Pour commencer ce journal de bord, je laisse la parole à Loane qui a passé un mois en stage dans notre équipe, dans la Drôme et à Paris !
“En un mois de stage, j’ai découvert bien plus que le fonctionnement du travail parlementaire. J’ai surtout rencontré des femmes et des hommes profondément engagés, qui donnent du sens à leur mission par leur écoute, leur exigence et leur disponibilité. Merci à Marie, Perrine, Jérémy, Clothilde et Sarah pour leur confiance, leur bienveillance et tout ce qu’ils m’ont transmis.
Ce qui me restera, ce sont les rencontres. Celles d’un territoire que je croyais connaître, mais que j’ai redécouvert à travers celles et ceux qui le font vivre. Des commémorations aux échanges avec les acteurs du monde agricole, des projets forestiers aux discussions du quotidien, j’ai compris qu’avant d’être une affaire d’idées, la politique est une affaire d’écoute.
Dans une époque où les désaccords semblent parfois tout emporter, ce stage m’a convaincue d’une chose : le dialogue n’efface pas les différences, mais il est souvent le seul chemin qui permette de construire des solutions de bon sens.
Merci à toute l’équipe pour ce mois d’apprentissage !”
Merci à toi Loane d’avoir partagé notre quotidien pendant un mois et de nous avoir apporté une aide précieuse, et belle continuation à toi !
Je ne peux entamer pour ma part ce journal de bord sans parler de ce qui affecte profondément nos vies en ce moment.
La France vient de connaître la semaine la plus chaude de son histoire.
Il y a les conséquences directes à cette vague de chaleur : il y a les écoles qui ferment, quand elle ne peuvent plus accueillir les enfants par plus de 30°C dans les classes; il y a les millions de français-es qui vivent dans des passoires thermiques, qui n’ont pas les moyens d’une clim’ ou pas de volets et qui ont si peu dormi ces derniers jours; il y a ces transports publics étouffants, ce boulot qu’on ne peut plus faire, il y a ces milliers d’événements annulés, il y a nos aînés, parfois si seuls chez eux. Il y a ces couvertures de survie aux fenêtres. Il y a ces hôpitaux, dans lesquels parfois, on peut mourir de chaud désormais.
Et puis il y a tout le reste, tout ce qui restera, et dont on parle si peu. Il y a les cultures brûlées, il y a les animaux d’élevage morts par millions que les services d’équarrissage n’arrivent plus à gérer, qu’on enfouit dans le sol même des fermes, il y a les estives qui sont déjà sèches, les animaux qu’on nourrit, au mois de juin, au foin. Il y a les conséquences que cela aura sur notre autonomie alimentaire, les agriculteurs qui baisseront les bras, les importations en pagaille, l’inflation des prix alimentaires. Le silence dans nos campagnes.
Il y a le bâti public, et privé, qui s’est fragilisé, les fissures qui grandissent sur les murs de nos maisons. Il y a les forêts qui abordent la saison des feux de forêts encore plus fragilisées. Il y a les soignant-es de ce pays, dont on ne sait dans quel état ils ressortiront de cette crise. Il y a l’eau eutrophiée et la prolifération des cyanobactéries, les millions d’oiseaux qui seront morts dans leurs nids, les impacts immenses sur les écosystèmes et la biodiversité. Il y a les rails ferroviaires déformés, le goudron qui a fondu, les falaises qui se fragilisent, les réseaux électriques fragilisés. Il y a les morts, les milliers de morts, qu’on décomptera dans quelques jours ou quelques semaines.
Il y a, aussi, tout cela.
« Le contraste entre le calme avec lequel nous continuons à vivre tranquillement et ce qui nous arrive est vertigineux »
Je l’ai souvent répétée, cette phrase de Bruno Latour, dans mes prises de parole à l’Assemblée ces dernières années. Quand nous tenions face à ceux qui voulaient relancer les explorations et forages fossiles en France; quand nous soutenions le maintien de la Loi Montagne; quand je me battais pour le Fonds Vert, pour des budgets à la hauteur pour la transition des transports ou de la rénovation thermique. Traitée d’amish, d’éco-terroriste, de khmer verte, par ces mêmes gens qui sont là même en train de bricoler en full impro face à ce qui était pourtant prévisible. Ce qui était de leur responsabilité.
Cette phrase, je la pense comme écologiste, mais également et surtout comme une jeune drômoise qui en suis aujourd’hui la députée.
Cette phrase dit tout de la responsabilité de celles et ceux qui font la loi, et qui ont une impérieuse responsabilité en ce XXIe siècle : protéger les habitant-es d’un monde qui change plus vite que nos institutions (et nos responsables politiques).
Cette vague de chaleur n’a rien de “naturel”. Elle résulte de choix politiques, de rapports de force, d’entreprises de désinformation organisées. Le 29 mai dernier, Transparency International révélait que TotalEnergies avait mené un lobbying mensonger sur ses objectifs climatiques auprès de Matignon.
Ça n’est pas du tout la première fois (et ce n’est pas la seule multinationale fossile à faire cela auprès des oreilles grandes ouvertes de ceux qui nous dirigent).
Un exemple.
Dès 1982, alors que le lobby international du pétrole IPIECA repousse les décisions politiques de régulation des émissions de CO2 faute de « preuve des dérèglements climatiques », un document interne analyse au contraire qu’« une fois les effets mesurables, ils risquent d’être irréversibles ». Ignoré.
En 1986, le directeur environnement d’Elf envoie un rapport annuel au comité de direction où il explique que le réchauffement climatique est inévitable et qu’un enjeu de cette envergure exige une stratégie défensive de la part du secteur pour empêcher une taxe sur les combustibles fossiles.
En 1989, le lobby international de l’industrie fossile, face à ces perspectives de taxation, invoque les incertitudes entourant les prévisions climatiques, la nécessité d’effectuer d’autres recherches, le coût des mesures politiques et d’autres politiques environnementales qui ne nuiraient pas aux intérêts des entreprises. C’est ce qu’on appelle “la fabrique du doute”.
L’écotaxe tombe.
Nous ne sommes pas tous égaux face aux impacts des changements climatiques. Tout comme nous ne sommes pas tous responsables à la même hauteur. Les travaux de l’économiste Lucas Chancel montraient, en 2022, que les 10 % les plus fortunés ont émis 48 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2019, tandis que les 50 % les plus pauvres n’étaient responsables que de 12 % de ces émissions.
Le résultat :
Une double division par deux du Fonds Vert en deux ans (ce fond qui permet l’adaptation justement au changement climatique sur tout le territoire), et, cerise sur le gâteau : un gel de 20% supplémentaires de ses crédits au coeur de la canicule
La baisse des objectifs des énergies renouvelables dans la Programmation Pluriannuelle de l’Energie
L’affaiblissement des objectifs du Zéro Artificialisation Nette alors même que l’artificialisation des sols a progressé ces 40 dernières années trois fois plus vite que la croissance démographique
La reprise des travaux de l’A69 (malgré les jugements des tribunaux), et près de 17 milliards d’euros d’argent public provisionnés à cette heure sur de nouveaux projets routiers, en parrallèle de la suppression du plan vélo, de la division par deux de l’enveloppe consacrée au leasing social, de la suppression de la prime à la conversion et de la baisse du bonus écologique;
Les coups d’arrêts et la réduction de crédits aux dispositifs de rénovation thermique comme Ma Prime Renov’
Des lois agricoles qui s’enchainent pour toujours détricoter un peu plus le droit de l’environnement
L’affaiblissement des interdictions de détruire les espèces protégées, des zones humides et écosystèmes pourtant essentiels
L’assouplissement de l’octroi de titres miniers
etc.
Le résultat, c’est que les émissions de Gaz à effet de serre ont baissé trois fois moins vite que les objectifs climatiques nationaux en 2024 et 2025.
Mais maintenant que faire ?
Depuis plusieurs années, les élus locaux isolent les écoles, végétalisent les cours, ouvrent des lieux climatisés, créent des îlots de fraîcheur, renforcent les centres communaux sociaux et de santé. Beaucoup d’habitant-es s’engagent pour protéger la biodiversité ainsi que la ressource en eau, et préparent leur territoire à un climat qui n’est déjà plus celui dans lequel il a été construit.
Tout cela, de manière tout à fait absurde, ils le font quasi sans l’Etat. Par la débrouille, en passant outre les revirements gouvernementaux opportunistes, les grandes annonces de campagne jamais suivies d’effets, malgré les atteintes à l’autonomie fiscale des communes, malgré les coupes budgétaires, malgré les attaques incessantes à la science que j’entends chaque jour dans l’hémicycle.
Nous savons ce que nous avons à faire. Il faut ouvrir gratuitement et plus longtemps les équipements municipaux frais, protéger les salarié-es qui peuvent être en danger grâce à un congé climatique, lever les barrières à la fraîcheur, y compris de la climatisation, et l’ajout de la fraîcheur d’été à la mission des Architectes de Bâtiments de France. Isoler massivement les habitations et les bâtiments publics. Végétaliser nos villes et nos centre-bourgs, décarboner nos transports, soutenir les milliers d’associations sur le territoire qui permettent d’oeuvrer pour la préservation de la biodiversité, de lutter contre l’isolement, de fabriquer de la solidarité et de l’entraide dans les crises.
Il faut, d’urgence, un grand plan d’investissement pour l’hôpital. Adapter les bâtiments d’élevage, repenser notre modèle agricole et sa résilience au travers de l’agro-écologie. Consolider la gouvernance partagée de l’eau. Valoriser comme il se doit les volontaires de la sécurité civile, protéger nos forêts et nos océans. Démultiplier l’investissement pour le climat : c’est le seul horizon.
Désarmer et réguler les multinationales fossiles et tous ceux qui ont l’oreille des décideurs. Changer de décideurs.
Le combat de la semaine : Le gouvernement se targue de son plan France Ruralités, mais rate le coche de l’ambition
Le bilan du Plan France Ruralités (dont vous serez nombreux à apprendre l’existence ici) ne reflète en rien l’ampleur des besoins persistants des territoires ruraux ni l’insuffisance des moyens qui leur sont consacrés. Si certains ‘résultats’ ont été obtenus (18 des 41 mesures achevées), ils sont ceux d’objectifs non-chiffrés et bien trop peu ambitieux, avec peu de moyens affectés; et cela masque mal les problématiques structurelles qui persistent : accès au logement, accès aux soins, accès à la mobilité, installation agricole, impacts des changements climatiques, disparition des services publics, vieillissement de la population et isolement, baisse des effectifs scolaires et fermetures de classes…
L’enjeu de la mobilité est flagrant : seuls 30 millions d’euros demeurent alloués chaque année aux mobilités rurales, sujet qui concerne pourtant plus de 15% de la population qui n’a pas accès à la voiture sur près de 88% du territoire national.
Comme l’a lui-même reconnu Michel Fournier, les dispositifs prévus par le Plan « n’ont pas encore produit l’ensemble de leurs effets ». Une formule qui ressemble surtout à un aveu des limites de ce plan, que je pointe depuis son initiative, par Madame la première Ministre Borne, en juin 2023. Les déclarations d’intention et “d’amour” pour nos campagnes ne suffisent plus. Il est nécessaire de traduire ces enjeux structurants dans la loi, dans les budgets, dans l’action publique.
Les habitants des zones rurales n’attendent pas de nouveaux guides, de nouvelles chartes ou de nouvelles promesses. Ils attendent que l’on sorte de la compétition du tous contre tous, du néo-libéralisme qui détruit les liens, de l’ambition de l’argent qui passe avant la solidarité et la coopération. Ils attendent des politiques structurantes d’aménagement du territoire et d’accès aux droits, ils attendent l’égalité, des politiques de long terme plutôt que de subir. Pour qu’enfin on puisse vivre et travailler, dignement, au pays.
L’hommage de la semaine : l’historien Marc Bloch au Panthéon
«Il faut résister, comme Marc Bloch l’a fait. Il était un antifasciste convaincu, il a signé l’appel des intellectuels antifascistes en mai 1934. Aujourd’hui, je trouve cela scandaleux que l’on transforme l’antifascisme en fascisme. Je dirais à tous les gens politisés de relire bien attentivement L’Étrange Défaite.»
C’est ce que disait Suzette Bloch, petite-fille de Marc Bloch, à la Tribune de Lyon il y a quelques jours.
Mardi, l’historien Marc Bloch entrait au Panthéon avec sa femme Simonne. «Il était un européaniste, un internationaliste, un humaniste. Je pense que l’homme et son œuvre sont plus forts que ceux qui voudront essayer de déformer ses discours. Ils sont une arme pour la République et les valeurs démocratiques.»
Que vive leur mémoire. Que vive l’histoire, même quand elle nous rappelle l’indicible. Que vive la glorieuse Résistance. Continuons à en être à la hauteur.
Et si vous passiez une journée en ma compagnie ?
Ça ressemble à quoi, une journée sur le terrain d’une députée de la Drôme ?
Je vous propose de me suivre pendant une journée, celle du samedi 13 juin 2026. Être sur le terrain à vos côtés c’est ce qui guide toutes les décisions que je prends dans le cadre de mon mandat. Alors bravo à vous qui tenez nos campagnes (entrepreneurs, bénévoles associatifs, élus locaux…), je suis si fière de vous représenter à l’Assemblée nationale, et j’essaie toujours d’y faire de mon mieux pour porter le plus justement possible votre parole.
Les événements à venir : 1er, 8, et 11 juillet, j’ai hâte de vous retrouver !
Ce mercredi 1ᵉʳ juillet : une conférence-débat sur le financement de la mobilité inclusive !
Ce mercredi, avec mon collègue député Gérard Leseul et le Laboratoire de la mobilité inclusive (LMI), j’organise une conférence-débat consacrée à un enjeu essentiel : le financement de la mobilité inclusive.
Aujourd’hui, des millions de personnes peinent à se déplacer pour accéder à l’emploi, à la formation, aux soins ou aux services du quotidien, particulièrement dans nos campagnes. Là où le maillage de transports en commun fait défaut, la voiture n’est pas toujours la solution : les jeunes de moins de 17 ans, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, toutes celles et ceux qui n’ont pas les moyens de s’en payer une renoncent trop souvent à se déplacer, faute de moyens. À partir de l’étude « Quel financement pour la mobilité inclusive ? », nous échangerons avec des acteurs de terrain, des collectivités et des institutions pour identifier des solutions durables, notamment dans les territoires ruraux. 👉Merci de cliquer ici pour s’inscrire, et si vous souhaitez obtenir le lien visio, d’écrire à marie.pochon@assemblee-nationale.fr !
Mercredi 8 juillet : projection du film « Rural » à l’Assemblée nationale
Le mercredi 8 juillet à 20h, j’aurai le plaisir d’accueillir, aux côtés d’un autre collègue, Loïc Kervran, à l’Assemblée nationale une projection du film RURAL, en présence de son réalisateur, Édouard BERGEON, de Jérôme BAYLE, protagoniste du film et éleveur bovin et de François Purseigle, sociologue et co-auteur du film.
À travers ce documentaire, c’est une partie du monde rural qui se raconte : ses réalités, ses difficultés, mais aussi sa richesse, son attachement au territoire et celles et ceux qui le font vivre au quotidien. La projection sera suivie d’un temps d’échange avec le réalisateur, un moment précieux pour réfléchir ensemble à l’avenir de nos campagnes et à la place qu’elles occupent dans notre société.
La projection sera suivie d’un temps d’échange pour réfléchir ensemble à l’avenir de nos campagnes et à la place qu’elles occupent dans notre société.
Samedi 11 juillet : Soyez les bienvenu-es au Grand Banquet Républicain dans la Drôme!
À la veille de la fête Nationale, je vous donne rendez-vous pour partager de manière conviviale et chaleureuse un banquet Républicain le samedi 11 juillet à partir de 12h sur les bords de Drôme à Saillans📍
Alors que les principes de liberté, d’égalité et de fraternité sont aujourd’hui fragilisés par la progression des populismes, et que l’État de droit fait l’objet d’attaques répétées, nous devons réaffirmer avec force notre fidélité à l’héritage de la Résistance des maquis du Vercors et des Baronnies, aux valeurs républicaines qui fondent notre pacte commun, ainsi qu’à la démocratie et à ses institutions.
Toutes les drômoises et tous les drômois sont les bienvenu-es pour partager un repas convivial et partagé (amenez boisson ou plat !) et des animations populaires, ce samedi 11 juillet !
J’ai hâte de vous (re)voir !
Afin que nous puissions nous organiser en fonction du nombre de participant-es, merci de vous inscrire si vous pensez venir :
👉BANQUET REPUBLICAIN DU 11 JUILLET 2026
La question de la semaine : protégeons les aides à domicile si essentielles dans nos campagnes !
Les professionnels d’aide et d’accompagnement à domicile assurent chaque jour des actes essentiels de la vie (toilette, alimentation, lever et coucher), indispensables au maintien à domicile et à la dignité des personnes accompagnées. Les interventions reposent quasi exclusivement sur l’utilisation de leur véhicule personnel, devenu un outil de travail indispensable, et le niveau de financement des heures travaillées ne reflète ni la réalité des coûts, ni la valeur du travail accompli. Le résultat : aujourd’hui, les aides à domicile contribuent financièrement à la solidarité nationale en assumant elles-mêmes une partie des coûts liés à leur activité : Cette situation ne peut perdurer. Que compte faire le Gouvernement pour pallier à cette aberration ?
Mardi, je déjeunais avec Michel Fournier, Ministre délégué chargé de la Ruralité, ce fut l’occasion d’évoquer les problématiques persistantes dans nos territoires ruraux et de réfléchir ensemble à la notion d’espace et à la meilleure façon de les valoriser.
J’ai enfin terminé ma journée avec le groupe d’études pauvreté, précarité, non-recours aux droits et sans-abri dont je suis membre. Benoît Reboul-Salze, délégué national d’ATD Quart Monde France, nous a présenté le rapport sur la maltraitance institutionnelle de l’association, ce fut l’occasion de discuter des solutions qui pourraient vraiment lutter contre la pauvreté : garantir des moyens convenables d’existence inconditionnels, remettre l’humain dans les services publics, assurer des droits effectifs et faciliter les recours juridiques et administratifs.
J’ai pu parler bien évidemment et notamment du RIC, de la possibilité pour les français-es d’imposer des sujets politiques dans le débat politique et dans la loi.
J’ai ensuite auditionné le président de l’Union Nationale des Maisons Familiales Rurales (MFR) en compagnie de Marine Tondelier. Les MFR sont des établissements centraux pour permettre aux jeunes de chez nous de pouvoir vivre et travailler au pays. Je les en remercie et resterai à leurs côtés !
Une semaine dans la Drôme
Lundi, je procédais à des auditions et à la rédaction d’amendements en vue de l’examen de la Loi Cadre transports qui a commencé en commission cette semaine (je vous raconte bien vite !). Ensuite, j’échangeais aux côtés d’autres parlementaires de la Drôme avec les représentants du syndicat FSU SNUipp, afin de faire un bilan sur la carte scolaire et l’expérimentation en cours sur la construction de la prochaine.
Jeudi, je me rendais à l’épicerie sociale de la Croix-Rouge de Saint-Jean-en-Royans📍Ici, on ne se contente pas de distribuer des denrées. On accueille, on accompagne et on redonne du pouvoir d’agir. La lutte contre la précarité alimentaire ne peut pas reposer uniquement sur la gestion des surplus : elle doit garantir à chacun l’accès à une alimentation saine, locale et choisie. Merci aux bénévoles de la Croix-Rouge de Saint-Jean-en-Royans pour leur accueil, leur engagement et leur humanité. Vous montrez chaque jour que la solidarité, lorsqu’elle s’appuie sur la dignité, est un véritable levier d’émancipation.
Je déjeunais ensuite avec les bénévoles de l’association AIR: J’y ai retrouvé notamment Thérésa, exilée, que j’ai eu le plaisir de soutenir ainsi que sa famille dans sa demande de titre de séjour, aux côtés des élu-es du Royans-Vercors, dans ses démarches. Depuis sa création en 2014 à Saint-Jean-en-Royans, l’association AIR accueille et accompagne des personnes exilées venues d’Albanie, du Kosovo, du Soudan, du Sénégal, d’Arménie, d’Angola, d’Ukraine et d’ailleurs. Hébergement, accès aux droits, accompagnement administratif, soutien à la scolarité, insertion, apprentissage du français… son action est aussi discrète qu’essentielle. Un immense merci aux bénévoles d’AIR pour leur engagement quotidien, leur humanité et leur persévérance. Vous faites vivre, concrètement, les valeurs de fraternité qui nous rassemblent. Et un merci spécial à Marie Guirimand, la Présidente, et mon amie !
Je me rendais ensuite à l’Hostel Quartier Libre au Col de la Machine toujours sur la commune de Saint-Jean-en-Royans📍. En 2021, Karen et son associé ont fait le pari de reprendre l’ancien hôtel-restaurant du col, avec un projet coopératif porté par une SCOP. Un pari rendu possible grâce à la foncière solidaire Villages Vivants qui a racheté les murs pour préserver ce lieu emblématique. Aujourd’hui, l’hostel accueille jusqu’à 50 personnes, reste ouvert toute l’année, privilégie les produits bio et locaux et fait vivre le territoire avec des événements, des séminaires et une activité qui génère 8 emplois à l’année et 14 en saison. Merci à toute l’équipe de Quartier Libre et à Villages Vivants de démontrer qu’une autre économie est possible ! Merci également à Emmanuelle Gauthier qui représentait la commune de Saint-Jean-en-Royans de nous avoir accompagnées lors de cette visite.
Enfin, je me terminais la journée à Léoncel📍Au XIXᵉ siècle, le village comptait près de 450 habitants. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 49. Pourtant, loin de céder au fatalisme, les élu-es ont fait le choix d’agir pour préparer l’avenir et renouveler les générations. À Léoncel, l’attractivité repose sur trois grandes richesses. La forêt, avec les nombreuses activités de pleine nature qu’elle offre tout au long de l’année, notamment à travers de la station du Grand Echaillon; l’agriculture, qui façonne les paysages et fait vivre le territoire, bien qu’il ne reste plus que 4 exploitations sur la commune, et le patrimoine exceptionnel de l’abbaye de Léoncel, véritable cœur historique et culturel du village. Autour de ces atouts, les initiatives sont nombreuses: un gîte d’étape communal qui accueille les visiteurs, un magasin de produits locaux qui valorise les producteurs du territoire, et une auberge reprise en SCOP, symbole d’une économie coopérative au service du village. Merci à toute l’équipe municipale qui m’a impressionnée par son dynamisme et particulièrement au Maire Serge Vassal, pour son accueil et pour son engagement au service de ce magnifique village du Vercors.
Vendredi, j’échangeais avec Monsieur le Maire de Montélimar, Madame la Sénatrice Mouton et Monsieur le Directeur du Groupement Hospitalier Portes de Provence sur les problématiques financières de l’établissement et qui ont des conséquences sur de nombreux-euses habitant-es de ma circonscription.
Enfin, je me rendais à Aouste-sur-Sye📍pour visiter L’Escapade, le nouveau lieu acquis par la MJC Nini-Chaize. La MJC est aujourd’hui au maximum de ses capacités, le bâtiment actuel fonctionne près de 65 heures par semaine. Ils sont donc contraints de refuser des activités et ne peuvent pas accueillir correctement les enfants les mercredis et vacances scolaires. Ce nouveau bâtiment de 500m² situé route de Cobonne, permettra de développer de nouveaux projets et de nouvelles activités en faveur de toutes et tous. Si vous souhaitez les aider sur ce projet, une cagnotte est toujours disponible 👉L’Escapade, une maison pour grandir ensemble