Les « crédits biodiversité » seront discutés lors de la COP16 de Cali, en Colombie, à partir du lundi 21 octobre. (Photo : Brûlage illégal dans la forêt amazonienne, au nord du Brésil, le 4 septembre 2024.)
Les « crédits biodiversité » seront discutés lors de la COP16 de Cali, en Colombie, à partir du lundi 21 octobre. (Photo : Brûlage illégal dans la forêt amazonienne, au nord du Brésil, le 4 septembre 2024.)
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ENVIRONNEMENT :  Trouver et financer des milliards d’euros pour sauver la faune et la flore. C’est en substance l’idée des « crédits biodiversités », qui seront au cœur des discussions des 12 000 participants attendus lors de la COP16 biodiversité, qui se tient à partir de ce lundi 21 octobre et jusqu’au 1er novembre, à Cali, en Colombie.

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Le concept des « crédits biodiversité » n’est pas nouveau. L’idée de « vendre la nature pour la sauver », selon l’expression popularisée par la chercheuse américaine Kathleen McAfee, est née aux États-Unis dans les années 1970. Mais ils n’avaient jamais suscité autant d’engouement que depuis la COP15 en 2022. L’un des objectifs fixé à Montréal est de porter à 200 milliards de dollars par an les dépenses mondiales pour la biodiversité. Pour y parvenir, le texte encourage les États à promouvoir « les crédits et compensations en matière de biodiversité » et pousse le secteur privé à sortir le porte-monnaie. Les investissements publics sont en effet largement insuffisants.

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