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Soutenons toutes et tous  Claire Nouvian et son indispensable ONG BLOOM !

Chers soutiens,

Nous sommes attaqués comme jamais. 

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En amont de la Conférence des Nations Unies sur l’océan qui se tient actuellement à Nice, les lobbies de la pêche industrielle se sont déchaînés contre BLOOM. Leur acharnement habituel contre nous a changé d’ampleur et de nature : il s’est transformé en guerre sale qui s’autorise tous les moyens, même les plus infâmes, pour tenter de nous faire taire : les industriels nous pourchassent en mer avec des navires, ils s’accoquinent avec des élus d’extrême droite pour nous diffamer dans les institutions politiques, ils nous insultent sur les réseaux sociaux où des campagnes de désinformation sont organisées à base de sites anonymes, « d’astroturfing », de bots et de faux comptes, ils tentent de perturber les événements que nous organisons…

… Et désormais, ils nous intimident aussi physiquement et psychologiquement.

Il y a exactement une semaine, jour pour jour, les lobbies de la pêche industrielle ont franchi une ligne rouge, une ligne sacrée : ils s’en sont pris à moi et ont terrorisé ma fille. Dans la nuit du 3 au 4 juin, des individus se sont introduits dans mon immeuble et ont saccagé la porte de mon appartement, l’aspergeant de peinture noire et taguant des messages diffamatoires.

C’est ma fille qui a découvert la scène en partant à l’école. Effrayée, elle a fondu en larmes. Ces actes sont d’une gravité inouïe. Mon immeuble est doublement sécurisé, les noms n’apparaissent sur aucune porte : ceux qui ont agi sont des professionnels du crime, et ceux qui commanditent ces actes odieux sont des mafieux prêts à tout pour nous abattre.

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Jusqu’où iront-ils la prochaine fois ? 

Image supprimée par l'expéditeur. Porte vandalisée chez Claire Nouvian
J’ai immédiatement appelé la police et porté plainte pour qu’une enquête soit ouverte. Car ces faits s’inscrivent dans une escalade terrifiante de violence : depuis des semaines, je suis devenue la cible privilégiée des lobbyistes de la pêche destructrice : insultes, menaces de mort, chanson diffamatoire, diabolisation… Tous les thèmes y passent, même les visuels et le code couleur – l’écarlate – pour me dépeindre en sorcière possédée par le diable. C’est ainsi que les destructeurs du monde se représentent les femmes qui se battent pour sa préservation.

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Ce déchaînement de violences et d’intimidations n’est pas un hasard : les lobbies de la pêche industrielle essaient de déstabiliser et de neutraliser BLOOM, qu’ils considèrent, à raison, comme leur principal adversaire.

C’est en effet nous qui déployons contre eux une campagne totale contre l’anéantissement de l’océan par les pêches destructrices, qui va de l’expertise scientifique à l’action judiciaire en passant par le plaidoyer institutionnel et la mobilisation de la société civile.

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C’est nous, qui depuis 20 ans, gagnons nos combats contre la première cause historique de destruction de l’océan : la pêche industrielle.

C’est nous qui avons obtenu la protection de l’océan profond en 2016 au-delà de 800 mètres de profondeur. C’est nous qui avons fait interdire la pêche électrique en 2021. C’est nous qui avons gagné le vote interdisant la pêche à la senne démersale en 2022 (avant que le gouvernement ne casse notre victoire au cours des négociations opaques de « trilogue » et choisisse de trahir les pêcheurs français pour soutenir les industriels néerlandais). C’est nous qui avons fait la bascule pour l’adoption de la Loi européenne sur la restauration de la nature en 2023. C’est nous qui attaquons l’État français pour corruption dans le cadre des pêches thonières, pour obstruction dans l’accès aux données publiques, pour injustice sociale dans la répartition des quotas de pêche, pour non-contrôle des navires de pêche, pour opacité sur les droits de pêche, et bien plus encore.

C’est encore nous qui faisons chuter les ventes de thon lorsque nous révélons que 100% des boîtes de thon sont contaminées au mercure.

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En un mot, c’est nous qui faisons trembler le système : le système opaque, corrompu, corrupteur, frauduleux, brutal et mafieux de la pêche industrielle. Un système qui a pris le pouvoir sur le secteur de la pêche, qui domine les organes de représentation des pêcheurs, un système qui écrase les petits artisans, qui refuse toute forme de justice sociale, qui règne par la terreur mais qui est encore soutenu mordicus par le Président de la République et tout l’appareil d’État.

Les lobbies attaquent car ils paniquent. Ce n’est qu’une question de temps pour que notre camp ancré dans la justice sociale, les faits, la science et l’humanisme gagne. Jour après jour, nous gagnons du terrain, nous révélons de nouveaux scandales, nous faisons progresser nos idées dans les institutions, dans la rue, dans les médias, sur les réseaux sociaux.

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Qu’ils le veuillent ou non : le changement a commencé. Et les destructeurs de l’océan le savent. Plus personne n’est dupe, car la petite équipe formidable de BLOOM (je vous le dis, c’est ma fierté personnelle : cette équipe ULTRA motivée et experte) donne le « la » du débat public.

Si vous étiez ici avec nous à Nice, à la Conférence de l’ONU sur l’océan, vous ressentiriez comme moi cette immense fierté de faire partie de l’aventure de BLOOM, car vous en faites partie intégralement. Tout ce que nous sommes en capacité de faire, c’est par la liberté totale que vous nous donnez. La seule vérité immuable, c’est qu’il n’y a pas de liberté de parole sans liberté financière. Notre force de chêne, qu’aucune tempête n’abat, a quatre racines : notre expertise, notre stratégie, la communauté que nous formons avec vous, et notre autonomie financière grâce à vous.

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Sans vous, nous n’existerions pas. Sans votre mobilisation absolument exceptionnelle, nous n’aurions pas la possibilité de gagner nos combats.

Il faut, je vous l’ai déjà dit et vous le redirai, que vous preniez conscience qu’un bout de chacune de nos victoires vous revient. Il doit venir se loger dans un espace intime qui nourrit la joie de réussir l’impossible : gagner contre un système malhonnête et terrifiant.

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La pression qu’ils exercent met l’équipe de BLOOM sous tension : la police surveille désormais mon logement mais nous devons aussi renforcer nos systèmes de sécurité et mettre nos collègues à l’abri. 

Nous savons que cette guerre d’usure ira très loin. Nous vous ferons un jour la narration complète de ce qu’il se passe, jusqu’à Nice où les actes malveillants se poursuivent. Pour le moment, nous sommes sur le pont nuit et jour à la Conférence des Nations Unies, et nous avons besoin de vous plus que jamais.

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Si vous voulez me protéger, si vous voulez protéger nos combats communs et protéger notre capacité à faire face à ces pratiques mafieuses, merci de nous en donner les moyens nécessaires. Merci de renouveler votre soutien et de partager à trois proches mon message. Tout le monde doit savoir jusqu’où peuvent aller les destructeurs du monde.

Je compte sur vous, je vous sais solidaires, et vraiment, croyez-moi, c’est en votre soutien que je puise ma force. Vous me donnez le feu sacré.

Merci.

La lutte ne fait que commencer.

Claire

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Claire Nouvian est une militante écologiste française, née le 19 mars 1974 à Bordeaux, ancienne journaliste, productrice, réalisatrice de documentaires animaliers et scientifiques. En 2004, elle fonde l’association BLOOM dont elle est la présidente. Elle est l’autrice du livre Abysses et commissaire de l’exposition du même nom.

Décrite comme la « Erin Brockovich » des océans par le groupe Mondadori et « l’ange gardien de la planète » par le Magazine Géo, Claire Nouvian fonde l’association BLOOM en 2005 et engrange les victoires pour la protection de l’océan et du climat : en 2013, l’interdiction de la découpe des ailerons de requins dans l’UE, en 2016, l’interdiction du chalutage en eaux profondes, en 2019, l’interdiction de la pêche électrique, en 2023, l’adoption de la Loi européenne sur la Restauration de la Nature, en 2024, l’abandon par TotalEnergies de deux projets gaziers offshore climaticides en Afrique du Sud.

En 2018, pour son combat épique contre les lobbies de la pêche industrielle et sa victoire pour la protection des océans profonds, Claire Nouvian a reçu le Prix Goldman pour l’Environnement, considéré comme le Prix Nobel de l’Ecologie.

Claire Nouvian est fondatrice et directrice générale de BLOOM.

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En novembre 2007, dans un numéro spécial consacré aux « héritiers » du commandant Cousteau, le magazine Géo élit Claire Nouvian « ange gardien de la planète ». L’article souligne son caractère hors du commun et reconnaît son engagement total dans la protection d’un milieu aquatique particulièrement méconnu et vulnérable, bien qu’essentiel à l’équilibre de la planète : les abysses.

Petite rétrospective… En 2001, au cours d’un repérage pour un film sur la faune sous-marine, Claire Nouvian découvre à l’Aquarium de Monterey aux États-Unis des images incroyables de créatures aux formes spectaculaires, aux couleurs sidérantes… Il s’agit d’animaux inconnus, filmés parfois jusqu’à 4 000 mètres de profondeur. Subjuguée, éblouie, elle cherche à en savoir plus et se rend compte avec stupéfaction qu’il n’existe aucun document synthétique sur les océans profonds à portée du grand public, que leur exploration scientifique n’en est qu’à ses balbutiements et que les informations que l’on possède sont encore très parcellaires.

Du choc esthétique et intellectuel, elle passe rapidement à la révolte en découvrant que les abysses sont exploités industriellement depuis près de 30 ans dans un silence total et qu’aucun traité ni aucune loi ne protège les eaux internationales, bien qu’elles couvrent les deux tiers de la planète.

Ainsi, chaque année des récifs coralliens profonds ayant mis jusqu’à 10 000 ans pour se former sont rasés en quelques minutes par des filets géants lestés de plusieurs tonnes, sortes de bulldozers des profondeurs qui détruisent de façon massive et sans doute irréversible, une diversité biologique encore en grande partie inconnue de la science. En somme une poignée d’hommes, quelques centaines de bateaux tout au plus, sont en train de dévaster un patrimoine naturel mondial afin de capturer des poissons à forte valeur commerciale, et cela, en toute impunité.

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Ce décalage inacceptable entre un enjeu planétaire vital et les intérêts économiques de quelques-uns, fait naître chez Claire Nouvian un sentiment d’urgence qui l’engage corps et âme dans une course contre la montre.
Le but : créer la conscience collective qui fera pencher l’opinion publique en faveur de la protection des abysses et susciter la création de lois régulant leur exploitation. La méthode : utiliser tous les moyens de communication existants pour faire connaître un milieu qui est par essence éloigné de nous, étranger, non familier. Partant du postulat que l’on ne protège bien que ce que l’on connaît et ce que l’on aime, elle cherche à créer un lien affectif entre le public et cet environnement inconnu.  Pour elle, l’émotion est le préambule indispensable à toute démarche de protection…

Ainsi, Claire a fondé BLOOM Association en 2005, pierre angulaire de toutes ses actions d’éducation et de conseil politique. Elle s’est donné pour mission de partager ses découvertes abyssales avec le monde entier, à travers le livre ABYSSES (publié en 10 langues) et l’exposition éponyme itinérante. Tous deux servent de plateforme à la diffusion de messages forts de conservation marine.

En juin 2016, Claire et la formidable petite équipe de BLOOM ont obtenu l’interdiction du chalutage profond au-delà de 800 mètres dans l’ensemble des eaux européennes.

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Le combat acharné de Claire pour la défense des océans profonds lui a valu une marque d’honneur de la part de la communauté scientifique : une nouvelle espèce de corail bambou des Bahamas a été baptisée du nom de Claire : « Cladarisis nouvianae ».

En 2018, le combat acharné de Claire Nouvian et de BLOOM est récompensé par le très prestigieux Prix Goldman pour l’Environnement.

Après la bataille des grands fonds, l’équipe de BLOOM se lance dans une croisade contre une nouvelle invention scientiste déplorable : la pêche électrique. En 2019, BLOOM obtient, main dans la main avec une coalition de pêcheurs artisans et côtiers, l’interdiction européenne de la pêche électrique. En 2023, BLOOM sécurise l’adoption de la Loi sur la Restauration de la Nature.

BLOOM enchaîne ainsi les victoires au point de devenir le cauchemar des lobbies industriels sévissant à Bruxelles et dans les Etats-membres.

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Ouvrages
  • Abysses, Fayard, 2006, 122 p. tiré à 150 500 exemplaires (français, allemand, italien, anglais, espagnol, portugais, japonais, polonais, coréen (publication à venir), chinois (simplifié et traditionnel, deux éditions) et russe (chez Eksmo en 2012)). Quatre prix internationaux
  • Illustration d’une monographie de l’artiste Claire Basler, Éditions EFE, parution 2 avril 2008. Livre bilingue français/anglais
  • Rédaction de quatre pages pédagogiques dans le livre-disque Les Symphonies subaquatiques, conte musical écologique paru en 2015 aux éditions des braques.
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Filmographie
  • Expédition dans les abysses (2004) auteur/réalisatrice, documentaire scientifique de 52 min (Ex Nihilo/Arte/Ifremer/Science Channel), prix du meilleur documentaire d’aventure au Festival Mondial du Film d’Aventure Amazonas au Brésil (Manaus, Brésil, novembre 2005)
  • Océanautes (2004) auteur/réalisatrice, conception et écriture originale du documentaire de 52 min (Ex Nihilo/Arte/Ifremer). Premier prix du festival Pariscience (oct. 2005)
  • Microcéan (2003) auteur, film unitaire panoramique de 12 min (Nature Prod/Océanopolis), documentaire réalisé par Allain Bougrain-Dubourg, présenté par Jacques Perrin à Océanopolis, Brest
  • Les Nuits Sauvages (2002) productrice, série animalière 3 × 52 min (Télé Images Nature/France 2), épisode sous-marin « Une Nuit sous la Mer » reçoit l’Ancre d’Argent et le Prix François de Roubaix (meilleure musique de film) au 34e Festival International du Film Maritime de Toulon (oct. 2002), ainsi que la Palme de Bronze au 29e Festival International de l’Image Sous-Marine d’Antibes (novembre 2002)
  • Les Anasazis, un peuple disparaît (2000) productrice exécutive, documentaire archéologique 52 min (Télé Images Nature/France 2)
  • Chroniques de la Jungle Perdue (2000) productrice exécutive, série animalière 6 × 52 min (Télé Images Nature/France 3)
  • Les Intrus (1999) coordinatrice de production/journaliste, série animalière scientifique 12 × 26 min (Télé Images Nature/La Cinquième)
  • Les Nouveaux Sanctuaires (1998) assistante de production, Télé Images Nature, gestion des tournages de la série 12 × 26 min (Télé Images Nature/La Cinquième).

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Nota
En juin 2025, elle porte plainte après l’intimidation et le saccage dont elle est victime à son domicile. Elle met en cause une campagne de dénigrement menée par les milieux de la pêche industrielle

 

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