Bonjour,
Ci-joint et ci-dessous le communiqué de presse relatif à la venue du Ministre de la Santé M. Yannick Neuder, vendredi 9 mai 2025, à Valence.
Ce dernier s’est engagé à garantir un maillage permettant l’accès à la santé sexuelle et a pris l’engagement de réaliser « un état des lieux très exhaustif du département pour voir si les différentes structures sont en mesure de pouvoir apporter ces services ».
Le collectif citoyen « sauvons les CSS » suivra de très près le travail effectué par le Ministère et reste extrêmement mobilisé contre la fermeture des 7 centres de santé sexuelle du département, annoncée pour le 30 juin prochain.
Merci pour l’attention que vous porterez à ce message, n’hésitez pas à contacter Gwladys David (06 85 99 34 46) pour plus d’informations et à consulter notre revue de presse.
Bonne journée à vous,
Chloé Guilhem
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Le ministre de la Santé s’engage à garantir un maillage pour l’accès à la santé sexuelle après sa rencontre avec le collectif citoyen drômois « Sauvons les CSS ».
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Ce vendredi 9 mai, le collectif de citoyennes et de professionnelles « Sauvons les CSS » a rencontré à Valence le Ministre de la Santé pour exprimer leur vive préoccupation face à l’abandon de la santé sexuelle annoncé pour le 30 juin prochain. Une décision jugée alarmante dans un contexte national marqué par des scandales retentissants tels que le procès de Mazan ou l’affaire Bétharram. En présence du député de la 1ère circonscription de la Drôme, Paul Christophle, le Ministre a répondu aux questions du collectif en affirmant son engagement et celui du gouvernement pour défendre l’accès aux droits sexuels et reproductifs – autant d’engagements qui attendent d’être suivis d’effet.
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Suite à la question orale au gouvernement de Marie Pochon, députée de la 3e circonscription de la Drôme, et en marge de sa visite d’inauguration d’un plateau technique du Centre Hospitalier de Valence, le ministre de la Santé, Yannick Neuder, tenait à rencontrer le collectif citoyen. Celui-ci alerte depuis plusieurs mois sur la situation alarmante des politiques en matière de santé sexuelle en Drôme et dans d’autres départements (Hérault, Corrèze, Loiret..) victimes de baisses de subventions et de suppressions de centres. Le collectif a pointé l’incohérence de la politique du gouvernement qui affirme lutter prioritairement contre les violences et pour l’égalité femmes-hommes, et souligné les difficultés spécifiques en zone rurale pour l’accès aux droits et aux soins.
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Rappelant son engagement pour la constitutionnalisation de la liberté d’avorter (notons que l’accès à l’IVG n’est cependant pas garanti), le Ministre affirme ne vouloir qu’« aucune femme, aucun jeune ne soit éloigné de conseils ou ne soit pas en mesure d’être reçu en cas de violences intrafamiliales : c’est une priorité de l’État, et particulièrement de mon ministère de s’assurer que chaque femme puisse trouver une solution ». Manifestement surpris à l’évocation des baisses de subvention et des suppressions de postes, il affirme « je n’ai pas ces chiffres, pour l’instant, il n’y a aucune réduction de moyens ». Pour lui, la Drôme, « comme tous les départements en France, ne peut se soustraire de ses obligations : nous allons nous assurer que le Département fait bien ce qu’il doit faire. Je m’assurerai qu’il n’y ait aucun poste à l’hôpital qui soit supprimé ». Il prend l’engagement de réaliser « un état des lieux très exhaustif du département pour voir si les différentes structures sont en mesure de pouvoir apporter ces services, et de pouvoir juger comment se fait le maillage du territoire ». Madame Mouton, Présidente du conseil départemental, affirme que le département continuera de remplir les obligations légales édictées par le Code de la Santé Publique, qui stipule que 33 demi-journées de consultations médicales doivent être assurées. Mais est-ce suffisant dans un désert médical et alors que la demande de soin augmente ? Cette loi ne devrait-elle pas évoluer ? Enfin, pourquoi fermer de centres installés, identifiés, reconnus, aussi bien par les professionnels de santé que par les usager•es ?
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Le collectif rappelle que les missions des Centres de santé sexuelle (CSS) sont très spécifiques et ne peuvent être prises en charge exclusivement par l’hôpital, souvent situé en ville. Outre les délais d’attente déjà particulièrement longs dans les hôpitaux, l’éloignement géographique constitue un obstacle majeur, notamment pour les jeunes et les femmes dont la mobilité est souvent réduite. Cette problématique est d’autant plus préoccupante en milieu rural, où les violences sont les plus fréquentes : selon le rapport Femmes et ruralité du Sénat (2021), 50% des féminicides ont lieu en zone rurale, alors que seulement 1/3 des femmes y résident. Une présence de proximité des CSS est donc indispensable pour garantir un accès réel aux droits et à la protection. Le collectif est formel : les territoires resteront vent debout et leur écho résonnera jusqu’au sommet de l’État.
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Contact presse Gwladys David 06 85 99 34 46
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vera.leon.eschapasse(@)gmail.com