« 400 mètres de rivière à sec, on ne s’attendait pas à ça » : La fédération de pêche contrainte de sauver les poissons
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Avec les fortes chaleurs de ces dernières semaines, la faune sauvage, en particulier les poissons, manque d’eau pour survivre. La Fédération de pêche de la Charente organise des sauvetages en rivière. Mais cette année, ils ont commencé beaucoup plus tôt qu’habituellement.
« On vient de remonter 400 mètres de rivières complément à sec. On ne s’attendait pas à ça. » Le constat est celui de Valentin Ortolan, le directeur de la Fédération de pêche de la Charente. Avec d’autres bénévoles, il remonte le lit de la Nouère, au nord-ouest d’Angoulême, pour sauver les poissons en souffrance dans les cours d’eau en situation d’assec (état d’une rivière ou d’un étang qui se retrouve sans eau). Si tôt dans l’année, ils n’avaient encore jamais été confrontés à une telle sécheresse.
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Le record d’assec, c’était en 2022, il y avait plus de 1 200 kilomètres de cours d’eau qui était en assec et là, on a un mois d’avance sur 2022.
Valentin Ortolan, Directeur de la Fédération de pêche de la Charente
Valentin Ortolan précise : « C’est la première fois qu’on intervient en pêche de rivière début juillet. Il y a encore moins de dix ans, au plus tôt, on intervenait vers le 10 ou le 15 août. Ça peut paraître surprenant avec les crues importantes qu’on a eues en janvier et février, mais à partir de mars, on a eu des mois très secs. C’est la preuve qu’on n’arrive plus à retenir l’eau dans nos bassins-versants. Ce problème de ressource en eau est accentué par des températures extrêmes. »
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Dans ce département, le cas de la Nouère n’est pas isolé et plusieurs dizaines de cours d’eau sont menacés.
« On fait des suivis d’assec, on suit les rivières pour voir l’écoulement et quand on voit que ça commence à être critique, on prévoit des pêches de sauvetage. L’idée, c’est de sauver un maximum de poissons, » explique Pauline Van Cuyck, technicienne de rivière.
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Pour réaliser ces sauvetages, les pêcheurs utilisent un courant électrique pour étourdir les poissons avant de les réintroduire dans des cours d’eau adaptés à leur espèce.
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Sauver un maximum d’espèces
Jean-Paul Parlant est secrétaire de la société de pêche d’Angoulême : « Tous les ans, pour l’ouverture de la pêche à la truite, on met du poisson d’élevage mais le principe, c’est de garder tout ce qui est sauvage. C’est ça qui nous motive, essayer de sauver le maximum de poissons à l’état sauvage. Malheureusement, avec tous les assecs, c’est compliqué. On est parfois un peu découragés parce que ça se répète tous les ans et de plus en plus tôt. »
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Reportage de Jérôme de Deboeuf et de Christophe Guinot
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Et face à cette situation préoccupante, plusieurs secteurs connaissent déjà des interdictions de prélèvement d’eau.
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