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Propos racistes : au RN, des «brebis galeuses» toujours en odeur de sainteté

Un an après les révélations sur les saillies xénophobes, antisémites ou complotistes de nombreux candidats RN aux législatives, le parti n’a pas procédé au grand ménage promis. «Libé» fait le point sur le devenir de ces cadres.

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Au meeting du 1er Mai du Rassemblement national, à Narbonne.
Au meeting du 1er Mai du Rassemblement national, à Narbonne.
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Maxime Macé, Pierre Plottu et Nicolas Massol
 9 juin 2025 
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Un cadre du Rassemblement national peut-il le rester après avoir déclaré boycotter les magasins Carrefour parce qu’ils refusent de diffuser l’hebdo Rivarol, antisémite et négationniste ? La réponse est oui. Preuve en est le parcours de Christian Pérez, qui a tenu ces propos en 2021 sur le réseau Twitter, avant d’être investi par le parti lepéniste dans la 8e circonscription du Finistère lors des élections législatives de l’été 2024. Un an plus tard, l’homme, qui avait aussi comparé les joueurs de la «pseudo équipe de France» de football à «des clandestins» sur Facebook en novembre 2022, est toujours présenté dans la presse locale comme le patron du RN à Concarneau. Il est même pressenti pour porter les couleurs du mouvement lepéniste dans la ville lors des municipales 2026.

Un an après la dissolution de l’Assemblée, Libé s’est penché sur le devenir des près de 120 candidats RN dont nous avions révélé les propos racistes, antisémites ou complotistes, et qui ont largement contribué à faire capoter la marche sur Matignon du parti à la flamme. Ce sont les fameuses «brebis galeuses», selon le terme alors choisi par le RN pour minimiser le phénomène. Dans son autobiographie parue en novembre 2024, Ce que je cherche (Fayard), le président du RN, Jordan Bardella, avait, contre l’évidence, ramené le phénomène à «une dizaine de candidats investis dans des circonscriptions moins favorables». Il avait cependant promis que sa «main ne tremble[rait] pas» au moment sanctionner les intéressés.

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Silence de la direction du parti

Qu’en est-il vraiment ? S’en assurer n’est pas simple, nombre de ces anciens candidats faisant désormais profil bas sur les réseaux sociaux, quand ils n’ont pas carrément fermé leurs comptes. Mais à l’issue de notre enquête, un constat s’impose : une grande majorité d’entre eux continuent de militer au RN, voire d’y occuper des responsabilités administratives ou électives.

Selon nos recherches, près de 90 de ces «brebis galeuses» sont toujours membres du RN, dont une trentaine de parlementaires (députés ou eurodéputés) et une quinzaine d’élus au niveau municipal, départemental ou régional. Le reste se partage entre cadres locaux et simples militants. Nous avons retrouvé la trace de seulement cinq exclusions formellement prononcées par le RN ; une autre de ces personnes est morte, et huit semblent avoir renoncé à la politique active. Sur une vingtaine de cas, Libé n’a pas pu obtenir d’informations, notamment en raison du silence obstiné que la direction du parti et ses fédérations locales ont opposé à nos questions et nos nombreuses relances. Mauvaise conscience ?

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Les exemples d’impunité sont nombreux. L’ex-candidate dans la 3e circonscription de Haute-Garonne Stéphanie Alarcon avait été remarquée pour avoir dit en 2022 : «Leur Coran est un code civil contraire au nôtre, deux codes civils ne peuvent coexister ensemble, impossible.» En ligne, elle continue de se présenter comme responsable RN dans la circonscription, ce que n’ont démenti ni le parti, ni la fédération locale, qui n’ont pas donné suite à nos questions. Il en va de même pour la candidate en 2024 dans la 2e circonscription de l’Ariège Michèle Alozy, qui disait militer «pour une France épurée et sécurisée» et continue à diriger la section de Pamiers, selon ses comptes Facebook et Instagram cumulant plusieurs milliers d’abonnés.

Jean-Yves Le Boulanger semble lui aussi être passé entre les gouttes. Candidat l’an passé dans la 5e circonscription des Côtes-d’Armor, il devait pourtant être convoqué devant la commission des conflits du RN dès le mois de juillet 2024. Motif : l’homme s’était défendu à la radio pendant la campagne d’être «facho», car il n’avait «pas écrasé» un «curé de couleur» qui avait béni sa moto. Peut-être parce qu’il a présenté ses «sincères excuses», l’homme semble toujours en cour au sein du RN breton. Il apparaissait en janvier parmi le petit cercle accompagnant l’eurodéputé RN Aleksandar Nikolic en déplacement dans la région. Ironiquement, ce dernier avait été désigné par Jordan Bardella pour faire le ménage dans les fédérations. Son rapport, rendu à l’automne 2024 à la direction du parti, n’a jamais été rendu public.

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Autre cas : celui de Maïtey Pouget, alors opposée à François Hollande dans la 1re circonscription de la Corrèze. La candidate avait déclaré un matin, face à une caméra de LCI, sur le marché de Brive-la-Gaillarde, que la France commençait «à être envahie» par l’immigration, mais pas «à cette heure-là» car «ils [les immigrés] dorment». Si elle est depuis très discrète en ligne, la Montagne révèle qu’elle pourrait bien être candidate dans la sous-préfecture aux municipales. «J’ai dit ce que je pensais ! Je n’ai pas eu de retour du siège de Paris», a-t-elle expliqué à nos confrères. Quant à Isabelle Dupré (2e circonscription du Puy-de-Dôme), elle s’était distinguée par de multiples dérapages racistes sur Facebook. A quoi elle avait répondu, provocante, qu’elle «arrêt[erait] l’humour raciste» en cas d’élection. La direction du RN a examiné son cas et n’a pas pris de sanction. Selon Edwige Diaz, en charge de l’implantation locale du RN, ces deux cas relèveraient «de la bêtise, de la naïveté, de l’incompréhension ou de l’humour pas vraiment drôle». Nous voilà rassurés.

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Des alliés à l’Assemblée

A l’Assemblée, il y a aussi cette grosse louche – environ un cinquième du groupe RN – de députés auteurs notamment de propos problématiques, mais toujours en odeur de sainteté dans leur groupe. Comme Christophe Bentz (1re circonscription de la Haute-Marne), auteur, en 2011, de l’ouvrage Décrypter l’antiracisme en une heure, dans lequel on pouvait lire : «Réhabilitons la race pour restaurer la liberté de penser», car «distinguer les races est un travail de bon sens accessible à tous et nécessaire à certains débats». Il conteste auprès de Libé tout racisme et n’a fait l’objet d’aucune sanction. Pas plus que Monique Griseti (1re circonscription des Bouches-du-Rhône) qui expliquait sur Facebook à propos de Gims, le très populaire chanteur de nationalité congolaise : «Qu’il retourne de là où il vient, qu’il amène toute sa tribu avec lui. Qu’il aille traire la chèvre, ça nous fera des vacances.» Ou Serge Muller (2e circonscription de Dordogne), qui a comparé lors de son dernier mandat les violences conjugales à des «problèmes de voisinage». Tous siègent tranquillement dans le groupe RN.

Au Palais-Bourbon, les lepénistes peuvent aussi compter sur leurs trois alliés du petit parti Identité-Libertés, fondé par Marion Maréchal. Il y a la députée de la 1re circonscription du Val-d’Oise Anne Sicard, dont Libé a révélé le passé de cadre dirigeante du principal think tank de la mouvance identitaire, l’institut Iliade. Un mouvement qui s’inscrit dans la galaxie suprémaciste française et s’est notamment donné pour mission la lutte contre le «grand remplacement». Très bien intégrée au groupe RN à l’Assemblée, elle siège en «apparentée» sur les mêmes bancs et assiste aux réunions hebdomadaires des lepénistes.

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Courte lettre d’exclusion et chaleureux applaudissements

Parmi les cinq exclusions formellement prononcées par le RN, il y a celle de Ludivine Daoudi, investie dans la 1re circonscription du Calvados, puis exclue pour avoir posé avec une casquette militaire nazie. Il fallait au moins ça… Autre cas : celui de Marie-Christine Parolin, conseillère régionale d’Occitanie, investie par le parti dans la 2e circonscription de l’Aveyron et qui, lors d’un débat radiophonique, avait répondu «tout à fait» à un adversaire qui l’accusait de vouloir remplacer la devise nationale par celle de Vichy : «Travail, famille, patrie.» Si ce «dérapage» était connu avant le premier tour, le parti a prudemment attendu sa défaite au second pour sévir : Parolin a raconté à un blog d’extrême droite avoir été sortie du groupe RN au conseil régional d’Occitanie mi-juillet puis «convoquée en commission des conflits» début septembre. Quelques jours plus tard, elle recevait une courte lettre lui annonçant son exclusion.

Parmi les trois autres exclusions identifiées, l’exemple de Daniel Grenon est particulier. Il a été exclu mi-octobre après avoir déclenché un tollé pour avoir affirmé que des «Maghrébins» sont «arrivés au pouvoir en 2016» et que «ces gens-là n’ont pas leur place dans les hauts lieux». Des propos réaffirmés maladroitement en avril lors de son procès pour injures racistes et appel à la discrimination (il a fait appel de sa condamnation). Néanmoins réélu en juillet 2024 député de la 1re circonscription de l’Yonne, Grenon siège désormais parmi les non-inscrits. Ce qui n’empêche pas ses anciens camarades de l’applaudir chaleureusement quand il prend la parole dans l’hémicycle et de voter même certains de ses amendements, comme Libé a pu le constater en octobre. Il faut dire qu’un certain arbitraire a présidé au ménage frontiste. Pourquoi Grenon a-t-il subi les foudres de la commission de discipline et pas son collègue Roger Chudeau, qui avait très racistement considéré que la nomination de Najat Vallaud-Belkacem avait posé un «problème de double loyauté» et préconisé que «les postes ministériels [devraient] être détenus par des franco-français, point final» ?

La purge annoncée n’a donc pas eu lieu. Ce n’est pas une surprise car, de très longue date, chaque scrutin a vu le RN présenter des candidats épinglés pour leur racisme, leur complotisme et leur antisémitisme. Et nos précédentes enquêtes sur les cadres locaux du parti auteurs de propos semblables n’avaient pas provoqué de réaction apparente de la part du parti.

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Peur du scandale

De même, à de rares exceptions près, la plupart des collaborateurs parlementaires dont Libé, notamment, a dévoilé l’engagement radical sont toujours en poste. Ou n’ont été remerciés qu’à la suite de plusieurs articles de presse, à l’instar de Raphaël Ayma. Ce cadre d’un groupuscule néofasciste du sud-est avait, après un premier stage à l’Assemblée, participé à la campagne varoise du député Philippe Schreck, en 2024, avant d’être embauché comme son assistant parlementaire. Totalement intégré à l’appareil frontiste, le jeune homme n’a pas compris son licenciement après un article de Libé rappelant sa participation à une conférence du cercle Léon Degrelle – du nom d’un nazi belge. Pourquoi maintenant ? Incompréhension partagée par plusieurs députés RN interrogés.

Plus qu’une volonté sincère de nettoyer ses arrière-boutiques, c’est surtout la peur du scandale qui semble motiver les rares actions entreprises. Un assistant parlementaire du Parlement européen, mis en cause par un article et immédiatement renvoyé par sa députée, s’est vu recasé chez un autre la semaine suivante. Un autre assistant parlementaire, Ghislain Dubois, soupçonné de faux et de harcèlement sexuel, vient d’être, lui, discrètement embauché par le groupe RN à Bruxelles, un poste bien moins exposé mais tout aussi bien rémunéré. Ce petit système a la vie dure : quand, en 2019, un cliché de Guillaume Pradoura – ancien collaborateur de Nicolas Bay –, déguisé en caricature antisémite, a fuité dans la presse, le RN l’a tout naturellement refilé à ses alliés allemands de l’époque de l’AfD. A se demander finalement où finit l’exception et où commence la règle ?

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Maxime Macé, Pierre Plottu et Nicolas Massol
 9 juin 2025 
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Soralisme, blagues racistes, abonnements douteux : au RN, des cadres et élus toujours en roue libre sur les réseaux

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Malgré des scandales à répétition, des figures du Rassemblement national continuent de s’illustrer en ligne par leurs propos racistes.

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Le député apparenté RN Thibaut Monnier, Thibaut de la Tocnaye, qui a dirigé jusqu’à récemment la formation des cadres du RN, et la députée RN Monique Griseti.
Le député apparenté RN Thibaut Monnier, Thibaut de la Tocnaye, qui a dirigé jusqu’à récemment la formation des cadres du RN, et la députée RN Monique Griseti. 

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 Maxime Macé et Pierre Plottu
 9 juin 2025 
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Une élection qui apporte son lot de candidats épinglés pour des propos racistes, c’est un classique au Rassemblement national. «Plus jamais ça», jurent à chaque fois les cadres du parti, quand ils prennent la peine de réagir, puis… rien. Depuis la débâcle des dernières législatives, les parlementaires Julien Odoul et Aleksandar Nikolic ont bien été missionnés pour faire la chasse aux «brebis galeuses». Et il y a du boulot, a constaté Libé, qui révèle de nouveaux cas problématiques parmi les cadres et élus du parti.

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Elvis Bonnet, Julio Pichon et les mosquées qui explosent

La députée RN Edwige Diaz, interrogée par la Montagne sur le devenir des «brebis galeuses» au sein de son parti, avait expliqué que certains cas ne relevaient que «de la bêtise […] ou de l’humour pas vraiment drôle». Est-ce le cas pour Elvis Bonnet, cadre du RN de la Loire, et Julio Pichon, représentant le parti à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ? Le 17 avril, les deux hommes «aimaient» un message publié sur Facebook par une femme qui se présente, sur le réseau, comme une adhérente RN, et qui arbore une croix celtique néofasciste sur sa photo de profil. L’image représentait l’explosion d’un bâtiment lors d’un bombardement avec, pour légende : «Moi les mosquées c’est comme ça que je les aime ! lol.»

Elvis Bonnet a en outre réagi avec un émoji «mort de rire». Si la fédération RN de Loire-Atlantique n’a pas répondu à nos sollicitations concernant Pichon, le patron de la fédération de la Loire, Cotentin Jousserand, a répondu «ne tolér[er] aucune forme de haine ou de violence» et «sanctionn[er] systématiquement le cas échéant». Bonnet, poursuit le même, avait deux comptes Facebook et aurait été victime du piratage de l’un d’eux, fermé depuis. L’intéressé «nie» donc «avoir aimé cette publication». Sur son autre compte, Elvis Bonnet est pourtant toujours «ami» avec l’autrice du montage violent, dont les propres affinités pointent vers l’ultranationalisme et la nostalgie de Vichy.

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Patrick Yvars : un massacre ? quel massacre ?

Tête haute et yeux bien fermés, Patrick Yvars nie publiquement le massacre des manifestants algériens du 17 octobre 1961 par la police française. Une page noire de l’histoire française qui a été reconnue jusque par la présidence de la République, depuis un discours de François Hollande en 2012. Que nenni, répond Yvars, «Commissaire Divisionnaire Honoraire fidèle à la mémoire de Jean-Marie Le Pen» qui est également délégué départemental adjoint du RN des Hauts-de-Seine, selon le site de ladite fédération, et conseiller régional Ile-de-France du parti.

Dénonçant un «énorme mensonge», le cadre lepéniste ne reconnaît que «3 morts (dont un Européen) aux abords du parcours», et «pas imputables à la police». Sur X, il qualifie de «traîtres» qui «défend[ent] le FLN» ceux qui observent que son discours va à l’encontre de la vérité historique. En avril 2024, cet obsédé de l’islam écrivait aussi : «Nous n’avons jamais dit que l’islam était compatible avec la France. Vous confondez la république avec La France.» C’est plus clair. Patrick Yvars n’a pas répondu à nos questions.

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Thibaut Monnier, Charles Maurras et Pinochet

Le député apparenté RN Thibaut Monnier aime bien les éphémérides. Il les choisit avec soin sur son compte X pour rendre hommage aux figures qui l’inspirent. Par exemple l’antisémite Charles Maurras, maître à penser du mouvement royaliste Action française. Mais aussi le dictateur chilien Augusto Pinochet, dont il prend soin de souligner qu’il était «d’origine française» et que «l’un de ses oncles est camelot du roi». Contacté, le député affirme que ces publications sont «dénuées de tout message laudatif» et, rappelant qu’il s’est livré à l’exercice de l’éphéméride à 48 reprises «entre 2020 et 2023», assure que celles-ci «ne peuvent ni ne doivent être interprétées comme un quelconque hommage à l’endroit des deux personnalités évoqu[ées] et encore moins une adhésion à leurs thèses politiques». Qu’il n’évoque pas, dans ses publications, l’antisémitisme de Maurras ou les milliers d’opposants de gauche qui furent torturés et exécutés pendant le règne de terreur de Pinochet relève donc du bête oubli.

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Thibaut de la Tocnaye, Chiré où tu iras

Fils d’un des auteurs de l’attentat du Petit-Clamart, ancien combattant dans les phalanges chrétiennes au Liban, Thibaut de la Tocnaye a dirigé de 2017 jusqu’à récemment la formation des cadres du RN à la tête de l’Institut de formation des élus locaux. Est-ce pour trouver l’inspiration qu’il suit sur son compte Facebook des pages comme celle des éditions Chiré ou «Vigilance halal» ? Il n’a pas répondu à nos questions. Si la seconde est un repaire d’islamophobes compulsifs, les premières sont connues pour leur catalogue allant des pamphlets négationnistes de Robert Faurisson aux écrits de nostalgiques du IIIe Reich et autres anthologies des discours de Hitler. Sans oublier le pire de l’antimaçonnisme et du racisme biologique. Ça devait être sympa, les formations du RN.

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Thomas Jorand, soralien sur le retour

Sur son compte X, Thomas Jorand, délégué du Rassemblement national de la jeunesse (RNJ) en Savoie, observe une remarquable discipline. Peu de posts écrits de sa main, beaucoup de retweets de la communication officielle du parti. Tout ceci fleure bon l’école Pierre-Romain Thionnet, le rigide patron du RNJ. En fouillant un peu dans son historique apparaissent toutefois ses louanges à l’antisémite Alain Soral, aujourd’hui peu en odeur de sainteté dans son ancien parti. En 2020, Jorand expliquait que son livre préféré était Compendre l’empire, pavé complotiste et antisémite du même Soral. En juillet 2021, il répondait au journaliste Frédéric Haziza qui dénonçait une pancarte antisémite dans une manifestation anti-pass sanitaire par un «QUI ?» (majuscule d’origine), une référence antisémite rendant les Juifs responsables de la pandémie et de la politique vaccinale. Contacté, Jorand a préféré ne pas répondre.

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Bonus : Monique Griseti n’a pas retenu la leçon

Pour avoir lancé sur Facebook, à propos du chanteur de nationalité congolaise Gims : «Qu’il retourne de là où il vient, qu’il amène toute sa tribu avec lui. Qu’il aille traire la chèvre, ça nous fera des vacances», la députée RN Monique Griseti (première circonscription des Bouches-du-Rhône) a fait scandale pendant les législatives de 2024. Mais l’élue, qui n’a pas répondu à nos sollicitations, a échappé au pseudo grand nettoyage alors promis par le RN, et reste abonnée sur Facebook à des pages au contenu particulièrement radical. Comme celles du blog raciste La Lettre Patriote, du youtubeur Vincent Lapierre qui s’est fait connaître chez l’antisémite Alain Soral ou encore du complotiste radicalisé Oliv Oliv. Sans l’oublier celle intitulée «Immigrations, nouvel ordre mondial», qui oscille entre relais de la fachosphère, propagande pro-Kremlin caricaturale et conspirationnisme délirant. Le temps ne fait décidément rien à l’affaire.

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 Maxime Macé et Pierre Plottu à suivre sur Libé
 9 juin 2025 
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