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Peut être une image de feu et texte qui dit ’Chère forêt... …’

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Veillons ensemble.

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Quand le feu se calme — ou même avant — j’aimerais que notre premier geste soit de veiller.
Que nous nous asseyions ensemble au bord de ce qui a brûlé.
Que nous laissions monter les larmes.
Que nous acceptions que ce que nous aimons est mort.
Je suis en deuil, comme beaucoup d’autres. Et je sens que je n’ai pas envie de traverser ce deuil seule. J’aimerais que nous soyons plusieurs à veiller cette montagne.
Dans toutes les traditions du monde, il y a eu des femmes et des hommes qui savaient veiller les passages. Ils restaient auprès des mourants. Ils lavaient les corps, racontaient les histoires, chantaient les noms. Ils savaient qu’aucun être ne devrait quitter ce monde sans témoin.
Alors je me demande…
Qui veille les montagnes ?
Qui demeure auprès d’une forêt lorsqu’elle cesse d’être forêt ?
Qui recueille le dernier souffle des arbres centenaires ?
Qui accompagne les renards, les sangliers, les chouettes, les salamandres, les insectes, les mousses, les champignons et les sources lorsqu’ils traversent le feu ?
Peut-être pourrions-nous, nous aussi, dire leurs noms.
Les arbres.
Les renards.
Les sangliers.
Les chouettes.
Les insectes.
Les champignons.
Les sources.
Les paysages.
Les paysannes.
Les villages blessés.
Les pompiers épuisés.
Tous les êtres qui ont traversé ce feu, visibles et invisibles.
Car lorsqu’un être humain meurt, nous veillons son corps. Nous racontons son histoire. Nous pleurons. Nous remercions. Nous accompagnons son passage.
Alors peut-être qu’une forêt mérite, elle aussi, une veillée.
Peut-être qu’un territoire qui brûle a besoin d’un deuil collectif avant le temps du reboisement, des assurances, des budgets et de la prévention.
Pour dire au vivant :
Ta disparition ne sera pas traitée comme une statistique. Nous avons été en relation avec toi. Cette relation mérite d’être honorée. Nous avons le cœur brisé, parce que nous vous aimons tant.
Doux passage.
Veillons ensemble pour ces montagnes brûlées et tous les êtres qui les habitaient.
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Dans les montagnes du Diois, les incendies ont déjà parcouru 3.500 ha.
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Dans les Pyrénées Orientales, ce sont plus 4.900 ha brûlés.
A Pralognan-la-Vanoise, 5.000 touristes et habitants sont aujourd’hui bloqués par les flammes.
A Grenoble, un incendie s’est déclenché il y a une heure à la Bastille.
Si nos forêts de moyenne montagne étaient historiquement peu exposées aux incendies, elles sont aujourd’hui particulièrement vulnérables aux changements climatiques.
La hausse des températures moyennes en montagne assèche directement la végétation, déjà fragilisée par des hivers moins humides et donc des sols plus secs.
Nos monocultures de résineux ne sont plus adaptées au climat actuel, et encore moins à celui à venir. Asséchés, nos sapins et épicéas constituent un stock de combustibles ultra-inflammables.
Ces épisodes se répètent et vont s’accélérer.
Et nous ne sommes pas prêts. Clairement, pas prêts.
Nous manquons de moyens humains et matériels dans la défense incendie comme l’a appelé récemment le syndicat des pompiers et des PATS.
Mais au-delà de la gestion de crise, nos forêts ont besoin d’être régénérées. Nous payons en partie le prix de cet objectif incessant de rentabilité de la ressource bois. Les monocultures ont réduit la résilience de nos écosystèmes forestiers.
Aujourd’hui des familles sont en larmes, des professionnels aussi et la nature étouffe.
J’attends les annonces politiques alors que le Rassemblement National a voté contre l’augmentation des financements aux pompiers en 2025 et que les moyens publics déployés ces dernières années sur l’adaptation au changement climatique des forêts sont véritablement insuffisants.
Allons-nous nous réveiller avant de brûler tout ce que l’on aime ? Avant de voir disparaitre nos chez-nous ?

Fiona Mille  se sent « en a marre ».

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Déni du dérèglement climatique

« Conséquence du manque d’avions bombardiers d’eau, les prélèvements effectués par les camions-citernes pour éteindre les feux vident les réservoirs d’eau potable. Des habitants du quartier situé au plus près du massif de Justin n’ont plus d’eau depuis dimanche 5 juillet.
Les seuls nuages qui flottent au-dessus de la vallée du Diois sont ceux en provenance de l’incendie. Alors que le vent persiste et que le thermomètre affiche 40 °C, le ciel ne viendra pas au secours des 375 sapeurs-pompiers, mobilisés pour lutter contre l’un des pires feux que le département ait connus depuis plusieurs décennies. Lundi 6 juillet, plus de 1 000 hectares ont déjà été parcourus par les flammes dans le massif de Justin, qui domine la petite ville de Die. Et la situation semble devenir chaque heure un peu plus incontrôlable.
Les avions bombardiers d’eau aussi ont disparu du ciel, appelés sur d’autres feux plus prioritaires dans le pays. « Die n’est pas prioritaire – et c’est à la fois normal, et totalement anormal », réagit Marie Pochon, députée écologiste de la troisième circonscription de la Drôme. « Nous ne devrions pas avoir à choisir et décider ce qui serait moins important, ce qui pourrait continuer à brûler », poursuit-elle dans une tribune.
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Faute d’avions restent les hélicoptères, qui remplissent leur réservoir dans le petit lac de la base de loisirs de Vercheny, ou dans les derniers trous d’eau de la rivière Drôme, dont l’étiage est déjà très faible. Quant aux nombreux camions-citernes, ils s’alimentent directement dans le réseau d’eau potable : plusieurs milliers de mètres cubes (m3) arrachés de réservoirs déjà en tension.
Le secteur de Die est en effet en « alerte sécheresse » depuis le 30 juin. Un arrêté préfectoral interdit les prélèvements pour remplir les piscines, nettoyer les voitures ou arroser les espaces verts en pleine journée. Même si, dans les faits, aucun contrôle n’existe.
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Sur la commune de Die, la question d’une possible pénurie d’eau potable est rapidement évacuée : « On peut tenir jusqu’à fin juillet à ce rythme », affirme Daniel Ringuelet, responsable du service des eaux de la commune. « Les réservoirs se vident au moment où les pompiers font leurs prélèvements, mais ensuite, ils se re-remplissent rapidement », assure Christian Rey, premier adjoint à la mairie de Die et ancien pompier.
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Plus d’accès à l’eau et évacuation
Pourtant, des habitant·es du quartier situé au plus près du massif de Justin n’ont plus d’eau depuis dimanche. Et la commune remet en route son « pompage de secours », qui permet de récupérer de l’eau dans la nappe phréatique afin d’alimenter un peu plus les réservoirs existants.
De l’autre côté du massif de Justin, sur la petite commune de Barsac où une trentaine d’habitant·es ont dû être évacué·es à cause du feu, le réservoir a été vidé dimanche 5 juillet. « Notre réservoir ne fait que 50 m³, les camions-citernes en prélèvent 8 m³ à chaque passage, ça va vite », reconnait le maire Noak Carrau. Envisager un réservoir de plus grande échelle pour une si petite commune représente un coût disproportionné, explique l’élu.
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Idem du côté de Montmaur-en-Diois, où les habitant·es sont évacué·es lundi soir. « Jusqu’à présent, le feu se maintenait sur la ligne de crête, mais il a basculé et, avec la sécheresse, il dévale à toute allure sur le village. C’est la panique, on a peur de tout perdre », raconte Jean-Claude Flohic, qui a pu sauver quelques affaires dans son fourgon.
Cette commune bénéficie de trois réservoirs d’une capacité totale de 100 m³, qui seront très rapidement vidés également. Plus haut, sur le plateau de Solaure, les troupeaux sont encore là, les points d’eau ne sont pas nombreux et le moindre aller-retour sur Die prendra plus d’une heure. Lundi soir, les pompiers ont dû faire demi-tour, la situation devenant dangereuse pour eux. Deux avions bombardiers d’eau étaient attendus pour sécuriser leurs interventions, avant de repartir immédiatement ailleurs.
Les pompiers sont dépités. « Nous n’arrivons pas à avoir suffisamment d’eau pour empêcher les reprises », explique l’un d’eux. Ils sont aussi fatigués d’être sur le pont depuis plusieurs jours. Évidemment, la question du manque de bombardiers d’eau est omniprésente : « On nous avait promis cinq canadairs en plus, ils en ont annulé trois et décalé deux, ça me rend fou. Tout comme le fait qu’on demande à toutes les entreprises de libérer leurs sapeurs-pompiers volontaires : en France, les secours reposent sur du volontariat ! Ce n’est pas à la hauteur des enjeux », s’énerve le soldat de feu, qui souhaite rester anonyme.
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Déni du dérèglement climatique
Au sein du service départemental d’incendie et de secours de la Drôme, certains s’interrogent déjà sur les défaillances de surveillance d’un feu que l’on pensait fixé. Provoqué le 24 juin par un éclair, il avait en effet été rapidement éteint grâce à l’intervention de cinq avions bombardiers d’eau, qui avaient pu effectuer plusieurs rotations en s’alimentant sur le Rhône. Mais les conditions climatiques sont telles qu’une semaine plus tard, les braises se sont rallumées.
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Sur les réseaux sociaux de la commune, des habitant·es continuent d’affirmer que cela n’a « rien à voir avec le changement climatique. La foudre existe depuis des millénaires ». Un autre d’ironiser : « C’est d’ailleurs marqué dans tous les rapports du Giec, la foudre est apparue sur Terre avec le réchauffement climatique ! »
Face à ces postures, qui reviennent fréquemment dans les discussions, en particulier durant les précédentes élections municipales, Wolfgang Cramer, climatologue et écologue émérite du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), et Nicolas Haeringer, coordinateur de campagnes citoyennes de mobilisation contre le dérèglement climatique, tous deux habitant·es de Die, répondent dans une tribune à paraître dans le Journal du Diois et de la Drôme, jeudi 9 juillet.
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Non seulement le dérèglement climatique transforme ce sur quoi la foudre s’abat, relèvent-ils, mais même la fréquence des orages violents, et donc des éclairs, augmente à mesure que l’air se réchauffe : « Des travaux de climatologues montrent que les impacts de la foudre tendent à être plus nombreux, jusqu’à + 12 % par degré de réchauffement (on est en moyenne à + 2,6 °C de réchauffement dans la Drôme). »
Pour l’heure, au gymnase de la ville, l’heure est à la solidarité : de la collecte de nourriture pour les pompiers jusqu’à l’organisation de leurs repas, en passant par des propositions de garde d’enfants durant leurs interventions, les habitant·es ont répondu présent·es. La maire et d’autres élu·es sont sur place tous les jours, à faire des sandwichs et passer le balai.
L’émission « La dernière » de Radio Nova, qui devait se tenir mardi 7 juillet, a été annulée. Tout comme les camps de vacances en extérieur, les soirées festives, les inaugurations ou les feux d’artifice. Alors que Météo-France prévoit une nouvelle canicule dans le département de la Drôme, les habitant·es s’interrogent sur l’avenir des étés : « Ça va devenir la pire des saisons », se désole Milena, 15 ans. »
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Lise Barnéoud de Die
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Feux dans la Diois : Rimon-et-Savel évacués ce soir 09 juillet 2026
Avec mes collègues sénatrices et sénateurs de la Drôme, nous demandons officiellement au Ministre de l’Intérieur d’envoyer, en urgence, des renforts aériens dans le cadre de l’incendie actuellement en cours dans le Diois.
Le feu de forêt qui s’est déclaré dans le massif de Justin à Die le 24 juin progresse encore, 2500 hectares ont déjà été brûlés. Dans ce contexte, le SDIS de la Drôme a sollicité le renfort de deux Canadair CL-415, d’un Dash 8, et d’un hélicoptère bombardier d’eau supplémentaire afin de soutenir les opérations engagées au sol.
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Au regard de l’évolution de cet incendie depuis plusieurs jours, des enjeux de protection des populations et des habitations, ce courrier permet d’appuyer la demande formulée par les services de secours de la Drôme et demander au gouvernement que les moyens aériens sollicités puissent être engagés dans les meilleurs délais.
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L’urgence est à allouer les moyens nécessaires à nos sapeurs pompiers pour qu’ils et elles puissent oeuvrer aux mieux pour nous protéger. Je remercie Marie Pierre Monier, Bernard Buis et Marie Pierre Mouton de s’être associés à cette initiative collective, qui je l’espère de tout cœur, lui donnera le poids nécessaire.
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Marie Pochon
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Oui quand la forêt brûle, c’est aussi une partie de nous qui disparaît,
Oui, comme tant d’autres à Die et dans le Diois où j’habite (et en écho à d’autres territoires qui brûlent en ce moment), je suis sous le choc, bouleversé, et en deuil, traversé par la peine profonde de voir ces forêts et paysages si chers se consumer en flammes, les habitants (humains et non-humains) évacués et leurs habitations et milieux de vie détruits ou menacés, dans l’impuissance et la colère face aux manques de moyens déployés et face à une société qui ignore les alertes face au changement climatique, à l’effondrement écologique et les risques d’incendies qui sont là depuis des décennies, une société qui ne mets pas du tout sa priorité dans la protection et le prendre soin du Vivant, qui se perd dans la course à la croissance, à la consommation, au profit, au divertissement, à la guerre et aux armements, à l’IA et le rêve transhumaniste désincarné…
Oui quand la forêt brûle, c’est aussi une partie de nous qui disparaît, et quand on est attaché et relié à un territoire, quand la nature n’est plus un simple environnement ou un décor mais une extension de nous-mêmes, nous sommes frappés en plein coeur.
Comme disait le chef amérindien Chief Seattle en 1854  » Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même. » Cet été de l’année du Cheval de Feu, avec ses canicules, sécheresses, incendies, et leurs conséquences dévastatrices marquera j’espère un réveil à cette vérité de notre interdépendance avec le Vivant, un tournant profond dans les consciences aux niveaux individuels, collectifs, politiques et spirituels…
En attendant, la destruction continue et le feu se rapproche de manière alarmante de Die….
Gratitude aux nombreux pompiers mobilisés ici et qui font de leur mieux, dans l’épuisement, des conditions très difficile et le manque de moyens, pour lutter contre l’incendie, en attendant les canadairs , gratitude aux bénévoles et tous ceux qui oeuvrent pour soutenir les pompiers, les habitants et les animaux évacués …
Et que nos larmes deviennent des pluies abondantes.
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David Cassard
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Entraide et solidarités

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Les évacuations concernent actuellement :
– Montmaur-en-Diois, en raison de la fumée devenue trop importante.
– Barsac, par mesure de précaution, le vent étant en train de se lever.

⚠️ Si les autorités (pompiers, gendarmerie ou mairie) ne sont pas passées chez vous, c’est que votre secteur n’est pas concerné à ce stade.

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Merci de ne pas céder à la panique et de suivre uniquement les consignes officielles. Les équipes sur le terrain adaptent les mesures en fonction de l’évolution de la situation.

🙏 Merci de ne pas vous rendre sur le secteur afin de laisser les accès libres aux véhicules de secours.

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📋 Afin d’anticiper les besoins en cas d’évolution de la situation, deux formulaires ont été mis en place :

🏠 Hébergement temporaire : si vous pouvez proposer une solution de relogement d’urgence, merci de compléter ce formulaire :

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🐄 Accueil des animaux de ferme : si vous pouvez accueillir des animaux en cas d’évacuation d’un élevage, merci de compléter ce formulaire :
https://framaforms.org/inventaire-solutions-refuge-elevage-1783357562

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🙏 Nous comptons sur votre mobilisation pour compléter et partager largement ces formulaires afin de mieux anticiper nos capacités collectives. Merci à toutes et à tous pour votre solidarité.

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Le média citoyen des Dioises et des Diois
04 75 21 00 56

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