Cette semaine, l’édito de mon journal de bord sera signé par Abigaelle, qui a effectué un stage d’une semaine dans mon équipe à Paris, pour qu’elle vous raconte sa découverte du travail parlementaire
“Je suis Abigaelle Pagnini, j’ai 17 ans et j’ai eu la chance cette semaine d’effectuer un stage ici, à l’Assemblée Nationale. J’avais déjà eu l’occasion auparavant de découvrir la politique lors d’un autre stage au Parlement Européen aux côtés de Mr François Alfonsi.
J’ai donc fait le déplacement depuis la Corse dont je suis originaire pour me rendre à Paris. Ici, j’ai dans un premier temps rencontré Clothilde Baudouin qui m’a accueillie, puis quelques jours plus tard, Marie Pochon. Tout au long de la semaine, j’ai pu observer le fonctionnement de l’Assemblée ainsi que du travail de député et d’assistant parlementaire. J’ai eu l’occasion à deux reprises d’assister aux questions au gouvernement (QAG). De même, j’ai assisté à deux séances dans l’hémicycle sur le projet de loi de finances (PLF). Ce fut très intéressant et impressionnant de se rendre dans l’hémicycle, lieu mythique de la politique.
Au cours de cette semaine, j’ai aussi eu l’opportunité de rédiger différents posts sur les réseaux sociaux de Marie Pochon. J’ai par exemple rédigé le texte de soutien à la ferme Horéa dans le journal de bord de la semaine dernière.
Voulant étudier les sciences politiques, ce stage fut très enrichissant. J’aimerais remercier Marie Pochon de m’avoir permis de réaliser ce stage ainsi que Clothilde Baudouin de m’avoir accompagnée tout au long de cette semaine.”
Merci à elle pour ses mots ! Son stage ne durant qu’une semaine, elle n’a pas pu venir observer le quotidien d’une équipe parlementaire en circonscription (les fameuses double-vies des parlementaires !) et n’a donc malheureusement pas pu assister à la visite que j’effectuais jeudi dernier au centre pénitentiaire de Valence, aux côtés de Paul Christophle.
Construite en 2015, alors que beaucoup de nos prisons ont parfois quasi 2 siècles, cette prison dans laquelle j’étais venue il y a deux ans est moderne, propre, silencieuse. Pour autant, y perdurent des difficultés. C’est le manque d’attractivité du métier des personnels pénitentiaires, et la difficulté à recruter.
C’est la surpopulation carcérale, même si elle est ici moindre que dans la moyenne des prisons : il y a « seulement » 47 matelas au sol actuellement. 87% des hommes détenus ici ont moins de 50 ans, la plupart entre 25 et 40 ans. À la maison d’arrêt, accueillant les peines courtes, c’est aussi la récidive, qui y est énorme : la plupart des détenus reviennent.
On estime à 40% le taux de détenus atteints de troubles psychiatriques. On sait que la prison aggrave ces troubles, qu’on en ressort parfois plus dangereux pour soi ou pour les autres quand on est pas bien soigné. Pourtant, on continue de mettre des gens qui ne vont pas bien en prison, plutôt qu’en hôpital psychiatrique, faute de places. La réalité est bien celle-ci : ouvrir des places de prison, ça coûte moins cher qu’une place en hôpital, un rapport de 1 à 6 environ.
Il y a un an, a été inauguré le Service d’accompagnement à la Sortie (SAS), doté de 90 places, pour les peines courtes, offrant des parcours de semi-liberté : une expérimentation qui, je crois, permet de repenser le rôle de la prison et notamment celui de la réinsertion qu’elle est censée permettre. Une expérience utile à l’heure où certains de mes collègues ne parlent que de construction de prisons, sans penser ni la maladie psychiatrique, ni les conditions de travail des agents pénitenciers, ni la fin de la peine et la réinsertion.
Merci à la directrice et aux agents pour leur accueil et aux détenus d’avoir répondu à nos questions ! Avec mon collègue Paul Christophle, nous continuerons à agir pour que la République tienne ses promesses en matière de sécurité, de justice et de dignité, aux côtés des agents.
Le combat de la semaine : des transports pour toutes et tous !
Ce mardi j’interrogeais le Ministre des Transports Francois Durovray en commission développement durable et aménagement du territoire ! Aujourd’hui le budget global à l’échelle nationale alloué à toutes les alternatives de mobilités en ruralité par an, c’est 30 millions d’euros.
30 millions d’euros pour des navettes, la structuration du covoiturage, des alternatives cyclables, du transport à la demande, l’autopartage, la location à bas prix pour les plus précaires…
Pour vous donner une idée, 30 millions d’euros, c’est aussi le coût d’un simple échangeur routier! J’ai donc demandé au Ministre s’il n’était pas enfin temps d’arrêter de mettre des milliards dans des projets qui n’ajoutent aux routes que de nouvelles routes, et n’aident personne dans la galère à pouvoir rouler dessus ! Bonne nouvelle : il m’a répondu qu’il était prêt à rouvrir le dossier des projets routiers à abandonner, dossier ouvert par son prédécesseur Clément Beaune.
J’ai aussi profité de la présence du Ministre pour l’interroger sur l’impact des Jeux Olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes, sur nos lignes de trains de nuit et leurs usagers alors que l’hiver dernier les voyageurs du train de nuit Paris-Briançon ont vécu des situations rocambolesques privilégiant les skieurs au détriment des usagers réguliers: c’est ce qu’il faut absolument prévenir pour les prochains grands événements sportifs !
Après l’audition du Ministre, nous examinions en commission développement durable les amendements des député-es sur la mission “Ecologie” du budget 2025. J’ai notamment défendu, face à des élus du RN méprisants et se moquant de nos ruralités, plus de crédits pour construire un parc trains de nuit et déployer à horizon 2030 un véritable réseau de trains de nuit en France et vers l’Europe, pour renforcer dès maintenant nos investissements pour le développement du vélo, pour rétablir le budget du Fonds Vert pour permettre aux collectivités de poursuivre leurs actions, pour un budget stable et pérenne allouer à la préservation de la biodiversité, et pour mettre fin aux milliards alloués dans des projets routiers et autoroutiers.
Les fonds vélo, notamment, devraient se voir quasi totalement supprimés pour 2025. Alors que le jeune Paul a été tué il y a 10 jours témoignant des conséquences mortifères de la violence motorisée : j’appelle, aux côtés de la FUB, à maintenir strictement ces crédits, pour pouvoir développer le vélo comme alternative non seulement en ville mais également à la campagne !
L’initiative de la semaine : Et si l’avenir de nos forêts se jouait maintenant ?
Dans le cadre du projet de loi de finances, j’ai pris la parole à l’invitation de l’association Canopée sur la protection de nos forêts lors d’une conférence de presse transpartisane Plus que jamais, nos forêts vont mal et leur état est critique : leur capacité de stockage de carbone a été divisée par deux en 10 ans !
Il est pourtant vital de conserver nos espaces forestiers et pour cela, il faut d’abord privilégier leur protection avant les intérêts économiques. Mais le gouvernement a réduit toute la politique forestière à seulement une ligne budgétaire, ne permettant pas de flécher les investissements vers des politiques de gestion forestière durable !
Le projet de loi de finances est l’opportunité d’apporter une ambition forte pour la santé des forêts. Je porte, avec de nombreux collègues, sur les bancs de LFI, des Socialistes, du MoDem, d’Horizons, plusieurs propositions, dont le soutien de la cartographie des espèces protégées pour éviter leur destruction par les entreprises de travaux, le soutien à l’ONF, au CNPF, et pour encourager les propriétaires forestiers à s’engager dans une sylviculture plus durable !
Merci à Canopée pour l’organisation de cette conférence de presse et merci aux collègues présents qui soutiennent comme moi cette cause commune. Le combat n’est pas terminé, on continue !
Une semaine à Paris
Alors que nous débattons ces jours-ci en hémicycle de la première partie du Projet de loi de Finances pour 2025 (c’est à dire la partie « recettes ») dans l’absence de la majorité gouvernementale et face aux outrances du RN, je me saisis de l’occasion pour vous présenter les amendements que nous défendons en votre nom, avec mon groupe face aux 60 milliards d’effort budgétaire que le gouvernement a annoncé, dont 40 milliards de coupes dans les dépenses publiques !
Cette saignée budgétaire, qui ne peut qu’affecter durablement la vie quotidienne des Français, est d’autant plus inacceptable qu’une autre politique budgétaire est possible ! Face au quoiqu’il en coûte d’Emmanuel Macron, qui coûte étrangement plus à certains qu’à d’autres, nous proposons que chacun prenne sa juste part à l’effort budgétaire, dont les foyers les plus riches, les grandes entreprises, et les gros pollueurs, pour reconstituer nos marges de manœuvres fiscales alors que depuis 2017, les baisses d’impôt ont représenté plus de 62 milliards d’euros. Nous appelons à responsabiliser les entreprises polluantes à commencer par les énergéticiens fossiles, par la taxe sur les superprofits pétro gaziers, à responsabiliser les plus riches par le biais de l’ISF climatique, à savoir un bonus/malus selon l’empreinte carbone du patrimoine financier et immobilier taxable. Nous proposons aussi de sabrer dans les « grandes dépenses inutiles » comme le SNU, l’uniforme à l’école, les cabinets de conseil, les dépenses fiscales néfastes au climat. De mon côté, j’ai déposé des amendements en soutien à une sylviculture plus durable et en soutien à l’agriculture biologique alors que celle-ci traverse une grave crise !
Dans le cadre de cet examen, on peut constater une chose : le « bloc central » est tout simplement absent et le RN vient à son secours dès qu’il s’agit de protéger l’accumulation de richesses aux mains de quelques-uns (les 500 plus grandes fortunes en France possèdent 45% du PIB !) pour mieux justifier les 4000 enseignants et professeurs en moins devant nos enfants. Nous avons, ces derniers jours avec le Nouveau Front Populaire, obtenu quelques victoires.
L’examen du budget est très particulier : la semaine passée, j’examinais en commission les dépenses sur le PLF2, tandis que mes collègues examinaient le PLFSS et que nous examinions en séance en parallèle (ce qui peut expliquer que tout le monde ne soit pas en hémicycle tout le temps) les crédits du PLF1. De ce fait, j’ai siégé également vendredi et samedi pour l’examen des recettes en hémicycle.
Cette nouvelle semaine (à partir du 28 octobre) nous continuons l’examen du PLF2 en commission, mais en séance nous sommes passés au PLFSS. Dès la semaine prochaine, nous reprendrons les débats sur le PLF1 (que nous n’avons pas terminé), pour ensuite passer au PLF2 (si le Gouvernement ne met pas fin aux débats).
Là encore, ma priorité sera celle de nos services publics, de l’École Républicaine et émancipatrice, de la protection de nos écosystèmes, de l’action climatique, des moyens pour nos communes, de la protection des plus vulnérables, de la rémunération du travail, de notre avenir agricole et de l’accès aux soins pour toutes et tous. On continue !
La semaine dernière, en parallèle de l’examen du PLF était étudié en commission le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS).Mon amendement pour une alimentation saine et durable dans nos hôpitaux a été adopté️ Aujourd’hui la restauration collective hospitalière ne comprend en moyenne que 3% de produits bio, et trop peu de produits locaux.
Cela a un impact non seulement sur la santé et le rétablissement des patients (quand on sait le rôle essentiel que joue la nourriture dans la santé!), mais également sur la pérennisation, par la commande publique, d’exploitations agricoles sur nos territoires ! La restauration hospitalière c’est près d’1 million de repas servis par jour : un levier énorme à la fois pour nos filières locales, et pour l’accès à une alimentation de qualité et durable pour les patients !
Par l’amendement adopté pour le PLFSS 2025 :
Nous intégrons la qualité de la restauration dans les critères de performance des hôpitaux et établissements de santé
Nous bonifions les financements afin de pouvoir voir appliquer les objectifs EGALIM dans la restauration hospitalière
C’est une vraie victoire (temporaire encore pour l’instant) pour le développement de filières aval pour nos agriculteurs, et pour des repas de qualité dans nos hôpitaux !
La semaine dernière aussi, nous avons obtenu une victoire ! Alors qu’Annie Genevard a été nommée Ministre de l’Agriculture, son siège de vice-présidente de l’Assemblée nationale était dès lors vacant. L’élection pour la remplacer avait lieu mardi, et c’est mon collègue du groupe Écologiste et Social, Jérémie Iordanoff, qui a remporté l’élection. Une voix de plus pour le Nouveau Front Populaire au bureau de l’Assemblée nationale. Bravo !
Enfin, je vous invite à visionner les questions au gouvernement de mes collègues mardi dernier, notamment celle de Boris Tavernier sur la pauvreté étudiante, celle qui mène à sauter des repas, à aller à des distributions alimentaires, à ne pas chauffer son logement, à se priver de voir ses amis… Le gouvernement va-t-il mettre en place une politique qui ne fasse pas des jeunes la variable d’ajustement de notre société ? Je vous invite aussi à écouter la question de François Ruffin, sur le libre-échange et le laisser-faire de ce gouvernement, qui met en péril entre autres notre industrie et notre alimentation !
Une semaine dans la Drôme
Jeudi après-midi, après ma visite au centre pénitentiaire de Valence, je me suis rendue à La-Chapelle-en-Vercors, pour, dans un premier temps, visiter la Maison de Santé. J’y ai rencontré une communauté médicale déterminée à assurer la permanence des soins pour les habitant-es du plateau, territoire parfois rude où l’accès aux soins n’est pas toujours chose facile. Dans ce centre de santé, vous pourrez prendre rendez-vous avec des médecins généralistes, des kinésithérapeutes et dans un cabinet infirmier.
Bientôt, l’équipe médicale sera rejointe par une pharmacienne, un autre médecin généraliste et un gynécologue. Notre rôle est d’assurer et de faciliter ces installations collectives quand elles sont un moyen d’assurer l’accès aux soins pour toutes et tous, notamment dans les territoires reculés comme ici sur le plateau du Vercors. Merci aux soignantes pour leur accueil !
En début de soirée, je tenais une nouvelle permanence parlementaire décentralisée à la Mairie de La-Chapelle-en-Vercors pour rencontrer toutes celles et ceux, associations, entreprises ou citoyen-nes qui le veulent. Vous pouvez retrouver l’ensemble des prochaines permanences parlementaires décentralisées prévues pour 2024 plus bas, dans ce journal de bord. N’hésitez pas à prendre rendez-vous au 06 65 82 25 99. Vendredi matin, se tenait la commission DETR (Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux) à la préfecture de la Drôme. Cette commission à pour but d’attribuer les fonds pour aider les communes à réaliser des investissements dans le but notamment d’accélérer la transition écologique de nos territoires. Même si le budget DETR/DSIL (Dotation de Soutien à l’Investissement Local) reste plutôt stable pour l’année 2025, le Fonds Vert subit une coupe drastique dans le budget de l’Etat. Comme si, avec les nombreuses catastrophes naturelles qui se multiplient dans nos territoires, l’adaptation et la lutte contre le changement climatique n’était pas une priorité. Nous continuerons de défendre le maintien de ces budgets essentiels pour nos territoires !
Les prochaines permanences citoyennes
Voilà le calendrier de mes prochaines permanences parlementaires décentralisées, notez les dates et n’hésitez pas à prendre rendez-vous (créneau de 20 minutes) pour que nous nous rencontrions et que je puisse vous accompagner au mieux :
Le lundi 4 novembre, àSaint-Jean-en-Royans, de 10h30 à 12h30, salle du conseil à la mairie
Le vendredi 15 novembre, à Die , de 10h à 12h, à la mairie de Die, 7 rue Félix Germain
Le vendredi 22 novembre, à Buis-les-Baronnies, de 10h30 à 12h30, salle de l’auditoire, rue de la commune
Le vendredi 29 novembre, à Dieulefit, de 10h30 à 12h30, salle Jeanne Barnier, La Halle
Le vendredi 6 décembre, à Saint-Paul-Trois-Châteaux, de 10h30 à 12h30, bureau de l’evêché, rue de l’évêché
Le vendredi 13 décembre, à Crest, de 10h à 12h30, Salle 1 Dumont, 17 rue Dumont
Le vendredi 20 décembre, à Rémuzat, de 10h à 12h30, Mairie de Rémuzat
Pour prendre rendez-vous, veuillez nous écrire à marie.pochon@assemblee-nationale.fr ou nous appeler au 06 65 82 25 99. J’ai hâte de vous rencontrer ! (d’autres dates à suivre ! )
Le programme de la semaine
Lundi, en déplacement dans le Tricastin, j’ai rencontré Raymond METAUD qui accompagne les projets de petites boulangeries en milieu rural, à la délicieuse boulangerie de Bouchet. J’ai ensuite visité la nougaterie de Montségur-sur-Lauzon, puis les membres de l’association Mosaïc à Saint-Paul-Trois-Châteaux.
Le reste de la semaine, à Paris, je participerai à l’examen du PLFSS 2025. J’auditionnerai Catherine Vautrin, Ministre du partenariat avec les Territoires et de la Décentralisation, et participerai activement à l’examen des crédits en commission pour la 2e partie du PLF. Enfin, jeudi, je serai en séance toute la journée pour la journée d’initiative parlementaire du Rassemblement national.
Vous pourrez me retrouver vendredi midi dans l’émission “Politiques, à Table !” sur la chaîne LCP !