Un an après l’horreur, Gaza et l’urgence de la paix !
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Un an après l’attaque perpétrée le 7 octobre par le Hamas en Israël, on ne peut qu’appeler à la paix, « la seule action qui ouvre l’avenir », écrit Hervé Kempf.
Les mots manquent. Un an après l’attaque terroriste menée par le Hamas, qui a tué plus de 800 civils et emporté plus de 200 otages, comment dire l’affliction devant le massacre continu mené par l’Etat d’Israël, qui a depuis emporté plus de 40 000 vies à Gaza, devant des enfants amputés à vif, un territoire annihilé, l’extension de la violence meurtrière en Cisjordanie et au Liban, une vengeance déchaînée et inextinguible ?
Le regard écologique pourrait s’effacer ici derrière le regard humain, comme s’ils étaient dissociables. Et oublier que sous la cruauté sans limites d’un colonisateur ivre de sa puissance, il y a aussi la destruction du sol, de l’eau, de la terre, l’anéantissement de l’écosystème et de tout ce qui fait que nous sommes humains, non pas sur la terre, mais avec la Terre, en symbiose avec la source de toute vie.
C’est la vie que l’on veut éteindre à Gaza par le génocide et par l’écocide, soit la dévastation délibérée du milieu vivant qui permet à un peuple d’exister.
« Le seul mot et la seule action qui soigne et qui guérit, qui ouvre l’avenir : paix »
Le 365e jour d’un massacre affreux ne peut nous faire oublier que le 7 octobre n’est pas survenu dans un territoire en paix, mais dans un pays qui sans cesse depuis des décennies empêche son voisin de vivre dignement et envahit, grignote, accapare ses terres par la force.
Nous voulons espérer que le déchaînement sans fin des atrocités sur la Palestine n’est pas la préfiguration d’un monde où, incapables de faire face ensemble à la catastrophe écologique et à l’injustice générale, les humains liquideront dans le sang leur impuissance à s’entendre.
Et c’est pourquoi on ne peut que répéter, en toute conscience de notre faiblesse, de notre insuffisance, de notre lâcheté souvent, le mot qui réconcilie les humains avec la vie, les humains entre eux, le seul mot et la seule action qui soigne et qui guérit, qui ouvre l’avenir : paix. Paix, maintenant.
Hervé Kempf
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Le ministre d’extrême droite ( fascistes ) Bezalel Smotrich bloque les fonds destinés aux municipalités palestiniennes d’Israël
Le ministre israélien des finances d’extrême droite ( fascistes ), Bezalel Smotrich, « réexamine » le transfert des 200 millions de shekels car il réfléchit aux « priorités » et aux « mécanismes de supervision » utilisés, a rapporté la télévision publique israélienne Kan.
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Bezalel Smotrich et l’ambassadeur des États-Unis en Israël lors d’une visite à Sdérot
Le ministre israélien des finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, serait en train de « réexaminer » la manière d’utiliser l’argent destiné aux municipalités palestiniennes à l’intérieur d’Israël, suspendant ainsi le versement des fonds.
Les 200 millions de shekels (54 millions de dollars), qui n’ont pas encore été envoyés, avaient été approuvés par l’ancien gouvernement du pays, dont faisaient partie le parti palestinien Raam ainsi que des adversaires centristes et de droite de l’actuel Premier ministre Benjamin Netanyahu.
« Le budget du gouvernement Netanyahu-Smotrich accentue la discrimination et creuse les écarts en Israël, abandonnant la communauté arabe aux organisations criminelles », a déclaré dimanche le chef du parti Raam, Mansour Abbas, exhortant M. Netanyahu à intervenir.
M. Smotrich, qui dirige le parti du sionisme religieux, « reconsidère » l’envoi de l’argent car il réfléchit aux « priorités » et aux « mécanismes de supervision » utilisés, a rapporté la chaîne publique israélienne Kan.
Il a déclaré que le gouvernement actuel n’était « pas redevable » d’un engagement pris envers M. Abbas par l’ancienne ministre de l’intérieur, Ayelet Shaked.
« Ces fonds sont gelés jusqu’à ce que des mécanismes d’inspection et de contrôle soient mis en place », a déclaré le bureau de M. Smotrich au journal israélien The Jerusalem Post.
L’argent était destiné à améliorer l’économie et les infrastructures des communautés palestiniennes en Israël et à lutter contre la criminalité.
L’actuel ministre de l’intérieur, Moshe Arbel, a exhorté M. Smotrich à « débloquer » les fonds, estimant qu’il pourrait sinon en résulter « un préjudice important pour l’équilibre budgétaire des autorités locales ».
M. Smotrich ( fascistes ) , qui dispose également de pouvoirs sur les colonies israéliennes illégales en Cisjordanie occupée, est une figure clé de l’extrême droite dans le gouvernement de M. Netanyahu, aux côtés du ministre de la sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, et a déjà fait des déclarations violemment racistes à l’encontre des Palestiniens par le passé.
https://www.france-palestine.org/