Dérèglement climatique : Vers une sortie de canicule vers le 17 juillet ? Pourquoi ce 3e épisode de fortes chaleurs s’annonce interminable…
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Alors que la canicule est désormais généralisée dans l’Hexagone, il semblerait qu’il faudra prendre son mal en patience avant d’en voir le bout. Différents phénomènes météo successifs vont faire en sorte de maintenir le mercure au plus haut. Les feux risquent, avec le vent du sud annoncé ce vendredi 10 juillet, revenir sur la ville de Die…
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• La canicule s’intensifie en France avec 61 départements en vigilance orange ce mardi et des températures atteignant 40 °C, notamment en Nouvelle-Aquitaine.
• Un dôme de chaleur, suivi d’une goutte froide en péninsule ibérique, fait que cet épisode pourrait se prolonger jusqu’au 17 juillet.
• Les sols chauds de mai et juin facilitent l’atteinte des seuils caniculaires, bien que l’intensité soit moindre qu’en juin.
De retour plus que jamais. Alors que 61 départements sont en vigilance orange canicule ce mardi 7 juillet, et que le compteur passe à 67 mercredi, la canicule gagne du terrain en France. Ce 3e épisode de fortes chaleurs de l’été, qui a débuté le 4 juillet dans le sud-ouest de la France, s’étend au nord de l’Hexagone et devient ainsi une réalité pour une majorité de Français.
Ce mardi après-midi, 38 à 40 °C ont été atteints dans le centre, le sud-ouest et le Languedoc-Roussillon. Ailleurs, les températures se situent entre 30 et 35 °C, à l’exception du littoral manchois.
Mercredi et jeudi, les « conditions caniculaires se poursuivent », note Météo France dans son dernier bulletin avant d’ajouter que « la chaleur devrait probablement persister jusqu’en fin de semaine », sans donner davantage de détails. En effet, il suffit de jeter un coup d’œil aux prévisions météo de son téléphone pour constater que les températures élevées vont nous accompagner pendant un long moment. Fort est à parier que l’on fêtera le 14 juillet avec.
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La « pompe à chaleur » dans le viseur
S’il faut toujours rester prudent avec les prévisions météo, les sons de cloches des météorologues semblent s’accorder : cette canicule s’annonce durable, tout autant que celle de juin que l’on borne du 17 au 30 juin. Et ça s’explique.
« Le courant-jet (qui décide de la trajectoire des perturbations en Europe, NDLR), est plus sinueux que d’habitude », explicite le météorologue Guillaume Séchet, contacté par Le HuffPost. Normalement plus rectiligne, il envoie de l’air océanique (et donc plus frais) tous les 2, 3 jours. Ce n’est pas le cas ici. Cette sinuosité va favoriser un phénomène météo dont vous avez certainement déjà entendu parler : le dôme de chaleur.
S’il n’est pas encore complètement installé à date, il le sera sur toute la France d’ici ce week-end. C’est d’ailleurs ce qui explique la montée des températures samedi et dimanche un peu partout en France. Pour rappel, à la manière d’un couvercle, ce dôme empêche les fortes chaleurs de s’évacuer.
Un autre phénomène météo va ensuite apparaître dans son sillage et prendre le relais en début de semaine prochaine, pour le pont du 14 juillet. Là, il faut regarder du côté de la péninsule ibérique où une goutte froide devrait se former en début de semaine prochaine. Cette configuration va ainsi créer un effet de « pompe à chaleur », l’autre responsable de la longévité de la canicule.
L’air froid de cette dépression va se retrouver « bloqué au sein des masses d’air chaud », précise le fondateur de Météo Villes dans un billet de blog. Et ce positionnement représente « ce qu’il y a de pire pour la France », selon les mots du météorologue. En aspirant l’air bouillant du nord de l’Afrique, la goutte froide agit telle une « pompe à chaleur » et fait remonter la chaleur vers notre pays.
Une sortie de canicule bien après le 14 juillet ?
Maintenant que vous avez tout compris, il reste la question de la sortie de canicule. À ce stade, il est difficile de le déterminer avec précision. La Chaîne Météo ne voit pas de « porte de sortie » avant le 15 juillet au moins, sans détailler.
Guillaume Séchet avance, lui, la date du 17 juillet qui correspondrait à une atténuation de la goutte froide, ce qui mettrait fin au mécanisme de « pompe à chaleur ». Une date confirmée à la fois par le modèle européen et américain – qu’il ne faut toutefois pas inscrire à l’agenda, tant elle reste hypothétique.
En plus d’être durable, cet épisode s’annonce plus intense qu’anticipé, comme a pu le remarquer La Chaîne Météo le 5 juillet. Pour la simple et bonne raison que l’on ne part pas d’une feuille blanche. En effet, nos sols ont encore en mémoire les chaleurs de mai et de juin, ainsi, « il faut moins d’énergie pour atteindre des seuils caniculaires ».
Cette intensité annoncée ne devrait tout de même pas être du niveau de la canicule de juin. « Lors des journées les plus chaudes de juin, on avait 38/40 °C partout en France, ça devrait être moins généralisé ici », relativise Guillaume Séchet.
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