Sélectionner une page

 

.

Le retour de la force dans l’imaginaire politique

.

.

La réélection de Donald Trump manifeste le retour de la force au cœur de l’imaginaire politique américain. Cette réactivation du grand récit de la frontière s’avère d’autant plus séduisante qu’elle répond au sentiment d’impuissance par une promesse d’action et de mouvement.

.

Éric Bertin
juin 2025
.

L’invocation de l’hubris comme figure tragique d’un pouvoir narcissique et sans mesure, telle est la description d’un pouvoir trumpien qui semble s’imposer à tous comme une fatalité. Il est frappant d’observer avec quelle rapidité les acteurs politiques et les médias dans leur ensemble, ont tendance à normaliser ce régime en formation. Pourtant les infractions aux règles de l’État de droit, les violations de toutes sortes s’accumulent, en matière de relations internationales, de libertés académiques, de respect des engagements, et la liste s’allonge.

La brutalité et l’excès tiendraient lieu de style politique, manifestés par des déclarations radicales dans l’expression et rudimentaires dans le contenu. Et le rapport de forces constituerait le socle de la praxis politique du premier dirigeant du monde. Cependant, si ces notions s’appliquent incontestablement à l’ethos de Trump et à sa gouvernance, elles peuvent constituer un voile si l’on cherche à caractériser un peu plus la singularité de ce pouvoir, tout autant que la nature de ses ressorts profonds et de l’effet qu’ils provoquent. En effet, la violence et la brutalité politiques tendent à se banaliser dans le champ médiatique1, et réduire le trumpisme à ces notions ne fait que l’inscrire dans un cadre attendu. Quant au rapport de forces, il réfère à une confrontation entre des intentionnalités stratégiques différentes2, dont relèvent il faut bien le dire, la plupart des rapports entre acteurs politiques. Et le rappel constant de la nature transactionnelle de la confrontation trumpienne ne fait que souligner l’actualisation « marchande » qu’en fait le Républicain, sans que celle-ci ne change fondamentalement l’essence du rapport de forces.

.

Quelque chose agit, s’impose et se répand, hors de contrôle, dans l’espace politique Étatsunien et au-delà. Ce quelque chose est difficile à saisir, se manifestant sous des formes et des modalités multiples. Et il faut remonter à un niveau de généralité suffisant pour essayer de le caractériser. Ce quelque chose semble relever de l’idée générale de force. La force en tant que principe primaire fait retour dans le champ politique, à partir d’un épicentre individuel qui l’incarne exemplairement. Ce « retour », plus qu’un simple rappel, marque une forme de séduction de la force, voire de fascination, dans le moment politique que traversent les États-Unis, car elle répond à un sentiment désespérant d’impuissance. Liée étroitement à l’action, la force rend le trumpisme séduisant malgré ses excès, en ouvrant un horizon que la démocratie procédurale fatiguée n’offre sans doute plus. C’est ce principe général, et les formes de son déploiement, qu’on voudrait interroger pour mieux saisir ce qui est à l’œuvre, et qui s’alimente à un imaginaire culturel revitalisé. Car la recrudescence des néo-westerns remet en circulation un flux de représentations culturelles et de « grands récits » qui pourraient bien constituer la source brûlante et souterraine de l’imaginaire politique de la force. Nous nous sommes intéressés ici à plusieurs de ces productions culturelles revisitant le genre néo-western : Godless (Scott Frank, 2017) ; Yellowstone (Taylor Sheridan, 2018-2024) ; 1883 (Taylor Sheridan, 2021) ; Wyatt Earp and the Cowboy War (Patrick Reams, 2024) ; Territory (Greg McLean, 2024) ; À l’aube de l’Amérique (Peter Berg, 2025).

.

Force, puissance, pouvoir

La force tout d’abord, dessine ses contours en se distinguant de ses voisins que sont la puissance et le pouvoir. Ces trois concepts relèvent de régimes de sens différents. La puissance désigne un potentiel, une capacité d’action qui peut rester latente et qui modalise une autorité légitime (la puissance d’un État, la puissance divine). La force, elle, est l’actualisation de cette virtualité en acte : elle appartient au régime du faire. Elle est un pouvoir d’agir. Elle s’exprime par exemple dans les actes de langage, c’est-à-dire dans l’action accomplie par la parole3. Citons l’exemple de l’acte réalisé par le fait de dire quelque chose : « Je baptise ce bateau le Queen Elisabeth ». Cette dimension performative du langage4, popularisée par Austin, est régulièrement invoquée pour caractériser la pratique discursive de la politique chez Trump. Le pouvoir, dans son acception courante, bute sur une sémantisation politique qui le réduit à une structure produisant des effets (légitimant, institutionnalisant), plutôt qu’aux acteurs comme détenteurs des modalités de l’agir.

.

.

Ainsi, la force se situe-t-elle en amont de ces concepts voisins, comme une masse disponible aux significations plurivoques. Tentons de préciser les univers de sens et les imaginaires qu’elle dessine. La force se définit d’abord par les effets qu’elle produit, les contraintes qu’elle exerce sur des sujets ou des objets. Elle appartient en cela à la sphère de l’action5 et des transformations. Et en ce sens, elle « pèse », et rencontre dans cette logique actionnelle des forces autres qui interagissent avec elle en lui opposant des résistances ou des contre-propositions. Nous retrouvons ici la logique du rapport de forces, qui s’incarne concrètement dans des acteurs et des situations. Ainsi répète-t-on à l’envie que Trump agit selon « la loi du plus fort », sans voir peut-être ce que cet imaginaire physique et corporel induit. Car en amont de la sphère actionnelle, la force est d’abord ce premier « mouvement intérieur6 », cette énergie qui ébranle l’être dans sa sensibilité et ses affects. Ce mouvement intérieur, irrésistible et souvent involontaire, montre l’ancrage phénoménologique de la force. Elle est ce flux énergétique qui lie le sujet à son environnement et l’inscrit dans un mode sensible fait de tensions.

Au-delà ou en deçà de la puissance instituée, la force est donc primairement ce principe de mouvement, intérieur, et de mise en mouvement. C’est cette dimension motrice et énergétique de la force -qui « fait bouger » et qui « remue » intérieurement- qui déploie ses ondes de choc et impose sa rationalité à l’ordre politique international depuis l’épicentre trumpien. Comme l’a bien montré le sémioticien et phénoménologue Jean-Claude Coquet, le corps sensible est le siège de cette force irrésistible et immanente7. Elle libère dans le discours et les actions des pulsions et impulsions qui nous dépassent et nous déplacent. Cette logique de l’ébranlement et du déferlement semble s’imposer actuellement comme le principe dominant d’un ordre infra politique ou proto politique.

.

Shock and Awe

« Irrésistible » apparaît comme la pierre angulaire de la force trumpienne. Le président américain, et son entourage, nous montrent en effet que cette force porte en elle sa propre justification (et fonde ainsi sa légitimité de fait) puisque rien ne lui résiste, ou si peu. Auto-justifiée par la simple nécessité d’« avancer », face à l’immobilisme, elle est transgressive de tous les systèmes de régulation qui devraient la contenir, la retenir dans son mouvement. Elle se présente ainsi comme une réponse éclatante au sentiment d’impuissance et d’empêchement qui traverse le politique dans ses institutions et ses mécanismes démocratiques, que la désignation désabusée de « Do-Nothing Congress » par les Américains illustre bien. À travers différentes manifestations, s’opère sous nos yeux la réactivation en Amérique d’un imaginaire de la force, non contenue et non régulée, comme mode de résolution des confrontations.

Certes, bien des décrets et des déclarations ne sont pas suivis d’effets, mais l’impression laissée est celle d’une marée qui avance irrésistiblement, que notre rationalité démocratique, complexe et conditionnelle, peine à contenir. La doctrine « Shock and awe » illustre parfaitement l’emprise somatique de ce mouvement irrésistible. C’est à l’origine une doctrine militaire mise en œuvre lors de l’invasion de l’Irak par l’armée américaine, et qui vise à établir une domination rapide sur l’adversaire par « le choc et l’effroi ». Elle est reprise par les stratèges du régime et par les médias pour qualifier cette période initiale du second mandat.

.

Ce régime de la force irrésistible qui stupéfie par son propre mouvement et saisit d’effroi, se manifeste sous différentes modalités. Son mode opératoire principal repose sur l’intimidation. Sa forme la plus bruyante repose sur l’assomption explicite d’un registre discursif fondé sur l’agression et l’agressivité. Ce qu’illustre benoitement une des nombreuses déclarations du vice-président JD Vance au sujet de la nécessaire mise au pas du monde académique : « Nous devons attaquer honnêtement et agressivement les universités de ce pays8 ». Mais c’est aussi la forme la plus superficielle. Au-delà du discours et plus profondément, l’intimidation consiste à exercer une pression sur la compétence à agir ou ne pas agir d’un acteur. La logique de l’intimidation ne se limite pas à sa finalité pragmatique, le contraindre à faire ou à ne pas faire quelque chose. Elle affecte sa sensibilité, sa « force intérieure » en la figeant par l’effroi (« Shock and awe »), dans une indétermination qui précède la soumission. Elle paralyse ainsi par le ventre pourrait-on dire, effritant la résistance des acteurs. La peur « tire sa noblesse du ventre », comme le rappelle Coquet en citant le Caligula de Camus, « elle entrave le corps, voire le bloque9 ». C’est ce choc qu’a subi l’université Columbia à New York, menacée de coupes budgétaires en raison des mobilisations étudiantes pour Gaza. Non seulement elle cède, mais cette attaque sans précédent contre la liberté académique « pétrifie » la communauté académique, et n’a suscité aucune réaction d’envergure10. Les effets de la force ne se limitent pas à une économie des rapports de pouvoir conventionnels, qui se soldent par des gains et des pertes pragmatiques. Même non réalisée (la menace par exemple), son coût est « intérieur », agissant sur les sensibilités et provoquant l’immobilisation et la désorientation des acteurs.

.

La politique du fait accompli illustre aussi le pouvoir d’engendrement d’une force qui ne rencontre pas de « résistance » à son avancée. L’absence de rétroaction, c’est-à-dire de riposte ou de réaction en retour, marque, en quelque sorte l’instauration d’un nouvel état de fait, et « déplace » de ce fait les bornes du pouvoir exécutif. Car c’est bien l’absence de contradiction efficiente sur le plan pragmatique11– et donc la neutralisation d’une « force » oppositionnelle- qui instaure la légitimation de fait, la reconnaissance d’un nouvel « état de choses ». Le fait accompli souligne l’incapacité d’un système de règles ou de régulation à stopper ou à contenir efficacement la force en mouvement. Non seulement il met en échec les systèmes de règles qui fondent la vie collective, mais il met en scène de manière moqueuse et grimaçante la faiblesse de ces règles, dans leur impuissance immédiate à se constituer en force. Il en va ainsi lorsque la nouvelle administration limoge par milliers des fonctionnaires hébétés, en traitant par le mépris les recours judiciaires, pariant que leur lenteur vaut inefficience et contraindra les fonctionnaires limogés à trouver d’autres moyens d’existence.

On peut évoquer aussi le franchissement de frontière permanent, image de la force qui avance, s’exprimant notamment dans les déplacements opérés dans le langage. Fidèle à sa logique transgressive, Trump décide de la recatégorisation d’une séquence politique en transformant son statut pour l’affecter arbitrairement à une autre classe de situations. Ainsi du drame de la réunion bilatérale avec le président Zelensky dans le Bureau ovale, déplacé vers une autre catégorie de situations : « Ça va faire un très beau moment de télévision ».

.

Le récit de la frontière

Ce retour de la force non contenue et dérégulatrice comme modalité politique aux États-Unis ne doit pas sa fascination et son efficace à sa seule incarnation spectaculaire et funeste dans une occurrence individuelle. Elle réactive la matrice du « grand récit » américain, et plus profondément ce qui est constitutif d’un imaginaire fondateur pour ce dernier. Rappelons que la caractéristique première des imaginaires sociaux, longuement définis par Castoriadis, est de procurer aux sociétés un ensemble de représentations de soi. L’imaginaire social est le réservoir des représentations que les membres d’une communauté utilisent pour interpréter les situations et le monde qui les entourent12.

Pour être plus exact, plusieurs « grands récits » sont imbriqués et entrent en tension dans cet imaginaire américain. Le mythe de la Cité sur la Colline par exemple, portée par des communautés puritaines anglaises du XVIIIe siècle, investies d’une mission biblique de créer une nouvelle Jérusalem céleste, va apporter une justification morale et religieuse aux conquêtes territoriales. L’expédition Lewis et Clark, lancée en 1804, nourrit aussi cet imaginaire, mais en installant un autre récit. Celui d’une vaste expédition scientifique, menée dans un but civilisationnel d’accroissement des « connaissances » sur les Amérindiens, la faune et la flore à l’ouest du Missouri jusqu’au Pacifique, qui justifie l’expansion territoriale par le progrès scientifique. D’autres récits encore recoupent les précédents tout en s’en distinguant, comme celui de la Guerre de Sécession ou du Sud profond et de la plantation. Quasiment tous ont en partage cet imaginaire de la frontière et de la dynamique de mouvement irrésistible qui le sous-tend. Et tous entretiennent un rapport étroit à la force et à la nature. C’est à ce récit de la « Frontière » que l’on s’intéresse, tant il résonne avec ce XIXe siècle de référence pour Trump, celui de la conquête de l’Ouest, de l’expansionnisme et de l’impérialisme américain.

.

 

C’est précisément cet imaginaire de la force qu’on voit se réactiver dans l’étrange correspondance et concomitance entre les modalités d’action du régime trumpien et les productions culturelles de masse relevant du genre du néo-western. La recrudescence de séries, diffusées à grande échelle sur les plateformes de streaming, ayant pour toile de fond la geste des colons américains, est en effet frappante. Le genre néo-western n’est pas nouveau en soi, mais la prolifération concomitante de certains de ses représentants les plus marquants avec la période du trumpisme politique mérite d’être relevée. Nous en avons cité les principaux au début de ce texte, sans que la liste ne soit aucunement exhaustive.

Si les intrigues peuvent varier, toutes reconduisent à leur manière un « grand récit 13 » et un imaginaire commun : celui de la force en mouvement, qui doit avancer sans cesse comme condition même de l’existence ; et celui de la force comme unique schéma de résolution de confrontations et d’obstacles, écartant et disqualifiant toute possibilité de régulation dans l’imaginaire social. Toutes ces œuvres établissent une sorte d’homologation entre la force inhérente aux espaces sans fin de cette nature à traverser et à conquérir, et la « force intérieure » des acteurs, mus par l’impérieuse nécessité d’avancer, sans état d’âme. C’est en ces termes que Shea Brennan, le leader du convoi dans 1883 s’adresse aux colons européens qu’il accompagne : « Vous n’êtes que des pionniers. Vous n’avez pas de maison ou de travail. Vous avez cette traversée »« Ne vous arrêtez pas » est son incantation favorite. Il faut toujours rester en mouvement et avancer, telle est la condition pour ne pas mourir. Cette mythologie de l’énergétique du mouvement est scandée par des motifs récurrents : l’ébranlement du convoi, la traversée du fleuve, la course à cheval, l’hiver qui fige dans l’immobilité. Ce motif de l’énergie au cœur de toute chose, et de la sacralisation de la course en avant, n’est-il pas aussi constitutif du capitalisme ?

.

Maitre et possesseur de la nature ?

La relation entre l’homme et la nature est ici centrale. C’est une question qui infuse plus largement une très grande part de la production littéraire et cinématographique américaine. Les différents récits fondateurs que nous avons évoqués mettent en scène chacun de manière différente le lien de l’homme avec la nature d’une part, la question de la « force brute », libérée des entraves de la civilisation de l’autre. Mais le récit de la Frontière, actualisé dans les néo-westerns, établit une articulation particulière entre ces termes, proche d’une pensée animiste14: la force brutale et hostile de la nature, conçue comme son être profond, semble se transférer irrémédiablement aux hommes qui la traversent, dès lors habités par cette même force. La violence brute des rapports entre les hommes, ou entre les hommes et l’environnement se charge donc d’un sens anthropologique, dépassant le simple code de naturalisation et d’esthétisation de la violence installé par Netflix. La justification ontologique de la force brutale par cet imaginaire sériel contribue, involontairement ou non, à favoriser les conditions d’acceptabilité sociale et politique de cette dernière, comme si elle était l’horizon indépassable de l’Amérique et son destin ultime. « Les gens disent que la mort se tapit partout ici. Le climat, la terre. On apprend à vivre avec. C’est ce qui nous façonne ». Les mots de l’héroïne de Territory (bien que série australienne) traduisent cette ontologie animiste. Ils trouvent une expression visuelle dans l’image de continuité entre les êtres de cette force irrésistible, figurée par le fleuve en mouvement, le crocodile qui l’habite, et prolongés « naturellement » par le revolver pointé du propriétaire de l’exploitation. Dans cet imaginaire où seul celui qui « bouge » survit et s’impose, la force en mouvement justifie toutes les actions et tous les sacrifices. Elle est à la fois praxis et ontologie. « Tu as ôté une vie pour qu’on survive » dit James Dutton à son fils John lorsqu’il tue un animal pour la première fois (1883).

.

Des correspondances et des harmonies secrètes prennent ainsi tout leur sens. Au moment où Donald Trump exhume le président Mc Kinley (1897-1901) comme référence dans ses discours, des productions culturelles de masse ont aussi entrepris de réinterpréter les grands schèmes culturels de cette période de la frontière, où le fait de s’emparer de nouveaux territoires et de chercher à y dominer la nature est aussi alimenté, en deuxième ligne pour ainsi dire, par la libération d’une énergie capitaliste qui ne connait que la course en avant et le « toujours plus ». Partout, dans ces films et ces séries, un déferlement de force à couper le souffle. Mais qui s’impose avec naturel. Shock and awe. Sans prétendre à une solution de continuité entre les formes du soft power et celles du hard power, cette correspondance doit nous alerter. Elle contribue à naturaliser dans l’imaginaire social la force comme seule condition de possibilité du « mouvement » (avancer, progresser). Et à l’installer plus largement comme schème fondateur de l’agir politique américain. Au croisement de la politique et de la fiction, se diffuse une rationalité néfaste qui voudrait que tout ce qui ne peut s’opposer symétriquement au déferlement de la force n’est rien d’autre que de la faiblesse. Faut-il attendre que la fascination de la force et de son imaginaire se réforment, ou repenser des contre-propositions d’imaginaires où, par exemple la fermeté s’opposerait à la force, et non la faiblesse ?

.

Éric Bertin à suivre sur la Revue Esprit
juin 2025
.
Notes
.
  • 1. Et engendrée notamment par les effets des plateformes et de leurs algorithmes. Voir Denis Bertrand, Alexandre Dézé, Jean-Louis Missika, « Banalisation de la violence politique et nouveau régime médiatique », La Grande Conversation, publié en ligne le 13 mars 2023.
  • 2. Éric Landowski, La société réfléchie, Paris, Seuil, 1989, p. 232.
  • 3. Bruno Ambroise « L’illocutoire et le perlocutoire : Les enjeux d’une distinction fondatrice », in Sandra Laugier et Daniele Lorenzini, Perlocutoire !, Collection de l’ISJPS, 2021, p. 4.
  • 4. John Langshaw Austin, Quand dire c’est faire, Paris, Seuil, 1970.
  • 5. Nicolas Couégnas, Sophie Anquetil. « Introduction Du sens à l’action. Une rencontre entre sémiotique et pragmatique autour du concept de « force » », Actes Sémiotiques [En ligne]. 2025, n° 132, p. 3.
  • 6. Jean-Claude Coquet, La quête du sens. Le langage en question, Paris, PUF, p. 10.
  • 7. Ibid., p. 11 et suiv.
  • 8. Le Monde, 25 avril 2025
  • 9. Ibid.
  • 10. Le Monde, 25 mars 2025.
  • 11. On fait référence ici à la pragmatique du langage américaine, dimension par laquelle deux interlocuteurs agissent l’un sur l’autre et transforment réciproquement leurs actions. Voir Algirdas-Julien Greimas et Joseph Courtés, Sémiotique. Dictionnaire raisonné de la théorie du langage, Paris, Hachette, 1993, p. 288.
  • 12. Cornelius Castoriadis, L’institution imaginaire de la société, Paris, PUF, 1975, pp. 292-296.
  • 13. Jean-François Lyotard, La Condition postmoderne, Paris, Éditions de Minuit, 1979.
  • 14. Philippe Descola, Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005, pp. 175-177.

Poster le commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *