L’indicible laideur de ses concrétisations les plus emblématiques et l’affligeante vulgarité des propos qu’elle véhicule nous incitent peut-être trop facilement à ne pas prêter attention aux productions figuratives et aux projets architecturaux de la présidence américaine et de ses thuriféraires.
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Générés ou non par l’IA, imités ou non des palais les plus kitsch des monarchies pétrolières, inspirés ou non par les monuments érigés un peu partout à la gloire des dictateurs, les portraits, les mises en scène et les projets architecturaux de l’actuelle administration républicaine méritent pourtant d’être tenus pour l’incarnation, ou la manifestation, d’une véritable iconographie trumpienne, qui mérite d’être décrite non pour son originalité – inexistante – ou pour son élégance – elle aussi évidemment inexistante – mais pour ce qu’elle dit visiblement des formes et des fins de l’exercice du pouvoir par celui qui souhaite faire figurer son nom ou son visage au fronton de monuments publics, sur des timbres, des pièces ou des billets de banque de son vivant.
Dans le flot ininterrompu des productions et des publications de la Maison-Blanche, des réseaux sociaux MAGA et notamment de celui du président lui-même, et puisque son ancien conseiller Steve Bannon rappelait qu’il faut toujours « flood the zone with shit », on doit se résoudre à faire une sélection et à ne retenir que quelques exemples, qui valent cependant dévoilement des stratégies visuelles trumpiennes.
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Le premier est en partie oublié aujourd’hui, remplacé par de nouvelles provocations et productions figuratives : c’est celui de la galerie de portraits des présidents, voulue et aménagée à l’automne 2025 par Trump et son entourage dans la colonnade de l’aile ouest de la Maison Blanche. À en croire Trump, ce « walk of fame » constitué de portraits en noir et blanc dans des encadrements dorés, bien entendu, surmontés d’autres dorures purement décoratives, aurait été inspiré par une galerie comparable, aperçue dans un hôtel Hilton. Un gage de qualité et une caution artistique donc.
Dès le mois de septembre, des commentateurs, dans la presse ou sur les réseaux sociaux, relevèrent certains choix polémiques de la galerie et notamment le remplacement du portrait de Joe Biden par un autopen, une machine à signer, afin de déconsidérer le prédécesseur de Trump et son action. Biden n’aurait donc pas vraiment présidé aux destinées du pays.
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Quelques semaines plus tard, ce furent les légendes supposément rédigées par Trump lui-même, et placées sous les portraits, qui suscitèrent de nombreux commentaires, en raison à la fois de la trivialité de leur écriture, de leur caractère outrageusement partisan et de leur ambition de contribuer à l’exaltation personnelle du président. Biden y est ainsi qualifié de « plus mauvais président de l’histoire américaine », arrivé au pouvoir au terme « de la plus corrompue des élections », Barack Obama est accusé d’être « une des figures les plus clivantes », le mandat de Jimmy Carter est présenté comme ayant été marqué par « une inflation élevée, un chômage élevé et l’essor de la pauvreté ».
Pour sa propre plaque, Trump ne s’embarrasse pas trop de nuances non plus, s’attribuant le recul de l’inflation, le renforcement de la loi et la conclusion de « huit guerres en huit mois ». Dans un exercice de flagornerie désormais coutumier, si ce n’est quotidien, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt a cru bon de justifier ces légendes en assurant que « The plaques are eloquently written descriptions of each President and the legacy they left behind. As a student of history, many were written directly by the President himself [1]».
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Le président ne le sait peut-être pas – ou n’en a cure – mais ce n’est pas la chaîne d’hôtel Hilton qui a inventé la galerie de portraits de prédécesseurs dans les lieux d’exercice et de mise en scène du pouvoir. La tradition en est en fait bien connue des historiens de l’art, notamment pour la période médiévale et l’époque moderne, mais aussi des historiens de certaines institutions pour lesquelles l’histoire est un puissant facteur de légitimation en l’absence de toute succession dynastique en leur sein, comme l’Université ou l’Église : les galeries de portraits d’évêques ou de papes, de professeurs célèbres, jouèrent ainsi souvent un rôle en partie comparable à celui des arbres généalogiques pour les pouvoirs princiers.
On le sait, ce modèle doit beaucoup à l’histoire romaine et à la manière dont elle était écrite, notamment à partir de Suétone et du De vita duodecim Caesarum (La Vie des douze Césars) qui regroupait les biographies des premiers empereurs romains, entre Jules César et Domitien, et élaborait une histoire de Rome à travers cette succession de portraits attentive aux caractères, aux mœurs, à la vie privée des personnages, non sans parti-pris. La postérité en fut considérable à la fin du Moyen-Âge et au début de l’époque moderne, comme le montre le nombre élevé des exemplaires manuscrits et des incunables conservés : elle joua un rôle central dans l’historiographie, dans la représentation du pouvoir romain, mais aussi dans les arts, grâce à des versions illustrées, comme celle commandée au début du XVIe siècle par François Ier pour servir de cadeau diplomatique.
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La construction de certains des pouvoirs politiques ou religieux de l’Europe moderne s’est dès lors souvent accompagnée de ces galeries de portraits inspirées des Douze Césars, et visibles de tous ou du moins de ceux qui pouvaient entrer dans les lieux abritant princes, magistrats ou dignitaires religieux, ou encore institutions judiciaires ou universitaires. À Coire, par exemple, dans le canton des Grisons, la résidence de l’évêque accueille dès le XVIIe siècle une galerie de portraits des prédécesseurs, afin de marquer et de faire voir la continuité et la dignité de l’institution ; à Braga, au Portugal, ce sont 129 portraits des évêques de la ville qui peuvent être vus dans les locaux de l’ancien palais épiscopal ; à Tübingen, l’Université donna naissance à une galerie des portraits de recteurs et des professeurs dès le XVIe siècle.
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Les choix figuratifs de la vidéo, hideux comme toujours avec cette administration, dévoilent bel et bien un projet politique.
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En écartant de sa galerie personnelle la représentation de l’un de ses prédécesseurs, remplacé par une photo de machine à signer, et en rédigeant lui-même (ou en prétendant le faire) les cartels insultants ou grossièrement partisans qui accompagnent l’ensemble des portraits, Trump rompt en fait doublement avec la tradition, romaine, humaniste ou américaine, de la galerie de prédécesseurs comme discours politique sur le pouvoir légitime.
Non seulement, il brise l’idée même de continuité de l’institution par-delà les qualités ou les défauts de ceux qui en ont eu la charge pour un laps de temps plus ou moins long, puisque Biden n’aurait pas exercé véritablement son mandat, mais il abolit le sens même de la galerie qui ne peut servir à rien ni à personne, si ce n’est à l’exaltation par le président de ses propres actions et de ses supposées réussites.
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C’est, au fond, comme si Caligula ou Caracalla avaient eux-mêmes rédigé les biographies de leurs prédécesseurs, les chargeant de tous les crimes pour dissimuler les leurs, et se présentant en sauveur d’une institution toujours faible et toujours menacée. Du coup, le rôle de ces galeries, qui étaient à la fois leçons d’histoire et admonestations morales, disparaît, ne laissant subsister qu’un assemblage de vantardises, de calomnies et de vérités historiques pour estrades et plateaux télé qui trie les faits en fonction des profits immédiats qu’il est possible d’en tirer. L’iconographie trumpienne est bien ici la fille de sa rhétorique si particulière, qui n’est au service d’aucune idée de la chose publique, mais d’une ambition strictement personnelle.
Un second exemple le confirme. Car dans les mêmes semaines, Trump postait sur les réseaux sociaux une courte vidéo destinée à répondre aux quelque 2 700 manifestations No Kings qui avaient mobilisé des millions d’Américains, dans les grandes villes mais aussi dans de petites localités, le 18 octobre 2025. Là encore, il ne faut pas y chercher de qualités esthétiques ou d’astuce argumentative, mais on aurait tort de considérer que la vidéo représentant un Trump – couronné, en pilote de chasse décollant pour bombarder d’excréments les manifestants – pour une illustration de plus des outrances du personnage, sans signification particulière. Après tout, on pourrait considérer qu’il y a dans ces quelques secondes, une parfaite illustration des conseils de Steve Bannon, que l’on citait plus haut (« inonder la zone de merde »), pour que l’on ne parle que de cette provocation, en oubliant de saluer la réussite des manifestations. Souvent, l’iconographie trumpienne n’est d’ailleurs guère plus qu’un slogan simpliste mis en image.
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Mais on doit surtout souligner que les choix figuratifs de la vidéo, hideux comme toujours avec cette administration, dévoilent bel et bien un projet politique, même si celui-ci peut nous sembler grossier, puéril ou absurde. D’une part, dans l’exhibition outrancière du peu de cas que la présidence fait des contre-pouvoirs et de l’opinion publique, pour laquelle elle assure ici qu’elle n’a que mépris ; d’autre part, dans le choix d’une imagerie militaire façon Top Gun, contre-intuitive a priori pour un président qui se targuait d’avoir conclu huit paix en huit mois, et disait vouloir mettre fin aux aventures militaires coûteuses et inutiles.
La suite a montré ce qu’il fallait en penser : l’Amérique de Trump s’est lancée dans une série d’agressions au Yémen, en Somalie, en Syrie, au Venezuela et bien entendu en Iran. La comptabilité établie par l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) établit que l’administration Trump a, en l’espace d’un an, ordonné plus de frappes contre des pays étrangers que l’administration Biden pendant toute la durée de son existence (669 contre 533). Un président pilote de chasse qui bombarde les ennemis de l’Amérique n’est pas une allusion amusante à Independence Day, où le locataire de la Maison Blanche pilotait lui-même un F-16 dans la contre-attaque victorieuse contre les extraterrestres : chez Trump, les ennemis ne sont pas venus d’une autre planète ; ce sont des citoyens américains que le président survole et frappe. À l’évidence, il y a bien là une manière, claire et menaçante, de décrire et de prescrire la vie politique comme une guerre et un jeu tout à la fois, exactement comme le feront quelques mois plus tard les vidéos obscènes de la guerre contre l’Iran, entrelacées d’images de jeux.
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Tout à ses obsessions virilistes et au désir de mettre à profit la puissance militaire américaine, quitte à en faire l’objet de marchandages ou l’outil de formes d’extorsion commerciale, l’administration Trump a donc inventé une nouvelle version du Kriegsspiel prussien, qui ne sert plus à la formation des officiers mais au divertissement et surtout à la justification d’une guerre illégale et sans but précis, par la confusion volontaire entre les faits et les réalités alternatives de la propagande présidentielle.
Ces vidéos sont, en effet, une stratégie qui permet d’occulter totalement l’existence de victimes civiles, de massacres, de dommages collatéraux massifs et de pratiques qui peuvent s’apparenter à des crimes de guerre, tant le montage de ces vidéos vient brouiller la frontière entre le réel et le virtuel pour souligner la réussite de ce qu’on qualifie désormais de « frappes » et fait avancer l’idée qu’il est parfaitement loisible de solliciter de plus en plus l’IA dans la conduite de cette guerre et de celles qui suivront.
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On peut donc rester interloqué ou horrifié par ces références grossières à l’autorité monarchique de la part d’un président qui n’en connaît ni l’histoire ni les principes, comme l’a montré la succession des bévues américaines lors de la visite récente de Charles III (usage du prénom, main posée sur le bras…). Un prince, un roi, un empereur qui adresse à ses sujets des images dans lesquelles il se met en scène en train de les couvrir d’immondices est une invention trumpienne, une explicitation de sa conception du pouvoir personnel sans frein ni comptes à rendre si ce n’est à lui-même, comme le président l’expliquait à propos de ce qui pouvait conduire à la fin des hostilités au Moyen-Orient.
Singer la monarchie, laisser les courtisans manier les comparaisons douteuses, inonder les bâtiments officiels de dorures de salle de bain peut amuser MAGA et lancer les opposants sur de fausses pistes : cela ne dissimule pas pour autant la réalité de l’évidement des institutions et des contre-pouvoirs aux États-Unis et les menaces durables qui y pèsent désormais sur les formes de désignation et de renouvellement des élites dirigeantes qui sont au principe du fonctionnement démocratique. Trump bombardera-t-il lui-même les électeurs qui ne voteront pas pour les Républicains en novembre ?
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On reconnaît ici très clairement et sans dissimulation quelques-unes des pratiques figuratives des régimes totalitaires du XXe et du XXIe siècle.
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Il faut évoquer un dernier exemple, un dernier détournement ou dévoiement trumpien des codes de l’iconographie politique, celui qui s’est traduit dans la publication le 18 avril 2026 par le président sur son propre réseau social d’une image, une fois encore générée par l’IA, le représentant dans le contexte de la guerre avec l’Iran en sauveur christique, apposant sa main sur le front d’un blessé alité et veillé par une femme que le vêtement désigne comme un membre du personnel soignant. Autour du président-Jésus se presse une Amérique blanche et en prière, pendant que le soleil nimbe le personnage central d’une lueur éclatante et que des aigles, des avions de chasse et des super-héros ailés peuplent le ciel.
Cet étrange assemblage du film de guerre, des Avengers et de l’iconographie religieuse la plus outrancière a fait scandale, notamment dans les milieux chrétiens, poussant le président à le retirer rapidement et à feindre de s’étonner des réactions en affirmant, contre l’évidence, qu’il s’était représenté en docteur, car il avait l’habitude de guérir beaucoup de monde. L’image ne montre évidemment pas cela et il paraît difficile de souscrire à l’idée d’un docteur Trump bienveillant venant d’un dirigeant qui affirmait plus tôt que le Covid-19 disparaîtrait de lui-même, ou avec de la javel ou de l’hydroxychloroquine, et qui ne cache pas son hostilité aux politiques vaccinales ou son désir de démanteler tous les programmes d’assistance médicale mis en place par l’administration Obama.
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Mais une fois encore, malgré tout ce qui devrait nous inviter à ne pas le faire, il faut prendre au sérieux cette imagerie kitsch et tenter de voir ce qu’il s’y dit vraiment. Bien entendu, il ne servirait à rien de convoquer ici les analyses de Marc Bloch sur les Rois thaumaturges, même en période de panthéonisation du médiéviste : il n’est pas certain que Trump en soit un fin connaisseur et ce n’est de toute façon pas le message qui est ici délivré. Le bric-à-brac de cette image repose en fait sur la référence christique et sur son assemblage douteux avec les symboles de l’Amérique que sont la bannière étoilée et la statue de liberté. C’est cet assemblage qui importe dans ce qui s’apparente à un manifeste du christianisme nationaliste qui a désormais ses quartiers à la Maison Blanche. Le Trump en Jésus au chevet d’un malade ou d’un blessé paraît ainsi illustrer les positions des télévangélistes qui lui murmurent de plus en plus à l’oreille, comme Travis Johnson et surtout Paula White, devenue conseillère spirituelle du milliardaire.
Depuis des années, cette dernière accompagne en effet de ses prières et de ses divagations millénaristes-nationalistes les grands moments des deux mandats présidentiels de Trump, de la prière publique lors de l’attaque du Capitole en janvier 2021 au déjeuner du 3 avril 2026 dans lequel, quelques jours avant la publication de l’image du président nimbé, elle comparait longuement Trump à Jésus-Christ, en affirmant que, comme le Sauveur, il avait été trahi, arrêté et accusé injustement[2].
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La guerre contre l’Iran et en fait contre tous les ennemis supposés de l’Amérique, y compris ceux de l’intérieur, devient une croisade, comme le rappellent les tatouages du secrétaire à la défense Pete Hegseth, bénéficiaire, si on l’en croit, d’une révélation religieuse en 2018 : croix de Jérusalem sur le torse et inscription latine sur le bras, complaisamment exhibés à maintes occasions. Les discours de ce dernier, truffés de références bibliques maladroites et parfois fautives, cherchent ainsi régulièrement à faire passer les agressions militaires américaines pour une sorte de croisade, sans le pape et qui serait à elle-même sa propre justification : le droit international, l’accord du Congrès américain, la consultation des alliés et même la détermination des objectifs politiques de la guerre ne servent plus à rien, puisque l’aventurisme guerrier serait volonté de Dieu, exprimée aux seuls fidèles du président investi par-là d’un rôle d’outil de la providence. Quelques mois avant l’attaque du 28 février, le conseiller spirituel personnel d’Hegseth, le pasteur Brooks Potteiger, affirmait d’ailleurs devant un parterre de généraux américains que Dieu veut tout ce qui se produit dans le monde (un bon thomiste dirait qu’il est la cause première de tout, l’hubris militaire de Trump n’étant que cause seconde) et donc de l’envoi et de l’impact des missiles Tomahawk.
Le Trump christique n’a donc rien d’une improvisation malencontreuse, d’une mauvaise blague dont les conséquences n’avaient pas été anticipées. Il s’agit au contraire, comme dans le cas de la galerie des présidents et de ses jugements partisans ou dans celui des portraits en roi de guerre contre ses propres sujets, de la mise en image de positions ineptes mais réfléchies, élaborées par la nébuleuse qui a porté le golfeur de Mar-a-Lago au pouvoir et largement diffusées sur les réseaux sociaux et dans les médias favorables au monde MAGA.
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Car les portraits de Trump en saint, en apôtre ou en Christ, sont nombreux, qui le montrent marchant sur l’eau, enlaçant ou écoutant le Seigneur qui lui parle dans le Salon ovale ou encore se tenant à ses côtés avec John Wayne. Il n’est pas compliqué d’en trouver sur internet quelques-uns des exemples les plus édifiants et d’en commander des reproductions, dont on ne sait à qui vont les bénéfices. Ainsi, le « pouvoir grotesque » théorisé par Christian Salmon s’observe incontestablement dans cette iconographie trumpienne qui ne se refuse rien à son héros[3].
Derrière les différentes déclinaisons de cette iconographie de bouffon, toutefois, une même vision du pouvoir s’exprime, qui puise dans les vieilles recettes des stratégies visuelles des totalitarismes longuement mises au point et expérimentées: occultation de certains personnages qui disparaissent des photos officielles, dénonciation paranoïaque des ennemis de l’intérieur, goût des monuments supposés être dans le style romain impérial (arc de triomphe monumental pour Washington, lettrages et inscriptions à l’antique sur les monuments, Trump coin avec portrait en médaille de profil…), exaltation sans frein de la figure du chef charismatique entouré de représentations idéal-typiques des conditions sociales (l’infirmière, le soldat), remploi de figures héroïques nationales…
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Que Trump soit lui-même le commanditaire de cette imagerie ou seulement son destinataire ne change rien : la force de ces outils de propagande est de rendre sans objet la question de savoir qui en est véritablement l’auteur, ou de déterminer si les spectateurs y croient véritablement ou non. Ce qui importe, c’est, hélas, que l’on reconnaît ici très clairement et sans dissimulation quelques-unes des pratiques figuratives des régimes totalitaires du XXe et du XXIe siècle, pour lesquels le président et son entourage ne cachent d’ailleurs leur admiration. On peut légitimement s’en inquiéter car leur remploi ne dit rien de bien rassurant sur la manière dont cette administration envisage sa survie.
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