Une messe était célébrée par le nonce apostolique en France, Celestino Migliore, en cathédrale de Die, le 1er juin 2025.
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2025 marque le 1 700e anniversaire du concile de Nicée, le premier concile œcuménique de l’histoire. Notre diocèse de Valence est mobilisé pour cet événement puisque le seul évêque représentant la Gaule à ce concile était l’évêque de Die ! Une messe sera célébrée par le nonce apostolique en France, Celestino Migliore, en cathédrale de Die, le 1er juin.
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Le premier Concile œcuménique est celui qui a eu lieu à Nicée en 325. Nicée se trouve dans la Turquie actuelle. Ce concile dont la première séance a eu lieu le 20 mai a été présidé par l’évêque Ossius de Cordoue. L’empereur Constantin était également présent à l’ouverture du concile.
Les Églises de langue grecque étaient représentées par plus de 300 évêques.
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Nicaise de Die
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L’évêque Nicaise de Die fut l’unique représentant des Gaules au Concile de Nicée I. Il est fêté le 20 mars.
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Les faits
Les listes de signataires du Concile de Nicée (325) comportent un seul évêque pour les Gaules : un certain Nicaise
L’identification de cet évêque – dont il n’est question nulle part ailleurs – ou plutôt de son siège épiscopal, ne fut pas sans poser de multiples problèmes.
On a proposé Dijon (mais cette ville n’était pas encore un siège épiscopal) ainsi que Digne et Die.
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Finalement, c’est Die qui est certainement le lieu d’origine de cet évêque.
Toutefois, les raisons de la présence unique de cet obscur évêque d’un modeste diocèse des Gaules dans les environs de la nouvelle capitale de l’Empire, à plus de 2 000 km de son évêché, restent inconnues et ne sauraient s’expliquer uniquement par la convocation du Concile de Nicée.
Pour tenter de comprendre la présence à Nicée d’un seul évêque gaulois, titulaire d’un siège de modeste importance, il convient d’envisager l’ensemble des Églises représentées :
- Les Églises de langue grecque étaient représentées par près de 300 évêques.
- Les Églises de langue latine étaient représentées par seulement quatre délégations : celle de Die, celle de Rome, celle de Carthage et celle de Cordoue (dont l’évêque était le conseiller de l’empereur Constantin).
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On voit que ces quatre sièges n’ont pas été choisis au hasard, ils représentent les quatre grandes régions de l’Occident : l’Italie, l’Afrique, l’Espagne (Ibérie) et la Gaule. On pouvait attendre que la Gaule envoie l’archevêque de Lyon Maxime (ou Tétrade). Il n’en a pas été ainsi ce qui permet de formuler deux hypothèses éventuellement compatibles simultanément :
- Le primat des Gaules était indisponible (maladie, âge, vacance du siège …)
- On envoie l’évêque qui est l’homme de la situation (bonne santé, connaissance de la langue grecque, parents en Orient …)
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Les légendes
Dom Polycarpe de la Rivière, prieur chartreux du XVIIe siècle et érudit à l’imagination fertile, dressant une liste des premiers évêques de Die nomme saint Mars, évêque vers 220, puis saint Higer, et enfin saint Nicaise. Seul ce dernier est attesté.
Le même Polycarpe de la Rivière assure avoir trouvé, dans une Vie de saint Marcel de Die, une lettre que les pères du Concile de Nicée auraient remis à Nicaise pour qu’il la transmette aux évêques des Gaules. De cette lettre, nulle trace n’a jamais été retrouvée.
Selon Lenain de Tillemont, la cathédrale de Die aurait – au XIe siècle – abrité les reliques de Nicaise.
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Postérité
Saint Nicaise est fêté le 20 mars dans l’Église catholique. Dans l’Église orthodoxe, il est – en tant que signataire des canons de Nicée – inclus dans la célébration du « Dimanche des Pères du premier concile« .
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Bibliographie
- « D’où était évêque Nicaise, l’unique représentant des Gaules au Concile de Nicée ? » par G. Morin, in Revue Bénédictine vol XVI, 1899, p. 72
- « Inscriptions nouvelles de la Drôme et de l’Ardèche » par H. Desaye et A. Blanc, in: Gallia. Tome 27 fascicule 2, 1969. p. 206–224.
- « Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastique des six premiers siècles », par Lenain de Tillemont, Tome 6, troisième partie, p. 687, 1709
- « Histoire hagiologique, ou Vies des Saints et des Bienheureux du Diocèse de Valence », par J. Nadal, 1855, p. 56
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- https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicaise_de_Die
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Nicée
Turquie : 1 700 ans après, sur les traces du premier concile de Nicée

L’autocar file sur des routes bordées d’oliveraies, aux feuilles incandescentes sous le soleil. Cap est mis sur la petite ville rurale d’Iznik, dans la province turque de Bursa, à deux heures et demie d’Istanbul. Iznik, ou Nicée. Son nom antique reste plus évocateur pour l’imaginaire occidental. Car cette cité autrefois prospère de l’Empire romain fut en 325 après Jésus-Christ le théâtre d’un événement fondateur pour les Églises chrétiennes : elle accueillit le premier concile œcuménique de l’histoire qui allait définir les contours de la foi chrétienne en tranchant sur la question cruciale de la nature du Christ. Et aboutir au fameux Credo de Nicée-Constantinople, que professent encore aujourd’hui les chrétiens dans le monde entier.
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1 700 ans avant
Les Églises de langue latine étaient représentées par seulement quatre délégations : celle de Die (l’Évêque Nicaise), celle de Rome, celle de Carthage et celle de Cordoue (dont l’évêque était le conseiller de l’empereur Constantin).
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On voit que ces quatre sièges n’ont pas été choisis au hasard, ils représentent les quatre grandes régions de l’Occident : l’Italie, l’Afrique, l’Espagne (Ibérie) et la Gaule.
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Parmi les décisions du Concile
- Condamnation de l’enseignement d’Arius qui ne reconnait pas la divinité du Christ.
- Élaboration du Credo dans une version qui sera complétée au deuxième concile œcuménique en 381.
- Adoption et définition du terme grec (consubstantiel) qui signifie que le Christ est de même nature que le Père.
- Questions relatives aux baptêmes et des textes liturgiques.
- Fixation de la date de Pâque au dimanche qui suit la pleine Lune de printemps.
- Il rétablit l’uniformité de l’usage de prier debout, et non à genoux, les dimanches et les cinquante jours du temps de Pâques.