Ouvrage sur l’ agriculture bio en Drôme : VERBATIM
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Précisons que cet extrait est fait » sans l’accord » de l’intéressé : Mr Veyret Claude. Et qu’il na pas été modifié. MCD
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Michel Terrail et Claude Veyret, deux paysans dans « les luttes de classes ».
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Parcours personnel et rapport à l’agriculture Biologique
Tous mes parents et grands-parents sont issus de l’agriculture. Mon grand-père élevait des vaches villardes ! J’ai fait mes études au lycée du valentin en 1970-71 et j’y ai passé le Bac D’. L’enseignement était orienté vers l’agriculture productiviste. Je me suis installé à St Julien en Vercors, comme éleveur laitier. Il s’agissait d’une agriculture conventionnelle, sans qu’on puisse la qualifier de chimique, tant les apports extérieurs étaient faibles.
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A l’époque, l’agriculture biologique, c’était Lemaire Boucher. Une représentante passait régulièrement et je me suis mis à bouquiner et à me renseigner. J’ai adhéré à Nature et Progrès. Sur le Vercors, il y avait Serge Leclerc, qui faisait des chèvres et du fromage en bio à Vassieux-en Vercors. On vendait le lait à la coopérative de Villard de Lans qui fabriquait du bleu de Sassenage. Comme tous les agriculteurs de la commune, J’ai adhéré à la FDSEA, qui donnait accès au journal l’agriculture Drômoise. J’ai eu un parcours classique qui va muter grâce à des choix personnels, des lectures, mais aussi le vécu lié à l’agrandissement du troupeau : « tout ce que tu gagnes en plus, tu le dépenses tout de suite pour d’autres : vétérinaire, marchand de machine, investissements, assurances, etc ».
J’ai arrêté les engrais chimiques et suis passé au fumier. J’ai continué à livrer le lait à la coopérative. J’ai été élu Président du syndicat local FDSEA, qui était à l’époque sur une ligne opposée à celle de la FNSEA. J’ai été aussi élu au sein du Parc Naturel régional du Vercors et Conseiller municipal (1976-1981) . En 1979, j’ai été confronté à un problème de succession sur la ferme de mes grands-parents. J’ai décidé de partir et le 22 octobre 1979, j’ai descendu mes vaches à Menglon, sur une ferme qui était travaillée par les 3 frères Woerner. Je suis passé immédiatement au bio : on n’était pas nombreux comme éleveurs laitiers dans le Diois : Gatta à Montmaur, Garabiol à Die, Schrick à Grimone-Glandage. J’ai d’abord livré mon lait à la coopérative laitière de Crest, puis je suis passé en transformation directe en 1987-1988 : on fabriquait du fromage de type tome de Savoie en bio. Ça marchait très bien… On vendait à l’Intermarché de Bourg les Valence, dont le directeur avait fait ses études avec moi au Valentin.
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Du point de vue syndical, j’étais très proche de Jacques Liotard et de Michel Terrail. On avait déjà milité dans le Comité de Défense des éleveurs intégrés, pour la réfection d’un chemin donnant accès à un élevage à Saint Martin en Vercors. On s’est opposés à une firme d’alimentation du bétail, la Wessafic, pour défendre des éleveurs qui recevaient des laits en poudre de mauvaise qualité. A Menglon, j’ai été élu Président du Syndicat cantonal de la Fédération Départementale des Syndicats Paysans (FDSP). Je me suis investi au sein d’AgribioDrôme dès sa création en 1987, avec André Bucher, Patrice Marie… Je n’ai pas choisi d’investissement en politique, et j’ai toujours opté pour l’investissement associatif. Du point de vue technique, j’ai rencontré des problèmes techniques liés à l’usage de la luzerne pour l’alimentation des vaches laitières : cela se traduisait par la perte de près d’une vache par an suite à des météorisations.
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A l’époque, l’agriculture biologique restait marginale. A Menglon, il n’y avait que peu de bio et dans le Diois, il y avait Pierre Garabiol et Pierre Gautronneau à Die, Schrick à Grimone -Glandage ainsi que Michel Roux à Recoubeau. De 1972 à 1988, ça végétait. Pierre Lys, conseiller de la chambre d’agriculture était peu branché bio. Les conseillers des coopératives accompagnaient les conventionnels.
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AgribioDrôme, s’est installé à Die avec Yann Houlette comme technicien et ouvrait à une solidarité à l’échelle départementale. A un moment, André Bucher a commercialisé mon ail en Suisse et il pressait l’huile de Tournesol chez moi, à façon. Le réseau AgribioDrôme a été pour moi fondamental, avec de la solidarité voire des amitiés. Je n’étais pas très investi dans les organisations locales. J’ai arrêté mon exploitation en 1995-96, suite à un conflit avec le Crédit Agricole, qui s’est terminé par une vente aux enchères.
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Définition de la Bio ?
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L’agriculture biologique c’est une agriculture où on a un vrai plaisir à faire ce qu’on fait, à faire les choses bien, à protéger la terre, l’eau, les arbres, les arbres, les haies, la flore et la faune. C’est une agriculture familiale, sans trop de mécanisation, sans trop de surfaces, où on peut s’occuper des enfants, aller aux réunions… C’est une agriculture où on gagne du temps, où il y a une vie dans le village, une école, une vie associative voire Municipale. C’est aussi un système de recherche perpétuel, pour comprendre et améliorer.
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Faire paysan, c’est faire des choix, et parmi ces choix, le choix de la bio est un choix de liberté, un choix de vie, avec une recherche de coopération. Cette façon de coopérer au quotidien, est vraiment importante, en particulier pour avoir moins de matériel et d’investissements.
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Ecologie au Quotidien : quand, Pourquoi, Avec qui, Comment ?
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L’idée de créer les Rencontres de l’Ecologie a émergé en 1999, à l’occasion d’une procédure développée par la Ville de Die, dénommée « Nouvelle famille, Nouvel habitat ». La MJC végétait, et Patrick Varin et François Vercoutère, qui étaient animateurs, ont accompagné sa transformation en Centre Social. La dynamique municipale était impulsée par beaucoup de commissions dans lesquelles participaient les habitants. Je participais à une commission qualité de vie. Nous faisions le constat de l’absence d’espace de discussion entre acteurs qui s’intéressaient à la bio, à la nature, en bref, de tout ce qui relevait des alternatives et des innovations. L’idée était de créer un évènement qui réunirait des gens engagés dans des alternatives, qu’il s’agisse de l’agriculture, de l’habitat, de l’énergie, des transports etc.
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Les premières rencontres ont eu lieu en 2003, sous l’intitulé « Ecologie au quotidien », avec Pierre Rabhi comme invité. Il s’agissait de marier écologie « scientifique » et écologie « pratique ». Il y avait 4 porteurs : l’espace social et culturel du Diois, La Carline, avec en particulier Georges Roussel d’Espenel, qui était trésorier, la société Heliopsys, spécialisée dans la transition énergétique dirigée par Olivier Girard de Saint Julien Quint et Le CPIE du Vercors, dont l’antenne de Chatillon en Diois était animée par Claire Bonnelle. C’était un mariage entre le monde politique, social et économique. J’étais administrateur du Centre Social, Olivier Girard en a été Président. Vu l’ampleur que prenait le festival, c’est devenu compliqué pour la Carline qui assurait le portage financier et juridique. En décembre 2006, on a créé une association 1901 et déposé les statuts en Sous-Préfecture. Les militants des structures sont restés, mais ç’est devenu une association autonome. On a toujours eu une structure originale, on a été les premiers à ne pas proposer de Présidence. La Préfecture avait d’abord refusé, mais après une demande de vérification, ça a été accepté. On avait 3 animatrices, 3 Secrétaires et 3 trésoriers, avec un Conseil d’Administration en majorité féminine.
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L’Agriculture Biologique a été le levier d’Ecologie au Quotidien. Il y avait cette ambiance à partir de la Carline qui réunissait des producteurs et des consommateurs. Si on reprend le programme, chaque année, il y a entre 10 et 20 temps sur l’agriculture. Le programme se fabrique avec les habitants et les habitantes, c’est très participatif sans le dire. Chacun apporte de quoi construire le programme à partir de ses réseaux. Il y a une colonne vertébrale qui structure le programme. La santé s’est d’abord affirmée, puis sont venus se greffer, l’énergie, l’habitat, la démocratie participative, puis délibérative. On a invité des agriculteurs Thierry Geffray, Jean Marie Verdet, Vincent Lefort et Sylvie Hembise, André Bucher, etc. Il y a eu aussi les centrales villageoises Diwatt et Acoprev et bien d’autres organisations. Entre les rencontres, d’autres activités ont été progressivement développées, en particulier les formations. Et les plantation d’ arbres fruitiers ( 6000 sur 3 hivers 2019-2022)
J’étais correspondant de presse et je suivais le festival Est Ouest qui m’a beaucoup inspiré, avec en particulier les débats sur la place de la petite agriculture dans ces pays, en Pologne etc. On en a repris certaines des pratiques telles que les fournitures locales pour les travaux d’impression et l’alimentation, mais aussi l’hébergement avec une centaine d’accueillants pour nos intervenants : Patrick Viveret, Philippe Frémont, Olivier de Schutter, Dominique Bourg, Danièle Mitterrand, Annick Stevens, Michèle Rivasi, Geneviève Azam, (nous avons la parité depuis 23 ans) au-delà des nombreux intellectuels installés dans le Diois. Les rencontres sont aujourd’hui une référence.
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Biovallée : quelle perception, quelles relations avec les collectivités territoriales, avec l’association Biovallée, avec d’autres partenaires.
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Biovallée est né il y a vingt ans. J’ai été élu Président du Conseil Local de Développement (CLD) du Pays du Diois, né le lendemain de l’élection Chirac- Le Pen, après Colette Thomas qui venait de la fondation Ardouvin et de l’espace social. Les initiateurs de la Biovallée, ont eu l’initiative d’inviter les Présidents de CLD. Bernard Farigol était Président de celui de la basse Vallée. On a obtenu des financements spécifiques. La Vice-Présidente, Leila Bencharif, avait attribué aux rencontres de Die un crédit de 50.000 euros par an, ce qui nous a permis d’organiser des événements sur tout le territoire de la vallée de la Drôme. A l’époque, les rencontres duraient 22 jours. J’ai ainsi participé à l’émergence de Biovallée, on est devenus amis avec Didier Jouve, qui s’est installé à Die.
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En plus, l’Association Ecologie au quotidien siégeait à l’association Biovallée et je suis rentré comme administrateur. Il y avait 3 collèges : élus, entreprises et associations. On avait invité Nicanor Perlas, un militant philippin, auteur de « société civile : le 3e pouvoir – Changer la face de la mondialisation« ). Il prônait une triarticulation sociale entre le politique, l’économique mais aussi le culturel (La société civile). Sans les Trois, ça ne fonctionne pas, si on les réunit, il y a une connaissance des uns par les autres, puis une reconnaissance. Par ex, longtemps on s’est opposé à l’entreprise Liotard qui surexploitait les graviers dans le lit de la rivière Drôme. A la fin de sa carrière, il me téléphonait pour me demander des conseils sur l’utilisation de l’hydrogène. Ca résulte d’un long travail d’interconnaissance. De même, avec le pépiniériste Jérôme Veauvy, on a appris à se connaitre au-delà des actions militantes. Dans la Commission Locale de l’Eau (CLE) de la rivière Drôme, il y a avait une représentation plurielle qui ressemblait à de la démocratie participative dès le 1er SAGE. Sauf que l’Etat n’est pas à Biovallée. On était très exigeants sur cette triarticulation avec Thierry Geffray (et moi-même), et on revenait sans cesse dessus car ce n’était jamais acquis. Aujourd’hui, tout le monde a trouvé sa place.
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Biovallée est né grâce aux initiatives des habitants du territoire, porteurs d’innovations tels que Rodolphe Balz, Sjoerd Wartena, Tijlber Vink, Isabelle Peloux, Anne Tesson, Morgane Regnier ( Toujours la parité) et bien d’autres. ). Il y avait un terreau fécond avant que les élus prennent le train en marche. Ces derniers restent un peu sur la réserve en ce moment( 2022-2023 ), mais ils sont présents par le biais des financements par les intercommunalités (1 euros par habitant). Philippe Huygue qui est Vice-Président de la communauté de communes de Crest et du pays de Saillans ne siège plus à l’association, et il n’y plus d’élus très investis ( Pellini de la CCD, Chabert de la CCVD et Benoit de la CCCPS ne sont pas au bureau de l’Asso). Leur implication a varié selon le niveau de financement externe. Ils ont été présents lorsqu’il y a eu le Grand Projet Rhône-Alpes, puis aujourd’hui le projet Territoire Innovant de Grande Ambition (TIGA). Le portage local était variable. Un élu qui a toujours décrié Biovallée était Michel Vartanian. Il y avait toujours une dévalorisation de sa part, au travers d’un discours anti Biovallée et anti écologiste. Cette propagande n’a pas porté sur la ville de Die. C’est Georges Berginiat (divers droite) qui a décidé d’adhérer à la Biovallée, et aujourd’hui les délégués de la Mairie (Fabienne Soudé et Eric Angelier ) sont convaincus. Il n’empêche que ça reste complexe. Lors de la création de la Biovallée, il y a eu un débat sur le nom. Hervé Mariton, Maire de Crest, contestait l’utilisation du terme bio pour lui préférer celui d’éco vallée, et l’association AgriBioDrome s’opposait au nom, par crainte d’un mauvais usage du terme bio, et les agriculteurs conventionnels craignaient d’être obligés de passer au bio. Les agriculteurs ont pris de la distance par rapport au projet Biovallée et on le traine toujours.
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Aujourd’hui, il y a des entreprises engagées dans la croissance verte, des vraies transitions écologiques et des initiatives des militants écologistes. Des entreprises commencent à s’intéresser à l’eau avec la question de la réutilisation des eaux usées, telles que Charles et Alice à Allex ou Jérôme Veauvy à Crest. L’ambition, c’est d’arriver à composer un projet de territoire entre les mondes de l’économie, les associations et les politiques et ce n’est pas facile. De nombreuses initiatives ont été financées, mais longtemps Biovallée n’a pas eu d’impact important sur les habitants. La difficulté est de mettre en place des initiatives citoyennes réelles. Les plantations de Fruitiers sur 110 lieux ( 2500 bénevoles ) et 47 communes à démocratisé Biovallée et lui a donné un visibilité de proximité.
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Ça a marché avec la plantation d’arbres, développée en partenariat avec l’Association Drômoise d’Agro Foresterie (ADAF), et Jérôme Veauvy, pépiniériste à Crest. Une année Jérôme Munoz, pépiniériste à Die, nous a donné 1300 arbres en excédent. On a passé une convention avec les pépiniéristes de la vallée ( Jérôme Munoz de Die, Jérôme Veauvy de Crest et Elise Levasseur de Saillans ) , au travers de laquelle il était précisé que les arbres n’étaient donnés qu’à des structures collectives. Ça a été le cas avec la fondation Ardouvin à Vercheny, plusieurs écoles, le CFPPA de Die, les 2 CFAs de Livron, la ville de Livron, le Centre Couleurs Nature Lus à La Croix Haute. 110 opérations de plantation collective ont été réalisées et on a fait passer imaginé Biovallée comme « planteurs d’arbres ». Ca a permis aussi de poser des questions de lien social : la plantation d’arbres sur la commune de Valdrôme a été l’occasion d’une réconciliation entre les membres de deux listes qui ne se parlaient plus depuis les dernières élections. On a planté encore 1000 arbres cet hiver 2022-2023, et ce sont des actions chez des agriculteurs qui s’engagent, par exemple au GAEC de Montlahuc. Très innovateur, Samuel Beauvoisin, des Alvéoles et Oasis de Sérandip a planté 1.000 arbres cette année avec l’ADAF : « C’est le problème des alternatives qui sont trop alternatives». Elles sont l’agriculture de demain, avec les Alvéoles de Cobonne ! On se retrouve autour de la question des haies, avec le marathon de la biodiversité proposé par la CCVD.
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Du point de vue de la place du non humain, c’est la rivière Drôme qui a été le ferment le plus évident. Au niveau d’Ecologie au Quotidien, on demande depuis quelques temps la reconnaissance de la rivière comme non humain. Aujourd’hui, Jean Serret , Pt de la CCVD, veut être le porteur de cette reconnaissance, il veut innover avec ce challenge reconnu en Nouvelle Zélande, en Corse ou avec le fleuve Loire. Cette conjonction chemine doucement, on a invité des représentants du Parlement de Loire et du Polau, pôle culturel et artistqiue dédié au fleuve… Quand on démarre une nouvelle idée, on ne réussit pas du premier coup. Olivier Massicot a mis les pieds dans le plat, mais n’a pas été élu comme administrateur de la Biovallée. Il faut gagner la bataille culturelle avant de la gagner politiquement.
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Pourquoi le Développement de la Bio dans la Drôme
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Il n’y a pas qu’une réponse. Le Bio a bien pris sur une partie de la montagne Drômoise. Les agriculteurs n’y étaient pas en agriculture chimique et il n’y a pas eu de gros efforts à faire pour passer en Bio, surtout en ovin, caprins ou bovins. Il y a là une question géographique. La seconde réponse, c’est la venue de personnes qui avaient envie d’innover, qui étaient confrontés à des questions de santé, qui étaient porteurs de l’idée d’Agriculture Bio.
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Certainement, la diversité du département explique des choses. La Drôme avait conservé un certain nombre d’agriculteurs et de petites structures, susceptibles d’accueillir des néos ruraux. Le village de Vercheny le Haut s’est vendu 1 Franc en 1947. Les petites surfaces permettaient l’installation hors cadre familial.
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Quand on dit qu’il y a 30% d’agriculteurs en bio, il ne faut pas oublier qu’il y a 70% en conventionnel. Le Bio n’a pas réussi à infléchir la dynamique générale. Elle l’a fait un peu, elle n’a pas réussi à une transformation du système. Il serait intéressant d’analyser les choses de façon plus fine. Aujourd’hui, le canton de Luc est 100% en bio, il faudrait suivre ces évolutions.
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L’Avenir de la Bio
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Le label « Haute Valeur Environnementale » (HVE) traduit la volonté de vouloir casser la Bio : c’est la stratégie du capitalisme et du système productiviste (Chimie, grandes surfaces,
mécanisation, etc..). La vision que j’ai de l’avenir, c’est qu’il y a un vrai problème de civilisation. La métropolisation est trop importante pour apporter des solutions humaines. Les jeunes qui viennent dans le Diois fuient les métropoles, pour trouver des écoles, des boulots intéressants, de la liberté, des choix en accord avec ses idées. Il y a un vrai job sociétal de s’occuper de son école, de sa rivière, de son jardin, de sa commune de son pays, et l’Agriculture Biologique joue un rôle centrale dans cette transformation, comme la mobilité douce, comme de l’énergie alternative, la démocratie délibérative ou la plantation d’arbres.
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A l’avenir les problèmes d’eau seront certainement prégnants. J’attends de voir ce qui va se passer quand il faudra couper les centrales nucléaires du fait de l’abaissement du débit du Rhône. Demain, les campagnes seront écologiques, avec l’exigence de coopérations volontaires dans nombre de domaines. Ce mouvement va s’étendre, s’émanciper hors des politiques publiques. Il épouse la tendance à la démétropolisation…
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Pierre Antoine LANDEL
Enseignant-chercheur
Institut de Géographie Alpine / PACTE (UMR CNRS 5194) Université J. Fourier
14 bis, avenue Marie Reynoard 38100 Grenoble (France)
Tél. (33) 04 76 82 20 84
Fax (33) 04 76 82 20 01
Cermosem, plate forme du développement territorial
Le Pradel
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