Après avoir affaibli le Hamas à Gaza, Israël multiplie désormais ses opérations au Liban contre le Hezbollah, un allié du mouvement islamiste palestinien.
.
Israël note «certains progrès» en vue d’un cessez-le-feu au Liban
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a fait état de «certains progrès» en vue d’un cessez-le-feu au Liban, où l’armée israélienne a lancé à la mi-septembre une importante offensive militaire contre le mouvement islamiste Hezbollah.
.

«Il y a certains progrès», a-t-il dit en réponse à une question sur les perspectives d’une telle trêve. «Nous travaillons sur le sujet avec les Américains», a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Jérusalem.
Taïwan «pas impliqué» dans l’explosion de bipeurs au Liban
Des procureurs taïwanais ont déclaré lundi qu’il n’y avait aucune preuve que des personnes ou des entreprises taïwanaises aient été impliquées dans l’explosion meurtrière d’engins électroniques du Hezbollah au Liban en septembre dernier.
«Notre enquête a permis de vérifier qu’aucun ressortissant ou entreprise nationale n’était impliqué dans les incidents d’explosion de bipeurs survenues au Liban», ont déclaré les procureurs taïwanais dans un communiqué.
Un responsable du Hezbollah affirme que l’armée israélienne n’occupe toujours aucun village du sud du Liban
Le responsable média du Hezbollah, Mohammad Afif, a affirmé lundi que l’armée israélienne n’occupait toujours aucun village du sud du Liban où elle a lancé une offensive terrestre le 30 septembre.
«Après 45 jours de sanglantes batailles, l’ennemi israélien est toujours incapable d’occuper un seul village» du sud du Liban, a assuré le responsable lors d’une conférence de presse dans la banlieue sud de Beyrouth, pilonnée par l’aviation israélienne.
L’Iran estime que Trump devrait «mettre fin à la poursuite du génocide» à Gaza
L’Iran estime que le président américain élu, Donald Trump, devrait «mettre fin à la poursuite du génocide» à Gaza, où Israël est en guerre contre le mouvement islamiste palestinien Hamas depuis plus d’un an, a déclaré lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne.
«Les futurs hommes d’Etat américains devraient (…) mettre fin à la poursuite du génocide» dans la bande de Gaza, a affirmé Esmaïl Baghaï, lors d’une conférence de presse.
Les rebelles houthis du Yémen revendiquent une attaque de missile contre Israël
Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont revendiqué lundi une attaque contre Israël, où l’armée a dit avoir intercepté un missile en provenance de ce pays, provoquant un incendie.
«Les forces armées yéménites ont mené une opération visant la base militaire Nahal Sorek, au sud-est de Jaffa. Le tir a été précis et a déclenché un incendie à proximité du site visé», a affirmé leur porte-parole militaire, Yahya Saree.
Incendies à l’ouest de Jérusalem, Israël incrimine un tir de missile du Yémen
Les pompiers israéliens tentent lundi matin d’éteindre des feux dans le secteur de Bet Shemesh à l’ouest de Jérusalem, provoqués selon l’armée par l’»interception» d’un missile tiré du Yémen.
Dans cette zone à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Jérusalem, les soldats du feu «s’efforcent désormais d’éteindre les incendies», indique un communiqué des pompiers.
«Parallèlement aux opérations d’extinction, les pompiers effectuent des repérages supplémentaires dans la zone, afin d’exclure d’autres incendies et des dommages causés par des éclats d’intercepteurs ou de missiles», selon le communiqué des pompiers de la région de Jérusalem.
.
Provoqués par des «débris»
Interrogé par l’AFP, un porte-parole de l’armée israélienne a confirmé que les incendies avaient été provoqués par des «débris» résultant de «l’interception» d’un missile en provenance du Yémen.
Les sirènes d’alerte ont retenti dans la zone de Bet Shemesh peu avant 06 h 00 (05 h 00 heures suisses). Selon un communiqué militaire, l’armée de l’air israélienne a «intercepté un projectile qui s’approchait d’Israël en provenance du Yémen». «Le projectile n’a pas pénétré en territoire israélien», ajoute l’armée.
Au Yémen, les rebelles houthis, qui contrôlent de larges pans du pays font partie, avec d’autres groupes comme le mouvement islamiste palestinien Hamas ou le mouvement islamiste libanais Hezbollah de ce que la République islamique d’Iran appelle l’»axe de la résistance» contre Israël.
L’armée israélienne a indiqué de son côté avoir «réussi à intercepter quatre drones qui s’approchaient d’Israël en provenance de l’est» dans la nuit de dimanche à lundi. «Deux d’entre eux ont été interceptés avant d’entrer sur le territoire israélien», précise un communiqué militaire.
Des factions pro-iraniennes en Irak revendiquent quatre attaques de drones contre Israël
La «Résistance islamique en Irak», coalition de groupes armés pro-iraniens, a revendiqué quatre attaques de drones successives, menées tôt lundi contre des «cibles essentielles» dans le nord et le sud d’Israël.
A quatre reprises, les combattants de la «Résistance islamique en Irak» ont mené des attaques «avec des drones» contre des cibles dans le nord et dans le sud d’Israël. Les communiqués successifs, publiés sur Telegram aux alentours de 03H30 et 05H30 (00H30 et 02H30 GMT), ne précisent pas la nature de ces cibles.
L’Iran appelle à exclure Israël de l’ONU après une frappe en Syrie
L’Iran a demandé un embargo sur les armes contre Israël et son exclusion des Nations unies, après une frappe en Syrie ayant tué neuf personnes dimanche selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
L’OSDH a indiqué qu’au moins neuf personnes, dont un commandant du Hezbollah, ont été tuées dans une frappe israélienne au sud de Damas sur un appartement appartenant à des membres du mouvement libanais allié de l’Iran.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei, a «fermement condamné l’attaque brutale menée aujourd’hui par le régime sioniste contre un bâtiment résidentiel à Damas».
Il a aussi appelé à des actions contre Israël, demandant «un embargo sur les armes» et son «exclusion des Nations unies».
Depuis le début de la guerre civile en 2011 en Syrie, Israël a conduit des centaines de frappes sur le pays voisin visant l’armée syrienne et des groupes soutenus par Téhéran, dont le Hezbollah, déployés en soutien aux forces gouvernementales syriennes.
La fréquence de ces frappes a augmenté depuis qu’Israël est entré en guerre ouverte contre le Hezbollah au Liban le 23 septembre.
Israël, qui commente rarement ces frappes, a récemment ciblé les passages entre la Syrie et le Liban, accusant le Hezbollah de les utiliser pour faire passer des armes depuis la Syrie.
Ennemi juré de l’Iran, Israël est en guerre contre le Hamas palestinien dans la bande de Gaza et le Hezbollah au Liban, deux mouvements alliés de Téhéran, qui prône par ailleurs un cessez-le-feu sur ces deux fronts.
L’armée israélienne dit avoir intercepté deux drones en approche à l’est d’Israël
L’armée israélienne a indiqué dimanche soir avoir intercepté, avant qu’ils n’entrent dans l’espace aérien d’Israël, deux drones en provenance de l’est, peu de temps après que des journalistes de l’AFP eurent entendu une importante activité aérienne au-dessus de Jérusalem.
«L’armée de l’air israélienne a intercepté avec succès deux drones qui s’approchaient du territoire israélien par l’est», a indiqué l’armée dans un communiqué, en précisant que ces drones, abattus au dessus de la mer Morte, n’avaient «pas pénétré le territoire israélien». Ces dernières semaines, plusieurs attaques de drones sur Israël ont été revendiquées par des groupes pro-iraniens en Irak.
Au moins 12 morts dans des frappes israéliennes sur l’est du Liban
Au moins 12 personnes ont été tuées dimanche dans des frappes israéliennes sur la région de Baalbeck, dans l’est du Liban, où le Hezbollah est fortement présent, a indiqué le ministère de la Santé.
Le ministère a indiqué que huit personnes ont été tuées dans des frappes sur les localités de Zeghrine et Chaat et quatre autres dans des raids sur Serine et Bednayel, alors que la région de Baalbeck est pilonnée par l’armée israélienne depuis plusieurs semaines.
Netanyahu reconnaît avoir donné son feu vert à l’attaque aux bipeurs contre le Hezbollah
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a reconnu pour la première fois dimanche avoir donné son feu vert à l’attaque aux bipeurs contre le Hezbollah libanais en septembre, a indiqué à l’AFP son porte-parole, Omer Dostri.
S’exprimant lors du Conseil des ministres hebdomadaire, M. Netanyahu a dit avoir autorisé cette opération qui n’avait jusque-là pas été revendiquée, a indiqué M. Dostri, confirmant une information parue dans des médias israéliens.
Des appareils de transmission piégés — bipeurs, talkies-walkies — utilisés par des membres du Hezbollah avaient explosé les 17 et 18 septembre dans la banlieue sud de Beyrouth ainsi que dans le sud et l’est du Liban, des bastions du mouvement islamiste Hezbollah.
Ces explosions avaient fait 39 morts et près de 3.000 blessés, selon les autorités libanaises.
Si cette opération spectaculaire portait la marque du Mossad, le puissant service de renseignement extérieur israélien, Israël ne l’a jamais ouvertement revendiquée ni commentée.
En soutien au Hamas palestinien dans la bande de Gaza, le Hezbollah a ouvert un front contre Israël le 8 octobre 2023, tirant quotidiennement sur le territoire israélien depuis le sud du Liban.
Ces hostilités ont dégénéré en guerre ouverte le 23 septembre avec une campagne de frappes intenses israéliennes, principalement contre les fiefs du mouvement libanais. Le 30 septembre, l’armée israélienne a lancé une offensive terrestre au Liban.
Plus de 2.700 personnes ont été tuées au Liban depuis le 23 septembre, en majorité des civils, d’après le ministère libanais de la Santé.
.
Une ONG fait état d’une frappe israélienne ayant fait trois morts près de Damas
Au moins trois personnes ont été tuées dimanche dans une frappe israélienne sur un appartement appartenant à des membres du Hezbollah libanais au sud de Damas, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
«Une frappe israélienne a fait trois morts à Sayyeda Zeinab», un secteur qui abrite un important sanctuaire chiite, défendu par des groupes pro-iraniens, dont le Hezbollah, a déclaré à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.
«L’attaque israélienne a visé des membres du Hezbollah dans le bâtiment», a déclaré le directeur de l’Observatoire, basé au Royaume-Uni mais et qui dispose d’un vaste réseau de sources dans le pays en guerre.
Selon lui, la frappe a visé deux positions «où vivent des membres du Hezbollah» près de la municipalité de Sayyeda Zeinab.
L’agence de presse officielle syrienne Sana a fait état d’une «agression israélienne visant un immeuble résidentiel à Sayyeda Zeinab» qui a fait des victimes, sans plus de détails. Quatre combattants syriens pro-iraniens ont été tués dans des frappes israéliennes samedi à l’est d’Alep dans le nord de la Syrie, selon l’OSDH.
La police néerlandaise arrête des manifestants pro-palestiniens
La police néerlandaise a arrêté dimanche à Amsterdam des manifestants pro-palestiniens qui s’étaient réunis en dépit d’une interdiction des rassemblements dans la ville.
.

Des policiers en tenue anti-émeute sont intervenus alors que des manifestants chantaient des slogans et brandissaient des pancartes sur la place du Dam, dans le centre-ville, trois jours après des violences entre des groupes d’individus et des supporters de football israéliens.
Une partie des écoles rouvrent dans le nord d’Israël
Une partie des écoles ont rouvert dimanche dans le nord d’Israël, cible quasi quotidienne des frappes du Hezbollah libanais, après un assouplissement des restrictions de la défense civile israélienne, a indiqué une porte-parole du ministère israélien de l’Education.
Les écoles ont pu reprendre leurs activités dans certaines régions, notamment dans la baie de Haïfa et en Galilée, selon les nouvelles directives de la défense civile publiées samedi.
Le ministère de l’Education ne dispose pas encore des chiffres sur le nombre d’écoles à avoir rouvert leurs portes, et ces chiffres ne seront disponibles que plus tard dans la journée, a précisé la porte-parole du ministère pour le nord d’Israël. Les écoles les plus proches de la frontière avec le Liban restent cependant fermées.
Liban: une frappe israélienne fait au moins vingt morts dont trois enfants
Au moins 20 personnes ont été tuées dimanche dans une attaque israélienne visant une localité chiite située dans une région majoritairement chrétienne au nord de Beyrouth, a indiqué le ministère libanais de la Santé.
.

«Le raid de l’ennemi israélien visant Aalmat dans la région de Jbeil a fait 20 morts, dont trois enfants, et six blessés», selon un bilan revu à la hausse par le ministère, qui a ajouté que les recherches dans les décombres se poursuivaient.
Une frappe israélienne a également visé une maison du «quartier d’al-Lakkis» à Baalbeck, principale ville de l’est du Liban, a indiqué l’Agence nationale d’information libanaise (Ani).
Liban: une frappe israélienne vise Baalbeck
Une frappe israélienne a visé dimanche une maison de Baalbeck, principale ville de l’est du Liban, a rapporté un média d’Etat, sans appel préalable d’Israël à évacuer. «Des avions ennemis ont lancé une frappe sur une maison dans le quartier d’al-Lakkis» de la ville, a indiqué l’Agence nationale d’information (Ani).
Plus tôt, l’Ani avait signalé une frappe israélienne inhabituelle au nord de Beyrouth, sur le village chiite de Aalmat, situé dans une région majoritairement chrétienne.
Durant la nuit et dans la matinée de dimanche, Israël a mené une série de frappes aériennes sur des villages et des localités du sud et de l’est du Liban, où le mouvement Hezbollah est bien implanté, a ajouté l’Ani.
Gaza: 30 morts, dont 13 enfants, dans deux attaques israéliennes
La Défense civile palestinienne à Gaza a annoncé dimanche la mort de 30 personnes, dont 13 enfants. Elles ont été tuées dans deux attaques aériennes israéliennes sur deux maisons distinctes dans la bande de Gaza.
Une première frappe a fait «au moins» 25 morts, «dont 13 enfants», dans une maison familiale à Jabalia, dans le nord de Gaza, et «plus de 30 blessés» tôt dans la matinée, a indiqué la Défense civile.
.

Les secours palestiniens ont aussi fait état d’une autre frappe israélienne sur une maison du quartier al-Sabra à Gaza-ville, qui a fait cinq morts et des disparus. «Un certain nombre de civils sont toujours sous les décombres», ont-ils précisé.
L’armée israélienne est engagée contre le mouvement islamiste palestinien Hamas et d’autres groupes armés dans la bande de Gaza, ainsi que contre le mouvement islamiste libanais Hezbollah au Liban.
Yémen: les Etats-Unis ont frappé des installations houthies
Les Etats-Unis ont mené plusieurs frappes aériennes dans la nuit de samedi à dimanche visant des installations de stockage d’armes des rebelles houthis au Yémen, a indiqué le Pentagone.
Les armes sophistiquées en question étaient utilisées par ce groupe soutenu par l’Iran pour attaquer des navires civils et militaires en mer Rouge et dans le golfe d’Aden, a indiqué un haut responsable américain à l’AFP.
La chaîne des Houthis, Al-Massira, a fait état de trois frappes dans plusieurs quartiers de Sanaa, la capitale du Yémen.
Un responsable du Hamas dit que le mouvement n’a reçu «aucune demande de quitter le Qatar»
Un responsable du Hamas a indiqué samedi à l’AFP que le mouvement islamiste palestinien n’avait reçu «aucune demande de quitter le Qatar», en réaction aux propos d’une source diplomatique disant que le bureau du Hamas à Doha n’avait «plus de raison d’être».
«Nous n’avons rien pour confirmer ou infirmer ce qui a été publié par une source diplomatique non identifiée, et nous n’avons reçu aucune demande de quitter le Qatar», a déclaré de Doha ce responsable du Hamas joint au téléphone par l’AFP.
Guerre à Gaza: le Qatar retire sa médiation entre Israël et le Hamas
Le Qatar a retiré sa médiation entre Israël et le Hamas palestinien après des mois d’efforts infructueux pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, a indiqué samedi une source diplomatique.
Il a aussi indiqué que le bureau du Hamas à Doha «n’a plus de raison d’être», a ajouté la même source, sans dire explicitement si le bureau serait fermé. «Les Qataris ont informé les Israéliens et le Hamas que tant que les deux camps refusent de négocier un accord de bonne foi, ils ne pourront pas continuer à jouer le rôle de médiateur. En conséquence, le bureau politique du Hamas (à Doha) n’a plus sa raison d’être», a déclaré la source sous couvert de l’anonymat.
Avec les Etats-Unis et l’Egypte, le Qatar avait mené une médiation entre les deux belligérants depuis une seule trêve dans le conflit en novembre 2023 qui avait duré une semaine et avait permis la libération d’otages retenus à Gaza en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël.
Depuis, de nombreuses sessions de négociations ont eu lieu sans aucun résultat. Le Hamas et Israël s’accusent mutuellement de bloquer tout accord, chaque camp refusant les conditions de l’autre pour un cessez-le-feu dans la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par une attaque du mouvement islamiste palestinien contre Israël.
En Israël, le scandale qui peut faire chuter Benyamin Nétanyahou
Israël : au bord du gouffre, Benyamin Nétanyahou joue la montre
Le Premier ministre est soupçonné d’avoir falsifié des documents secret-défense sur le 7 Octobre. Il n’hésite pas à charger ses adversaires pour détourner l’attention.
Où était Benyamin Nétanyahou le 7 octobre 2023 au matin ? Quelles décisions a-t-il prises comme Premier ministre quand 1 200 Israéliens étaient massacrés par le Hamas et 251 étaient enlevés à Gaza ? La réponse se trouve dans le protocole des réunions du cabinet gouvernemental de cette journée, minutieusement sténographié par des dactylos triés sur le volet par les services de sécurité, dûment validé par le chef du cabinet et soigneusement déposé dans le coffre-fort des Archives nationales, avec une copie pour exécution au ministre de la Défense.
Dans un développement de situation inédit et rocambolesque, le secrétaire militaire du gouvernement, qui était alors en poste et chargé de superviser cette routine, le général Avi Gil, a récemment informé la procureure générale qu’un membre du cabinet du Premier ministre a essayé cet été de falsifier ce document avec l’aide d’une sténographe munie d’un faux badge de sécurité. Ce n’était que le début de ce qui menace maintenant directement Nétanyahou : ce dimanche, le journaliste israélien Ronen Bergman révélait qu’un officier de l’Unité 8 200 des services secrets israéliens s’était plaint à ses supérieurs qu’une secrétaire du cabinet du Premier ministre avait menacé de révéler leur relation extraconjugale s’il ne lui donnait pas accès à la copie de ce protocole du 7 Octobre. Depuis, deux membres du cabinet du Premier ministre ont été mis en examen, et Nétanyahou tire sur tout ce qui bouge pour se dépêtrer de cette nouvelle affaire, qui pourrait bien encourager la justice à faire revivre les anciennes le concernant. Les relations entre la France et Israël ne sont que l’une des nombreuses cibles visées par Nétanyahou, alors que chaque jour s’ajoute un nouveau volet à un scandale d’Etat qui pourrait sauver des milliers de vies en sursis, y compris celles d’Israéliens.
Dov Alfon