Sénateurs et députés s’unissent pour défendre une politique de l’eau commune?

Les points à retenir
- Six présidents de comité de bassin apportent leur soutien au groupe.
- Le projet de loi d’urgence agricole est jugé contraire à la gestion de l’eau.
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Alors que les températures battent des records et que les crispations sur la gestion de l’eau s’accentuent, des sénateurs et députés ont souhaité constituer un groupe transpartisan dédié à la politique de l’eau. Ce groupe est notamment porté par Hervé Gillé, sénateur socialiste de la Gironde, Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre et députée Ensemble pour la République du Pas-de-Calais et soutenu par l’ensemble des six présidents de comité de bassin. « Il faut que nous construisions une position commune transpartisane, que nous ayons une sorte de grammaire commune quel que soit notre appartenance politique », a détaillé Agnès Pannier-Runacher. L’idée ? Porter une vision de la politique de l’eau qui repose sur une gouvernance plus efficace, un financement plus juste et une protection renforcée de la ressource.
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« L’objectif est de réunir une majorité, de disposer de relais dans chaque groupe politique. Nous disposons déjà d’un spectre assez large : républicain, centriste, Renaissance, socialiste et écologiste », a assuré Hervé Gillé. Le système qui est en place doit être conforté mais cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas le revisiter».
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Ce groupe veut pouvoir peser sur les discussions parlementaires de textes qui abordent la politique de l’eau comme le dernier projet de loi d’urgence agricole (1) ou le futur projet de loi de finances. « Tout ce qui est dans le projet de la loi d’urgence agricole va à l’encontre de ce que nous voulons porter pour la gestion de l’eau » (2 ), s’est positionnée Agnès Pannier-Runacher. Parmi les autres points sensibles portés : les ponctions du gouvernement sur le budget des agences de l’eau ( 3 ) ainsi que les questions liées à la démocratie de l’eau avec les exemples récents de suspension à l’initiative du préfet de l’adoption du schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (Sage) Vilaine ( 4 ) ou encore le report dans trois bassins versants (1) des dates initialement prévues pour l’élaboration des schémas directeurs d’aménagement et gestion de l’eau (Sdage). « Le préfet a décidé de repousser les dates du comité à la fin de l’année rendant impossible le respect des délais prévus par l’Europe, a regretté André Flajolet, président du comité de bassin Artois-Picardie Le groupe de travail mis en place est important car il s’oppose à une lecture idéologique ou purement économique de l’eau. Car l’eau est le bien commun de la nation».
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1. Adour Garonne, Loire Bretagne et Artois Picardie
Dorothée Laperche, journaliste intégrée, Cheffe de rubrique eau / santé environnement. Reproduction établissant un lien préformaté [48214] / utilisation du flux d’actualité.
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-1-Néonicotinoïdes, eau, loup : de nouveaux reculs environnementaux dans le projet de loi agricole
En commission, les sénateurs ont adopté de nombreuses mesures visant à assouplir les contraintes aux agriculteurs. Dérogations pour les néonicotinoïdes, gestion de l’eau plus favorable et lutte contre la prédation en font partie.
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1-Néonicotinoïdes, eau, loup : de nouveaux reculs environnementaux dans le projet de loi agricole
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-2-Loi d’urgence agricole : les dispositions sur l’eau après son adoption à l’Assemblée
Adopté en séance publique à l’Assemblée nationale, le projet de loi de protection et souveraineté agricole aborde des sujets essentiels de la gestion de l’eau : gouvernance, zones humides, stockage et protection des captages. Détails des dispositions.
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-3-Politique de l’eau : les comités de bassin dénoncent des moyens d’action en berne
Alors que s’organisent jusqu’en octobre les conférences territoriales de l’eau, des comités de bassin dénoncent de nouvelles ponctions dans le budget des agences et posent la question des moyens accordés dans un contexte budgétaire plus que contraint.
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-4-Moratoire de l’eau : les comités de bassin défendent la démocratie locale.
Les présidents des comités de bassin s’inquiètent des orientations prises par le Gouvernement. Dans un courrier à Sébastien Lecornu, ils rappellent l’importance de la démocratie locale et de la soutenabilité financière des politiques dont le Plan eau..
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