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Tout va très bien madame la marquise est une chanson de 1935, paroles et musique de Paul Misraki, publiée aux éditions Ray Ventura ; c’est un des grands succès de l’orchestre de Ray Ventura et ses Collégiens. Tout va très bien Madame la Marquise est devenue une expression proverbiale pour désigner une attitude d’aveuglement face à une situation désespérée et une tentative maladroite d’en cacher la réalité. Chantée à trois voix à l’origine, la chanson raconte une conversation téléphonique entre une aristocrate et son valet James qui lui fait part des catastrophes survenues dans son château pendant son absence de deux semaines, mais de manière antéchronologique, commençant par la mort de la jument (« un incident, une bêtise ») et remontant jusqu’au suicide de son mari, qui a appris qu’ils sont ruinés.
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Tout va très bien,
Madame la Marquise
Allô, allô James !
Quelles nouvelles ?
Absente depuis quinze jours,
Au bout du fil, je vous appelle,
Que trouverai-je à mon retour?
Tout va très bien, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien,
Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise,
On déplor’ un tout petit rien :
Un incident, une bêtise, la mort de votre jument grise,
Mais à part ça, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien!
Allô, allô James !
Quelles nouvelles ?
Ma jument gris’ mort’ aujourd’hui !
Expliquez-moi, valet fidèle,
Comment cela s’est-il produit ?
Cela n’est rien, Madame la Marquise,
Cela n’est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise,
On déplor’ un tout petit rien :
Elle a péri, dans l’incendie qui détruisit vos écuries.
Mais, à part ça, Madame la Marquise
Tout va très bien, tout va très bien !
Allô, allô James !
Quelles nouvelles ?
Mes écuries ont donc brûlé ?
Expliquez-moi, valet modèle,
Comment cela s’est-il passé ?
Cela n’est rien, Madame la Marquise,
Cela n’est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise,
On déplor’ un tout petit rien :
Si l’écurie brûla, Madame, c’est qu’le
château était en flammes.
Mais, à part ça, Madame la
Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.
Allô, allô James !
Quelles nouvelles ?
Notre château est donc détruit !
Expliquez-moi, car je chancelle
Comment cela s’est-il produit ?
Eh bien ! Voilà, Madame la Marquise,
Apprenant qu’il était ruiné,
A pein’ fut-il rev’nu de sa surprise
Que M’sieur l’Marquis s’est suicidé.
Et c’est en ramassant la pell’ qu’il renversa tout’s les chandelles,
Mettant le feu à tout l’château qui s’consuma de bas en haut ;
Le vent soufflant sur l’incendie se propagea sur l’écurie,
Et c’est ainsi qu’en un moment, on vit périr votre jument !
Mais, à part ça, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien !
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Paul Misraki, 1935