je me rendrai à différents téléthons de la circonscription et à la remise du prix littéraire « Les écritures du courage » à Dieulefit.