C’est ce qu’Emmanuel Macron, le chef de l’Etat, a déclaré la semaine passée. Vendredi dernier, Lyhanna a été enterrée. Elle était sans nul doute une formidable petite fille, la tête emplie de rêves, d’imagination, d’énergie pour affronter la vie.
Sa mort est un drame absolu. Un drame pour ses parents et tous ceux qui l’aimaient. La goutte de trop : leur drame est devenu celui de chacune et de chacun d’entre nous. Le drame de ces petits garçons et de ces petites filles, qui ont peur parfois à la maison, ou sur le chemin de l’école. L’injustice de celles et ceux qui ont enfoui un passé douloureux, celle de celles et ceux qui ne peuvent s’empêcher de pleurer de colère en pensant à ceux qui étaient censés les aimer et les ont fracturés. De celles et ceux qui luttent pour que plus jamais cela n’arrive. Mon drame, aussi.
Je ne sais pas comment au juste, on est censé-es répondre à un drame.
Chacune, chacun d’entre nous, qui a vécu ces violences, y répond un peu comme il peut : parfois l’on parle, parfois l’on se tait, parfois l’on oublie, parfois on se fracasse, on n’est plus rien, parfois cela nous rend plus fort pour se battre pour les autres. Bien trop souvent, on est détruit. On se sent comme un sucre, auquel il faudrait une goutte d’eau pour fondre de douleur. Et des gouttes d’eau, il en tombe tellement dans la vie.
Souvent, on est bien seul-es. Les psychologues, les assistants sociaux, sont bien trop peu nombreux pour recueillir la parole, pour soigner ensuite. Beaucoup travaillent parfois jusqu’à 5 établissements, et doivent jongler entre les protocoles.
Comment est on censé-es répondre à un tel drame?
Quand on manque de moyens pour nos gendarmeries, notamment dans nos campagnes, quand trop peu de forces de l’ordre sont aujourd’hui formées pour accueillir la parole, entre violences faites aux femmes, lutte contre la pédocriminalité, brigade des mineurs, tout cela au milieu des injonctions contradictoires de tel ou tel Ministre de l’Intérieur après chaque fait divers pour faire des priorités #1 du narcotrafic, du contrôle des migrants, de la petite délinquance, des actions de militants écologistes. Le résultat, ce sont 94% de classements sans suite dans les affaires de violences sexuelles.
Quand les associations constituées de bénévoles peinent à trouver les moyens pour accompagner celles et ceux qui ont tant besoin d’une main tendue. Quand elles alertent, depuis des années, sur les budgets alloués à la protection de l’enfance et la lutte contre les violences intrafamiliales.
La moyenne européenne pour 100 000 habitant-es, c’est 22 juges et 12 procureurs. En France, on est à 11 juges et trois procureurs.
La France est le pays où les procureurs traitent le plus de dossiers : près de 2 030 affaires reçues par an et par procureur, soit près de cinq fois plus que la moyenne européenne, estimée à environ 430 affaires annuelles, selon la Commission européenne pour l’efficacité de la justice.
Il mettait en lumière un stock qui atteignait 2,7 millions de dossiers anciens en 2022, pour 3,5 millions de nouvelles procédures enregistrées au cours de la même année (qu’il s’agisse de cambriolages, d’escroqueries ou de violences aux personnes). Avec ce constat alarmant : 40 % d’entre elles étaient oubliées depuis plus de deux ans. Ces stocks peuvent « concerner des faits graves d’atteintes aux personnes n’ayant fait l’objet d’aucune investigation depuis plusieurs années, notamment d’agressions sexuelles et de viols, alors que les auteurs présumés étaient identifiés, voire localisés ».
Déjà à l’époque, les services d’inspection préconisaient d’identifier les procédures les plus préoccupantes laissées à l’abandon en vue de les traiter et pointait plusieurs dossiers de viols et d’agressions sexuelles en déshérence totale et non traités. S’agissant des violences sur mineur·es, le rapport relevait déjà de graves alertes.
J’entends que “ce n’est pas une question de moyens”, j’entends la mise en pâture des procureurs, j’entends la menace de sanctions individuelles sur tel gendarme qui n’aurait pas pris la plainte, sur telle magistrate parce qu’elle n’aurait pas oeuvré assez vite. J’entends comment des responsables politiques se défaussent sur d’autres qui exécutent pourtant leurs propres prérogatives, j’entends qu’on “serait tous d’accord, qu’on devrait oeuvrer ensemble, que ce sujet n’est pas partisan”.
J’entends qu’il faudrait arrêter de crier.
Je ne sais pas comment on est sensés répondre à ce drame. Nous avons proposé (et vu année après année refusés) des crédits budgétaires, 2,6 milliards d’euros : C’est le coût d’une vraie politique de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Ce sont les moyens pour prévenir, écouter, éduquer, enquêter, juger, réparer, pour que cessent les violences.
👉 Nous pourrions ainsi recruter des milliers d’enquêteurs, de magistrats, de juges spécialisés, pour un traitement des plaintes plus rapide, avec un socle minimal pour chaque plainte;
👉 Nous pourrions créer des cours criminelles spécialisées, comme l’a fait l’Espagne en 2005, pour les violences conjugales.
👉 Nous pourrions créer des centres de prise en charge d’urgence des victimes accessibles 24h/24;
👉 Nous pourrions créer un service d’investigation et une maison d’enfants spécialisée dans la protection et l’accueil des enfants victimes;
👉 Nous pourrions avoir les moyens pour la suppression des vidéos en ligne de viols, d’inceste, de pédocriminalité;
👉 Nous pourrions assurer à chaque enfant victime un avocat spécialisé dès le début de la procédure;
👉 Nous pourrions former les professionel-les de la petite enfance et de la santé à la détection des violences et l’orientation des victimes;
Mais on ne fera pas l’économie de moyens : et cela, ce sera à l’automne, lors de l’examen du budget.
Là, j’espère que nous serons tous d’accord, qu’on oeuvrera ensemble, que ce sujet ne sera pas partisan.
Je l’espère, car comme beaucoup d’entre vous, je ne sais pas comment on répond autrement qu’avec tout ce qu’on peut à ce drame.
Le combat de la semaine : Aux côtés des élu-es de nos villages en ce début de mandat !
Depuis les élections municipales, je propose aux élus municipaux d’échanger avec moi pour faire connaissance, nous rencontrer et que nous puissions travailler main dans la main pour la suite de leur mandat.
Je me suis déjà rendue à Saint-Jean-en-Royans📍, la Chapelle-en-Vercors📍, Nyons📍, Saint-Paul-Trois-Châteaux📍, Grignan📍, Séderon📍, Buis-les-Baronnies📍,Combovin📍et Montmeyran📍, et bien évidemment je continuerai ma tournée sur le territoire jusqu’aux congés d’été pour aller voir tou-tes les élu-es de 240 communes de la circonscription.
A chaque fois, ces rencontres permettent d’échanger sur mon travail et mon rôle de députée, et sur leurs préoccupations. Nous y parlons de la carte scolaire et de la défense de nos écoles (beaucoup!), d’agriculture et d’alimentation, de la gestion de nos forêts, des enjeux liés à l’eau, des services publics qui s’éloignent. Souvent, on m’y témoigne un grand sentiment d’impuissance : j’entends des élu-es qui parfois ont du mal à trouver du sens à leur action, ou se sentent extrêmement contraints et pris en ciseau entre des responsabilités immenses, une charge administrative lourde, des administré-es en quête de réponse dans des contextes où les services publics se dégradent, et tout cela doit nous alerter. Ces réunions sont importantes pour que les élu-es sachent qu’ils peuvent me saisir à tout moment, et que si je vous défends, concitoyen-nes drômois-es, au quotidien, mon rôle est également de défendre les élu-es locaux qui connaissent, partout dans nos pays drômois, vos réalités. Mes travaux à Paris sont toujours inspirés des échanges avec vous toutes et tous, mille mercis de prendre ces temps !
La question écrite de la semaine : j’interpelle la ministre de l’Agriculture sur la situation des auxiliaires de vie scolaire dans l’enseignement agricole
Les auxiliaires de vie scolaire exerçant dans l’enseignement agricole privé et les Maisons Familiales Rurales souffrent toujours d’un statut inadapté à la réalité de leur profession : en effet, ils demeurent dans une situation particulièrement précaire, sans accès effectif à l’ensemble des droits, à la formation obligatoire, aux primes et aux garanties dont bénéficient les AESH.
Cette situation ne peut plus durer ! Au-delà de la précarité qu’elle engendre pour les personnels concernés, elle a également des conséquences directes sur les élèves, en ne permettant pas de garantir un accompagnement stable, de qualité et adapté à leurs besoins.
L’événement de la semaine : Lundi, c’était le Parlement des enfants
Lundi dernier, avait lieu la 29ème édition du Parlement des enfants. Mais cette année était une année très particulière : en effet, une classe Drômoise avait été sélectionnée, et pas n’importe laquelle, les 6e du collège Armorin de Crest📍
Cette année, le thème était les réseaux sociaux et leurs dangers : les élèves ont pu écrire une proposition de loi sur la formation aux dangers des réseaux sociaux, pour une meilleure information sur ces sujets, pour la création d’un label pour prouver que les contenus en ligne sont sans danger pour les mineurs ou encore pour établir une liste officielle des réseaux sans danger pour les mineurs ! Un travail collectif inspirant, mené par des professeurs engagés que je tiens à remercier.
Les jeunes crestois n’ont malheureusement pas gagné le concours cette année mais ils et elles ont quand même pu profiter pleinement de cette journée en visitant l’Assemblée et en posant une question en hémicycle à la Ministre Aurore Bergé sur la discrimination en ruralité. Sur les bus et trains qui passent pas souvent, sur les lieux de culture qui sont bien loin : je vous la partagerai bientôt !
La Ministre n’a pas répondu à la question, mais cela a permis néanmoins aux élèves d’avoir une session de questions au Gouvernement plus vraie que nature 🙃. Les enfants ont pu ensuite profiter pleinement du « pique nique » dans les jardins de la présidente, constitué principalement de barbe-à-papa, de glaces et de gaufres 😇. Bravo à elles et eux pour leur travail (qui paie !), pour leur énergie. Bravo à leur enseignant Monsieur Mondon !
L’événement à venir : Soyez les bienvenu-es au Grand Banquet Républicain le samedi 11 juillet !
À la veille de la fête Nationale, je vous donne rendez-vous, comme députée de la Drôme, pour partager de manière conviviale et chaleureuse un banquet Républicain le samedi 11 juillet à partir de 12h sur les bords de Drôme à Saillans📍
Alors que les principes de liberté, d’égalité et de fraternité sont aujourd’hui fragilisés par la progression des populismes, et que l’État de droit fait l’objet d’attaques répétées, nous devons réaffirmer avec force notre fidélité à l’héritage de la Résistance des maquis du Vercors et des Baronnies, aux valeurs républicaines qui fondent notre pacte commun, ainsi qu’à la démocratie et à ses institutions.
Toutes les drômoises et tous les drômois sont les bienvenu-es pour partager un repas convivial et partagé (amenez boisson ou plat !) et des animations populaires, ce samedi 11 juillet !
J’ai hâte de vous (re)voir !
Afin que nous puissions nous organiser en fonction du nombre de participant-es, merci de vous inscrire si vous pensez venir :
👉BANQUET REPUBLICAIN DU 11 JUILLET 2026
La cagnotte de la semaine : La Maison Elisa de Voies Libres Drôme
La Maison d’Élisa est un lieu d’accueil et d’hébergement pour des personnes en situation d’exil, mais aussi un espace de vie, de rencontres, de guinguettes, de cantines solidaires et d’échanges ouverts à toutes et tous. Grâce aux prêteurs et prêteuses solidaires, Voies Libres Drôme a pu acheter cette maison à Vercheny en 2024.
Aujourd’hui, pour continuer à faire vivre ce lieu, ils lancent un appel à dons. Je ne peux que les soutenir dans cette belle oeuvre, et vous invite à le faire également, en soutenant ce beau projet :
Mardi, je me rendais à Ourches 📍 pour participer à la cérémonie en hommage à la Résistance, à l’occasion du 82ᵉ anniversaire de la Libération de la Drôme et en mémoire des résistants de la 4ᵉ compagnie F.F.I. Planas-Sanglier, morts pour la France et pour la Liberté.
Je me rendais ensuite à Grâne📍pour la paella de l’association Vieillir au village. Cette association, créée en 2009, réunit une soixantaine d’adhérent-es. Son objectif: créer des espaces de lien social et de solidarité, à travers des évènements, des rencontres, des sorties, des ateliers… Je salue le travail remarquable des bénévoles, de la coordinatrice, de la Présidente, et l’appui inconditionnel de la Mairie de Grâne.
Je me rendais ensuite à Saillans📍où je rencontrais le Président de la Commission Locale de l’Eau. Alors que la loi d’urgence agricole prévoit un renoncement à la démocratie de l’eau à la française, j’ai voulu échanger avec cette Commission Locale de l’Eau, l’une des premières de France. Nous avons pu revenir sur l’adoption récente du Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau (SAGE), qui prévoit 4 axes, la sobriété, la résilience, le partage et le stockage. Ce SAGE est l’aboutissement d’un très long travail de concertation sur le territoire entre des acteurs aux intérêts très divers, qui ont réussi ensemble à partager des constats et une vision commune pour le territoire. Je veux les remercier pour ce travail qui fait honneur à la concertation et à l’intelligence collective; au service du bien commun. Nous continuerons, je l’espère, notre chemin pour la protection de la ressource en eau ensemble !
Vendredi, je tenais d’abord ma permanence parlementaire à Séderon📍, où j’ai eu le plaisir de vous rencontrer de nouveau pour vous accompagner face aux défis de la vie.
Je me rendais ensuite à Mévouillon📍sur l’exploitation de Denis Mabille et de ses parents. Je l’avais rencontré en permanence l’an dernier où il m’avait fait part de ses difficultés à se faire aider pour adapter ses engins agricoles suite à un accident au cours duquel il s’est fait happer les jambes par la machine attelé à son tracteur. J’avais alerté, à ses côtés, les organismes en question pour qu’une solution soit trouvée. Aujourd’hui son premier tracteur a été adapté et le second est sur le point de l’être ! Je suis tellement heureuse d’avoir pu aider, et de voir que parfois, quand on travaille ensemble et qu’on se fait confiance, les choses avancent !
Samedi, je me rendais au Parc aux Oiseaux et Zoo d’Upie📍à la rencontre de l’équipe qui pilote ce parc animalier, l’un des seuls de la Drôme avec le parc aux crocodiles. Un retour en enfance pour moi car je n’étais pas revenue depuis mes 8 ans ! Sur 6 hectares, cette entreprise familiale qui a fêté ses 50 ans il y a quelques jours, fait un remarquable travail de sensibilisation, de conservation d’espèces (plus de 200 dans le parc), tout en proposant un lieu agréable et pédagogique pour les familles du territoire. Merci à Monsieur le Maire d’Upie de nous avoir accompagné-es, merci à Julie, Alexandre, Christelle pour la visite, et au plaisir de revenir !
Je me rendais ensuite à Chabeuil 📍pour inaugurer la nouvelle édition des Rencontres Tintinophiles. Tintin fait partie de notre patrimoine culturel commun. Depuis près d’un siècle, ses aventures nourrissent l’imaginaire de générations de lecteurs par leur souffle narratif, leur humour et leur extraordinaire qualité graphique. Comme toute œuvre qui traverse les époques, elle porte aussi les marques de son temps.
Reconnaître cette dimension ne diminue en rien le génie créatif d’Hergé ni l’attachement que lui portent ses lecteurs ; cela nous invite au contraire à lire ces œuvres avec intelligence, en les replaçant dans leur contexte historique. C’est aussi la force des grandes créations culturelles : elles continuent de nous faire rêver, mais elles nous permettent également de réfléchir à l’évolution de nos regards, de nos valeurs et de nos sociétés. Et c’est aussi un formidable trait d’union entre les âges. Je salue le travail de Monsieur Merle, les élu-es, ainsi que l’ensemble des bénévoles de Chabeuil Histoire et Patrimoine, pour l’organisation de ces rencontres, et l’ensemble des partenaires qui ont rendu cela possible.
J’ai pu, ensuite, organiser deux réunions avec les élus du secteur : d’abord à Combovin📍 avec les élu-es de la Raye, ensuite à Montmeyran📍 avec les élu-es de la plaine de Chabeuil. Je me rendais ensuite à Montmeyran📍pour rencontrer pas moins de 70 équipes qui participaient au trail « les 6 heures de Montmeyran ». Une vraie réussite pour cette première édition! En équipe de 2 ou de 4, les coureuses et coureurs devaient faire un maximum de tours d’un parcours de cross de 3km. C’est dans une ambiance chaleureuse, sportive et festive que j’ai eu l’honneur de remettre les prix aux vainqueurs. J’ai également assisté aux courses des enfants, de 3 à 12 ans. Je félicite toutes celles et ceux qui ont participé, et je remercie de tout cœur les bénévoles de Running Montmeyran dont son président Pierre-Yves Elie pour l’organisation de cet évènement.
Enfin, je me rendais en soirée à Cobonne📍pour partager l’excellente paella de l’association des Amis du vieux Cobonne qui organisait cet événement (en plus d’un très bon moment de convivialité) pour financer la rénovation de la maison de l’association et son four à pain. Mille mercis pour leur invitation !
Je terminais la journée à Montclar-sur-Gervanne📍pour profiter de la désormais traditionnelle vogue du village, organisée par l’Association des Jeunes de Montclar-sur-Gervanne, que je remercie de s’investir ainsi pour leur commune. Bravo à elles et eux et merci Monsieur le Maire pour son accueil chaleureux.