Menglon-26 : « Forets françaises en quête d’ avenir », film débat sur les forêts dioises !
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Mercredi 22 avril ( à partir de 18 h …) Une projection de film Le réalisateur Camille GEOFFRAY ( actif sur HFD!) viendra présenter Forêts françaises en quête d’avenir, son film au BARABOCK, à Menglon ..(voir Facebook…) , scéance gratuite , occasion de discuter ensuite ….avec des militante.s de HFD!
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De HELPForêtDioise ! Collectif Citoyen : ÉCOLOGIE Au QUOTIDIEN asso à Die ; Canopée-Drôme ; LDH section Die ( Ligue Des Droits de L’Homme ); LPO (Ligue de protection des oiseaux Drôme -Ardèche)
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Transitions Energies
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Fermetures des centrales à charbon, le grand n’importe quoi de l’Etat
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27 février 2026
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Newsletter de Transitions Énergies.
Fermetures des centrales à charbon, le grand n’importe quoi de l’Etat par La rédaction
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La gestion de la fermeture et de l’éventuelle reconversion des quatre dernières centrales à
charbon en France est dénoncée dans un rapport publié le 26 février par la Cour des
comptes. On y retrouve tous les ingrédients de la politique énergétique du pays,
impréparation, irresponsabilité, coût exorbitant et sacrifice de l’intérêt général au profit
d’intérêts particuliers. L’Etat a même contourné le droit pour accorder des conditions de
rémunérations proprement scandaleuses (prix garanti de 260 euros le MWh) à
GazelEnergie, propriété du magnat Tchèque Daniel Kretinsky, pour la reconversion à la
biomasse de la centrale de Gardanne ! Au sein de l’appareil d’Etat, le poids des lobbys,
l’idéologie et la communication politique ont pris le pas sur les réalités techniques et
économiques… avec des résultats désastreux. Un schéma qui est exactement celui de la
PPE3 (Programmation pluriannuelle de l’énergie version 3).
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C’est encore une nouvelle illustration des errements de la politique énergétique française.
La Cour des comptes vient de publier un rapport très sévère sur les conditions de la
fermeture annoncée des centrales thermiques à charbon du pays. Une décision qui n’est
pas contestable en soi. Mais comme toujours, elle a été mal préparée, mal exécutée et
coûte très cher au contribuable… On se demande toujours avec stupéfaction à quoi sert la
DGEC (Direction générale de l’énergie et du climat) dont la mission au sein du ministère
de l’Economie et des Finances est de mettre en œuvre la politique énergétique du pays.
Mais les administrations centrales ne sont jamais responsables de rien…
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La fermeture des quatre dernières centrales à charbon du pays a été décidée et annoncée
en 2017 et devait être terminée en 2022. Mais il y en a aujourd’hui deux toujours actives
(Cordemais en Loire-Atlantique et Saint-Avold en Moselle). Leur part dans la production
électrique du pays est anecdotique (0,13% en 2024 contre 5% en 2000). Elles
fonctionnent en fait uniquement pour faire face aux pics de consommation de l’hiver,
quand en raison de la baisse des températures la demande d’électricité est maximum et
quand en général à ce moment-là les renouvelables intermittents (éolien et solaire)
produisent très peu. Du coup, un sursis a été donné à deux centrales à charbon en 2022
avec la crise énergétique née de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et avec l’arrêt
inattendu au même moment d’une partie du parc nucléaire français en raison du problème
dit de corrosion sous contrainte de canalisations sur certains réacteurs. Mais le charbon
devrait bien finalement disparaître du paysage énergétique français en 2027. Tant mieux.
Même si le calendrier est difficile à comprendre, y compris d’ailleurs pour les magistrats de
la Cour des comptes. Ils écrivent: « il reste que ce décalage de cinq ans par rapport à la
cible initiale, bien plus long que la durée de la crise énergétique, est surprenant, d’autant
que les restrictions réglementaires censées traduire cet objectif n’ont été reportées qu’à
2025 ». Le problème de fond n’est donc pas, évidemment, la fin du charbon mais dans
quelles conditions et à quel coût ?
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Des choix publics incohérents, coûteux et juridiquement problématiques
La Cour des comptes a examiné ce qu’il advient des quatre dernières centrales à charbon
du pays qu’elles soient encore en activité, en cours de démantèlement ou de
reconversion. A savoir, donc celles encore en fonctionnement de Cordemais gérée par
EDF et de Saint-Avold qui appartient à GazelEnergie, propriété du magnat Tchèque Daniel
Kretinsky. Il y a également la centrale du Havre (Seine-Maritime) qui appartient à EDF a
été fermée en 2021 et est en cours de démantèlement, et enfin celle de Gardanne
(Bouches-du-Rhône) reconvertie et gérée par GazelEnergie (voir la photographie ci-
dessus). Et le rapport illustre un ensemble de décisions publiques souvent incohérentes,
irréfléchies, coûteuses et même juridiquement problématiques.
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Premier constat, au moment de la décision de fermer les centrales, la question des
conséquences sur la sécurité de l’approvisionnement électrique n’a pas été du tout prise
en compte. « Cet enjeu a été sous-estimé par l’État dans le processus décisionnel… »,
résume la Cour des comptes. L’idéologie et plus encore la communication politique ont
pris le pas sur les réalités techniques, une constante. Résultat, lors de la crise énergétique
de 2022, deux fermetures ont dû être soudain reportées dans une totale improvisation.
Aujourd’hui, la meilleure disponibilité du parc nucléaire et la progression des capacités
renouvelables intermittentes, même si en général elles n’apportent pas grand-chose
quand la production au charbon est nécessaire, réduisent les risques. « La sortie du
charbon en 2027 apparaît compatible avec le maintien d’un niveau de sécurité
d’approvisionnement satisfaisant », précise la Cour des comptes.
« La stratégie de l’Etat reste floue… »
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Maintenant, l’idéologie et le court-termisme n’ont pas disparu par enchantement de
l’appareil d’Etat… RTE (le Réseau de transport d’électricité), qui est très favorable aux
renouvelables intermittents, considère pourtant dans son rapport prévisionnel de 2024 qu’il
pourrait manquer de 3 à 5 GW de capacités thermiques pour garantir l’équilibre du
système électrique à partir de 2030. Or « la stratégie de l’Etat reste floue quant aux
mesures à prendre pour y répondre », regrette la Cour. A fortiori avec la PPE3
(Programmation pluriannuelle de l’énergie version 3) qui prévoit la fermeture des centrales
au fioul en 2030.
La fermeture des centrales à charbon est une décision en soi incontestable, compte tenu à
la fois de leurs émissions très élevés de gaz à effet de serre, de leur utilité extrêmement
marginale et du coût élevé de leur maintenance en comparaison de leur production réelle.
Hors période de crise, ces centrales connaissent un « déficit structurel et significatif… Ces
installations semblaient ainsi vouées à disparaître à moyen terme, indépendamment de
l’objectif de sortie », écrivent les auteurs du rapport.
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Le scandale de la reconversion à la biomasse de la centrale de Gardanne
Mais là où les choses deviennent problématiques, c’est quand les projets de conversion
décarbonés dérapent totalement et bénéficient « d’un soutien public disproportionné ».
C’est d’ailleurs ce qui a finalement motivé le démantèlement en cours de la centrale du
Havre, et la reconversion industrielle de Cordemais. Encore en activité, elle cessera
définitivement sa production le 31 mars 2027 pour se transformer en usine de tuyauterie
pour la filière nucléaire. Quant à l’avenir de Saint-Avold, qui pourrait être convertie en
partie au biogaz, il reste en suspens. « Ces hésitations, persistantes, témoignent des
difficultés objectives à élaborer un modèle économique viable, mais également du manque
de clarté du positionnement de l’État sur le devenir de ces installations. En tout état de
cause, le déficit de compétitivité des projets de conversion décarbonée ne saurait justifier
un soutien public disproportionné », souligne la Cour des comptes.
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Et en matière de soutien disproportionné, le cas de la centrale de Gardanne, reprise par le
groupe de Daniel Kretinsky, est proprement scandaleux. Elle a bénéficié en décembre
2024 d’un renouvellement du soutien public dans des conditions de rémunérations
exorbitantes. Un amendement à la loi de finances a été voté au seul bénéfice de
GazelEnergie pour la tranche P4 biomasse de la centrale de Gardanne. Il a permis
d’apporter « des modifications substantielles aux clauses du contrat initial », c’est-à-dire
une augmentation de 71% du tarif garanti par l’Etat. Le contrat initial avait pourtant été
résilié du fait de conditions de rémunération déjà bien trop favorables !
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Fragilité juridique
Résultat, en cas de prix de l’électricité inférieur sur le marché à 260 euros le MWh, c’est-à-
dire tout le temps…, l’Etat s’est engagé à compenser la différence. Le prix moyen de
l’électricité en France sur le marché spot était l’an dernier de 61 euros le MWh. Avant la
résiliation du contrat, l’Etat garantissait « seulement » 152 euros le MWh, ce qui était déjà
considérable. L’Etat s’est bien donné la possibilité de résilier le contrat avec GazelEnergie
au bout de huit ans (2032) si le montant total qu’il a dépensé dépasse alors 800 millions
d’euros. Mais entretemps, la Cour des comptes craint que la facture puisse grimper
jusqu’à 1,5 milliard d’euros !
« Ces modalités emportent d’importantes fragilités juridiques, pour une installation dont la
justification technique n’est pas avérée, car elle ne répond plus à un besoin de sécurité
d’approvisionnement. Les modifications substantielles des clauses du contrat initial ont
également conduit à une revalorisation du tarif accordé à GazelEnergie, au-delà de la
modification de la formule d’indexation prévue par l’article 229 de la loi de finances pour
2024. S’y ajoutent un bilan carbone critiquable et un impact environnemental contesté »,
indique le rapport.
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L’intérêt général sacrifié à des intérêts particuliers
En fait, cette opération, dans la droite ligne des critiques de la PPE3, pose encore une fois
des questions sur la façon dont le gouvernement et l’Etat sacrifient l’intérêt général au
profit d’intérêts particuliers. En plus à Gardanne, l’opération soulève aussi de sérieuses
interrogations juridiques et de transparence.
Ainsi, un audit de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) est normalement prévu
tous les deux ans, mais la Cour dénonce le refus fait à ses membres d’accéder aux
éléments qui permettraient de calculer la rentabilité réelle de la centrale. Même les
conditions précises du rachat par GazelEnergie de la centrale en 2022 sont inconnues !
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La procédure suivie en décembre 2024 a permis à GazelEnergie d’éviter toute mise en
concurrence. Pour la Cour des comptes, il aurait fallu conclure un nouveau contrat, le
précédent ayant été résilié. Mais « un nouveau contrat d’achat n’aurait pas été compatible
avec les orientations de la programmation pluriannuelle de l’énergie [qui ne permet pas de
rémunérer la production d’électricité à partir de biomasse] et les règles européennes en
matière d’aides d’Etat [qui interdisent le renouvellement du soutien à des installations déjà
construites]. L’Etat a donc contourné sans vergogne le droit, avec un simple avenant au
contrat existant… résilié, pour accorder des nouvelles conditions de rémunérations
exorbitantes à GazelEnergie. Un appareil d’Etat devenu totalement hors de contrôle.
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