Cycliste tué à Paris : ce qu’a dit en garde à vue l’automobiliste soupçonné d’avoir écrasé le jeune homme
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Le père de famille de 52 ans, qui conduisait le SUV incriminé plaide l’accident mortel, selon son avocat.

PARIS – L’automobiliste visé par une enquête pour meurtre après la mort d’un cycliste mardi à Paris se défend. Selon des informations publiées dans la soirée du mercredi 16 octobre, le père de famille de 52 ans a plaidé l’accident mortel lors de son audition par les enquêteurs le même jour.
Le conducteur du SUV incriminé est « effondré et hurle son innocence » sur le côté intentionnel, fait part son avocat. « Il se rendait à un rendez-vous médical pour sa fille de 16 ans, et pris dans les embouteillages, il a voulu aller plus vite en empruntant la voie cyclable. Le cycliste a alors tapé sur le capot, puis a hurlé en disant qu’il lui roulait sur le pied. Mon client a tout de suite fait une manœuvre en reculant », détaille l’avocat.
Le drame serait intervenu à ce moment-là, le cycliste de 27 ans se faisant alors rouler dessus avant de succomber. « Mon client, qui était avec sa fille à bord, est immédiatement sorti de la voiture pour secourir le cycliste quand il a compris ce qui venait de se passer, et il a tenté de le réanimer. Jamais il n’aurait roulé volontairement sur quelqu’un », affirme encore l’avocat auprès ce jeudi.
La garde à vue de l’automobiliste a été prolongée, indique ce jeudi matin le parquet de Paris
Selon des témoignages et les faits qui ont été rapportés dans la presse depuis mardi soir, une altercation a éclaté entre deux personnes après qu’un SUV a coupé la route d’un cycliste roulant pourtant sur une voie cyclable sur le boulevard Malesherbes dans le VIIIe arrondissement, vers 17 h 45. Un incident qui a fait chuter le cycliste, avant que ce dernier ne mette un coup sur le capot du véhicule pour manifester sa colère.
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« Des faits qui laissent à penser que l’acte aurait pu être volontaire »
Alors que le ton est monté entre les deux hommes, le conducteur du SUV a redémarré en percutant le cycliste qui s’est relevé, avant de l’écraser. Sa fille adolescente, née en 2007, se trouvait à bord du véhicule. Les témoins de la scène ont « perçu une attitude volontaire du conducteur lors du mouvement de la voiture vers le cycliste », a précisé le parquet de Paris, qui a ouvert une enquête pour meurtre « après un différend avec le conducteur d’un véhicule » SUV.
« Il y a une enquête qui est ouverte pour des faits qui laissent à penser que l’acte aurait pu être volontaire. Donc il faut mettre ce fait très grave de côté, ne pas en tirer de constat sur l’usage de la voie publique à Paris pour autant », a souligné ce jeudi le préfet de police Laurent Nuñez.
Pour la mère de Paul, le cycliste décédé, le chauffeur du SUV a délibérément roulé sur son fils. « Quand un véhicule se retrouve face à un piéton ou un cycliste qui n’a pas de carapace autour de lui, il y a une réelle volonté, plus que de nuire, mais de tuer. Ce ne sont pas les mêmes armes. Donc ce monsieur a tué avec son arme qui est sa voiture », a-t-elle confié ce jeudi à RMC.
Environ 200 personnes se sont rassemblées mercredi soir place de la Madeleine à Paris pour rendre hommage à Paul, selon l’association Paris en Selle, qui l’a décrit sur X comme un « adhérent actif », et la ville de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), où il habitait.
Il « avait fait du développement du vélo un engagement de sa vie, rédigeant notamment le livre blanc pour les piétons et les cyclistes de Saint-Ouen, qui a largement inspiré l’action publique dans le déploiement des mobilités douces à l’échelle de la ville », a souligné la municipalité dans un communiqué.
En 2023, 226 cyclistes sont morts sur les routes de France, dépassant pour la troisième année consécutive le seuil des 200 morts.
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« Ce monsieur a tué avec son arme, sa voiture » : la mère de Paul, le cycliste tué à Paris, se confie
La famille du cycliste mortellement renversé par un automobiliste à Paris s’est exprimée ce jeudi matin. La veille au soir, près d’un millier de personnes ont rendu hommage à Paul, lors d’un rassemblement à la Madeleine.
Un silence puis des applaudissements ont retenti sur le parvis de l’église de la Madeleine ce mercredi soir en hommage à Paul Varry, ce militant associatif de 27 ans mort après avoir été écrasé par un automobiliste boulevard Malesherbes (VIIIe) mardi en fin de journée. Un rassemblement organisé par des associations, dont Paris en Selle. Ce jeudi matin, deux jours après les faits, Nathalie, la maman de la victime, s’est exprimée.
« Quand un véhicule se retrouve face à un piéton ou un cycliste qui n’a pas de carapace autour de lui, il y a une réelle volonté plus que de nuire, de tuer. Ce ne sont pas les mêmes armes. Ce monsieur a tué avec son arme qui est sa voiture », a-t-elle déclaré au micro de nos confrères de RMC. Selon les premiers éléments, un automobiliste âgé de 52 ans aurait, à bord de son SUV, délibérément roulé sur le cycliste après une première altercation entre les deux hommes.
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« Une personne douce, sensible »
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour meurtre et le mis en cause a été auditionné une première fois ce mercredi. D’après son avocat, il plaide l’accident mortel. « Jamais il n’aurait roulé volontairement sur quelqu’un », appuie son conseil. Sa garde à vue a été prolongée de 24 heures.
Une version que ne veut pas entendre la famille de la victime. « On ne peut pas plaider non coupable, il n’y a aucune circonstance atténuante », martèle Nathalie, la maman. Antoine, le frère de Paul, s’est lui aussi exprimé au micro de nos confrères. « Il y a quelqu’un dans une cellule qui a écrasé une personne, un jeune de 27 ans. C’était une personne douce, sensible, toujours là pour les autres, pleine d’ambitions qui allait aux États-Unis pour suivre ses études. »
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Cycliste tué à Paris : la garde à vue de l’automobiliste prolongée
Deux ambiances ce mercredi soir. Pendant que près d’un millier de personnes se rassemblaient sur le parvis de l’église de la Madeleine (VIIIe arrondissement), pour rendre hommage à Paul Varry, ce cycliste de 27 ans écrasé par un automobiliste boulevard Malesherbes le 15 octobre, le principal mis en cause était entendu par les enquêteurs.
Sa garde à vue a été prolongée de 24 heures, indique le parquet de Paris au Parisien.
D’après ces mêmes informations, une seule audition a eu lieu mercredi entre le conducteur de 52 ans entendu pour « meurtre » et les enquêteurs. Il aurait plaidé l’accident mortel, rapporte son avocat à BFMTV. « Il est effondré et hurle son innocence », commente ce dernier.
Les faits se sont déroulés peu avant 18 heures mardi soir. Paul descend le boulevard sur son deux-roues lorsqu’il croise la route du SUV d’Ariel M., le faisant chuter. Le jeune homme aurait alors tapé sur le véhicule avant que son conducteur ne réalise une manœuvre le percutant semble-t-il volontairement. Malgré l’intervention de passants, tentant de réanimer le cycliste, puis celle des secours, Paul Varry n’a pas survécu
Depuis quelques années, ce jeune Parisien de 27 ans avait fait de la place du vélo dans la ville un véritable combat. Il était un membre actif de l’association Paris-en-Selle et avait notamment largement contribué à faire évoluer les aménagements de mobilité douce au sein de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis.
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